Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fra-connect.mo.cloudinary.net
SCOP W35
4,59
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
54 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
La Nibe AMS 20-10 associée au module SVM S332-10 est une pompe à chaleur air/eau de 6,3 kW en régime plancher chauffant, pensée pour la rénovation. Elle affiche un SCOP de 4,59 à 35 °C et de 3,38 à 55 °C, ce qui la rend crédible sur les deux types d'émetteurs. Son point faible tient à ses limites de température : bivalence et arrêt à -10 °C, avec un appoint électrique intégré de seulement 0,7 kW, ce qui suppose un logement correctement isolé ou un complément d'appoint.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de lotissement de 1998, 110 m², Haute-Savoie, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
La loi d'eau changée au bout d'un an
Premier hiver, la maison chauffe mais la facture ne ressemble pas à ce qu'on m'avait vendu. Le plancher chauffant montait bien, sauf que la machine tournait à une température de départ fixée trop haut, héritée du réglage d'usine. Personne ne m'a expliqué au moment de la pose qu'il fallait ajuster la courbe.
J'ai passé deux soirées dans le menu, à descendre la pente de la loi d'eau degré par degré, jusqu'à ce que la maison reste à 20 °C sans que le retour dépasse ce qui est nécessaire. Le SCOP de 4,59 annoncé suppose que la machine travaille à basse température : si on lui demande de l'eau chaude en permanence, on ne le voit jamais. Depuis, les cycles sont plus longs et plus calmes.
Ce qui marche
+Rendement réel au rendez-vous une fois la courbe ajustée
+Cycles longs et réguliers sur plancher chauffant
+Interface de réglage complète même si peu intuitive
Ce qui coince
−Réglage d'usine trop haut, jamais corrigé par l'installateur
−Aucune explication fournie à la mise en service
⌂Pavillon des années 1970, 145 m², Loiret, radiateurs acier, posée en 2021
★★★★★
Le SCOP de 3,38 ne raconte pas tout l'hiver
Je regardais surtout la ligne radiateurs haute température avant de signer, le 3,38 me rassurait. Après trois saisons, la réalité est plus nuancée. En novembre et en mars, la machine est très sobre, on sent qu'elle travaille dans sa zone. En janvier, quand il gèle plusieurs jours d'affilée, elle tire beaucoup plus et c'est là que la facture se creuse.
Ce n'est pas une tromperie, le SCOP est une moyenne sur la saison entière. Mais entre un mois de décembre doux et un mois de janvier à -8 °C, l'écart de consommation n'a rien à voir. J'ai fini par installer un thermostat par pièce pour arrêter de chauffer les chambres la journée, et ça a compté plus que n'importe quel réglage sur la machine.
Ce qui marche
+SCOP correct pour des radiateurs classiques
+Consommation maîtrisée hors périodes de grand froid
+Température de départ à 60 °C, marge confortable
Ce qui coince
−Écart important entre la promesse saisonnière et les pointes de janvier
−Sensible au pilotage pièce par pièce pour ne pas s'emballer
⌂Longère rénovée de 1850, 175 m², Dordogne, radiateurs fonte, posée en 2020
★★★★★
Recalculer la rentabilité tous les deux ans
À la pose, le calcul était simple : le fioul coûtait cher, l'électricité était raisonnable, je rentrais dans mes frais en huit ans. Deux augmentations du kWh plus tard, ce délai s'est allongé et j'ai ressorti le tableur. Ce qui m'a sauvé, c'est le SCOP de 3,38 en régime 55 °C : une machine moins efficace aurait encaissé la hausse de plein fouet.
Sur les radiateurs fonte que je n'ai pas voulu déposer, la Nibe tient le coup, mais elle n'a aucune marge de fantaisie. Chaque degré de consigne en plus se paie comptant. Je ne regrette pas l'investissement, je regrette juste d'avoir raisonné avec le prix du kWh d'il y a cinq ans dans ma tête.
Ce qui marche
+Bonne tenue sur émetteurs fonte conservés
+Rendement qui amortit en partie la hausse de l'électricité
+Aucun changement de réseau de chauffage à prévoir
Ce qui coince
−Rentabilité recalculée à la hausse, plus longue que prévu
−Aucune tolérance sur les excès de consigne
⌂Maison RT2012 de 2015, 95 m², Bas-Rhin, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Trop puissante pour la maison, elle cycle
Le logement est bien isolé, 95 m², plancher chauffant. On m'a posé une 6,3 kW alors que le besoin réel tournait autour de 4 kW. Résultat : aux intersaisons, la machine atteint sa consigne en quinze minutes et s'arrête, redémarre une demi-heure plus tard. Ce n'est pas dramatique, mais c'est visible sur le compteur et probablement pas idéal pour la durée de vie du groupe.
Le vrai remède serait un ballon tampon, que l'installateur n'a pas jugé utile au moment du devis. Je le mentionne pour ceux qui hésitent : sur une maison récente, mieux vaut viser juste en puissance que large. La limite de fonctionnement à -10 °C n'est pas un souci en Alsace avec le plancher chauffant, mais la surpuissance, elle, se paie toute l'année.
Ce qui marche
+Aucun problème de confort, la maison chauffe vite
+Fonctionne sans appoint électrique en hiver normal
+Silencieuse à l'extérieur
Ce qui coince
−Machine surdimensionnée pour 95 m² RT2012
−Cycles courts aux intersaisons, usure du compresseur à surveiller
−Absence de ballon tampon qui aurait lissé le fonctionnement
⌂Maison de ville mitoyenne de 1930, 88 m², Gironde, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Deux mois d'attente pour un capteur
Première panne en février, voyant de défaut, plus de chauffage. L'installateur est venu en 48 heures, a diagnostiqué un capteur de pression. La pièce a mis sept semaines à arriver, parce que le distributeur n'avait pas le composant en stock et qu'il venait de Suède. Je ne mets pas en cause la marque sur la fiabilité, la panne était banale, mais sur le délai.
Pendant ce temps, l'appoint électrique de 0,7 kW a pris le relais tant bien que mal. Ce n'était pas suffisant pour chauffer 88 m² en février, je suis passé sur des radiateurs d'appoint. Le conseil que je donnerais : demander au devis la disponibilité des pièces détachées les plus courantes chez le distributeur local, c'est une question qui n'est jamais posée.
Ce qui marche
+Réactivité de l'installateur, diagnostic rapide
+Panne mineure sur le plan technique
+Machine fiable en dehors de cet incident
Ce qui coince
−Délai d'approvisionnement de la pièce trop long
−Appoint intégré trop faible pour compenser seul en hiver
−Aucune visibilité sur les stocks de pièces au moment du devis
⌂Villa de 2005, 210 m², Bouches-du-Rhône, plancher chauffant à l'étage et ventilo-convecteurs au rez-de-chaussée, posée en 2021
★★★★★
Le bourdonnement dans la chambre du dessus
L'unité extérieure est posée sur une dalle béton contre le mur de la chambre d'amis. Les six premiers mois, rien à signaler. Puis l'hiver suivant, ma fille a commencé à se plaindre d'un bourdonnement continu, perceptible surtout la nuit quand la machine tourne à bas régime. La puissance acoustique de 54 dB(A) reste correcte, mais ce n'est pas le bruit aérien qui gêne, ce sont les vibrations transmises au mur.
J'ai fait poser des plots antivibratiles sous le châssis, décalé l'unité du mur d'une dizaine de centimètres et remplacé la dalle par des silentblocs. La différence est nette. Le chiffre de 54 dB(A) ne dit rien de ce phénomène, et aucun devis ne le mentionne.
Ce qui marche
+Niveau sonore aérien raisonnable en mitoyenneté
+Pas de gêne pour les voisins
+Solution simple et peu coûteuse à mettre en place si anticipée
Ce qui coince
−Vibrations transmises au bâti si la pose est négligée
−Aucune mention dans le devis initial
−Défaut perçu seulement à bas régime, difficile à prévoir
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une rénovation de maison correctement isolée qui garde ses radiateurs ou passe au plancher chauffant, avec un climat qui ne descend pas durablement sous -10 °C. Le SCOP de 3,38 en régime 55 °C la rend crédible sur des émetteurs existants, ce qui est rare dans cette gamme de puissance.
À éviter si
Le logement est mal isolé, situé en zone de montagne avec des températures négatives prolongées, ou si l'appoint électrique doit porter seul une partie de la charge en hiver. La bivalence à -10 °C et l'appoint intégré de 0,7 kW ne pardonnent pas un dimensionnement optimiste.
Questions fréquentes
Faut-il garder ses radiateurs existants avec cette machine ?
Oui, c'est même l'un de ses points forts. Le SCOP de 3,38 à 55 °C signifie que la machine reste efficace en régime radiateurs classiques, y compris sur de la fonte. La température maximale de départ d'eau est de 60 °C, ce qui couvre la plupart des besoins sans changer les émetteurs.
En revanche, chaque degré de consigne supplémentaire se traduit directement sur la facture. Le gain par rapport à un remplacement complet des radiateurs se joue sur le long terme, pas sur le confort immédiat.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La machine s'arrête : c'est sa température limite de fonctionnement. La température de bivalence est également fixée à -10 °C, ce qui veut dire qu'à partir de ce seuil, c'est l'appoint électrique intégré qui prend le relais. Sa puissance de 0,7 kW suffit pour un apport ponctuel, pas pour chauffer la maison seule.
En pratique, cette limite concerne peu de régions françaises, mais elle devient structurante en montagne ou dans l'est lors des vagues de froid prolongées. Il faut alors prévoir un complément, poêle ou radiateurs d'appoint.
Le fluide R32 pose-t-il un problème pour la suite ?
Non, c'est plutôt un bon point. Le R32 fait partie des fluides qui restent autorisés dans la trajectoire du règlement F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. Cela signifie que la recharge et la disponibilité des pièces devraient rester assurées sur la durée de vie de la machine.
C'est un critère souvent négligé au moment du devis, et qui compte au moment de la revente ou d'une intervention sur le circuit frigorifique.
La consommation en veille est-elle vraiment négligeable ?
8 W en veille, cela représente environ 70 kWh sur une année si la machine reste alimentée en permanence, ce qui est le cas courant. Ramené au coût du kWh, ce n'est pas un poste majeur, mais ce n'est pas rien non plus sur une facture annuelle.
Cela dit, la consommation réelle dépend surtout de la loi d'eau et du pilotage pièce par pièce. La veille est un détail, pas un levier d'économie.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
6,3 kW
SCOP a 35 °C
4,59
Efficacite saisonniere W35
181 %
Puissance de dimensionnement (W55)
6,45 kW
SCOP a 55 °C
3,38
Efficacite saisonniere W55
132 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-10 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
54 dB(A)
Consommation en veille
8 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
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Face à quelle autre machine ?
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