Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : batiproduits.com
SCOP W35
4,5
plancher chauffant
SCOP W55
3,45
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
L'Oertli Oenoviapac-C First R32 4 est une pompe à chaleur air/eau split de 5 kW, pensée pour la rénovation. Son SCOP de 3,45 à 55 °C la rend crédible sur des radiateurs existants, et le R32 la place du bon côté du règlement F-Gas. Avec un départ d'eau à 60 °C, elle peut aussi assurer l'eau chaude sanitaire sur ballon.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de ville en pierre, 1980, 110 m², Alsace, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
Le contrat d'entretien, un budget qu'on oublie de provisionner
J'ai signé un contrat annuel chez l'installateur qui a posé la machine, environ 180 euros par an pour le contrôle d'étanchéité, le nettoyage de l'échangeur extérieur et la vérification des paramètres. C'est obligatoire tous les deux ans, mais je le fais chaque année parce que le filtre à tamis se bouche vite chez nous.
Ce que j'ai appris, c'est que l'entretien ne couvre pas le remplacement du fluide. Le R32 est moins cher à recharger que le R410A, mais ça reste une intervention à plusieurs centaines d'euros si le circuit perd. Sur une machine de 2021, personne ne m'a parlé de ça au moment du devis.
Ce qui marche
+Machine récente, pièces courantes chez les frigoristes RGE
+R32 disponible et moins cher à recharger que le R410A
Ce qui coince
−Contrat annuel à provisionner dès la première année
−Aucun devis ne mentionne le coût d'une recharge éventuelle
⌂Villa des années 1970 rénovée, 165 m², Provence, plancher chauffant à l'étage et radiateurs au rez-de-chaussée, posée en 2022
★★★★★
L'appoint se déclenche dès que le mercure descend sous zéro
La température de bivalence annoncée à -10 °C m'a rassuré au départ. Dans les faits, sur mon installation, l'appoint électrique s'enclenche bien avant, surtout quand la loi d'eau est mal réglée. J'ai vu passer des pointes de consommation en janvier que je n'attendais pas.
L'appoint intégré ne fait que 0,7 kW, donc ce n'est pas lui qui plombe la facture à lui seul. Le vrai problème, c'est que la machine plafonne et que le complément tourne en continu pendant les nuits froides. Le paramétrage du seuil de déclenchement change tout.
Ce qui marche
+Bivalence annoncée à -10 °C, correcte pour la région
+Appoint intégré de faible puissance, peu pénalisant
Ce qui coince
−Déclenchement ressenti plus précoce que la fiche ne le laisse penser
−Paramétrage par défaut trop permissif sur l'appoint
⌂Pavillon de lotissement, 2015, 95 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Rafraîchir l'été : ce que la machine fait vraiment
On m'a vendu la fonction rafraîchissement comme un bonus. En pratique, avec un plancher chauffant, la machine peut envoyer de l'eau à quelques degrés au-dessus du point de rosée, donc ça tempère sans climatiser. L'été dernier, on a gagné deux à trois degrés dans le séjour pendant les après-midi à 34 °C.
Il faut accepter que ce ne soit pas une clim. Pas de déshumidification franche, pas d'air soufflé froid. Sur 95 m² bien isolés, c'est suffisant. Sur une maison plus grande, je ne suis pas sûr que ça change grand-chose.
Ce qui marche
+Tempère réellement un plancher chauffant en été
+Fonction disponible sans équipement supplémentaire
Ce qui coince
−Aucune déshumidification, contrairement à une vraie clim
−Gain limité sur les grandes surfaces
⌂Longère rénovée, 1850, 140 m², Centre-Val de Loire, radiateurs acier, posée en 2020
★★★★★
Trois ans après, je regarde le kWh et non le SCOP
Mon raisonnement de 2020 reposait sur un prix du kWh électrique qui n'existe plus. Avec un SCOP de 3,45 à 55 °C, je sais que chaque kWh consommé rend environ trois kWh et demi de chaleur. Ce ratio, lui, n'a pas bougé. C'est le prix d'entrée qui a changé.
Ce qui m'aide, c'est de ne pas mélanger les deux. La machine est efficace, la facture dépend du tarif. J'ai basculé sur une offre heures creuses et décalé un peu le chauffage le matin. Je ne suis pas certain que la PAC soit rentable sur quinze ans comme on me l'avait promis, mais elle reste moins chère que le fioul que j'avais avant.
Ce qui marche
+SCOP de 3,45 à 55 °C, ratio stable dans le temps
+Moins coûteuse que le fioul remplacé
Ce qui coince
−Rentabilité promise à l'achat recalée par la hausse du kWh
−Pilotage heures creuses à mettre en place soi-même
⌂Maison de bourg, 1998, 130 m², Normandie, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Le dégivrage, la flaque et la plaque de verglas
Chez nous, l'hiver est humide sans être très froid. C'est exactement la configuration où les dégivrages s'enchaînent. La machine s'arrête, inverse le cycle, évacue l'eau, et repart. Rien d'anormal, mais visuellement ça surprend la première saison.
Le souci, c'est le pied de l'unité. J'avais posé la PAC sur des plots, sans regarder l'écoulement. Résultat, une plaque de glace en janvier sur le passage qui mène au garage. J'ai posé un caniveau gravillonné et surélevé la machine de quelques centimètres. Depuis, plus de problème.
Ce qui marche
+Dégivrage fonctionnel, pas d'arrêt prolongé
+Machine assez légère pour être repositionnée après coup
Ce qui coince
−Évacuation des condensats à anticiper au devis
−Aucun conseil d'implantation par le premier installateur
⌂Maison de plain-pied, 2005, 105 m², Auvergne, plancher chauffant, posée en 2021
★★★★★
Passer de 6 à 9 kVA au compteur, la démarche oubliée
Personne ne m'avait prévenu. La PAC remplace une chaudière gaz, l'appoint électrique de 0,7 kW s'ajoute au reste, et le four et la plaque tiraient déjà fort. Un soir de janvier, disjoncteur principal déclenché, chauffage coupé jusqu'au matin.
Après le passage à 9 kVA, plus de coupure. Le coût d'abonnement augmente, il faut le savoir avant de signer. La machine supporte le triphasé comme le monophasé, donc c'est réglable, mais ça se décide au moment du raccordement, pas après.
Ce qui marche
+Raccordement monophasé ou triphasé, souple
+Résolu par un simple changement d'abonnement
Ce qui coince
−Puissance souscrite à revoir, rarement anticipée
−Déclenchement du disjoncteur en pleine vague de froid
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements de 90 à 180 m² en rénovation, avec plancher chauffant ou radiateurs acceptant un départ à 55 °C. Le R32 et le split en font une machine cohérente pour les dix prochaines années.
À éviter si
Vous êtes en zone très froide sous -10 °C plusieurs jours de suite, la limite de fonctionnement est atteinte et l'appoint prend seul la relève. Évitez aussi si l'emplacement extérieur est contraint, à 58 dB(A) la proximité des voisins compte.
Questions fréquentes
La température limite de fonctionnement à -10 °C est-elle un vrai frein ?
En dessous de -10 °C, la machine s'arrête et l'appoint électrique prend le relais seul. Avec 0,7 kW intégré, ce n'est pas suffisant pour chauffer une maison entière, il faut un complément.
En pratique, cette limite concerne les hivers continentaux ou de montagne. En plaine, le seuil est atteint quelques nuits par an, rarement plus.
Le R32 change quoi au quotidien ?
Le R32 est un fluide à faible PRG, il reste disponible et ne subit pas la sortie de marché du R410A. Sur une machine posée aujourd'hui, cela signifie qu'un frigoriste trouvera de la charge dans dix ans sans difficulté particulière.
Le SCOP de 3,45 à 55 °C et de 4,5 à 35 °C place la machine dans la bonne moyenne des air/eau de cette puissance.
Peut-on garder ses radiateurs fonte avec cette PAC ?
Oui, si le départ d'eau à 60 °C suffit pour atteindre la température souhaitée dans les pièces. C'est justement le cas de figure visé par une PAC dont le SCOP à 55 °C atteint 3,45.
Cela demande un réglage de loi d'eau sérieux. Une maison mal isolée avec de grands volumes et des radiateurs sous-dimensionnés exigera plus que ce que la machine peut donner en pointe.
La consommation en veille de 12 W est-elle un sujet ?
Douze watts, sur une année, représentent environ cent kilowattheures, soit une trentaine d'euros. Cela reste marginal face à la consommation de chauffe.
Le point à surveiller n'est pas la veille, mais la puissance souscrite au compteur et l'appoint électrique qui s'ajoute au reste de la maison en pleine vague de froid.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.
Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Oertli Oenoviapac-C First R32 4. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.