Pacoscope
Olimpia Splendid · SHERPA MONOBLOC S2 E SERIES 6 8 10 kW

Olimpia Splendid Sherpa Monobloc S2 E 6 : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Olimpia Splendid Sherpa Monobloc S2 E 6
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : olimpiasplendid.fr
SCOP W35
5,12
plancher chauffant
SCOP W55
3,6
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

Le Sherpa Monobloc S2 E 6 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 6,5 kW annoncée pour les maisons qui gardent leurs émetteurs existants. Son SCOP de 3,6 à 55 °C la place dans la moyenne haute des machines capables d'alimenter un circuit de radiateurs sans tout casser, et son SCOP de 5,12 à 35 °C montre qu'elle est faite pour du plancher chauffant ou des émetteurs basse température. La machine monte à 65 °C en départ d'eau, ce qui la rend crédible en rénovation, mais elle s'arrête à -10 °C extérieurs et bascule sur appoint dès -7 °C.

Bruit de l'unité extérieure60 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de ville en pierre, 118 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2021

Trois hivers plus tard, le calcul de rentabilité tient toujours

Quand j'ai signé, le kWh électrique était à un niveau que je ne reverrai probablement pas. J'avais fait le calcul avec le SCOP de 3,6 en mode radiateurs, en me disant que si le prix montait de 30 %, je resterais gagnant face au gaz. Trois hivers plus tard, c'est exactement ce qui s'est passé et je suis encore devant, mais la marge s'est réduite de moitié.

Ce qui m'a sauvé, c'est de ne pas avoir touché aux émetteurs. Le SCOP de 3,6 à 55 °C correspond à peu près à ce que je constate sur une saison complète, autour de 3,4 avec les dégivrages et les cycles d'appoint. Si j'avais dû financer un plancher chauffant en plus, la rentabilité serait repoussée à quinze ans et je ne suis pas sûr d'être encore là pour la voir.

Aujourd'hui je regarde surtout la consommation en veille, 13 W, qui finit par représenter une cinquantaine de kWh sur l'année. Ce n'est pas dramatique, mais sur une machine qui passe dix ans en service, ça compte dans le recalcul.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,6 à 55 °C qui tient la comparaison avec le gaz même après hausse du kWh
  • Radiateurs fonte conservés, pas de travaux lourds à amortir
  • Départ d'eau à 65 °C qui laisse de la marge pour les jours froids
Ce qui coince
  • La rentabilité dépend fortement du prix du kWh électrique, aucune garantie sur dix ans
  • Consommation de veille de 13 W qui s'accumule sur l'année
Pavillon de lotissement, 105 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant existant, posée en 2023

Le triphasé n'était pas nécessaire, mais l'électricien a dû reprendre le tableau

Ma maison est en monophasé, comme la plupart des pavillons des années 2000. La question du triphasé s'est posée au moment du devis parce que l'installateur voulait sécuriser l'alimentation. Finalement on est resté en mono, la machine de 6,5 kW de dimensionnement passe sans problème, mais il a fallu reprendre le tableau et ajouter un disjoncteur dédié.

Ce que je n'avais pas anticipé, c'est que la puissance souscrite était déjà limite avant la PAC, avec le four et la voiture électrique. J'ai dû passer de 9 à 12 kVA, ce qui n'est pas gratuit. La PAC n'était pas la seule responsable, mais elle a été la goutte qui a fait déborder le compteur.

Avec le recul, si j'avais su, j'aurais demandé un audit de l'installation électrique avant de signer le devis de la PAC, pas après. Ça m'aurait évité deux allers-retours avec Enedis pendant l'hiver.

Ce qui marche
  • Fonctionne en monophasé, pas de chantier de raccordement lourd
  • Puissance de 6,5 kW compatible avec la plupart des tableaux récents
Ce qui coince
  • Puissance souscrite à revoir à la hausse dans les maisons déjà équipées
  • Reprise du tableau électrique à budgéter en plus du devis PAC
Maison de bourg réhabilitée, 142 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs acier, posée en 2020

Le DPE a bougé, l'acheteur a regardé autre chose

J'ai vendu la maison l'an dernier. J'avais fait poser la PAC en 2020 en pensant que ça remonterait le DPE de deux classes. Ça l'a remonté d'une classe, pas deux, parce que l'isolation reste ce qu'elle est. L'acheteur a regardé le DPE, mais surtout les factures réelles que je lui ai montrées.

Ce qui a pesé dans la négociation, ce n'est pas la lettre du DPE, c'est le fait que je pouvais produire trois hivers de factures avec la PAC et deux avec l'ancienne chaudière fioul. Le différentiel était net, dans les deux sens, et ça a rassuré. Le SCOP de 3,6 à 55 °C était un argument que l'agent immobilier a repris dans l'annonce, même s'il ne savait pas trop ce que ça voulait dire.

Avec le recul, la PAC a aidé à vendre, mais elle n'a pas fait la vente. Le vrai déclencheur, c'était la toiture refaite et les menuiseries. La PAC, c'était la cerise.

Ce qui marche
  • Factures de chauffage basses qui rassurent un acheteur en visite
  • SCOP de 3,6 à 55 °C cité comme argument dans l'annonce
Ce qui coince
  • Gain DPE limité à une classe dans une maison mal isolée
  • Ne compense pas une isolation moyenne aux yeux d'un acheteur informé
Longère rénovée, 165 m², Bretagne, radiateurs fonte et plancher chauffant au rez-de-chaussée, posée en 2022

La garantie a joué une fois, sans discussion, mais j'ai dû fournir les entretiens

J'ai eu un souci d'échangeur la deuxième année, pris en charge sous garantie constructeur. Le frigoriste est passé, a constaté, commandé la pièce, et c'est passé sans que je sorte un euro. Mais on m'a demandé les deux attestations d'entretien annuel, et heureusement que je les avais.

Ce que j'ai appris, c'est que la garantie constructeur ne couvre pas tout si l'entretien n'est pas fait par un professionnel qualifié. Le contrat d'entretien me coûte environ 160 euros par an, et il conditionne la garantie. C'est un coût à intégrer dès le départ, pas une option.

L'extension de garantie proposée au moment de l'achat m'a paru chère pour ce qu'elle couvrait en plus. J'ai refusé, et je ne le regrette pas : le seul incident que j'ai eu est tombé dans la période de garantie de base. Le R32 est un fluide courant, les pièces ont été trouvées en dix jours, ce qui est correct pour la région.

Ce qui marche
  • Prise en charge sous garantie sans franchise ni discussion
  • Fluide R32 courant, pièces disponibles rapidement
Ce qui coince
  • Entretien annuel obligatoire pour maintenir la garantie, environ 160 euros par an
  • Extension de garantie au tarif peu intéressant par rapport à la couverture réelle
Maison de maître, 210 m², Grand Est, radiateurs fonte d'origine, posée en 2019

Les radiateurs fonte n'ont pas bougé, mais il a fallu accepter de chauffer moins fort

Quand on a une maison de 210 m² avec des radiateurs fonte des années 1930, on se demande toujours si une PAC peut suivre. Le SCOP de 3,6 à 55 °C annoncé par le fabricant laissait penser que oui, à condition de ne pas demander 22 °C partout. J'ai réglé la loi d'eau sur 50 °C en départ, et ça passe la plupart du temps.

La vérité, c'est qu'en janvier, quand il fait -8 °C dehors pendant une semaine, la machine travaille à fond et l'appoint de 0,32 kW se déclenche régulièrement. Ce n'est pas dramatique, mais ce n'est pas gratuit non plus. J'ai appris à fermer les portes des pièces peu utilisées, ce que je ne faisais pas avec la chaudière.

Si c'était à refaire, je garderais les radiateurs mais je ferais isoler les combles avant. La PAC tient ses promesses sur le papier, mais dans une maison de cette taille et de cet âge, elle n'a pas de marge. Le SCOP de 3,6 est un plafond, pas une moyenne de confort.

Ce qui marche
  • Radiateurs fonte conservés, pas de remplacement à financer
  • SCOP de 3,6 à 55 °C suffisant pour une grande partie de la saison
Ce qui coince
  • Appoint sollicité lors des longues vagues de froid
  • Demande un réglage fin et une gestion pièce par pièce pour rester économique
Maison contemporaine, 95 m², Hauts-de-France, plancher chauffant, posée en 2023

La loi d'eau, personne ne m'avait dit que c'était réglable

La première saison, j'ai trouvé que la maison mettait du temps à chauffer et que la facture était plus haute que prévu. J'ai appelé l'installateur, qui m'a expliqué qu'il fallait régler la loi d'eau. En clair, la température de départ d'eau n'était pas adaptée à mon plancher chauffant, elle était restée sur un réglage par défaut trop haut.

Après réglage, j'ai baissé la consigne de départ de plusieurs degrés, et la consommation a suivi. Le SCOP de 5,12 à 35 °C n'est atteignable que si la machine travaille à basse température. Si on lui demande 45 °C en départ alors que le plancher n'en a pas besoin, on perd tout le bénéfice.

Ce que je reproche, ce n'est pas à la machine, c'est à la mise en service. On m'a livré une PAC qui marchait, pas une PAC réglée. Il a fallu que je lise le manuel et que je tâtonne pendant un mois pour trouver le bon point de fonctionnement.

Ce qui marche
  • SCOP de 5,12 à 35 °C qui se concrétise quand la loi d'eau est bien réglée
  • Machine qui accepte des départs d'eau bas sans cycles courts
Ce qui coince
  • Réglage d'usine inadapté, mise en service à reprendre soi-même
  • Installateur qui n'a pas expliqué le paramètre le plus important
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où le SCOP de 5,12 à 35 °C fait vraiment la différence sur la facture. Aussi pertinente en rénovation avec radiateurs fonte si l'isolation suit et si l'on accepte de ne pas chauffer à 22 °C partout.

À éviter si

Si vous êtes en zone de grand froid prolongé sous -10 °C, la machine s'arrête et l'appoint de 0,32 kW ne suffira pas à couvrir un hiver continental rigoureux. Si vous ne voulez pas toucher aux réglages ni à la loi d'eau, la promesse de rendement ne se réalisera pas.

Questions fréquentes

La machine peut-elle alimenter des radiateurs haute température ?

Oui, avec un SCOP de 3,6 à 55 °C et un départ d'eau maximum de 65 °C. C'est suffisant pour des radiateurs fonte ou acier en rénovation, à condition de ne pas viser un confort tropical dans chaque pièce.

En dessous de -7 °C, la bivalence est atteinte et l'appoint électrique de 0,32 kW prend le relais. Sur une vague de froid courte, ça passe. Sur plusieurs semaines sous -10 °C, la machine s'arrête et il faut une solution de repli.

Quel est le rendement réel entre le plancher chauffant et les radiateurs ?

L'écart est net : 5,12 de SCOP à 35 °C contre 3,6 à 55 °C. Autrement dit, la même machine consomme environ 30 % de plus pour alimenter des radiateurs haute température que pour un plancher chauffant.

C'est ce qui explique que les retours les plus satisfaits viennent de maisons avec plancher chauffant ou émetteurs basse température. En rénovation avec radiateurs fonte, la machine reste pertinente, mais la facture ne sera pas la même.

Le triphasé est-il nécessaire pour cette puissance ?

Non, la machine est en monobloc et fonctionne en monophasé. La puissance de dimensionnement de 6,5 kW reste dans les limites d'un abonnement classique.

Attention toutefois à la puissance souscrite du compteur : si la maison a déjà une voiture électrique, un four et un chauffe-eau, il faudra probablement passer à 12 kVA. C'est un coût annexe à ne pas oublier dans le budget.

Que se passe-t-il en dessous de -10 °C ?

La machine s'arrête. C'est la température limite de fonctionnement donnée par le fabricant. En pratique, on est déjà sur appoint électrique depuis -7 °C, la bivalence étant fixée à ce seuil.

Dans les régions où les hivers descendent régulièrement sous -10 °C, cette PAC ne suffira pas seule. Il faut soit prévoir un appoint plus puissant, soit conserver un système d'appoint indépendant, poêle ou chaudière, pour les périodes les plus froides.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)6,52 kW
SCOP a 35 °C5,12
Efficacite saisonniere W35202 %
Puissance de dimensionnement (W55)6,36 kW
SCOP a 55 °C3,6
Efficacite saisonniere W55141 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure60 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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Face à quelle autre machine ?

Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

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Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Olimpia Splendid Sherpa Monobloc S2 E 6. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.

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