Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : bottegaidraulica.com
SCOP W35
4,85
plancher chauffant
SCOP W55
3,33
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Riello Beretta AGILE 4 est une pompe à chaleur air/eau monophasée annoncée à 5,52 kW en régime plancher chauffant et 4,4 kW en régime radiateurs. Son SCOP de 4,85 à 35 °C en fait une machine taillée pour les émetteurs basse température, tandis que le SCOP de 3,33 à 55 °C la rend encore crédible sur un parc de radiateurs existants, à condition d'accepter une facture plus lourde.
Elle convient à un logement de 80 à 140 m² correctement isolé, avec plancher chauffant de préférence, ou à une rénovation où l'on garde les radiateurs sans viser le grand froid. Sa plage de fonctionnement s'arrête à -10 °C avec une bivalence à -7 °C en régime 35 °C, ce qui la destine aux climats tempérés plutôt qu'aux hivers continentaux ou d'altitude. Le fluide R32 la place du bon côté des échéances F-Gas.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de village en pierre, 95 m², Occitanie, radiateurs fonte conservés, posée en 2023
★★★★★
Hors gel cinq mois par an, la machine ne sert qu'à ça
C'est une résidence secondaire qu'on ouvre aux vacances et quelques week-ends d'hiver. J'ai fait poser la PAC surtout pour maintenir le logement hors gel sans laisser le compteur tourner à vide. Le mode absence de l'application fait le travail, on redescend la consigne à 10 °C et on remonte la veille de notre arrivée.
Le point qui m'a rassuré, c'est la température limite de fonctionnement à -10 °C. Ici on descend rarement en dessous de -5 °C, donc pas de risque de réveil avec la maison à zéro. La consommation en veille à 14 W me chiffonne un peu sur l'année, mais sur une résidence secondaire ça reste anecdotique comparé au fioul qu'on avait avant, qui tournait en permanence l'hiver juste pour éviter le gel.
Ce qui marche
+Température limite à -10 °C suffisante pour un maintien hors gel en climat océanique
+Mode absence pilotable à distance, pratique pour une résidence secondaire
Ce qui coince
−14 W de veille, soit une petite centaine de kWh par an même à l'arrêt
−Relance après absence à surveiller sur un bâti en pierre mal isolé
⌂Pavillon de lotissement, 110 m², Hauts-de-France, plancher chauffant existant, posée en 2024
★★★★★
Triphasé imposé par l'installateur, j'ai dû rappeler Enedis
Ma maison est en triphasé depuis la construction, et je voulais une PAC monophasée pour ne pas m'embêter. L'installateur m'a dit que la machine se raccordait en mono, mais qu'il fallait revoir l'équilibrage des phases du tableau parce que le ballon et la plaque tiraient déjà fort sur une seule. Résultat, passage d'un électricien pour répartir les circuits, plus un rendez-vous Enedis pour vérifier la puissance souscrite.
La PAC en elle-même n'a pas posé de problème, la puissance de dimensionnement de 5,52 kW en W35 reste dans les cordes d'un abonnement classique. C'est toute la partie amont qui a pris six semaines. Si c'était à refaire, je poserais la question du raccordement au premier rendez-vous de devis, pas au moment de la mise en service.
Ce qui marche
+Puissance contenue, compatible avec une installation électrique standard
+Bonne efficacité saisonnière de 191 % en W35 sur plancher chauffant
Ce qui coince
−Aucune aide de la fiche technique pour anticiper le sujet triphasé, à cadrer avec l'électricien
−Délais Enedis qui allongent la mise en service
⌂Maison de 1998, 140 m², Provence, radiateurs basse température, posée en 2022
★★★★★
L'été, elle souffle du frais sans faire de froid
J'ai eu la machine avec l'option rafraîchissement, et il faut être clair : ce n'est pas une clim. L'eau qui circule dans le plancher reste au-dessus du point de rosée, donc on gagne quelques degrés au sol, pas dans l'air. Chez moi, dans le Var, on passe d'un intérieur à 28 °C à 25 °C en insistant, et ça suffit pour dormir.
Là où ça devient vraiment utile, c'est qu'aucune unité intérieure supplémentaire ne vient s'ajouter au mur. Le SCOP de 4,85 en plancher chauffant témoigne d'une machine à l'aise en basse température, et ce même échangeur travaille en été. Ceux qui espèrent une vraie climatisation seront déçus, ceux qui veulent juste casser la fournaise des après-midi seront contents.
Ce qui marche
+Rafraîchissement passif par le plancher, aucun équipement mural en plus
+Pas de condensation tant que la régulation respecte le point de rosée
Ce qui coince
−Aucun effet comparable à une climatisation réversible
−Performances estivales dépendantes du plancher, inutilisable avec de simples radiateurs
Six mètres de liaison, c'est la limite que l'installateur a dictée
L'unité extérieure a fini sous le pignon nord, à six mètres du local technique. L'installateur a insisté pour rester sous cette longueur, sinon il fallait passer sur une liaison préchargée et refaire le tirage. Je n'ai pas discuté, mais avec le recul je me demande si c'était du confort d'installation ou une vraie contrainte technique.
Ce qui est sûr, c'est que le support mural a été soigné, avec des plots antivibratiles et un léger déport du mur. La puissance acoustique de 56 dB(A) se remarque surtout quand on est juste à côté, à trois mètres on l'oublie. Le dégivrage en janvier humidité bretonne laisse une flaque sous l'unité, prévue avec un socle surélevé.
Ce qui marche
+56 dB(A) en puissance acoustique, tenable en lotissement avec une implantation correcte
+Socle surélevé qui évite le gel au pied de l'unité
Ce qui coince
−Longueur de liaison limitée, ce qui contraint l'emplacement
−Dégivrage visible et bruyant en hiver humide
⌂Maison de 1975, 120 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Quand l'appoint s'est bloqué pendant la vague de froid
Janvier 2024, dix jours entre -8 et -12 °C. La PAC a tourné jusqu'à sa limite de fonctionnement à -10 °C, puis elle s'est mise en sécurité. Le problème, c'est que l'appoint électrique intégré ne fait que 0,98 kW. Sur une maison de 1975 avec radiateurs acier, ça ne tient pas la maison à 19 °C, surtout la nuit.
J'ai ressorti deux radiateurs d'appoint et j'ai serré les dents. La bivalence annoncée à -7 °C en régime W35 aurait dû m'alerter : au-delà, l'appoint prend le relais, mais il est trop petit pour un bâti de cette époque. Le SCOP de 3,33 à 55 °C dans le reste de l'hiver est correct, mais ces quelques jours ont plombé ma crédibilité dans la machine.
Ce qui marche
+SCOP de 3,33 en régime radiateurs, honorable pour un parc existant
+Température de départ d'eau jusqu'à 65 °C, compatible avec des émetteurs classiques
Ce qui coince
−Appoint intégré de seulement 0,98 kW, insuffisant en grand froid sur bâti ancien
−Arrêt total en dessous de -10 °C, sans solution de repli prévue
⌂Maison RT2012, 105 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Cinq ans de garantie, mais il faut lire les exclusions
J'ai signé pour une extension de garantie à cinq ans en même temps que la pose. Ce que j'ai compris après coup, c'est que la garantie constructeur de base couvrait le circuit frigorifique, mais que la main-d'œuvre n'était prise en charge qu'un an. Entre les deux, il y a un trou que l'extension comble en partie, à condition de faire l'entretien annuel chez un professionnel agréé.
Sur cette machine, le fluide R32 est un point plutôt rassurant pour la revente et pour les pièces à dix ans. Le compresseur, lui, n'est pas détaillé dans ma documentation, ce qui m'a laissé dubitatif au moment de signer. Je garde les factures d'entretien dans un classeur, parce que c'est ce qu'on me demandera le jour où il y aura un souci.
Ce qui marche
+R32, fluide d'avenir qui limite le risque sur les recharges futures
+Rendement de 191 % en W35 cohérent avec une maison RT2012
Ce qui coince
−Main-d'œuvre limitée à un an dans la garantie de base
−Extension conditionnée à un entretien annuel chez un professionnel agréé
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour un logement de 80 à 140 m² avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, en climat tempéré, où l'on cherche une machine au SCOP élevé et au fluide d'avenir. Elle convient aussi en résidence secondaire pour du hors gel, tant que la relance n'est pas trop exigeante.
À éviter si
On habite une zone où le thermomètre descend régulièrement sous -10 °C, ou un bâti ancien mal isolé avec radiateurs haute température, car l'appoint de 0,98 kW ne suffira pas. À éviter également si l'on attend une vraie fonction rafraîchissement d'été.
Questions fréquentes
La machine peut-elle alimenter des radiateurs en fonte existants ?
Oui, avec un départ d'eau jusqu'à 65 °C et un SCOP de 3,33 à 55 °C, elle tient le régime haute température. C'est un rendement saisonnier correct, mais on reste loin du 4,85 obtenu en plancher chauffant.
Sur une maison mal isolée, ce régime se paie sur la facture et sollicite l'appoint électrique dès que le froid s'installe. À réserver aux logements où les déperditions restent maîtrisées.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C : en dessous, la PAC s'arrête et il ne reste que l'appoint électrique intégré, limité à 0,98 kW. C'est peu pour chauffer un logement mal isolé, cela suffit à maintenir hors gel.
La bivalence annoncée à -7 °C en régime W35 correspond au moment où l'appoint prend le relais. Dans un climat doux, ce seuil n'est presque jamais atteint ; dans le Grand Est ou en altitude, il faut prévoir une solution de repli.
Le SCOP de 4,85 est-il tenable sur toute la saison ?
Ce SCOP est mesuré à 35 °C de départ d'eau, donc uniquement valable sur plancher chauffant ou radiateurs basse température bien dimensionnés. Dès que la température de départ monte, on retombe vers le SCOP de 3,33.
En pratique, un logement correctement isolé qui tourne à 35 °C sur la majorité de l'hiver s'approche de la valeur annoncée. Un bâti ancien qui pousse la machine à 50 °C ou plus en sera loin.
Le bruit extérieur pose-t-il problème en mitoyenneté ?
La puissance acoustique annoncée est de 56 dB(A). C'est dans la fourchette basse des machines de cette taille, ce qui permet une implantation en limite de propriété sans plainte systématique, à condition de soigner les plots antivibratiles et d'éviter un mur mitoyen direct.
En hiver humide, le dégivrage ajoute des à-coups et une flaque sous l'unité. Un socle surélevé et une évacuation correcte règlent la plupart des désagréments.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
5,52 kW
SCOP a 35 °C
4,85
Efficacite saisonniere W35
191 %
Puissance de dimensionnement (W55)
4,4 kW
SCOP a 55 °C
3,33
Efficacite saisonniere W55
130 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
56 dB(A)
Consommation en veille
14 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.