Pacoscope
Riello

Riello Beretta HYDRO UNIT M 12 14 16 kW : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Riello Beretta HYDRO UNIT M 12 14 16 kW
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : climapower.it
SCOP W35
4,81
plancher chauffant
SCOP W55
3,45
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Riello Beretta HYDRO UNIT M 12 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 12 kW de puissance de dimensionnement. Elle vise les logements de 100 à 180 m², en rénovation comme en neuf, avec un point fort clair : un SCOP de 4,81 en régime 35 °C et un SCOP de 3,45 en régime 55 °C, ce qui la rend crédible aussi bien sur plancher chauffant que sur radiateurs existants. Elle descend jusqu'à 65 °C de départ d'eau et intègre un appoint électrique de 2,5 kW. Son fluide est le R32, elle consomme 14 W en veille et affiche 65 dB(A) de puissance acoustique extérieure.

Bruit de l'unité extérieure65 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de ville mitoyenne des années 1930, 110 m², Occitanie, radiateurs acier, posée en 2023

L'eau chaude sanitaire tient la cadence, mais la montée à 65 °C se paie

On est trois à la maison, deux douches le matin et un bain le week-end. Le ballon est piloté par la PAC, qui monte jusqu'à 65 °C de départ d'eau. Ça suffit largement pour tenir la consigne sanitaire et faire le cycle anti-légionelle hebdomadaire sans que l'appoint 2,5 kW se déclenche à chaque fois. Le cycle dure une bonne heure, on l'entend tourner, mais il ne tombe jamais en panne de chaleur.

Là où je nuance, c'est sur la conso. Les jours de cycle, la machine tourne à un régime bien plus haut que pour le chauffage, et forcément ça se voit sur le linky. Le SCOP annoncé de 3,45 en régime 55 °C ne couvre pas ce fonctionnement à 65 °C : personne ne m'avait expliqué que l'ECS tirait la machine vers le haut de sa plage. Rien de rédhibitoire, mais si c'était à refaire je programmerais le cycle en heures creuses systématiquement, pas seulement quand j'y pense.

Ce qui marche
  • Montée à 65 °C suffisante pour l'ECS et l'anti-légionelle sans appoint permanent
  • Appoint intégré de 2,5 kW qui sécurise les tirages importants
Ce qui coince
  • Le SCOP de 3,45 ne reflète pas le régime ECS à 65 °C
  • Cycle plus énergivore que le chauffage, à surveiller sur la facture
Pavillon de lotissement des années 1980, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte conservés, posée en 2024

Radiateurs fonte gardés, et ça passe sans les changer

Le devis initial prévoyait de tout remplacer par du basse température. J'ai demandé à garder mes vieux radiateurs fonte, ils étaient en bon état et j'avais déjà fait le calcul du volume d'eau. L'installateur a validé en partant sur le régime 55 °C.

C'est là que le SCOP de 3,45 fait le job : sur une machine qui sait sortir de l'eau à 65 °C, on n'est pas coincé comme avec certains modèles qui plafonnent à 55. La maison monte en température en une bonne heure le matin, sans que l'appoint prenne le relais, même par -5 °C dehors. La température de bivalence en régime 35 °C est annoncée à -7 °C, et on n'y est quasiment jamais descendu.

Le seul point que je surveille, c'est la température d'eau : je la maintiens à 52-54 °C maximum, parce que dès que je monte plus haut la conso s'envole. Mais conserver la fonte m'a économisé plusieurs milliers d'euros de plomberie et de reprise de sol.

Ce qui marche
  • Départ d'eau à 65 °C qui sécurise le maintien des radiateurs fonte
  • SCOP de 3,45 en régime 55 °C crédible pour un usage radiateurs
Ce qui coince
  • Rendement qui chute dès qu'on pousse la consigne au-delà de 55 °C
  • Pas de modulation fine sur de très gros volumes d'eau
Maison individuelle de 1998, 160 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant hydraulique existant, posée en 2023

Deux hivers plus tard, le calcul de rentabilité bouge encore

J'ai fait poser la machine en 2023 en remplacement d'une chaudière gaz. À l'époque j'avais calculé un retour sur investissement à huit ans, en tablant sur une hausse modérée du kWh gaz. Deux hivers plus tard, ce délai s'est raccourci tout seul, parce que le gaz a monté plus vite que l'électricité et que ma PAC tourne sur un plancher chauffant existant, donc en régime 35 °C.

Et là, le SCOP de 4,81 n'est pas une valeur de brochure : c'est vraiment le régime dans lequel je fonctionne. Consigne d'eau à 32-34 °C, la machine module tranquillement, l'appoint 2,5 kW ne se déclenche que sur les gros coups de froid et jamais plus de deux heures d'affilée.

Ce que je regarde maintenant, c'est la courbe des deux tarifs sur dix ans. Si l'écart se creuse encore, mon retour passe sous les six ans. Si un jour l'électricité rattrape le gaz, le calcul s'inverse et il faudra que je regarde à nouveau. Pour l'instant je suis gagnant, mais je ne vends pas la machine comme un placement.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,81 tenu en pratique sur plancher chauffant
  • Appoint rare et court, consommation bien maîtrisée
Ce qui coince
  • Rentabilité dépendante du différentiel tarifaire, pas seulement de la machine
  • Veille à 14 W qui grignote un peu sur l'année, sans plus
Maison de bourg en pierre rénovée en 2015, 175 m², Grand Est, radiateurs fonte et acier, posée en 2022

Remplacer une gaz à condensation : le calcul qui m'a fait hésiter trois mois

Ma chaudière gaz à condensation avait onze ans et commençait à donner des signes de fatigue. J'ai longtemps hésité parce qu'une condensation bien réglée, ça marche quand même fort, et les devis PAC que j'ai reçus n'étaient pas donnés. Ce qui m'a décidé, c'est la disponibilité des pièces sur la chaudière et le fait que je ne voulais pas remettre 4 000 € dans une machine à combustible fossile en 2022.

La HYDRO UNIT M 12 a été dimensionnée sur 11,58 kW en régime 55 °C, ce qui colle à mes radiateurs mélangés. Le SCOP de 3,45 est honnête pour ce régime, mais soyons clairs : je suis loin du 4,81 de ceux qui ont un plancher chauffant. La maison est en pierre, les murs font 60 cm, ça isole bien en inertie mais mal en performance thermique.

Ce que je referais différemment : j'aurais isolé les combles avant de changer de chauffage. Là j'ai mis une PAC de 12 kW pour compenser des déperditions que j'aurais pu réduire. La machine fait son travail, mais je lui demande plus qu'elle ne devrait avoir à donner.

Ce qui marche
  • Alternative crédible à une chaudière gaz en fin de vie
  • SCOP de 3,45 cohérent pour des radiateurs mixtes
Ce qui coince
  • Investissement lourd s'il faut refaire l'isolation en parallèle
  • Puissance dimensionnée qui aurait pu être plus basse avec une enveloppe retravaillée
Maison de 2005, 130 m², Hauts-de-France, plancher chauffant, posée en 2024

Le SCOP annoncé et les mois de janvier ne racontent pas la même histoire

Sur le papier, SCOP de 4,81 en régime 35 °C, efficacité saisonnière à 189 %. Sur ma facture de janvier, quand il fait 2 °C dehors avec du brouillard pendant dix jours, la machine tourne beaucoup et la performance n'est plus la même. C'est mécanique, mais personne ne me l'avait expliqué comme ça : le SCOP, c'est une moyenne annuelle, pas une promesse de janvier.

Ce qui m'a rassuré, c'est la température de bivalence annoncée en régime 35 °C à -7 °C. Chez moi on n'y descend quasiment jamais, donc l'appoint 2,5 kW ne prend pas le relais en pratique. La limite de fonctionnement à -10 °C ne me concerne pas, on est plutôt sur des hivers humides à 0-5 °C.

Du coup le bilan sur l'année est bon, je suis dans les clous de ce qui m'avait été annoncé. Mais si quelqu'un me demande si je tiens 4,81 de SCOP en janvier, je réponds non, et personne ne le tient. La moyenne annuelle, elle, est là.

Ce qui marche
  • Bivalence à -7 °C qui évite l'appoint sur la majorité des hivers
  • Écart entre SCOP annuel et performance hivernale conforme à la réalité du terrain
Ce qui coince
  • Communication commerciale sur le SCOP qui peut laisser croire à un rendement constant
  • Hiver humide avec dégivrages, forcément moins flatteur que la moyenne annuelle
Pavillon de 2010, 120 m², Île-de-France, plancher chauffant et radiateurs à l'étage, posée en 2023

65 dB(A) : la machine fait du bruit, la mitoyenneté pardonne moins

Je le dis franchement : la puissance acoustique extérieure est annoncée à 65 dB(A), c'est dans la partie haute de ce qui se fait. Chez moi le voisin est à huit mètres, donc ça passe, mais je l'ai implantée sur le pignon nord exprès et j'ai posé des plots antivibratiles pour ne pas transmettre au mur. Si j'avais eu une mitoyenneté à trois mètres, j'aurais regardé un autre modèle.

Le vendeur m'a parlé du mode silence, mais sur cette machine je n'ai pas de données fiables sur ce qu'il coûte en rendement, et je préfère ne rien affirmer. Ce que je constate en revanche : la nuit, en pleine vitesse de chauffe, on l'entend depuis la chambre du premier si la fenêtre est ouverte. Fenêtre fermée, rien.

Il faut aussi penser aux règles de voisinage : le bruit de jour et de nuit n'est pas jugé pareil, et un voisin peut se plaindre même sans dépassement mesuré. Je n'ai pas eu de souci, mais je conseille à quiconque a un voisin proche de faire poser la machine le plus loin possible de sa chambre, côté opposé.

Ce qui marche
  • Implantation sur pignon nord et plots antivibratiles qui neutralisent le problème
  • Aucune plainte du voisin dans mon cas, à huit mètres
Ce qui coince
  • 65 dB(A) élevé pour une zone dense ou mitoyenne
  • Pas de gain documenté sur le mode silence, rendement non chiffré
Le verdict

Pour quel logement ?

Une maison de 110 à 180 m² avec un plancher chauffant ou des radiateurs conservés, dans une région où l'hiver ne descend pas durablement sous -10 °C, et avec une implantation qui permet de tenir les 65 dB(A) à bonne distance des voisins.

À éviter si

Vous vivez en mitoyenneté serrée, en zone montagne où -10 °C est atteint plusieurs nuits par hiver, ou en logement très mal isolé qu'il faudrait d'abord reprendre avant de dimensionner une machine de 12 kW.

Questions fréquentes

La HYDRO UNIT M 12 convient-elle à des radiateurs existants ?

Oui, à condition que les radiateurs soient correctement dimensionnés pour la pièce. La machine monte l'eau à 65 °C au maximum et son SCOP en régime 55 °C est de 3,45, ce qui reste crédible pour un usage radiateurs haute température. Conservez la fonte existante si elle est en bon état, c'est le scénario le plus économique.

En revanche, plus vous poussez la consigne au-dessus de 55 °C, plus le rendement baisse. Un réglage à 52-54 °C avec un bon équilibrage donne de meilleurs résultats qu'une consigne à 60 °C qu'on croit nécessaire mais qui ne l'est pas forcément.

Comment se comporte la machine quand il fait très froid ?

La température de bivalence en régime 35 °C est annoncée à -7 °C : au-delà, l'appoint électrique intégré de 2,5 kW prend le relais pour maintenir la consigne. La température limite de fonctionnement est de -10 °C, en dessous de laquelle la PAC s'arrête.

Dans la majorité des régions françaises, ces seuils ne sont atteints que quelques nuits par hiver, voire jamais. En zone de montagne ou dans le Grand Est très continental, il faut en revanche compter sur un appoint plus fréquent et l'accepter dans le calcul de la facture.

La consommation en veille est-elle un point à surveiller ?

La consommation en veille est de 14 W. Sur une année entière, cela représente une centaine de kWh, l'équivalent d'un petit appareil branché en permanence. Ce n'est pas ce qui fera basculer la facture, mais c'est un point à connaître si vous coupez complètement l'alimentation hors saison.

Beaucoup d'utilisateurs coupent la PAC en été et ne la remettent qu'à l'automne. Dans ce cas, la veille ne compte que sur la période de chauffe, ce qui réduit encore son poids.

Le fluide R32 est-il un bon choix pour la durée ?

Le R32 fait partie des fluides d'avenir au titre du règlement F-Gas, avec un potentiel de réchauffement bien inférieur au R410A qui sort progressivement du marché. C'est un point rassurant pour la disponibilité des recharges et des pièces à dix ans.

Cela signifie aussi que la machine conserve une valeur résiduelle correcte en cas de revente du logement. Un fluide en sortie de marché, à l'inverse, peut compliquer une intervention frigoriste et peser sur la valeur d'un bien équipé.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)12 kW
SCOP a 35 °C4,81
Efficacite saisonniere W35189 %
Puissance de dimensionnement (W55)11,58 kW
SCOP a 55 °C3,45
Efficacite saisonniere W55135 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure65 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesHYDRO UNIT M 012, HYDRO UNIT M 012T

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.

Face à quelle autre machine ?

Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

Choisir moi-même l'adversaire

Modèles comparables

Ce modèle vous intéresse ?

Comparez trois devis d'installateurs RGE de votre département.

Demander un devis