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Riello

Riello Carrier XP ENERGY T 11T WH : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Riello Carrier XP ENERGY T 11T WH
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : carrier.fr
SCOP W35
4,56
plancher chauffant
SCOP W55
3,52
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
61 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Riello Carrier XP ENERGY T 11T WH est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 10 kW de puissance de dimensionnement, déclinée en trois couples unité extérieure / module intérieur. Elle fonctionne au R32 et affiche un SCOP de 4,56 en régime 35 °C, ce qui la place parmi les machines sérieuses sur plancher chauffant. En régime 55 °C, le SCOP tombe à 3,52, ce qui reste exploitable en rénovation avec des radiateurs existants, à condition de ne pas leur demander plus que ce qu'ils peuvent rendre.

La machine sort 65 °C au maximum au départ d'eau et possède un appoint électrique intégré de 2,5 kW. Sa température limite de fonctionnement est de -10 °C, avec une bivalence donnée à -7 °C en régime 35 °C. C'est le profil type du logement de 100 à 180 m² en rénovation, bien ou moyennement isolé, qui veut garder ses émetteurs ou qui a déjà un plancher chauffant. Les retours ci-dessous partent tous d'une valeur de la fiche technique et racontent ce que ça donne sur le terrain.

Bruit de l'unité extérieure61 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1998, 145 m², Haute-Savoie, plancher chauffant hydraulique, posée en 2021

Le ballon tampon qu'on m'avait vendu comme indispensable

Quand le premier devis est arrivé, il incluait un ballon tampon de 200 litres. Le deuxième aussi. J'ai fini par demander pourquoi, et la réponse a été floue, du genre « pour la durée de vie du compresseur ». Comme la machine a un SCOP de 4,56 sur plancher chauffant et 10 kW de puissance de dimensionnement, j'ai creusé.

Résultat : sur un plancher chauffant, le volume d'eau du circuit fait déjà tampon. Le ballon a fini par être supprimé du devis, et la machine tourne depuis trois hivers sans cycles courts. Là où un ballon aurait du sens, c'est sur un petit volume d'eau avec des radiateurs et une puissance calée trop juste. Pas ici.

Ce qui marche
  • Le SCOP de 4,56 en régime 35 °C rend le ballon tampon superflu sur plancher chauffant
  • Les 10 kW de dimensionnement collent bien au volume de la maison
Ce qui coince
  • Les installateurs poussent souvent le ballon par réflexe, pas par calcul
Longère de 1985, 160 m², Loiret, radiateurs fonte conservés, posée en 2019

Ce que la facture a vraiment donné sur une saison

Je partais d'une chaudière fioul qui brûlait environ 2 200 litres par an. Le calcul théorique me donnait un gain énorme. La réalité a été plus nuancée.

La première saison, la facture d'électricité a augmenté de 1 400 euros, mais la facture de fioul a disparu. Le solde reste largement positif. Ce qui m'a surpris, c'est janvier : le SCOP de 3,52 en régime 55 °C est une moyenne annuelle, pas une valeur de pic. Les semaines les plus froides, la consommation par degré-jour grimpe bien plus vite que ce que la moyenne laissait croire. Sur l'année complète, ça tient, mais le mois de janvier fait mal.

Ce qui marche
  • Le SCOP de 3,52 en régime 55 °C tient la route sur une saison complète
  • Économie nette par rapport au fioul, même en comptant l'abonnement électrique relevé
Ce qui coince
  • Janvier concentre l'essentiel de la consommation, la moyenne annuelle masque le pic
Appartement en copropriété ancienne de 1972, 95 m², Bouches-du-Rhône, radiateurs acier, posée en 2023

L'unité extérieure en façade, et l'assemblée générale qui a dit non

La machine est à 61 dB(A) de puissance acoustique extérieure. Sur le papier, ça ne veut rien dire pour un copropriétaire. En pratique, le règlement de copro de mon immeuble interdisait toute modification de façade sans vote.

J'ai dû passer en assemblée générale, dossier technique à l'appui, avec la localisation précise sur le balcon et une estimation du bruit en limite de propriété. Ça a pris huit mois entre le premier courrier et le PV d'autorisation. Le syndic a demandé une attestation d'un acousticien, que j'ai payée 480 euros. Personne ne m'avait prévenu que la partie administrative serait plus longue que la pose elle-même.

Ce qui marche
  • Dossier accepté une fois l'étude acoustique fournie
Ce qui coince
  • Le niveau de 61 dB(A) déclenche systématiquement une demande d'étude en copro
  • Huit mois de procédure, un coût d'étude non anticipé
Pavillon de 2003, 120 m², Gironde, radiateurs basse température, posée en 2020

Le contrat d'entretien, ce qu'il couvre et ce qu'il ne couvre pas

J'ai signé un contrat annuel à 180 euros. Le technicien vient une fois par an, vérifie l'échangeur, contrôle la pression du circuit, nettoie les filtres. Vingt minutes sur place.

Ce que j'ai découvert plus tard, c'est que l'obligation légale porte sur le circuit frigorifique, et que le contrôle d'étanchéité du R32 n'est pas inclus dans mon contrat : il est facturé en supplément quand il tombe dans la période réglementaire. Sur une machine au R32, ça reste gérable, mais mieux vaut lire les petites lignes avant de signer. Le vrai intérêt du contrat, c'est d'avoir un numéro à appeler quand ça tombe en panne.

Ce qui marche
  • Visite annuelle simple, le R32 ne demande pas de manipulation lourde
Ce qui coince
  • Le contrôle d'étanchéité réglementaire n'est pas dans le forfait de base
  • Rapport qualité-prix discutable pour vingt minutes d'intervention
Maison de village en pierre de 1930, 110 m², Cantal, radiateurs fonte et insert à bois, posée en 2022

La PAC et l'insert qui se marchaient sur les pieds

J'ai gardé l'insert à bois comme appoint de confort. Première saison, je faisais tourner les deux en même temps, et la PAC se mettait à moduler très bas, voire à s'arrêter. Avec 10 kW de puissance de dimensionnement, elle n'aime pas qu'on lui coupe le travail.

Depuis, l'insert ne sert qu'en soirée, après 18 heures, et la PAC est programmée pour baisser sa consigne à ce moment-là. La loi d'eau a été ajustée pour ça. Depuis, plus de cycles courts. Morale : les deux systèmes cohabitent bien, à condition de décider qui chauffe à quelle heure.

Ce qui marche
  • Cohabitation possible en pilotant les plages horaires de chacun
  • L'inertie de la maison en pierre pardonne bien les variations
Ce qui coince
  • Les deux systèmes en marche simultanée provoquent des arrêts intempestifs
Maison de lotissement de 2010, 135 m², Haute-Garonne, plancher chauffant, posée en 2021

Le passage en triphasé et l'abonnement qui a suivi

Quand l'installateur a vu la maison, il a proposé de passer en triphasé. J'étais en monophasé 9 kVA. Sa crainte : que la PAC, l'appoint électrique intégré de 2,5 kW et la cuisine tirent en même temps et fassent sauter le disjoncteur.

J'ai demandé à vérifier. Le calcul de charge montrait que ça passait en monophasé si je montais à 12 kVA. J'ai fait ce choix. Coût : refus du triphasé, mais abonnement mensuel plus élevé d'une quinzaine d'euros. Sur la durée de vie de la machine, le surcoût d'abonnement reste inférieur au coût du raccordement triphasé et de la modification du tableau. À chacun de poser le calcul selon sa situation.

Ce qui marche
  • Le monophasé 12 kVA absorbe la PAC plus l'appoint de 2,5 kW sans difficulté
  • Pas de travaux de raccordement, pas de modification de tableau
Ce qui coince
  • Abonnement mensuel plus cher qu'en triphasé, surcoût étalé sur des années
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 100 à 180 m² en rénovation ou en construction récente, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, dans des régions où l'hiver ne descend pas durablement sous -10 °C. Le SCOP de 4,56 en régime 35 °C et les 10 kW de dimensionnement en font une machine cohérente sur ce créneau.

À éviter si

Vous êtes en copropriété avec un règlement de façade strict et une unité extérieure visible, le niveau de 61 dB(A) complique sérieusement le dossier. Vous êtes en zone de grand froid prolongé sous -10 °C, la machine s'arrête à cette limite et l'appoint de 2,5 kW ne suffira pas seul.

Questions fréquentes

Faut-il garder ses radiateurs fonte avec cette machine ?

Oui, c'est possible. Le SCOP de 3,52 en régime 55 °C montre que la machine tient un régime haute température sans s'écrouler. La température maximale de départ d'eau est de 65 °C, ce qui couvre la plupart des radiateurs fonte correctement dimensionnés.

En revanche, plus la température de départ est élevée, plus la consommation grimpe. Sur une maison mal isolée, le passage en radiateurs basse température ou en plancher chauffant améliorerait nettement le rendement, mais ce n'est pas obligatoire pour démarrer.

Que se passe-t-il quand il fait très froid ?

La machine fonctionne jusqu'à -10 °C. En dessous, elle s'arrête. La température de bivalence est donnée à -7 °C en régime 35 °C, ce qui signifie qu'à partir de ce seuil, l'appoint électrique intégré de 2,5 kW prend le relais pour compléter.

Concrètement, sur une maison bien dimensionnée, l'appoint ne se déclenche que quelques nuits par an dans la plupart des régions françaises. En zone de montagne, ou lors d'une vague de froid prolongée, il peut tourner bien plus souvent, et la facture du mois s'en ressent.

Le R32, est-ce un bon choix pour durer ?

Oui. Le R32 a un potentiel de réchauffement global nettement inférieur au R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Sur une machine installée aujourd'hui, le R32 limite le risque de difficulté d'approvisionnement en fluide et en pièces dans dix ou quinze ans.

Cela ne dispense pas de faire contrôler l'étanchéité du circuit selon la réglementation en vigueur, mais le fluide reste disponible et les frigoristes formés à sa manipulation sont nombreux.

Combien consomme-t-elle quand elle ne chauffe pas ?

La consommation en veille est de 11 W. C'est marginal à l'échelle d'une journée, mais sur une année complète, ça représente environ 95 kWh si la machine reste alimentée en permanence, ce qui est le cas en général.

Sur un usage en résidence secondaire, où la maison est vide plusieurs semaines, couper l'alimentation hors gel peut se discuter selon la configuration. Sur une résidence principale, l'impact reste négligeable face à la consommation de chauffe.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)10 kW
SCOP a 35 °C4,56
Efficacite saisonniere W35138 %
Puissance de dimensionnement (W55)10 kW
SCOP a 55 °C3,52
Efficacite saisonniere W55138 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure61 dB(A)
Consommation en veille11 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifiees38AW110H9RT / 80AWX110M31RTW, 38AW110H9RT / 80AWX110M61RTW, 38AW110H9RT / 80AWX110T61RTW

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

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