Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,65
plancher chauffant
SCOP W55
2,92
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
70 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
L'AE120MXTPEH est l'unité extérieure 12 kW de la gamme EHS TDM Plus, associée à une unité intérieure murale. Le SCOP grimpe à 4,65 sur plancher chauffant, mais chute à 2,92 sur radiateurs haute température, ce qui dessine deux publics très différents.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de 1985, 145 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
La première saison de chauffe, ce que dit le compteur et ce qu'il ne dit pas
On sortait d'une chaudière fioul de 1998. La comparaison directe n'a pas de sens, forcément, mais je voulais un ordre de grandeur. Sur la saison complète, la consommation électrique dédiée à la PAC tourne autour de 5 500 kWh, quand on brûlait environ 2 200 litres de fioul. Je ne regrette pas.
En revanche, ce que personne ne m'avait dit, c'est que la facture n'est pas lisse. Novembre et mars sont raisonnables, janvier et février piquent. Les degrés jours ne suffisent pas à expliquer l'écart, il y a aussi l'humidité et les cycles de dégivrage.
Mon conseil si vous refaites le calcul : prenez vos anciens relevés mois par mois, pas la moyenne annuelle.
Ce qui marche
+Économie nette face à une chaudière fioul ancienne
+Consommation prévisible sur la saison pleine
Ce qui coince
−Concentration de la dépense sur janvier et février
−Comparaison directe impossible avec l'ancien système
⌂Maison en pierre de 1900, 120 m², Cantal, radiateurs fonte plus insert bois, posée en 2022
★★★★★
La PAC et l'insert, qui fait quoi selon la température
J'ai gardé l'insert parce que la maison a des murs de 60 cm qui n'isolent pas follement. Le poêle tourne de novembre à février, la PAC prend tout le reste de l'année. Ce partage n'était pas prévu au départ, il s'est imposé.
Le vrai sujet, c'est le SCOP à 55 °C qui tombe à 2,92. Sur radiateurs fonte, chaque degré de départ compte. Quand l'insert chauffe la pièce de vie à 22 °C, la PAC se met en veille sur son thermostat d'ambiance et n'a plus rien à faire.
Le piège, c'est de laisser les deux systèmes s'ignorer. Il faut un thermostat qui arbitre, sinon la PAC chauffe une maison déjà chaude et le rendement réel s'écroule.
Ce qui marche
+Cohabitation possible avec un chauffage bois
+La PAC couvre bien la mi-saison quand l'insert ne tourne pas
Ce qui coince
−Le SCOP à 55 °C est faible, l'insert doit compenser
−Risque de surchauffe si rien n'arbitre entre les deux
⌂Maison RT2012 de 2016, 105 m², Haute-Savoie, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
R410A : le choix que j'aurais peut-être revu avec le recul
La machine tourne bien, je n'ai rien à reprocher au confort. Mais quand j'ai regardé ce qui se passe côté fluide, j'ai un peu tiqué. L'AE120MXTPEH est en R410A, alors que le marché bascule vers le R32 et surtout le R290.
Mon installateur m'a dit que le R410A reste rechargeable, et sur le papier il a raison. Sauf que le prix du fluide monte, et que la disponibilité dépendra du calendrier F-Gas. Sur une machine prévue pour quinze ans, ça compte.
Je ne dis pas qu'il fallait prendre autre chose. Je dis que si c'était à refaire, j'aurais posé la question avant de signer, pas après.
Ce qui marche
+La machine fonctionne parfaitement sur plancher chauffant
+Recharge encore possible aujourd'hui
Ce qui coince
−R410A en sortie de marché, valeur de revente incertaine
−Le coût de la recharge future reste flou
⌂Longère de 1994, 165 m², Côtes-d'Armor, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Trois devis, deux écartés, pourquoi
J'ai demandé trois devis. Le premier était 20 % moins cher mais ne comportait aucune mention du calcul de charge thermique. J'ai écarté. Le deuxième proposait une autre marque, sans expliquer pourquoi. Écarté aussi.
Le troisième a fait un relevé de surfaces, une estimation de déperditions, et a expliqué pourquoi il proposait 10 kW de dimensionnement et pas 12. C'est ce qui m'a convaincu.
Avec le recul, le seul critère qui m'a vraiment servi, ce n'est pas le prix ni la marque. C'est la capacité de l'installateur à expliquer son calcul. Celui qui explique, il assume sa pose derrière.
Ce qui marche
+Pose soignée, explication du dimensionnement
+Suivi après chantier correct
Ce qui coince
−Écarts de prix importants entre devis
−Peu d'installateurs expliquent réellement leur calcul
⌂Maison de lotissement de 2011, 130 m², Bas-Rhin, radiateurs basse température, posée en 2023
★★★★★
MaPrimeRénov et CEE : les pièces, les délais, ce qui bloque
Le dossier a pris quatre mois et demi. Le plus long, ce n'est pas l'instruction, c'est de récupérer l'attestation de conformité de l'installateur RGE et les fiches techniques signées. Mon artisan était débordé, il a mis six semaines à m'envoyer le bon document.
Le second écueil, c'est la cohérence entre le devis signé, la facture finale et le formulaire. Une ligne qui change de libellé entre les deux et c'est le dossier qui repart en arrière.
Mon conseil : avant même de signer le devis, exigez que l'installateur l'ait rédigé avec les libellés exacts attendus par l'administration. Vous perdrez une semaine, vous en gagnerez six.
Ce qui marche
+Aides réellement versées à l'arrivée
+Dossier faisable sans mandataire payant
Ce qui coince
−Délais longs, dépendants de l'installateur
−Aucun droit à l'erreur sur les libellés du devis
⌂Maison de ville mitoyenne de 2003, 95 m², Tarn, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
La loi d'eau, ou comment j'ai divisé ma facture sans rien changer au matériel
Premier hiver, facture trop haute et radiateurs bouillants. Je ne comprenais pas, la machine avait été posée par un pro. En fait, la loi d'eau était restée sur un réglage par défaut, avec une pente largement trop forte pour 95 m² correctement isolés.
J'ai lu la doc, j'ai baissé la pente de deux crans, ajusté le parallèle, et laissé une semaine pour voir. Résultat : température intérieure identique, retour de départ d'eau plus bas, machine qui tourne plus longtemps à régime modéré au lieu de faire des à-coups.
Personne ne vous le dira au moment de la mise en service, parce que ça prend deux heures de plus. C'est pourtant le réglage le plus rentable de toute l'installation. Le SCOP affiché à 4,65 sur plancher chauffant suppose une loi d'eau bien réglée, sinon il ne veut rien dire.
Ce qui marche
+Gain de consommation notable après réglage
+Machine plus stable, moins de cycles courts
Ce qui coince
−Aucun suivi de réglage par le poseur
−Réglage à faire soi-même, la doc n'est pas claire
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour un logement équipé en plancher chauffant ou radiateurs basse température, avec une bonne isolation et une puissance de déperdition autour de 10 kW. Le SCOP de 4,65 sur plancher chauffant en fait une machine cohérente avec ce type d'installation.
À éviter si
Le logement est mal isolé et équipé de radiateurs haute température, car le SCOP chute à 2,92 sur ce régime et l'appoint devient un sujet. Le R410A et l'absence d'appoint électrique intégré doivent aussi être intégrés au calcul avant de s'engager.
Questions fréquentes
Quelle puissance de PAC pour quel type de logement ?
La fiche annonce 10 kW de dimensionnement sur plancher chauffant et 8 kW sur radiateurs haute température. Cet écart signifie qu'à émetteurs égaux, une même maison aura besoin de plus de puissance sur radiateurs que sur plancher.
Un pavillon bien isolé de 100 à 140 m² équipé d'un plancher chauffant entre dans la cible. Au-delà de 160 m² mal isolé, il faut vérifier les déperditions avant de trancher.
Jusqu'à quelle température extérieure la PAC fonctionne-t-elle ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la machine s'arrête et il faut un autre moyen de chauffage. La bivalence W35 est également à -10 °C, ce qui veut dire que dès cette température, l'appoint électrique prend théoriquement le relais.
L'appoint électrique intégré est annoncé à 0 kW, donc en pratique, c'est un appoint externe ou un système secondaire qu'il faut prévoir. En zone de grand froid continental, ce point est structurant.
Combien de place pour l'unité extérieure et quel bruit ?
La puissance acoustique extérieure est de 70 dB(A). C'est un niveau élevé, à traiter sérieusement en mitoyenneté ou en zone dense. L'implantation, l'orientation et les plots antivibratiles ne sont pas des détails sur cette machine.
En maison isolée, avec un voisinage distant, le sujet se gère. En lotissement serré ou en copropriété, mieux vaut anticiper l'emplacement avant de signer.
La consommation en veille, est-ce que ça se voit sur la facture ?
La veille est annoncée à 22 W. Sur une année complète, hors saison de chauffe où la machine tourne, cela représente une consommation permanente, y compris l'été.
Ce n'est pas ce qui fera basculer un budget, mais c'est un poste qui existe. Si la machine sert uniquement l'hiver et l'eau chaude, couper l'alimentation hors saison est un geste simple.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.