Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,9
plancher chauffant
SCOP W55
3,65
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Samsung EHS R290 Mono 12 kW est une pompe à chaleur air/eau monobloc au propane, pensée pour la rénovation comme pour le neuf. Elle affiche un SCOP de 4,9 en régime plancher chauffant (35 °C) et de 3,65 en régime radiateurs (55 °C), ce qui la place parmi les machines confortables en rénovation sans devoir tout casser. Sa température de départ d'eau monte jusqu'à 75 °C, un atout pour les logements qui gardent leurs émetteurs existants.
La fiche technique annonce 12 kW de puissance de dimensionnement dans les deux régimes, une température de bivalence à -7 °C, une limite de fonctionnement à -10 °C et une puissance acoustique extérieure de 60 dB(A). Le fluide R290 la met à l'abri des calendriers F-Gas du R410A. Ce guide rassemble six profils d'installation reconstitués, chacun adossé à une valeur réelle de la fiche. Il ne remplace pas une visite technique.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de bourg en pierre, 1983, 145 m², Auvergne, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Le poêle à bois qui prend le relais quand la température descend
On avait gardé le poêle à bois du salon, et je pensais le laisser de côté. En fait on l'allume toujours, mais plus pour le confort que pour la facture. La PAC couvre la maison jusqu'à ce que le thermomètre passe sous -7 °C, seuil de bivalence de la machine. Après, c'est le poêle qui fait le gros du travail dans la pièce de vie.
Ce qui m'a surpris, c'est que la PAC ne s'arrête pas à -7 °C. Elle continue, simplement elle perd en rendement, et l'appoint de 0,5 kW intégré ne suffit pas à compenser un vrai froid. On a appris à lancer une flambée vers 18 h, ça soulage la machine et la maison reste à 20 °C sans forcer.
Les deux systèmes cohabitent sans se gêner. La régulation de la PAC ne sait pas qu'un poêle tourne à côté, donc elle continue à chauffer la zone où se trouve le thermostat. On a fini par baisser la consigne d'un degré et demi, et l'équilibre s'est fait tout seul.
Ce qui marche
+La PAC chauffe seule jusqu'à -7 °C, bivalence annoncée dans la fiche
+Le poêle soulage la machine sans perturber la régulation
+Température de départ jusqu'à 75 °C, utile pour les radiateurs fonte
Ce qui coince
−Pas de communication entre poêle et PAC, réglage à faire à la main
−L'appoint intégré de 0,5 kW est anecdotique en grand froid
En maison récente, elle tourne à bas régime et on l'oublie
Le plancher chauffant était déjà là, la maison est bien isolée, donc la PAC n'a jamais vraiment forcé. Le SCOP de 4,9 en régime 35 °C correspond bien à ce qu'on observe : elle module bas, l'eau part autour de 30 °C en mi-saison, et la consommation reste discrète.
Ce qui compte dans une RT2012, c'est surtout de ne pas surdimensionner. La machine fait 12 kW de dimensionnement, et chez nous c'est plutôt large pour 112 m². Le paramétrage de la courbe a demandé deux passages, mais depuis elle ne fait plus de cycles courts, elle tourne en continu à faible puissance.
La limite de fonctionnement à -10 °C ne nous a jamais concernés. En Occitanie, on descend rarement sous -4 °C, et la bivalence à -7 °C n'a jamais été franchie. Pour ce type de logement, la machine est bien née.
Ce qui marche
+SCOP de 4,9 en régime plancher chauffant, tenu dans les faits
+Modulation basse sans cycles courts une fois la courbe réglée
+Jamais sollicitée sous sa bivalence, aucun appoint déclenché
Ce qui coince
−Les 12 kW de dimensionnement sont généreux pour une maison de 112 m²
−Deux passages d'équilibrage de courbe nécessaires avant stabilisation
⌂Pavillon de lotissement, 1998, 128 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2021
★★★★★
La garantie a tenu, l'extension j'aurais pu m'en passer
Le compresseur est tombé en panne à 26 mois, un problème de carte d'onduleur. Pris en garantie constructeur, pièce changée en dix jours, rien à payer. Sans la garantie, la facture aurait piqué. C'est le seul incident en trois hivers.
J'avais souscrit une extension à cinq ans au moment de la pose. Je ne suis pas certain que ce soit rentable : une fois la première panne passée, la machine n'a plus rien demandé. L'extension couvre le compresseur et l'échangeur, mais les conditions d'application parlent d'un entretien annuel par un professionnel, ce qui ajoute au coût.
Le R290 est un argument de tranquillité sur la durée. Rien à voir avec le R410A et ses restrictions F-Gas qui arrivent. Sur les pièces disponibles dans dix ans, c'est plutôt rassurant.
Ce qui marche
+Garantie constructeur appliquée sans discussion sur une panne de carte
+Pièce disponible en dix jours en pleine saison de chauffe
+Fluide R290, pas de contrainte F-Gas en perspective
Ce qui coince
−L'extension de garantie impose un entretien annuel payant
−Une panne en 26 mois reste une panne précoce
⌂Longère rénovée, 1975, 165 m², Bretagne, radiateurs fonte et plancher mixte, posée en 2022
★★★★★
La courbe de chauffe, le réglage que l'installateur n'a pas fait
À la mise en route, l'installateur m'a laissé la courbe par défaut. Résultat : 22 °C dans le couloir, 19 °C dans les chambres, et la PAC qui montait à 50 °C de départ pour rien. Deux mois de factures au-dessus de ce que j'attendais.
J'ai lu la doc, baissé la pente et joué sur le parallèle de la loi d'eau. En régime radiateurs, la machine sait monter à 75 °C, mais ce n'est utile qu'en plein hiver. Aujourd'hui elle part autour de 38 °C en mi-saison, 48 °C au plus froid, et la maison est homogène.
Le SCOP annoncé de 3,65 en régime 55 °C suppose une courbe bien réglée. Mal réglée, on n'y est pas. Ce n'est pas la machine qu'il faut blâmer, c'est le paramétrage de départ. Personne ne s'en occupe si on ne réclame pas.
Ce qui marche
+La régulation accepte une vraie personnalisation de la loi d'eau
+Répartition homogène retrouvée après correction de la pente
+Température de départ ajustable jusqu'à 75 °C
Ce qui coince
−Réglage par défaut trop haut à la mise en route
−Aucun accompagnement de l'installateur, il a fallu se former seul
60 dB(A) annoncés, et un voisin qui compte les décibels
Notre mur mitoyen donne directement sur le séjour des voisins. Quand on a posé l'unité extérieure, ils ont tiqué. La fiche donne 60 dB(A) de puissance acoustique : ce n'est pas énorme, mais ce n'est pas silencieux non plus, surtout en dégivrage quand le ventilateur monte en régime.
On a fini par décaler l'unité à l'opposé du mur mitoyen, sur un mur pignon à dix mètres. Depuis, plus rien. Il aurait fallu y penser avant, l'installateur aurait pu nous le dire. L'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage laisse peu de marge en zone dense.
En mode nuit, la machine baisse le ventilateur et le bruit devient vraiment discret. Le compromis nous convient : elle tourne de 22 h à 6 h en tarif creux, personne ne l'entend. Mais l'implantation de départ était mauvaise.
Ce qui marche
+Le mode nuit réduit nettement la perception sonore
+Une fois déplacée, la machine est inaudible depuis chez les voisins
+Fonctionnement en heures creuses sans gêne
Ce qui coince
−60 dB(A) impose de réfléchir à l'implantation avant la pose
−Le dégivrage fait monter le ventilateur et s'entend la nuit
⌂Maison de village, 1902, 210 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
À la revente, la PAC a servi le DPE mais pas la facture
On a vendu au printemps dernier. La PAC était en place depuis deux ans et demi. Sur le DPE, elle a clairement aidé : radiateurs fonte conservés, plus de fioul, étiquette nettement remontée. L'acheteur a lu le rapport et posé peu de questions.
Ce qui a moins plu, c'est la consommation réelle sur une maison de 210 m² mal isolée. On tournait autour de 15 000 kWh par an pour le chauffage et l'eau chaude, et l'acheteur a demandé les relevés. On les a donnés. Le SCOP de 3,65 en régime radiateurs ne protège pas d'une enveloppe médiocre.
Je referais le choix pour la vente, oui. Pour quelqu'un qui reste dix ans dans une passoire thermique, la question se pose autrement. La machine n'est pas en cause, c'est le bâti qui plombe le rendement final.
Ce qui marche
+DPE amélioré, gain net à la revente
+Plus de cuve fioul, argument commercial clair
+Investissement valorisé dans le prix de vente
Ce qui coince
−15 000 kWh annuels réels sur une enveloppe mal isolée
−Le SCOP de 3,65 se dégrade dans un bâti ancien non rénové
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements de 100 à 180 m² qui gardent leurs radiateurs existants, et les maisons bien isolées avec plancher chauffant où le SCOP de 4,9 s'exprime pleinement. Le R290 et la montée en température à 75 °C en font une candidate sérieuse en rénovation sans gros travaux d'émetteurs.
À éviter si
Le bâti est très mal isolé et la surface dépasse 200 m² : les 12 kW de dimensionnement suffisent à peine, et le rendement réel décroche. À éviter aussi si l'unité extérieure ne peut pas être éloignée du mur mitoyen, les 60 dB(A) se remarquent en zone dense.
Questions fréquentes
La machine chauffe-t-elle encore quand il fait très froid ?
La fiche annonce une bivalence à -7 °C et une température limite de fonctionnement à -10 °C. Concrètement, la PAC tourne seule jusqu'à -7 °C, puis l'appoint prend le relais au-delà. En dessous de -10 °C, elle s'arrête.
L'appoint électrique intégré ne fait que 0,5 kW, donc il ne compense pas un grand froid à lui seul. En région froide, mieux vaut prévoir un second émetteur (poêle, insert) pour les pointes.
Faut-il garder les radiateurs fonte existants ?
Oui, c'est justement l'intérêt de cette machine. Avec un SCOP de 3,65 en régime 55 °C et une température de départ possible jusqu'à 75 °C, elle alimente des radiateurs haute température sans devoir tout remplacer.
Le rendement sera moins bon qu'avec un plancher chauffant, où le SCOP monte à 4,9 en régime 35 °C. Mais le coût des travaux évité change souvent l'équation.
Le R290 change quoi au quotidien ?
Rien sur le confort, mais beaucoup sur la durée. Le R290 n'est pas concerné par les restrictions F-Gas qui touchent le R410A. Sur les recharges éventuelles et la disponibilité des pièces dans dix ans, c'est un vrai avantage.
C'est aussi un fluide qui supporte des températures de refoulement élevées, ce qui explique la capacité de la machine à monter à 75 °C de départ d'eau.
Le bruit extérieur est-il un problème en lotissement ?
La puissance acoustique extérieure est de 60 dB(A). Ce n'est pas la machine la plus bruyante du marché, mais ce n'est pas anodin en mitoyenneté ou en limite de propriété. Le mode nuit réduit nettement le régime du ventilateur.
Le dégivrage en hiver humide reste le moment le plus audible. Si l'unité peut être posée à distance du mur mitoyen, le sujet disparaît presque entièrement.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.