Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,65
plancher chauffant
SCOP W55
2,92
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
70 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
La Samsung EHS TDM Plus R410A 12 kW est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée pour 10 kW de puissance de dimensionnement sur plancher chauffant et 8 kW sur radiateurs. Sa fiche technique est claire sur un point : le rendement saisonnier chute de 4,65 à 35 °C à 2,92 à 55 °C, avec une efficacité qui passe de 183 % à 114 % dans le même temps.
Autrement dit, cette machine est taillée pour des émetteurs basse température, plancher chauffant ou radiateurs dimensionnés pour de l'eau tiède. Avec un maximum de départ d'eau à 55 °C et une température limite de fonctionnement de -10 °C, elle convient surtout à des logements correctement isolés, hors zone de froid prolongé, et à condition d'accepter que l'appoint prenne le relais dès que le mercure descend durablement sous ce seuil.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de village en pierre, 118 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
Le fioul parti, la facture divisée mais les radiateurs à surveiller
On a remplacé une chaudière fioul qui buvait 2 200 litres par an. La pac a été posée à la place, même réseau, mêmes radiateurs fonte. Première saison complète : plus de cuve à faire remplir, plus de ramonage, plus d'odeur dans le sous-sol. Rien que ça, ça change le quotidien.
Mais je ne vais pas raconter que tout est parfait. Avec un SCOP de 2,92 à 55 °C, la machine travaille dans sa zone basse dès qu'il fait vraiment froid. Les radiateurs fonte chauffent moins fort qu'avec le fioul, il faut les laisser tourner plus longtemps. On a monté la loi d'eau de deux crans pour retrouver le confort, et la consommation a suivi.
Ce que je referais : garder les radiateurs, mais faire poser un ballon tampon pour lisser les cycles. Ce que j'aurais dû faire : demander un vrai calcul de déperditions avant de signer.
Ce qui marche
+Suppression de la cuve fioul et des contraintes d'approvisionnement
+Réutilisation du réseau de radiateurs existant
+Confort global retrouvé après réglage de la loi d'eau
Ce qui coince
−SCOP de 2,92 à 55 °C, donc rendement moyen dès qu'il gèle
−Radiateurs fonte moins chauds en surface qu'avec le fioul
−Appoint électrique sollicité en pointe dans une maison en pierre peu isolée
⌂Pavillon de 1978, 96 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2020
★★★★★
Le contrat d'entretien obligatoire, ce que personne ne m'avait dit
J'ai signé un contrat annuel à 190 euros chez l'installateur qui a posé la machine. Visite une fois par an, contrôle du circuit, nettoyage de l'échangeur extérieur, vérification des pressions. Ça dure une heure, parfois moins.
Sur le fond, ce n'est pas du vol : l'unité extérieure ramasse les feuilles et la poussière, et un échangeur encrassé fait grimper la consommation. Mais je trouve que le tarif est élevé pour ce qui est fait. Un voisin a trouvé un frigoriste indépendant à 130 euros pour la même prestation, avec la même attestation d'entretien.
Depuis, je demande le détail de ce qui est inclus avant de signer. Et je note la date limite pour ne pas payer de rappel tardif.
Ce qui marche
+Entretien réellement utile sur une unité extérieure exposée
+Attestation fournie, utile en cas de sinistre ou de revente
+Rappel automatique de l'échéance
Ce qui coince
−Prix du contrat élevé par rapport au travail réalisé
−Peu de concurrence sur les frigoristes disponibles
−Consommation en veille de 22 W, jamais évoquée lors de la visite
Triphasé obligatoire, une contrainte de raccordement sous-estimée
La maison est en triphasé depuis la construction, donc le raccordement n'a pas posé de problème. L'installateur a tiré une ligne dédiée depuis le tableau, ajouté un disjoncteur différentiel et un parafoudre. Deux jours de travail.
Sauf que le compteur Linky était en 12 kVA, et qu'avec la pac, le ballon thermodynamique et la recharge de la voiture, on a dû passer à 18 kVA. La différence d'abonnement n'est pas énorme, mais elle existe. Et si la maison avait été en monophasé, il aurait fallu une ligne dédiée en 32 ampères, ce qui n'est pas toujours possible sur un tableau ancien.
Le conseil que je donnerais : vérifier la puissance souscrite et l'état du tableau avant même de choisir la machine. C'est bête, mais ça décide de la faisabilité.
Ce qui marche
+Raccordement propre en triphasé sur installation neuve
Le frigoriste a mis trois semaines à trouver la pièce
Panne en janvier, carte de puissance HS. L'installateur a diagnostiqué en deux jours, commandé la pièce, et là, attente. Trois semaines sans chauffage, avec un appoint d'appoint électrique branché en urgence.
Le problème n'est pas l'installateur, qui a fait ce qu'il pouvait. C'est la disponibilité des pièces pour cette gamme en R410A. Le distributeur annonçait dix jours, il en a fallu vingt. Le frigoriste, lui, est venu deux fois gratuitement pour vérifier le diagnostic, ce qui est correct.
Aujourd'hui la machine tourne, mais je sais que si ça recommence en plein hiver, je serai à nouveau à la merci du stock. C'est un vrai critère à peser avant d'acheter, surtout quand la maison n'a pas de cheminée.
Ce qui marche
+Diagnostic rapide et correct de l'installateur
+Intervention à domicile sans frais supplémentaires
+Machine réparée et repartie pour un cycle
Ce qui coince
−Trois semaines d'attente sur une pièce en pleine saison de chauffe
−Aucun chauffage de secours prévu dans la maison
−Disponibilité des pièces R410A incertaine à mesure que la gamme recule
⌂Maison mitoyenne de 1985, 88 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Le SCOP de 4,65 ne se retrouve pas dans les relevés de janvier
Je suis plutôt du genre à suivre les chiffres. J'ai noté les relevés du compteur chaque semaine pendant deux hivers. L'écart avec le SCOP de 4,65 annoncé à 35 °C est net dès que les températures passent sous 2 °C.
Ce n'est pas une tromperie : le SCOP est une moyenne saisonnière, calculée sur une saison type avec des températures clémentes. Chez moi, avec des radiateurs acier qui demandent de l'eau à 50 °C, la machine ne travaille jamais à 35 °C. Le rendement réel descend, et la bivalence à -10 °C fait le reste : quand il fait froid, l'appoint électrique prend le relais et la facture suit.
Ce n'est pas une mauvaise machine, c'est une machine mal cadrée pour mon émetteur. Avec un plancher chauffant, le même modèle aurait donné autre chose.
Ce qui marche
+Rendement saisonnier de 4,65 à 35 °C, excellent sur plancher chauffant
+Bonne tenue jusqu'à -10 °C sans appoint
+Machine silencieuse à l'intérieur
Ce qui coince
−Écart important entre SCOP annoncé et consommation réelle sur radiateurs haute température
−Puissance acoustique extérieure de 70 dB(A), sujet en mitoyenneté
−Appoint électrique fréquent dès que la bivalence est atteinte
⌂Maison de plain-pied de 2004, 205 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant existant, posée en 2020
★★★★★
Le plancher chauffant déjà là, la pac n'a fait que le remplacer
On avait déjà un plancher chauffant alimenté par une chaudière gaz. Le remplacement s'est fait sans toucher aux dalles, sans casser, sans refaire les sols. C'était la condition pour que le projet tienne debout financièrement.
Le SCOP de 4,65 à 35 °C est ici pertinent, parce que l'eau circule à basse température en permanence. La consommation a baissé de moitié sur la saison de chauffe, et le confort est plus stable : le sol reste tiède, les variations sont douces.
Ce que je referais différemment : faire poser un thermostat par zone plutôt qu'un pilotage global. Avec 205 m², chauffer les pièces inoccupées coûte cher pour rien. Et j'aurais vérifié plus tôt l'emplacement de l'unité extérieure, à 70 dB(A) annoncés, pour ne pas la mettre sous la fenêtre de la chambre.
Ce qui marche
+Aucun travaux de plancher, remplacement direct de la chaudière
+SCOP de 4,65 à 35 °C réellement exploité
+Confort stable et consommation en baisse
Ce qui coince
−Puissance acoustique extérieure de 70 dB(A) à surveiller à l'implantation
−Pilotage global qui chauffe des pièces vides
−Consommation de veille de 22 W sur une année complète
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette pompe correspond à des logements correctement isolés, équipés de plancher chauffant ou de radiateurs basse température, dans des régions où le mercure descend rarement sous -10 °C. Le SCOP de 4,65 à 35 °C en fait une machine efficace quand l'eau peut circuler tiède.
À éviter si
Elle devient un mauvais calcul sur un réseau de radiateurs haute température mal dimensionné, où le SCOP tombe à 2,92 et où l'appoint électrique de 0,2 kW ne suffit pas à compenser. À éviter aussi en mitoyenneté serrée : 70 dB(A) annoncés rendent l'emplacement de l'unité extérieure déterminant.
Questions fréquentes
Quelle est la vraie différence entre le SCOP à 35 °C et celui à 55 °C ?
Le premier vaut 4,65, le second 2,92. Entre les deux, il y a la température de l'eau qui circule dans les émetteurs. Plus l'eau doit être chaude, plus la machine travaille, plus le rendement saisonnier baisse.
En pratique, un plancher chauffant se contente d'eau à 35 °C et profite du bon chiffre. Des radiateurs qui demandent 55 °C font tomber la machine dans sa zone basse, avec une efficacité de 114 % au lieu de 183 %.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La température limite de fonctionnement est fixée à -10 °C, et la bivalence à 35 °C est au même niveau. En dessous, la machine ne peut plus assurer seule, et l'appoint prend le relais.
L'appoint intégré ne fait que 0,2 kW, ce qui est très faible pour une machine de 10 kW. Sur un épisode de grand froid, c'est donc le réseau électrique qui compense, avec la facture qui suit.
Le R410A est-il un problème pour l'avenir de cette machine ?
Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Cela ne rend pas la machine inutilisable, mais cela pose la question des recharges et des pièces dans dix ans.
Si une fuite survient dans plusieurs années, trouver du fluide et un frigoriste disponible pourra devenir plus compliqué. C'est un critère à mettre dans la balance face à un modèle en R32 ou R290.
L'unité extérieure est-elle bruyante pour le voisinage ?
La puissance acoustique annoncée est de 70 dB(A), ce qui n'est pas anodin. En mitoyenneté, cela peut devenir un sujet si l'unité est mal placée.
Éviter le mur mitoyen, la proximité immédiate d'une fenêtre de chambre, et poser des plots antivibratiles. L'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage s'applique, et une implantation réfléchie en amont évite bien des discussions ensuite.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.