Pacoscope
Thermia · iTec XT 10

Thermia iTec XT 10 : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Thermia iTec XT 10
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : heattherm.nl
SCOP W35
4,65
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'iTec XT 10 est une pompe à chaleur air/eau annoncée pour 9,5 kW de puissance de dimensionnement, aussi bien à 35 °C qu'à 55 °C. C'est le genre de machine qui vise les maisons de 130 à 200 m² correctement isolées, avec un SCOP de 4,65 sur plancher chauffant et de 3,38 sur radiateurs haute température. Deux déclinaisons au catalogue : une version 230-1 en monophasé et une version 400V en triphasé, ce qui change les choses selon votre tableau électrique.

Elle fonctionne au R32 et grimpe jusqu'à 70 °C de départ d'eau. Sa température de bivalence est donnée à -7 °C pour le régime 35 °C, et la machine s'arrête à -10 °C. La consommation en veille est de 22 W. Le reste de la fiche technique européenne laisse plusieurs zones grises sur lesquelles il faut être clair.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de 1985, 165 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant de l'étage, posée en 2023

Garantie constructeur : à qui on s'adresse quand la carte électronique lâche

La garantie pièces est passée à cinq ans sur le compresseur, mais il faut la demander au bon interlocuteur. Mon installateur a déposé le bilan dix-huit mois après la pose, et la reprise du dossier s'est faite directement par le distributeur. Compter deux mois pour la carte électronique.

Le point à retenir : la garantie ne couvre pas la main-d'œuvre au-delà de la première année. Sur une machine à 9,5 kW de dimensionnement, une intervention SAV, c'est vite quatre heures de déplacement et de diagnostic. Le contrat annuel d'entretien aide à garder trace des passages, et ça pèse au moment de faire jouer la garantie.

Ce qui marche
  • Garantie compresseur cinq ans
  • Réseau de pièces correct via le distributeur
Ce qui coince
  • Main-d'œuvre hors garantie dès la deuxième année
  • Délai réel constaté de deux mois sur pièce électronique
Longère de 1810 rénovée, 210 m², Bretagne, radiateurs fonte, posée en 2022

Quatre jours d'absence en hiver, et la remise en chauffe qui pique

On part régulièrement une semaine chez la famille, et on a d'abord coupé la PAC complètement. Mauvaise idée. Les murs en pierre mettent deux jours à remonter, et la note de relance sur le mois reste visible.

Maintenant, on laisse un régime réduit à 16 °C et on ne coupe jamais. La relance se fait à 70 °C max de départ d'eau, justement là où la machine tire le plus. Avec un SCOP à 55 °C de 3,38, on ne s'attend pas à des miracles sur ces journées de relance, et de fait la consommation est plutôt cohérente avec le reste du mois.

Ce qui coince plutôt, c'est la veille : 22 W sur l'année, ça représente environ 190 kWh si on la laisse branchée en permanence. Sur un usage résidence principale, personne ne débranche la PAC, donc c'est un coût incompressible.

Ce qui marche
  • Reprise en régime réduit bien gérée
  • Pas de surconsommation notable en relance courte
Ce qui coince
  • 22 W de veille non débrayables
  • Relance lente en bâti ancien non isolé par l'intérieur
Maison de 2005, 145 m², Grand Est, radiateurs acier et deux sèche-serviettes, posée en 2021

R32 : la recharge à dix ans, on y pense ou pas ?

J'ai choisi cette machine fin 2021, en partie parce qu'elle tourne au R32. La logique était de rester sur un fluide qui a de l'avenir au titre du F-Gas, et d'éviter les soucis de réapprovisionnement plus tard.

Trois ans plus tard, le constat est simple : ma PAC n'a jamais fui, personne n'a mis la main sur le circuit, et je n'ai aucune idée de ce que me coûterait une recharge. Le frigoriste qui m'entretient dit que ce genre de machine est étanche par construction, et qu'on ne recharge généralement qu'après un accident, pas après dix ans d'usage.

Ce qui compte davantage pour la valeur résiduelle, c'est la politique F-Gas : un fluide comme le R32 reste autorisé dans les équipements neufs encore quelques années, ce qui maintient la filière et les pièces. C'est un argument à garder en tête au moment de la revente, sans en faire un argument massue.

Ce qui marche
  • R32 en phase avec les contraintes F-Gas
  • Pas de recharge nécessaire depuis la pose
Ce qui coince
  • Aucune visibilité sur le coût futur du fluide
  • Difficile de chiffrer l'effet sur la valeur de revente
Pavillon de 1998, 175 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte remplacés par des acier basse température, posée en 2024

Sortir d'une chaudière gaz à condensation, le calcul n'est pas évident

Ma chaudière condensation de 2011 tournait encore très bien. Le calcul que j'ai posé était brut : consommation gaz annuelle divisée par un rendement que j'estimais à 0,92, multipliée par le prix du kWh gaz, face à une consommation électrique projetée à partir d'un SCOP de 3,38 sur le régime 55 °C et du prix du kWh électrique en heures creuses.

À ce jeu-là, l'écart de facture n'est pas spectaculaire tant que le kWh gaz reste bas. Ce qui a fait pencher la balance, c'est la fin annoncée des chaudières gaz dans le neuf et l'anticipation. Le SCOP à 35 °C de 4,65 n'était pas atteignable sans changer les émetteurs, et je n'ai pas voulu casser le sol.

Avec le recul, le gain est réel mais modeste, de l'ordre de quelques centaines d'euros par an. Le vrai argument, pour moi, c'était de sortir d'une énergie fossile. Pas le retour sur investissement.

Ce qui marche
  • Gain annuel confirmé sur une saison complète
  • Indépendance vis-à-vis du gaz
Ce qui coince
  • Rentabilité faible à moyen terme
  • Le SCOP de 4,65 n'est pas accessible sans travaux d'émetteurs
Maison de 2019 RE2020, 130 m², Occitanie, plancher chauffant hydraulique, posée en 2022

L'été, elle ne fait rien, et je le savais en signant

Le commercial avait été clair, mais je le redis pour ceux qui hésitent : cette machine ne fait pas de froid. Ce n'est pas une réversible. Elle chauffe et c'est tout.

Sur un plancher chauffant, il existe une technique de rafraîchissement passif par circulation d'eau à température ambiante, mais elle suppose un plancher prévu pour, un point de rosée maîtrisé et une gestion d'humidité sérieuse. Sur ma dalle de 2019, rien n'est prévu pour ça, et je ne tenterai pas. J'ai ajouté deux splits air/air réversibles au printemps suivant, et la question est réglée.

À retenir si vous êtes dans le Sud : ne misez pas sur cette PAC pour l'été. Le plancher chauffant à 4,65 de SCOP est excellent pour l'hiver, il ne sert à rien en juillet.

Ce qui marche
  • Rendement hivernal excellent sur plancher chauffant
  • Machine simple, pas de détournement de fonction
Ce qui coince
  • Aucune fonction de rafraîchissement
  • Budget à prévoir en complément climatisation
Maison de 1978, 185 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2023

Passer en triphasé, ou augmenter la puissance souscrite ?

Ma maison est en monophasé avec 9 kVA souscrits. La PAC existe en deux versions, la 230-1 et la 400V, et l'installateur m'a d'abord proposé la version triphasée en m'expliquant que la puissance appelée serait mieux répartie.

Sauf qu'Enedis facture le passage au triphasé, et qu'il faut ensuite acheter ou faire remplacer plusieurs appareils du logement pour cohabiter avec trois phases. J'ai calculé : entre 1500 et 2500 € d'après les devis reçus, sans compter la paperasse. J'ai préféré rester en monophasé et passer mon abonnement à 12 kVA.

La PAC tire moins de 5 kW en régime établi, la version 230-1 suffit largement. Avec l'appoint électrique à 0,1 kW et la maison qui tire à côté, le 12 kVA absorbe sans disjoncter. Le vrai sujet, c'est le jour où on ajoute une borne de recharge et une plaque à induction en même temps.

Ce qui marche
  • Version monophasée disponible et suffisante
  • Aucun surcoût de raccordement triphasé
Ce qui coince
  • Puissance souscrite revue à la hausse obligatoire
  • Marges réduites si on électrifie d'autres usages
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison de 130 à 200 m² en rénovation ou en construction récente, avec un plancher chauffant ou des émetteurs basse température, dans une région où le mercure ne descend pas durablement sous -10 °C. Et pour un foyer qui accepte de renoncer au rafraîchissement estival sur cette machine.

À éviter si

Si votre logement est une passoire thermique avec des radiateurs fonte alimentés à plus de 60 °C en plein hiver, ou si vous habitez une zone de montagne avec des pointes sous -10 °C plusieurs jours d'affilée. Et si l'été à 35 °C dans le salon est un sujet pour vous, cette PAC ne répond pas.

Questions fréquentes

La machine tient-elle en hiver quand il fait très froid ?

La fiche donne une température de bivalence à -7 °C sur le régime 35 °C, et une température limite de fonctionnement à -10 °C. Concrètement, au-delà de -7 °C et en dessous, l'appoint électrique prend le relais, ou la machine s'arrête complètement à -10 °C.

L'appoint intégré est donné pour 0,1 kW seulement. C'est très peu pour couvrir une vraie vague de froid sur une maison de 180 m². Si vous êtes en zone montagneuse ou dans le Haut-Rhin, il faut prévoir un appoint d'appoint, cheminée ou poêle, ou regarder une autre machine.

Faut-il changer ses radiateurs pour passer sur cette PAC ?

Non, pas obligatoirement. Le SCOP à 55 °C est de 3,38, ce qui veut dire que la machine est conçue pour alimenter des radiateurs en régime haute température sans s'écrouler. Le chiffre W35 à 4,65 suppose un plancher chauffant ou des émetteurs basse température, il n'est pas atteignable sur radiateurs fonte non modifiés.

Si vous restez sur vos radiateurs, vous consommez plus, mais la machine tient le régime. Beaucoup de propriétaires profitent d'une intervention pour ajouter une ou deux pièces en basse température, typiquement chambre ou bureau, et ça améliore la moyenne.

Pourquoi la consommation en veille est-elle un point qui revient ?

La consommation en veille est de 22 W, ce qui n'a l'air de rien à l'heure. Ramené sur une année complète à fonctionnement continu, ça représente environ 190 kWh, soit l'équivalent de quelques semaines de chauffage en mi-saison. Ce n'est pas anormal pour un équipement qui garde une carte électronique et une pompe sous tension.

Sur une résidence secondaire, ça devient plus discutable, parce que la PAC tourne à vide plusieurs mois par an. Une coupure au disjoncteur quand vous partez pour la saison reste la solution la plus simple, en laissant le hors-gel géré autrement.

230-1 ou 400V, laquelle choisir ?

Si vous êtes déjà raccordé au triphasé, la version 400V est le choix naturel, elle répartit mieux la charge et évite d'avoir un moteur qui appelle tout sur une seule phase. Si vous êtes en monophasé, la version 230-1 fonctionne, à condition de vérifier votre puissance souscrite.

Sur un abonnement 9 kVA, prévoyez de passer à 12 kVA, voire 15 si vous avez déjà une voiture électrique. Le changement de puissance souscrite coûte une intervention Enedis une seule fois. Le passage au triphasé, lui, implique de revoir l'installation électrique du logement, ce n'est pas la même histoire.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)9,5 kW
SCOP a 35 °C4,65
Efficacite saisonniere W35183 %
Puissance de dimensionnement (W55)9,5 kW
SCOP a 55 °C3,38
Efficacite saisonniere W55132 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille22 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesiTec XT 10 230-1, iTec XT 10 400V

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.

Face à quelle autre machine ?

Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

Choisir moi-même l'adversaire

Modèles comparables

Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Thermia iTec XT 10. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.

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