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Viessmann

Viessmann Vitocal 250-A PRO : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Viessmann Vitocal 250-A PRO
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : viessmann.fr
SCOP W35
4,85
plancher chauffant
SCOP W55
3,85
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà

La Vitocal 250-A PRO est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, dimensionnée à 24,8 kW sur plancher chauffant et 25,6 kW sur radiateurs haute température. Avec un SCOP de 4,85 à 35 °C et de 3,85 à 55 °C, elle vise clairement les grandes surfaces, les bâtiments collectifs ou les maisons anciennes qu'on ne veut pas isoler tout de suite. C'est une machine à eau à 70 °C maxi, au fluide R290, pensée pour remplacer une grosse chaudière sans tout casser.

Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de bourg en pierre, 210 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte et poêle à bois, posée en 2023

Le poêle garde sa place, la PAC ne souffre pas de la cohabitation

On avait peur que la PAC et le poêle se marchent dessus. En fait non. La régulation de la Vitocal encaisse sans broncher le moment où le poêle monte en température : le retour d'eau grimpe, la machine module à fond bas, et elle repart tranquillement quand le feu s'éteint. Le vrai point à surveiller, c'est la sonde d'ambiance. Si elle est mal placée, elle croit que la maison est chaude à cause du poêle et elle coupe tout. Une fois déplacée dans le couloir, plus de yoyo.

Concrètement, on tourne au poêle le soir en semaine, et la PAC couvre la nuit et le matin. La machine ne s'arrête jamais vraiment, elle se met au ralenti. C'est là qu'on voit que le compresseur module bien.

Ce qui marche
  • Régulation stable malgré l'apport du poêle
  • Pas de conflit de priorité, les deux chauffages cohabitent
  • Bonne tenue à bas régime quand le poêle prend le relais
Ce qui coince
  • Sonde d'ambiance à bien positionner, sinon la PAC coupe à tort
  • Aucun réglage automatique de la courbe selon la présence du poêle, tout est manuel
Grande longère rénovée, 180 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2022

Le calcul de rentabilité tient encore, mais à condition de viser le W35

J'ai refait le calcul cette année avec le nouveau prix du kWh, et l'écart s'est resserré. Avec un SCOP de 4,85 sur plancher chauffant, on reste largement gagnant face au gaz, même après la hausse. Si j'avais écouté le premier devis qui proposait des radiateurs haute température, on serait à 3,85 de SCOP, et là la marge fond vite. La leçon, c'est que la rentabilité d'une machine comme celle-là se joue d'abord sur l'émetteur, pas sur le prix d'achat.

Le point que je n'avais pas anticipé, c'est la veille. 41 W en permanence, sur une année, ça représente une petite centaine de kWh, soit quelques dizaines d'euros. Ce n'est pas dramatique, mais ça se voit sur un relevé Linky quand on cherche où part la conso d'été. Pour le reste, le calcul tient : la longère est passée de 2 800 litres de fioul à une facture électrique qui reste sous les 1 200 euros par an, chauffage et eau chaude compris.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,85 en plancher chauffant, très favorable sur la durée
  • Rentabilité confirmée même avec un kWh plus cher
  • Bon compromis puissance/consommation pour une grande surface
Ce qui coince
  • Si on reste en haute température, le SCOP tombe à 3,85 et l'avantage se réduit
  • 41 W de veille, une consommation de fond qui se cumule
Maison mitoyenne de 1985, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2024

58 dB(A) annoncés, et le voisin qui demande ce que c'est

On ne va pas se mentir : 58 dB(A) de puissance acoustique, ce n'est pas silencieux. La machine est posée contre le mur mitoyen, côté cour, et le voisin l'entend depuis sa chambre fenêtre fermée. Pas de quoi porter plainte au sens de l'arrêté de 2006, mais assez pour créer une gêne la nuit quand elle dégivre à 3 h du matin. J'ai posé des plots antivibratiles et décalé l'unité de 40 cm du mur, ça a bien aidé.

Ce que je reproche, c'est que le niveau sonore soit annoncé sans nuance. En mode normal, ça passe. En relance après une absence, ou pendant un cycle de dégivrage, elle monte clairement. Si c'était à refaire, je l'aurais mise sur le pignon aveugle, loin de toute fenêtre.

Ce qui marche
  • Puissance acoustique connue et documentée, on sait à quoi s'attendre
  • Pas de dépassement des seuils réglementaires si l'implantation est soignée
Ce qui coince
  • 58 dB(A) reste élevé en mitoyenneté, surtout la nuit
  • Dégivrage bruyant, à anticiper dans le choix d'emplacement
Maison de 1998, 140 m², Grand Est, radiateurs fonte existants, posée en 2023

Remplacer une gaz à condensation : le calcul hésite encore

J'avais une chaudière gaz à condensation qui tournait bien, 12 ans, entretien annuel sans surprise. Le devis PAC était difficile à justifier sur le papier, et je l'ai signé surtout pour sortir du gaz et pour le confort d'été annoncé. Avec un SCOP de 3,85 sur mes radiateurs fonte, la PAC tient la maison sans problème : 70 °C de départ maxi, c'est suffisant pour de la fonte correctement dimensionnée.

Ce qui me fait hésiter à recommander la même bascule, c'est le coût réel de la pose : reprise du réseau, ballon tampon, modification du tableau. La chaudière gaz aurait duré dix ans de plus pour bien moins cher. Après, la facture de janvier a baissé d'environ un quart, et je ne dépend plus d'un abonnement gaz. C'est un arbitrage à faire en connaissance de cause, pas un gain évident.

Ce qui marche
  • 70 °C de départ, compatible avec les radiateurs fonte conservés
  • SCOP de 3,85 en haute température, correct pour l'existant
  • Fin de l'abonnement gaz et de la contrainte d'entretien chaudière
Ce qui coince
  • Investissement initial supérieur à la simple poursuite du gaz
  • Aucun gain spectaculaire face à une condensation récente et bien réglée
Corps de ferme réhabilité, 250 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2021

Le SCOP tient ses promesses, à condition de ne pas tricher sur la loi d'eau

Quatre hivers maintenant, et je peux le dire : le SCOP de 4,85 est crédible sur cette machine, mais pas avec les réglages d'usine. La première année, la loi d'eau était calée trop haut, la PAC montait à 45 °C au lieu de 35, et la consommation a été nettement au-dessus de ce que j'attendais. J'ai repris la courbe moi-même, sonde par sonde, et depuis les relevés collent à ce qui est annoncé.

Ce qui m'a marqué, c'est la stabilité en mi-saison. Elle ne fait pas de courts cycles, elle module bas. Le seul moment où elle décroche, c'est quand on la sollicite trop vite après une absence prolongée : là, elle pousse, et le rendement de la journée part en fumée. Il faut lui laisser le temps de remonter en douceur.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,85 confirmé après réglage de la loi d'eau
  • Module bien en mi-saison, pas de courts cycles
  • Efficacité saisonnière de 191 % sur plancher chauffant
Ce qui coince
  • Réglages d'usine trop hauts, il faut reprendre la courbe soi-même
  • Rendement de la journée dégradé après une relance brutale
Pavillon de 1978, 115 m², Bretagne, radiateurs fonte, posée en 2022

La facture de janvier, ce qu'elle dit vraiment

Avant, je chauffais au fioul, environ 1 600 litres par an. Premier hiver avec la Vitocal, facture d'électricité pour le chauffage autour de 980 euros. Deuxième hiver, plus froid, 1 150 euros. Le SCOP de 3,85 annoncé sur haute température n'est pas un chiffre en l'air : mes relevés tombent dedans quand je recoupe consommation et degrés-jours.

Ce qui m'a surpris, c'est la part de l'appoint. Sur cette machine, la bivalence est annoncée à -10 °C, et la limite de fonctionnement aussi. Chez moi, on descend rarement sous -3, donc l'appoint ne s'est déclenché qu'une poignée de nuits. Le reste du temps, c'est la PAC seule. Un voisin avec une machine différente a vu son appoint tourner beaucoup plus souvent, mais je ne connais ni son modèle ni ses réglages, donc je ne compare pas.

Ce qui marche
  • Facture de chauffage divisée par rapport au fioul
  • SCOP de 3,85 cohérent avec les relevés réels
  • Appoint rarement sollicité en climat océanique doux
Ce qui coince
  • 41 W de veille, un petit poste qui s'ajoute à la facture annuelle
  • La limite de fonctionnement à -10 °C impose un appoint au-delà en zone plus froide
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les grandes surfaces à forte déperdition, maisons anciennes, corps de ferme, petits collectifs, où l'on veut garder des radiateurs existants sans renoncer à un bon rendement. Le SCOP de 3,85 en haute température et le départ d'eau à 70 °C en font une candidate sérieuse en rénovation lourde.

À éviter si

On vit en zone très froide prolongée, sous -10 °C, car la machine s'arrête et l'appoint prend tout. On est aussi en mitoyenneté serrée avec une chambre voisine collée à l'unité extérieure, à cause des 58 dB(A) et du bruit de dégivrage.

Questions fréquentes

Faut-il garder ses radiateurs fonte avec cette pompe ?

Oui, c'est même l'un de ses points forts. Avec 70 °C de départ d'eau et un SCOP de 3,85 en haute température, elle alimente des radiateurs fonte correctement dimensionnés sans exiger de passer au plancher chauffant.

La machine chauffe-t-elle encore quand il fait très froid ?

Sa température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, elle s'arrête et c'est l'appoint qui prend le relais. La bivalence est également annoncée à -10 °C, ce qui veut dire que dans un climat plus froid, l'appoint électrique travaille beaucoup.

Le fluide R290 pose-t-il un problème particulier ?

Non, c'est au contraire un fluide d'avenir. Le R290 a un faible potentiel de réchauffement et n'est pas concerné par la sortie de marché qui touche le R410A. Pour la disponibilité des pièces et des recharges à dix ans, c'est plutôt un avantage.

Quelle surface peut chauffer une 25 kW ?

Avec 24,8 kW en W35 et 25,6 kW en W55, elle vise de grandes surfaces, souvent au-delà de 180 m², ou des logements mal isolés. Le bon dimensionnement compte plus que la puissance brute : trop puissante pour la maison, elle enchaîne les cycles courts.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)24,8 kW
SCOP a 35 °C4,85
Efficacite saisonniere W35191 %
Puissance de dimensionnement (W55)25,6 kW
SCOP a 55 °C3,85
Efficacite saisonniere W55151 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-10 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille41 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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