Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : alpha-innotec.ch
SCOP W35
4,77
plancher chauffant
SCOP W55
3,35
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
51 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'alpha innotec L6 Split est une pompe à chaleur air/eau de 5 kW environ, conçue pour la rénovation. Elle est donnée pour un SCOP de 4,77 en plancher chauffant et de 3,35 en radiateurs haute température, avec une température de départ d'eau maximale de 65 °C. L'appoint électrique intégré ne dépasse pas 1,2 kW, ce qui suppose un logement correctement dimensionné. La machine s'arrête à -10 °C extérieurs et sa bivalence W35 est annoncée à -7 °C. Autrement dit, elle vise les climats tempérés à hivers modérés, pas les longues vagues de froid continental.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1985, 110 m², Alsace, radiateurs fonte conservés, posée en 2022
★★★★★
L'hiver humide laisse une flaque devant l'unité extérieure
Chez moi, la PAC dégivre souvent entre décembre et février. À chaque cycle, l'eau ruisselle et gèle au pied de l'unité extérieure. J'ai posé des dalles drainantes et surélevé la machine de dix centimètres, ça limite la casse. Mais l'hiver dernier, la couche de glace a quand même atteint le bas du capot. Rien de bloquant, la machine n'est pas tombée en panne, mais il faut surveiller et casser la glace régulièrement. La puissance acoustique annoncée à 51 dB(A) n'a rien à voir avec le bruit du dégivrage, qui est plus sourd et plus présent. La nuit, on l'entend depuis la chambre du premier.
Ce qui marche
+Dégivrage efficace, la machine repart sans coupure longue
+Niveau sonore contenu en fonctionnement normal
+Température de départ suffisante pour les radiateurs fonte
Ce qui coince
−Flaque et gel au pied de l'unité en hiver humide
−Bruit de dégivrage plus marqué que le bruit annoncé
−Nécessite un aménagement du sol sous l'unité
⌂Pavillon de 1998, 140 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Le calcul de rentabilité a changé avec le prix du kWh
J'avais fait le calcul avant de signer, avec un kWh électrique à un certain prix. Deux ans plus tard, la donne n'est plus la même. Avec un SCOP de 4,77 sur plancher chauffant, je reste largement gagnant par rapport à mon ancien gaz, mais la marge se réduit. Ce qui m'a rassuré, c'est que la consommation en veille est faible, 12 W, ça ne pèse presque rien sur la facture annuelle. Je recalculerai encore dans deux ans si les tarifs bougent. Pour l'instant, je ne regrette pas, mais je ne conseille pas d'acheter uniquement sur la promesse d'économies mirifiques.
Ce qui marche
+SCOP de 4,77 qui tient ses promesses sur plancher chauffant
+Consommation en veille marginale
+Rentabilité encore positive malgré la hausse du kWh
Ce qui coince
−Rentabilité sensible à l'évolution du prix de l'électricité
−Investissement initial long à amortir
−Nécessite un suivi annuel des consommations
⌂Maison de plain-pied de 2005, 95 m², littoral vendéen, radiateurs basse température, posée en 2021
★★★★★
L'air salin attaque l'échangeur plus vite que prévu
À trois kilomètres de la mer, l'unité extérieure a commencé à montrer des traces de corrosion sur les ailettes au bout de deux hivers. Le SAV m'a dit que c'était classique en bord de mer et qu'un traitement annuel était conseillé. Je n'avais pas anticipé ce point. La machine fonctionne toujours, le SCOP de 3,35 en haute température est respecté, mais je crains pour la durée de vie de l'échangeur. Si c'était à refaire, j'aurais choisi un emplacement plus abrité ou un modèle traité anti-corrosion. Ce n'est pas un défaut de la machine, c'est une contrainte du site.
Ce qui marche
+SCOP de 3,35 tenu sur radiateurs basse température
+Appoint électrique de 1,2 kW suffisant pour les pointes
Ce qui coince
−Corrosion accélérée en zone littorale
−Entretien spécifique non mentionné à la pose
−Durée de vie de l'échangeur incertaine
⌂Longère de 1970 rénovée, 180 m², Bretagne intérieure, radiateurs fonte et plancher chauffant partiel, posée en 2020
★★★★★
En maison ancienne mal isolée, la bivalence à -7 °C se sent
La maison n'est pas une passoire, mais elle n'est pas non plus étanche. Quand il fait -5 °C dehors, la PAC tient encore, mais on sent qu'elle approche de sa limite. La bivalence W35 est annoncée à -7 °C, et la température limite de fonctionnement à -10 °C. En dessous de -7 °C, l'appoint électrique de 1,2 kW prend le relais, et là, la facture de janvier s'en ressent. Ce n'est pas dramatique, mais il faut le savoir avant d'acheter. Si j'avais su, j'aurais peut-être renforcé l'isolation des combles avant de poser la PAC. Aujourd'hui, je chauffe moins fort et je vis avec.
Ce qui marche
+Tient la charge jusqu'à -7 °C sans appoint
+SCOP de 3,35 correct malgré le bâti ancien
+Température de départ de 65 °C utile pour les radiateurs fonte
Ce qui coince
−Appoint électrique fréquent sous -7 °C
−Facture hivernale sensiblement plus élevée
−Bâti mal isolé qui pénalise le rendement global
⌂Maison mitoyenne de 2010, 120 m², région lyonnaise, plancher chauffant, posée en 2019
★★★★★
La facture a baissé, mais moins que ce que le commercial annonçait
J'ai remplacé une chaudière gaz condensation par cette PAC. Le commercial m'avait promis une division par trois de ma facture de chauffage. Dans les faits, je suis passé de 1 400 à 700 euros par an, ce qui est déjà bien. Le SCOP de 4,77 sur plancher chauffant est réaliste, mais il ne se traduit pas directement en euros parce que l'électricité coûte plus cher que le gaz. La consommation en veille de 12 W est anecdotique. Ce qui m'agace, c'est le discours commercial, pas la machine. Elle fait le job, sans plus. Je conseille de demander des simulations écrites avant de signer.
Ce qui marche
+Facture de chauffage réduite de moitié
+SCOP de 4,77 conforme aux attentes sur plancher chauffant
+Pas de surconsommation notable en veille
Ce qui coince
−Économies inférieures aux promesses commerciales
−Électricité plus chère que le gaz, ce qui limite le gain
−Nécessite un suivi rigoureux pour vérifier les performances
⌂Appartement en duplex de 85 m², 2001, Toulouse, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
Le pilotage à distance, pratique mais perfectible
L'application constructeur permet de suivre la consommation en temps réel et de régler la loi d'eau, ce que peu de gens font. J'ai passé un week-end à ajuster la courbe, et j'ai gagné en confort sans toucher à la température de consigne. Le SCOP de 3,35 en haute température est respecté. Par contre, l'application plante parfois et met du temps à se reconnecter. La passerelle n'est pas fournie, il a fallu la payer en plus. Ce n'est pas un défaut de la PAC elle-même, mais un point à prévoir dans le budget. Le pilotage à distance reste un vrai plus pour les absences prolongées.
Ce qui marche
+Application complète pour suivre et régler la loi d'eau
+SCOP de 3,35 tenu sur radiateurs acier
+Gain de confort réel après réglage fin
Ce qui coince
−Passerelle payante en supplément
−Application parfois instable
−Réglage initial complexe sans accompagnement
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette PAC convient aux logements tempérés, correctement isolés, équipés de plancher chauffant ou de radiateurs basse température. Elle est particulièrement adaptée aux rénovations où l'on conserve les émetteurs existants, à condition que la température de départ reste sous 55 °C la plupart du temps.
À éviter si
On habite une maison ancienne mal isolée en zone de froid continental, où l'appoint électrique de 1,2 kW risque de tourner souvent sous -5 °C. On est en bord de mer sans possibilité d'abriter l'unité extérieure, car la corrosion saline attaque l'échangeur. On attend des économies spectaculaires sans revoir l'isolation au préalable.
Questions fréquentes
La bivalence à -7 °C signifie-t-elle que la PAC s'arrête à cette température ?
Non. La bivalence est le point où l'appoint électrique prend le relais pour compléter la puissance. La machine continue de fonctionner seule jusqu'à -10 °C, sa température limite. En dessous de -7 °C, l'appoint de 1,2 kW s'active pour maintenir la consigne.
Le R410A est-il un problème pour l'avenir ?
Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Cela ne remet pas en cause le fonctionnement actuel, mais pose la question de la disponibilité des recharges et des pièces à dix ans. Il faut en tenir compte dans le calcul de la valeur résiduelle de la machine.
Quel est le vrai rendement sur radiateurs haute température ?
Le SCOP à 55 °C est de 3,35, ce qui reste correct pour une PAC air/eau en rénovation. Ce chiffre signifie que sur une saison de chauffe, chaque kilowattheure électrique consommé restitue 3,35 kWh de chaleur. C'est moins bien qu'en plancher chauffant, mais c'est cohérent avec des radiateurs fonte ou acier.
La consommation en veille de 12 W est-elle vraiment négligeable ?
Oui, rapportée à une année, elle représente environ 105 kWh, soit l'équivalent de quelques jours de chauffage en mi-saison. Ce n'est pas ce qui pèse sur la facture. Le poste principal reste la consommation liée au chauffage et à l'eau chaude sanitaire.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.
Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec alpha innotec L6 Split. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.