Mitsubishi Heavy Industries FDCW60VNX-A : l'avis complet
★★★◐★3,6/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : img.edilportale.com
SCOP W35
4,7
plancher chauffant
SCOP W55
3,52
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
53 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Mitsubishi Heavy Industries FDCW60VNX-A est une pompe à chaleur air/eau monophasée de milieu de gamme, présentée en deux ensembles selon la déco intérieure choisie : le module HMA60-S et le module HSB60-W. Avec une puissance de dimensionnement de 4,8 kW en W35 et 5,3 kW en W55, elle vise les logements de taille moyenne, entre 80 et 130 m² bien isolés, ou plus petits mais mieux équipés thermiquement. Le SCOP de 4,7 en plancher chauffant la place parmi les machines efficaces sur émetteurs basse température, tandis que le SCOP de 3,52 en radiateurs haute température la rend utilisable en rénovation sans tout casser, à condition d'accepter une facture plus lourde.
Sa température de départ d'eau maximale de 58 °C permet d'alimenter des radiateurs fonte conservés, mais la température limite de fonctionnement de -10 °C et la bivalence à -7 °C en W35 signifient que l'appoint électrique intégré de 1,2 kW prendra le relais dans les zones vraiment froides. La puissance acoustique extérieure de 53 dB(A) reste dans une zone acceptable en mitoyenneté, à condition de soigner l'implantation. Enfin, la présence de fluide R410A interroge sur la disponibilité des pièces et des recharges à long terme, dans un contexte de sortie progressive de ce fluide au titre du règlement F-Gas.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 2008, 105 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
Le rafraîchissement l'été : ce qu'elle fait vraiment
J'ai choisi cette PAC en partie pour la promesse d'un peu de fraîcheur l'été, en mode passif via le plancher chauffant. Dans les faits, ça fonctionne : quand il fait 34 °C dehors pendant plusieurs jours, la maison reste autour de 26 °C au rez-de-chaussée, sans clim séparée. Ce n'est pas un vrai rafraîchissement, on ne descend pas sous 24 °C, mais le confort est bien meilleur que sans rien.
Le point à savoir, c'est que la machine n'est pas dimensionnée pour ça. La puissance annoncée de 4,8 kW en W35, c'est pour le chauffage, pas pour le froid. En pratique, il faut faire tourner la PAC en continu et laisser le plancher faire son inertie. Ma consommation électrique grimpe d'environ 15 à 20 % sur les mois de juillet et août, ce que je trouve acceptable au vu du confort gagné.
À noter que la fonction rafraîchissement n'est pas automatique : il faut la paramétrer sur le module intérieur et penser à basculer la loi d'eau en mode été. Mon installateur ne me l'avait pas expliqué, j'ai trouvé la procédure dans la notice.
Ce qui marche
+Rafraîchissement passif réel via plancher chauffant, sans unité supplémentaire
+Températures intérieures contenues autour de 26 °C lors des canicules
+Consommation estivale modérée au regard du confort obtenu
Ce qui coince
−Pas une climatisation : pas de descente sous 24 °C
−Réglage manuel obligatoire, peu intuitif
−Aucune communication claire de l'installateur sur ce point
⌂Pavillon de 1985 rénové en 2019, 130 m², Haute-Garonne, radiateurs acier basse température, posée en 2023
★★★★★
Ballon tampon : mon installateur m'a dit que ce n'était pas la peine
Quand j'ai demandé s'il fallait un ballon tampon, mon installateur a répondu non, qu'avec un plancher chauffant ou des radiateurs basse température bien dimensionnés, la machine module suffisamment pour s'en passer. J'ai suivi son conseil et je ne le regrette pas. La PAC tourne sur des cycles longs, sans à-coups, et le confort est régulier.
Le volume d'eau de l'installation, autour de 120 litres avec les radiateurs acier, joue le rôle de tampon naturel. Avec une puissance de dimensionnement de 4,8 kW en W35, on est sur une machine modérante, pas un monstre qui va faire du yoyo. Si j'avais eu un petit volume d'eau, genre trois radiateurs seulement, j'aurais sans doute mis un ballon de 50 litres pour lisser.
Au final, je pense que le ballon tampon devient utile quand la machine est surdimensionnée ou quand l'installation a très peu d'inertie. Ici, rien de tout ça. J'ai économisé le coût du ballon et la place dans le garage, et la régulation tient parfaitement.
Ce qui marche
+Fonctionnement stable sans ballon tampon grâce à la modulation
+Volume d'eau des radiateurs suffisant pour lisser les cycles
+Économie de place et de budget sur l'installation
Ce qui coince
−Conseil valable uniquement si l'installation a assez d'inertie
−Aucun garde-fou automatique si le volume d'eau avait été faible
−Peu d'explications écrites laissées par l'installateur
⌂Maison de plain-pied de 1995, 95 m², Vaucluse, radiateurs fonte conservés, posée en 2021
★★★★★
R410A : la question qui fâche à long terme
Sur le papier, la machine remplissait mes critères : SCOP de 3,52 en W55, température de départ de 58 °C, ce qui suffit pour mes radiateurs fonte. Ce qui m'a chiffonné, c'est le fluide. Le R410A est en train de sortir du marché à cause du règlement F-Gas, et je me suis demandé ce que ça impliquerait dans dix ans si j'avais une fuite.
Mon frigoriste m'a rassuré à moitié : le R410A restera disponible pour la maintenance un bon moment, mais à un prix qui va grimper, et les bouteilles seront plus difficiles à trouver. Il m'a aussi dit que la recharge coûterait plus cher qu'avec un fluide plus récent. Je n'ai pas de chiffre précis, personne n'en a vraiment, mais l'idée que le coût d'une réparation puisse exploser m'a fait hésiter.
Aujourd'hui, la machine tourne bien et je n'ai pas eu de fuite. Mais si c'était à refaire, je pense que j'aurais attendu une version au R32 ou au R290, même un peu plus chère. La performance est là, la sérénité un peu moins.
Ce qui marche
+SCOP de 3,52 en W55 correct pour des radiateurs fonte
+Température de départ de 58 °C suffisante pour l'existant
+Fonctionnement sans incident depuis la pose
Ce qui coince
−Fluide R410A en sortie progressive de marché
−Coût de recharge et disponibilité des pièces incertains à horizon 10 ans
−Choix imposé au moment de l'achat, sans alternative sur ce modèle
⌂Longère de 1978, 160 m², Morbihan, radiateurs fonte et plancher chauffant partiel, posée en 2023
★★★★★
Après la cuve de fioul, le silence et la poussière en moins
On a remplacé une chaudière fioul de 25 ans par cette PAC. Le premier changement, c'est le bruit : plus de ronronnement de brûleur, plus d'odeur dans la chaufferie. Le deuxième, c'est la place : la cuve de 3000 litres est partie, on a récupéré un vrai local. Ça n'a l'air de rien, mais ça change la maison.
Côté facture, on est passés d'environ 2800 litres de fioul par an à une consommation électrique qui, sur la première saison, correspond à peu près à 60 % de l'ancien coût. Le SCOP de 3,52 en W55 y est pour quelque chose, mais c'est aussi parce qu'on a remplacé en même temps trois radiateurs fonte par des modèles plus récents dans les pièces les plus froides.
Ce qui m'a surpris, c'est la stabilité de la température. Le fioul envoyait de l'eau très chaude par à-coups, la PAC tient une eau plus tiède en continu. On ne sent plus les écarts. En revanche, quand il a fait -8 °C en janvier, l'appoint électrique de 1,2 kW s'est déclenché plusieurs nuits, et ça s'entend sur la facture.
Ce qui marche
+Disparition du fioul, de la cuve et des odeurs
+Températures plus stables qu'avec la chaudière
+Économie substantielle sur la saison de chauffe
Ce qui coince
−Appoint électrique fréquent sous -7 °C
−Investissement initial lourd, même avec les aides
−Nécessite de revoir certains émetteurs pour profiter du SCOP
⌂Maison mitoyenne de 2012, 88 m², Bas-Rhin, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
53 dB(A) annoncés, une mitoyenneté qui demande de l'attention
Le voisinage, c'est le point sur lequel j'ai le plus bataillé avant de signer. La machine est annoncée à 53 dB(A) de puissance acoustique extérieure, ce qui n'est ni silencieux ni bruyant, mais qui devient un sujet quand l'unité est collée à la limite de propriété. Dans mon cas, elle est à trois mètres de la chambre du voisin, et il a fallu discuter.
On a choisi une implantation en angle, côté rue, avec l'unité sur plots antivibratiles et un petit écran acoustique ajouré côté mitoyen. Résultat : à l'intérieur de chez le voisin, on ne l'entend pas. À l'extérieur, quand elle tourne à pleine puissance par -5 °C, on perçoit un souffle continu, mais rien qui justifie une plainte au titre de l'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage.
Ce qui m'agace un peu, c'est que le mode silence n'est pas activé par défaut. Quand je l'enclenche, la machine devient vraiment discrète, mais l'installateur m'a prévenu que ça peut réduire la puissance disponible et donc favoriser l'appoint. J'ai fait le choix de ne pas l'utiliser en continu, seulement la nuit.
Ce qui marche
+Puissance acoustique de 53 dB(A) gérable avec une bonne implantation
+Mode silence efficace quand il est activé
+Aucune plainte du voisinage après réglages
Ce qui coince
−Mode silence non activé par défaut
−Nécessite parfois un écran acoustique supplémentaire
−Risque de recours à l'appoint si le mode silence est permanent
⌂Maison de 1972, 115 m², Hautes-Pyrénées, radiateurs acier, posée en 2021
★★★★★
Le dégivrage : la flaque qui gèle devant la porte
Personne ne m'avait prévenu. En hiver humide, la machine dégivre régulièrement. C'est normal, ça fait partie du cycle, mais l'eau qui s'écoule gèle au pied de l'unité extérieure. Résultat : une plaque de glace de deux mètres carrés devant l'unité, qui devient franchement dangereuse quand on doit passer par là.
J'ai réglé le problème en surélevant l'unité de 15 centimètres et en posant un bac de récupération avec évacuation vers le gravier. Ça a un coût, environ 250 euros de main-d'œuvre et de matériel, mais ça évite de glisser chaque matin. Ce que je ne comprends pas, c'est que l'installateur n'ait pas anticipé ce point, alors qu'on est dans une zone où l'humidité hivernale est forte.
Sur le reste, la machine fait le job : le SCOP de 3,52 en W55 est cohérent avec ce que je constate sur ma facture, et la température limite de fonctionnement à -10 °C ne m'a posé problème qu'une seule fois, lors d'une vague de froid. Mais cette histoire de flaque, c'est le genre de détail qui pourrit l'expérience alors qu'il se règle en amont.
Ce qui marche
+SCOP de 3,52 en W55 conforme aux attentes
+Fonctionnement continu jusqu'à -10 °C
+Solution technique simple une fois identifiée
Ce qui coince
−Dégivrage non anticipé par l'installateur
−Flaque et verglas au pied de l'unité
−Coût supplémentaire pour surélévation et évacuation
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette PAC convient aux logements de 80 à 130 m² correctement isolés, équipés d'un plancher chauffant ou de radiateurs basse température, et situés dans des régions où les hivers ne descendent pas durablement sous -7 °C. Elle est aussi une option crédible en rénovation avec des radiateurs fonte conservés, à condition d'accepter un SCOP plus modeste et un appoint électrique occasionnel.
À éviter si
Vous habitez une zone de montagne où les températures restent sous -10 °C plusieurs jours par an, car la machine s'arrête et l'appoint de 1,2 kW ne suffira pas à chauffer seul. Vous êtes également mal à l'aise avec l'idée d'un fluide R410A en fin de cycle, dont la recharge et les pièces pourraient devenir coûteuses et difficiles à trouver dans dix ans.
Questions fréquentes
Quelle différence entre les ensembles HMA60-S et HSB60-W ?
Les deux ensembles utilisent la même unité extérieure FDCW60VNX-A. La différence se joue sur le module intérieur : le HMA60-S est un module hydraulique compact, souvent mural, qui intègre le circulateur, le vase d'expansion et l'appoint électrique de 1,2 kW. Le HSB60-W est un module plus grand, généralement présenté comme une unité intérieure au sol, avec une capacité de ballon d'eau chaude sanitaire intégrée ou associée selon la configuration.
Le choix dépend surtout de la place disponible dans votre local technique et de votre besoin en eau chaude sanitaire. Si vous avez déjà un ballon séparé ou si vous produisez l'eau chaude autrement, le HMA60-S suffit. Si vous voulez tout regrouper, le HSB60-W est plus pratique, mais il prend plus de place.
Cette pompe à chaleur peut-elle alimenter des radiateurs fonte existants ?
Oui, à condition de ne pas leur demander de l'eau à 70 °C. La température maximale de départ d'eau est de 58 °C, ce qui couvre le besoin de la plupart des radiateurs fonte correctement dimensionnés, surtout si vous acceptez de les laisser chauffer plus longtemps plutôt que de monter en température. Le SCOP de 3,52 en W55 indique que la machine reste efficace dans cette configuration.
Cela dit, il faut vérifier le volume d'eau de vos radiateurs et leur capacité à émettre suffisamment à 50 ou 55 °C. Dans une maison mal isolée avec de petits radiateurs fonte, la machine devra tourner près de sa limite et l'appoint électrique prendra le relais plus souvent. Un bilan thermique sérieux avant de signer reste indispensable.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La machine s'arrête : sa température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, elle ne peut plus assurer la production de chaleur, et c'est l'appoint électrique intégré de 1,2 kW qui prend le relais, seul ou en complément d'un autre système si vous en avez un. Cela concerne les vagues de froid exceptionnelles, pas les hivers courants dans la plupart des régions françaises.
La température de bivalence en W35 est de -7 °C, ce qui signifie qu'à partir de ce seuil, l'appoint commence à s'enclencher pour compenser la baisse de puissance. Si vous habitez une zone où -7 °C est fréquent en janvier, prévoyez une solution d'appoint complémentaire, comme un poêle à bois ou un radiateur électrique d'appoint dans les pièces principales. Sinon, l'appoint intégré peut suffire, mais il consomme.
La consommation en veille de 12 W est-elle un problème ?
Douze watts en veille, c'est environ 105 kWh par an si la machine reste sous tension en permanence. C'est marginal sur une facture de chauffage, mais ce n'est pas rien : cela représente quelques dizaines d'euros annuels selon votre tarif. La plupart des utilisateurs ne coupent pas l'alimentation, ne serait-ce que pour conserver les réglages et la programmation.
Si vous avez une résidence secondaire ou si la machine chauffe peu, vous pouvez envisager de couper l'alimentation hors saison de chauffe. Mais attention : le cycle anti-légionelle et la protection hors gel du circuit ont besoin d'être alimentés. Couper complètement peut faire perdre la programmation et exposer le circuit au gel si vous n'avez pas vidangé. À faire seulement si vous savez ce que vous faites.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
4,8 kW
SCOP a 35 °C
4,7
Efficacite saisonniere W35
188 %
Puissance de dimensionnement (W55)
5,3 kW
SCOP a 55 °C
3,52
Efficacite saisonniere W55
138 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
53 dB(A)
Consommation en veille
12 W
Fluide frigorigene
R410A
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
FDCW60VNX-A + HMA60-S, FDCW60VNX-A + HSB60-W
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.