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Ariston · NIMBUS/ARIANEXT/AEROTOP/ENERGION 80 S - COMPACT

Ariston ARIANEXT COMPACT 80 S LINK R32 : l'avis complet

3,9/5sur 6 profils d'installation
Ariston ARIANEXT COMPACT 80 S LINK R32
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : druise.fr
SCOP W35
4,95
plancher chauffant
SCOP W55
3,58
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Arianext Compact 80 S Link R32 est une pompe à chaleur air/eau monobloc compacte annoncée pour 8,37 kW à 35 °C et 7,62 kW à 55 °C. Le SCOP grimpe à 4,95 sur plancher chauffant et reste à 3,58 sur radiateurs haute température, ce qui la place parmi les machines confortables en rénovation. Elle descend jusqu'à -20 °C de température limite et gère nativement une eau à 60 °C, appoint électrique de 2,72 kW en renfort.

Son terrain naturel, c'est le remplacement d'une chaudière fioul ou gaz dans un logement de 100 à 180 m² correctement isolé. Sur plancher chauffant ou radiateurs basse température, elle tourne dans sa zone idéale. Sur des radiateurs fonte exploités à haute température, le rendement baisse mais reste tenable, ce que les retours ci-dessous illustrent avec des fortunes diverses.

Le R32 la protège de l'obsolescence réglementaire à moyen terme. Sa puissance acoustique de 56 dB(A) demande un minimum de jugeote à l'implantation en mitoyenneté.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1978, 145 m², Normandie, radiateurs fonte, posée en 2023

La cuve fioul débranchée, et les radiateurs qu'on a gardés

Le calcul a été simple : 3 000 litres de fioul par an, une cuve de 1980 à faire mettre aux normes, et une chaudière qui commençait à sentir le soufre. On a pris cette machine en gardant tous les radiateurs fonte. Le premier hiver, l'eau partait à 55 °C et le SCOP annoncé de 3,58 était crédible, on tournait autour de 3,4 mesuré sur le compteur dédié. Les pièces de vie montent vite en température, ça c'est un vrai confort par rapport au fioul.

Ce qui a changé au quotidien, c'est l'absence de bruit de brûleur et la disparition des livraisons. La facture d'électricité a pris 1 800 euros sur l'année, contre 2 400 de fioul l'année précédente à prix équivalent. Pas de quoi sauter au plafond, mais la tendance est bonne.

Le seul point qui a gratté, c'est le ballon d'eau chaude qu'on a dû remplacer dans la foulée, l'ancien étant couplé à la chaudière.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,58 en W55 tenu en conditions réelles, à 3,4 mesuré
  • Conservation des radiateurs fonte sans travaux, eau à 60 °C possible
  • Confort de montée en température comparable à l'ancienne chaudière
Ce qui coince
  • Rentabilité lente, aucune économie spectaculaire la première année
  • Ballon ECS à remplacer en plus, coût non anticipé
Maison de 2005, 118 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2024

La loi d'eau d'usine qui fait surconsommer, et ce qu'on a corrigé

Installateur sérieux, pose propre, mise en service rapide. Sauf qu'à la première facture de janvier, on a vu passer 480 euros pour 118 m² alors que la maison est correctement isolée. J'ai lu que la loi d'eau par défaut était calée large, et c'était exact : la machine visait 40 °C de départ au lieu de 32 °C pour la température extérieure du moment. Le SCOP de 4,95 en W35 n'est atteignable que si l'eau reste basse, sinon on mange tout l'avantage.

J'ai baissé la pente de 0,8 à 0,55 et décalé la consigne de 3 °C. Résultat : 310 euros sur le mois suivant, même température intérieure. Personne ne m'avait expliqué ce réglage à la mise en service, c'est la vraie lacune de la filière.

Depuis, je touche plus à rien, et la machine module tranquillement à 30-35 °C de départ la plupart du temps.

Ce qui marche
  • SCOP 4,95 en W35 largement atteignable avec une loi d'eau bien réglée
  • Modulation très régulière sans cyclage une fois la pente ajustée
  • Économie de facture de l'ordre de 35% après réglage
Ce qui coince
  • Réglage d'usine trop généreux, à corriger impérativement soi-même ou par l'installateur
  • Aucun réglage n'a été expliqué à la mise en service
Longère de 1985, 175 m², Bretagne, radiateurs acier basse température, posée en 2023

MaPrimeRénov, neuf mois entre le dossier et le versement

Le dossier MaPrimeRénov a été monté par l'installateur, avec un audit énergétique préalable obligatoire. Pièces demandées : devis signé, RGE valide, attestation de fin de travaux, photos des radiateurs avant et après, facture détaillée. Rien de sorcier, mais la moindre virgule qui ne colle pas entre le devis et la facture fait repartir le dossier à zéro.

Déposé en mars, accepté en juin, versé en décembre. Sur les 12 400 euros de prime annoncés, on a touché 11 700, une petite ligne correspondant à un poste qui n'était pas dans la liste des équipements éligibles, l'installateur l'avait inclus par erreur.

Les CEE ont suivi sous quatre mois, via un obligé différent. Le cumul reste confortable, mais il faut avancer la trésorerie et être patient.

Ce qui marche
  • Cumul MaPrimeRénov et CEE significatif sur une rénovation globale
  • Dossier monté par l'installateur, aucune démarche administrative personnelle
Ce qui coince
  • Neuf mois entre dépôt et versement effectif
  • Écart de 700 euros entre le montant annoncé et le versé, sans recours simple
Pavillon de 1992, 132 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2022

Le Linky qui disjonctait au démarrage de l'appoint

Abonnement 9 kVA au départ, ce qui semblait large pour une maison sans gros consommateurs électriques. Sauf que l'appoint électrique intégré fait 2,72 kW, et qu'il démarre en même temps que le compresseur, plus la cuisine en simultané, et le Linky a sauté trois fois en janvier. Il a fallu passer à 12 kVA, soit 4 euros de plus par mois sur l'abonnement.

Le vrai souci, c'est que personne ne m'avait prévenu au devis. La puissance de dimensionnement de la machine à 35 °C est de 8,37 kW, très proche de la limite de l'abonnement une fois l'appoint sollicité, et il aurait suffi de poser la question à ce moment-là.

Depuis le passage à 12 kVA, plus aucun problème, et l'appoint ne se déclenche plus que par grands froids sous -7 °C, ce qui est le seuil de bivalence annoncé.

Ce qui marche
  • Température de bivalence W35 de -7 °C, appoint rare en pratique
  • Machine compacte, raccordement monophasé et discret dans le garage
Ce qui coince
  • Abonnement à relever de 9 à 12 kVA, coût non anticipé
  • Appoint de 2,72 kW qui sollicite la pointe électrique lors des démarrages simultanés
Maison de 2015, 105 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, plancher chauffant, posée en 2023

Ce que le DPE a gagné à la revente, sans illusion

Mise en vente en 2024, le DPE affichait une étiquette B alors qu'on était en D avec la chaudière gaz condensation précédente. L'acheteur a fait jouer ça à la marge, environ 5 000 euros sur le prix, mais ce n'était pas l'argument principal, la maison se vendait bien toute seule.

Ce qui a compté plus concret, c'est le R32. Le diagnostiqueur a mentionné le fluide et l'absence de contrainte F-Gas à moyen terme, alors que des machines en R410A installées la même année commencent à poser question chez les acheteurs un peu informés. C'est un détail qui pèse, mais marginalement.

Au final, la PAC a joué son rôle : pas de blocage à la vente, un dossier propre, aucun acquéreur qui tique sur l'installation.

Ce qui marche
  • DPE amélioré d'une classe, argument modeste mais réel à la vente
  • R32 valorisé par le diagnostiqueur, pas de sujet F-Gas
Ce qui coince
  • Gain à la revente difficile à chiffrer précisément
  • Aucune subvention à la revente, l'investissement reste à la charge du vendeur
Villa de 1998, 190 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte + plancher chauffant partiel, posée en 2023

Garantie constructeur, la lecture des petites lignes avant la panne

Machine posée en mars 2023, extension de garantie prise à 5 ans au moment de la signature, 340 euros. Sage décision, parce qu'en janvier 2025 le circulateur a lâché. Prise en charge totale, pièce et main-d'œuvre, aucune discussion.

Par contre, ce qui m'a marqué, c'est le délai : douze jours entre le signalement et le remplacement effectif, parce que la pièce venait d'Italie et que le frigoriste n'était pas dispo immédiatement. Douze jours sans chauffage en janvier dans le Nord, on a sorti les radiateurs électriques d'appoint, et l'appoint intégré de 2,72 kW n'aurait pas suffi seul.

Ce que je referais : appeler le numéro d'assistance dès le premier défaut affiché, et demander au SAV une estimation de délai avant de valider l'intervention. Ça m'aurait évité de découvrir l'absence de solution de repli.

Ce qui marche
  • Extension de garantie à 5 ans rentabilisée dès la première panne
  • Prise en charge intégrale, sans litige sur la qualification de la panne
Ce qui coince
  • Délai de pièce de douze jours, insuffisant en pleine saison de chauffe
  • Pas de solution de repli prévue par le SAV en cas d'attente prolongée
Le verdict

Pour quel logement ?

Ceux qui remplacent une chaudière fioul ou gaz dans un logement entre 100 et 180 m², avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, et qui veulent une machine compacte qui tient sa puissance jusqu'à -20 °C. Le SCOP de 4,95 en W35 fait vraiment la différence sur plancher chauffant.

À éviter si

Vous devez alimenter un réseau de radiateurs fonte exploités en permanence à plus de 55 °C, ou si vous n'avez pas la trésorerie pour avancer la prime avant versement. En dessous de 56 dB(A) reste correct, mais un mur mitoyen à moins de deux mètres de l'unité extérieure demande une étude d'implantation sérieuse.

Questions fréquentes

Quel abonnement électrique faut-il prévoir pour cette machine ?

La puissance de dimensionnement de 8,37 kW en W35 est proche de la limite d'un abonnement 9 kVA, surtout quand l'appoint électrique de 2,72 kW démarre en même temps que le compresseur. Un abonnement 12 kVA est plus confortable dans la majorité des cas.

Le sujet n'est pas la puissance moyenne appelée, mais la pointe au démarrage par grand froid, quand les deux étages s'enclenchent simultanément et que la cuisine tourne.

La machine tient-elle le coup par grand froid ?

La température limite de fonctionnement annoncée est de -20 °C, largement suffisant pour la métropole hors zones de montagne extrêmes. La température de bivalence en W35 est de -7 °C : en dessous de ce seuil, l'appoint électrique intégré prend le relais pour compenser la perte de puissance.

En pratique, l'appoint se déclenche peu dans les régions tempérées, et reste sollicité lors des vagues de froid continentales. C'est le compromis habituel sur ce type de machine.

Le R32 est-il un vrai argument à l'achat ?

Oui, sur le moyen terme. Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui posera la question de la disponibilité des pièces et des recharges dans dix ou quinze ans. Le R32 évite ce sujet pour la durée de vie de la machine.

L'argument porte surtout à la revente du logement et pour les acheteurs informés, mais il ne change rien au rendement ni au confort au quotidien.

Faut-il ajouter un ballon tampon ?

Sur plancher chauffant, le volume d'eau suffit en général et un ballon tampon n'apporte rien de plus qu'un coût et un encombrement. Sur un réseau de radiateurs court, avec peu de volume d'eau, la machine module moins bien et quelques dizaines de litres tampon peuvent éviter des cycles courts.

La décision se prend au cas par cas selon le volume du circuit existant. L'installateur doit poser le calcul par écrit dans le devis.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)8,37 kW
SCOP a 35 °C4,95
Efficacite saisonniere W35195 %
Puissance de dimensionnement (W55)7,62 kW
SCOP a 55 °C3,58
Efficacite saisonniere W55140 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesAEROTOP SPLIT 08.2 M-C2R, AEROTOP SPLIT 08.2 M-CR 1Z, AEROTOP SPLIT 08.2 M-CR 2Z, AEROTOP SPLIT 08.2 M-CRX 1Z, AEROTOP SPLIT 08.2 M-CRX 2Z, ARIANEXT COMPACT 80 S 2Z LINK R32, ARIANEXT COMPACT 80 S LINK R32, ARIANEXT COMPACT 80 S-T 2Z LINK R32, ARIANEXT COMPACT 80 S-T LINK R32, NIMBUS COMPACT 80 S 2Z NET R32, NIMBUS COMPACT 80 S NET R32, NIMBUS COMPACT 80 S-T 2Z NET R32, NIMBUS COMPACT 80 S-T NET R32

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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