Atlantic Alféa Excellia HP A.I. 16 : l'avis complet
★★★◐★3,6/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
4,15
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
67 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Alféa Excellia HP A.I. 16 est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, pensée pour les logements qui ont besoin de beaucoup de chaleur et d'eau assez chaude. Sa puissance de dimensionnement atteint 16,1 kW sur plancher chauffant, et elle sait encore sortir 60 °C au départ d'eau, ce qui la rend compatible avec des radiateurs existants sans tout casser.
La contrepartie est classique sur ce segment : la consommation en veille affichée est de 23 W, soit environ 200 kWh par an rien qu'à rester branchée, et le fluide utilisé est le R410A, en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Pour le reste, la machine affiche un SCOP de 4,15 sur plancher chauffant et de 3,2 sur radiateurs haute température.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de plain-pied des années 1980, 165 m², littoral atlantique (Charente-Maritime), radiateurs acier, posée en 2024
★★★◐★
Trois hivers face aux embruns, ce qu'il faut surveiller
À 900 mètres de la côte, l'air est salé une bonne partie de l'année. J'ai demandé un traitement anticorrosion sur l'échangeur extérieur, et je rince les ailettes au jet doux deux fois par an, au printemps et à l'automne. Sans ça, les dépôts blancs s'installent vite et on les voit à l'œil nu sur les premières rangées.
La machine chauffe correctement la maison, même si elle passe beaucoup de temps à moduler bas. Le point qui m'a surpris, c'est la consommation en veille : 23 W, soit environ 200 kWh sur l'année si on ne coupe jamais. J'ai fini par installer un interrupteur sur le circuit, coupé d'avril à octobre. Sur la durée, c'est plus qu'un détail quand on habite en bord de mer et qu'on laisse tourner en demi-saison.
Ce qui marche
+Chauffe sans problème une maison de 165 m² même par temps humide
+Sortie d'eau à 60 °C, compatible avec des radiateurs acier existants
+Modulation fine en demi-saison, pas de marche/arrêt brutal
Ce qui coince
−23 W de veille, soit près de 200 kWh/an si rien n'est coupé
−Échangeur extérieur à surveiller de près en bord de mer, rinçage indispensable
−Fluide R410A, recharges et pièces à interroger à dix ans
⌂Pavillon de 1995, 125 m², Haute-Savoie (bassin annécien), radiateurs fonte + plancher chauffant à l'étage, posée en 2023
★★★◐★
J'ai refait le calcul avec le prix du kWh d'aujourd'hui
Quand j'ai signé, le kWh électrique était à un niveau, et l'hiver suivant il avait pris. J'ai ressorti mon tableur et refait le calcul, parce que la rentabilité annoncée par le commercial ne tenait plus tout à fait. Ma consommation de chauffage tourne autour de 5 500 kWh par an, ce qui reste bien en dessous de ce que me coûtait le gaz, mais l'écart se resserre quand le kWh monte.
Le SCOP de 3,2 sur radiateurs haute température est une valeur de référence utile, pas une promesse. Chez moi, la réalité est proche, avec des pointes moins bonnes en janvier. Si le kWh électrique continue de grimper et que le gaz reste stable, le calcul bascule à l'horizon d'une quinzaine d'années. Rien d'alarmant, mais je ne conseille plus d'acheter cette machine en se disant que c'est gagné d'avance.
Ce qui marche
+SCOP de 3,2 sur radiateurs haute température, tenu en pratique
+Consommation annuelle de chauffage nettement inférieure à l'ancien gaz
+Grosse puissance disponible, la maison monte vite en température
Ce qui coince
−Rentabilité dépendante du prix du kWh, à recalculer chaque année
−Écart avec le gaz se resserre si le kWh électrique continue de monter
−Investissement de départ lourd pour une bascule à quinze ans
⌂Longère rénovée de 1900, 190 m², Morbihan, radiateurs fonte d'origine, posée en 2022
★★★★★
Après la cuve de fioul, la maison n'a plus la même odeur
J'ai vécu vingt ans avec une cuve de 2 000 litres, la livraison en plein hiver, la chaudière qui s'encrasse. Le changement, c'est d'abord ça : plus de camion dans l'allée, plus de chaufferie qui empeste, plus de relève de compteur de cuve. La maison a gagné une pièce, l'ancienne chaufferie est devenue un cellier.
Côté chauffe, les radiateurs fonte d'origine n'ont pas bougé et ils chauffent correctement, la machine sort jusqu'à 60 °C au départ d'eau. C'est plus lent à monter qu'avec le fioul, il faut accepter deux heures de décalage. Le vrai apprentissage, c'est de ne plus couper le chauffage la nuit : la machine travaille en continu à basse température, et c'est là qu'elle est efficace.
Ce qui marche
+Radiateurs fonte conservés, aucun travaux sur les émetteurs
+Disparition de la cuve, de la chaufferie et des livraisons
+60 °C au départ d'eau, l'installation d'origine suit sans modification
Ce qui coince
−Montée en température plus lente qu'avec une chaudière fioul
−Il faut renoncer à couper le chauffage la nuit
−Puissance de 13,6 kW sur radiateurs, à vérifier selon l'isolation réelle
⌂Maison individuelle de 2008, 145 m², Alsace (Bas-Rhin), plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2023
★★★★★
La facture d'une saison, ligne par ligne
Première saison complète : 4 800 kWh pour le chauffage et l'eau chaude, pour une maison de 145 m² correctement isolée en plancher chauffant. Sur le papier, le SCOP de 4,15 tient à peu près, même si je n'ai pas les mêmes températures qu'à Nantes. Janvier et février concentrent à eux seuls près de la moitié de la consommation annuelle.
Ce qui pèse aussi, c'est la veille : 23 W en permanence, soit environ 200 kWh sur l'année. J'ai coupé l'alimentation hors saison de chauffe. Et l'appoint électrique de 3 kW intégré s'est déclenché quelques fois lors de la vague de froid, sans que je le remarque tout de suite sur la facture. Depuis, je surveille la courbe de consommation hebdomadaire, ça m'évite les mauvaises surprises en mars.
Ce qui marche
+SCOP de 4,15 sur plancher chauffant, cohérent avec la consommation constatée
+Consommation annuelle maîtrisée pour 145 m² en climat continental
+Appoint électrique intégré de 3 kW, utile en secours sans installation séparée
Ce qui coince
−23 W de veille, environ 200 kWh/an à neutraliser par un interrupteur
−Janvier-février concentrent la moitié de la consommation
−L'appoint de 3 kW peut se déclencher en vague de froide sans être vu immédiatement
⌂Maison de ville mitoyenne de 1930, 110 m², région toulousaine, radiateurs fonte, posée en 2024
★★★★★
Le contrat d'entretien, je le paie et je le trouve cher
L'entretien annuel est obligatoire, ça je le savais. Ce que je n'avais pas anticipé, c'est le prix : entre 180 et 240 € selon les prestataires, pour une visite d'une heure qui se résume à vérifier les pressions, souffler l'échangeur et regarder le filtre. Je trouve le rapport qualité-prix discutable, mais je continue parce que la garantie constructeur est conditionnée à cet entretien.
Sur le reste, la machine fait le travail. Mais la veille à 23 W me poursuit : sur une année pleine, c'est l'équivalent de plusieurs mois d'entretien en électricité, juste pour qu'elle reste connectée. J'ai fini par tout couper entre deux saisons de chauffe.
Ce qui marche
+Entretien simple, une heure suffit, pas de pièce consommable majeure
+Radiateurs fonte d'origine conservés sans travaux
+Filtre et échangeur accessibles, pas de démontage lourd
Ce qui coince
−Contrat entre 180 et 240 € par an, jugé cher au regard du contenu
−Garantie conditionnée à l'entretien, difficile de s'en passer
−23 W de veille en continu, à couper hors saison
⌂Villa de 2017, 210 m², Provence (Vaucluse), plancher chauffant et rafraîchissant, posée en 2023
★★★★★
Le plancher chauffant, oui, mais pas pour les mêmes raisons
La villa avait déjà un plancher chauffant quand j'ai acheté. Je n'ai donc pas eu à financer les travaux, qui auraient été de l'ordre de 8 000 à 12 000 € sur cette surface. C'est la première chose à regarder : si on part de radiateurs, le plancher chauffant change complètement le budget, et le rendement de la machine aussi, on passe du SCOP 3,2 au SCOP 4,15.
Sur 210 m², la puissance de 16,1 kW est bien dimensionnée, la machine module sans forcer. Par contre, ne comptez pas sur elle pour rafraîchir l'été : le circuit n'est pas prévu pour ça et l'eau reste trop froide pour condenser utilement. Le plancher rafraîchissant, c'est un autre métier, un autre produit.
Ce qui marche
+SCOP de 4,15 pleinement exploité grâce au plancher chauffant existant
+Puissance de 16,1 kW bien calibrée pour 210 m²
+Fonctionnement en basse température régulier sur une grande surface
Ce qui coince
−Si le plancher est à créer, 8 000 à 12 000 € de travaux à prévoir
−Aucun rafraîchissement estival possible avec ce circuit
−Bascule vers le plancher chauffant nécessaire pour tirer le vrai rendement
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements de 150 à 220 m² à rénover ou récents, avec radiateurs existants qu'on ne veut pas changer, dans des régions où le froid reste modéré. La machine sort jusqu'à 60 °C au départ d'eau et couvre largement les besoins d'une grande maison correctement isolée.
À éviter si
On cherche une machine silencieuse en mitoyenneté, le niveau acoustique extérieur de 67 dB(A) impose des précautions d'implantation. On évite aussi si l'on refuse un fluide R410A en sortie de marché, avec la question des pièces et recharges qui se posera à dix ans.
Questions fréquentes
Cette machine est-elle bruyante pour le voisinage ?
La puissance acoustique extérieure est de 67 dB(A). C'est élevé, et cela place l'implantation au premier rang des sujets à traiter avant la pose.
Il faut éviter le mur mitoyen, prévoir des plots antivibratiles, et orienter l'unité vers un espace dégagé. En lotissement serré, une distance suffisante avec la limite de propriété est indispensable.
Le R410A est-il un problème ?
Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Cela ne remet pas en cause le fonctionnement actuel, mais pose la question de la disponibilité des pièces et du coût des recharges à dix ans.
Si vous envisagez de garder la machine quinze ans, c'est un point à intégrer au calcul. À l'inverse, si vous revendez dans cinq ans, l'impact est limité.
La consommation en veille est-elle vraiment significative ?
23 W en continu, soit environ 200 kWh sur une année complète si la machine reste alimentée. Ce n'est pas neutre sur une facture.
L'usage courant consiste à couper l'alimentation hors saison de chauffe, par un interrupteur dédié. Cela annule la dépense sans affecter le fonctionnement.
Peut-on garder ses radiateurs existants ?
Oui, tant qu'ils supportent la température et le débit de la machine. Le SCOP de 3,2 sur radiateurs haute température reste très correct, et la sortie d'eau à 60 °C permet d'alimenter la plupart des installations en fonte ou en acier.
Le rendement réel est plus bas qu'avec un plancher chauffant, où le SCOP atteint 4,15. La facture s'en ressent, mais l'économie de travaux est réelle.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
16,1 kW
SCOP a 35 °C
4,15
Efficacite saisonniere W35
163 %
Puissance de dimensionnement (W55)
13,6 kW
SCOP a 55 °C
3,2
Efficacite saisonniere W55
125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
67 dB(A)
Consommation en veille
23 W
Fluide frigorigene
R410A
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
Alféa Excellia HP A.I. 16, Alféa Excellia HP Duo A.I. 16
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.