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Daikin

Daikin ALTHERMA HT SPLIT 16kW : l'avis complet

3,4/5sur 6 profils d'installation
Daikin ALTHERMA HT SPLIT 16kW
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : daikin.fr
SCOP W35
2,88
plancher chauffant
SCOP W55
3
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
71 dB
puissance acoustique
Bivalence
-5 °C
appoint au-delà

La Daikin Altherma HT Split 16 kW est une machine à eau chaude sanitaire et chauffage qui vise un point précis : fournir de l'eau à haute température sans faire tomber le rendement saisonnier. Sur le papier, elle affiche un SCOP de 3,0 à 55 °C, ce qui la place parmi les PAC air/eau capables d'alimenter des radiateurs existants sans tout casser. C'est une puissance de 16 kW en dimensionnement, taillée pour des maisons de 150 à 250 m², pas pour un petit pavillon de 90 m².

Pour qui ? Des propriétaires qui gardent leurs radiateurs fonte ou acier, souvent après une chaudière fioul ou gaz, dans des logements où passer au plancher chauffant coûterait trop cher en travaux. La limite basse de fonctionnement à -10 °C et une bivalence à -5 °C à 35 °C disent clairement que la machine n'est pas faite pour la montagne ou les hivers continentaux très froids. Le fluide R410A, en sortie de marché F-Gas, est un point à garder en tête si vous achetez pour quinze ans.

Bruit de l'unité extérieure71 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1982, 165 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2023

Trois devis, deux écartés pour la même raison, personne n'avait mesuré la maison

Le premier installateur RGE est venu, a regardé la chaudière fioul, et m'a sorti un devis en dix minutes sans jamais monter à l'étage. Le deuxième a fait un vrai relevé des émetteurs, a compté les mètres linéaires de radiateurs, et a proposé cette Altherma HT 16 kW. Le troisième voulait absolument me vendre un plancher chauffant, avec un chiffrage de travaux qui doublait la facture.

J'ai écarté les deux premiers pour des raisons différentes : le premier parce qu'il ne connaissait pas la maison qu'il allait chauffer, le troisième parce que son devis ne parlait que d'un système, jamais de mon confort réel. Ce qui m'a décidé chez le deuxième, c'est qu'il a accepté de me montrer le calcul de déperdition, ligne par ligne, et qu'il a reconnu que la bivalence à -5 °C signifiait que l'hiver serait parfois dur.

Le recul aidant, je referais le même choix, mais je demanderais à voir les relevés de déperdition avant de discuter du modèle. Deux installateurs sur trois ne les avaient pas.

Ce qui marche
  • Déperdition calculée avant le choix du modèle
  • Installateur qui assume les limites de la machine
Ce qui coince
  • Deux devis sur trois sans relevé sérieux
  • Un installateur qui pousse au plancher chauffant sans analyse
Longère rénovée de 1991, 140 m², Bretagne, radiateurs fonte, posée en 2022

Partir trois jours en janvier coûte cher au retour

On s'absente régulièrement le week-end prolongé, et c'est là que la machine montre son vrai visage. Quand on rentre après trois jours à 15 °C intérieur, il faut bien quatre à cinq heures pour remonter à 20 °C dans le salon, et pendant ce temps l'appoint électrique de 3,1 kW se déclenche sans arrêt. La consommation du lundi soir est systématiquement le double d'une journée normale.

On a fini par ne plus baisser sous 17 °C quand on part, et à laisser la loi d'eau se débrouiller. C'est moins économe sur le papier, mais au retour on ne passe plus la soirée à surveiller le compteur. Le vrai problème, ce n'est pas la relance en soi, c'est que la maison n'a pas d'inertie : murs en pierre peu isolés, pas de dalle lourde, aucun stockage. La machine fait ce qu'elle peut avec un bâti qui ne garde rien.

Ce qui marche
  • Chauffage homogène en régime stable
  • Remontée en température correcte si on ne descend pas trop bas
Ce qui coince
  • Appoint électrique très sollicité en relance
  • Consommation en pointe après absence prolongée
Pavillon de 2005, 180 m², Occitanie, plancher chauffant existant, posée en 2024

L'étiquette DPE a changé, l'acheteur n'a même pas posé la question sur la machine

On a vendu au printemps dernier, et honnêtement, le passage au DPE a joué plus que je ne pensais. La maison était classée E avec la chaudière gaz condensation, elle est remontée en D après la pose de la PAC. Ce n'est pas spectaculaire, mais dans notre secteur, la différence entre E et D fait basculer un acheteur qui hésitait.

Ce que j'ai remarqué, c'est que l'acquéreur n'a pas demandé quel modèle était installé, ni quel SCOP. Il a vu la lettre D et les factures de gaz des deux hivers précédents, et ça lui a suffi. La machine a 16 kW de dimensionnement, elle tourne sur un plancher chauffant existant, et c'est cette association qui a donné les meilleurs chiffres de consommation. Si j'avais eu des radiateurs, le DPE aurait probablement moins bougé.

Ce qui marche
  • Gain de classe DPE significatif avec plancher chauffant
  • Argument de vente concret lors de la mise en marché
Ce qui coince
  • Aucune question de l'acheteur sur le modèle précis
  • Gain DPE moins net si émetteurs haute température
Maison de plain-pied de 1978, 110 m², Bretagne littorale, radiateurs fonte, posée en 2021

Trois hivers en bord de mer, et l'échangeur extérieur prend cher

On est à 900 mètres de la côte, et je ne pensais pas que le sel jouerait autant. Après deux hivers, les ailettes de l'unité extérieure avaient une couche grise que je prenais pour de la poussière. C'était de la corrosion saline. Un frigoriste me l'a fait remarquer lors d'un entretien, il m'a dit que c'était classique dans le coin et qu'il fallait rincer à l'eau claire deux fois par an, sans nettoyeur haute pression.

Depuis, je rince au printemps et à l'automne, et j'ai fait traiter les fixations. La machine n'a que trois ans, donc je ne peux pas encore dire si ça a vraiment prolongé sa durée de vie. Mais l'entretien n'est plus une option dans ce contexte. Un voisin qui a installé la même année n'a rien fait, son unité est déjà bien attaquée. La garantie constructeur, elle, ne couvre pas la corrosion liée à l'environnement.

Ce qui marche
  • Bonne tenue thermique malgré l'air salin
  • Machine adaptée aux hivers doux bretons
Ce qui coince
  • Corrosion saline rapide sans entretien régulier
  • Garantie qui ne couvre pas l'environnement marin
Maison de ville de 1930, 95 m², Grand Est, radiateurs fonte, posée en 2023

J'ai passé un hiver à régler la loi d'eau, et tout a changé

La première saison, j'ai laissé les réglages d'usine et je trouvais la facture salée. La température de départ était trop haute pour rien, la machine montait à 55 °C alors que mes radiateurs fonte étaient largement assez chauds à 48 °C. J'ai lu les forums, j'ai baissé la pente de la loi d'eau par petits pas, un demi-degré par semaine.

Résultat : moins de cycles courts, un fonctionnement plus continu, et une consommation qui a baissé sans que le confort change. Le piège, c'est que personne ne touche jamais ce paramètre. L'installateur l'avait réglé large pour éviter les appels au SAV, et ça se paie sur la facture. Aujourd'hui je le dis à tous ceux qui posent une PAC : passez une saison à affiner la loi d'eau, c'est le meilleur retour sur investissement, et ça ne coûte rien.

Ce qui marche
  • Réglage loi d'eau qui réduit la consommation sans perte de confort
  • Moins de cycles courts grâce à une température de départ ajustée
Ce qui coince
  • Réglage d'usine trop haut
  • Aucun accompagnement de l'installateur sur ce paramètre
Maison de 1996, 220 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs acier, posée en 2022

On avait une chaudière gaz condensation, on a calculé avant de basculer

On hésitait entre garder la chaudière gaz et passer à une PAC. La chaudière avait huit ans, elle marchait bien, et le calcul de rentabilité n'était pas évident. Ce qui a tranché, c'est le prix du gaz qui a grimpé et la perspective de devoir changer la chaudière dans cinq ou six ans de toute façon. On a posé cette Altherma HT 16 kW en gardant les radiateurs acier existants, sans toucher à l'installation intérieure.

Côté quotidien, la différence la plus visible c'est l'hiver : la chaudière montait vite en température, la PAC prend son temps. Les premières semaines, on a eu l'impression qu'elle était sous-dimensionnée, alors qu'elle ne fait que moduler plus lentement. Une fois la loi d'eau réglée, le confort est équivalent. Ce que je ne regrette pas, c'est d'avoir gardé mon installation de radiateurs : le devis plomberie aurait été bien plus lourd. Le SCOP annoncé à 3,0 sur ce type d'émetteurs reste la vraie inconnue, on verra sur trois hivers.

Ce qui marche
  • Pas de travaux sur les émetteurs existants
  • Confort équivalent à la chaudière après réglage
Ce qui coince
  • Montée en température plus lente qu'une chaudière
  • Rentabilité dépendante du prix du gaz et de l'électricité
Le verdict

Pour quel logement ?

Les propriétaires de maisons de 150 à 250 m² correctement isolées, avec radiateurs existants, qui veulent éviter des travaux de plancher chauffant et restent dans des zones où le mercure descend rarement sous -5 °C. C'est aussi une candidate pour remplacer une chaudière fioul ou gaz en fin de vie, à condition d'accepter une montée en température plus lente.

À éviter si

Vous êtes en zone de montagne ou dans une région à hivers continentaux prolongés sous -10 °C : la machine s'arrête et l'appoint prend tout. Et si vous cherchez la meilleure performance possible sur plancher chauffant neuf, un SCOP de 2,88 à 35 °C n'est pas le meilleur terrain de jeu.

Questions fréquentes

Cette machine suffit-elle pour chauffer une maison mal isolée de 200 m² ?

Avec 16 kW de puissance de dimensionnement à 35 °C et 15 kW à 55 °C, elle a de la réserve sur le papier. Mais une maison mal isolée consomme beaucoup, et la bivalence à -5 °C signifie que l'appoint électrique de 3,1 kW prendra le relais régulièrement en janvier.

Le vrai sujet n'est pas la puissance brute, c'est la déperdition réelle. Faites-la calculer avant de signer, sinon vous risquez de chauffer les murs autant que les pièces.

Pourquoi la température limite de fonctionnement est-elle fixée à -10 °C ?

En dessous de -10 °C, la machine s'arrête et bascule sur l'appoint électrique intégré. Ce n'est pas un défaut, c'est une protection : le compresseur et l'échangeur ne sont pas conçus pour fonctionner dans ces conditions.

Dans une région où les hivers descendent régulièrement sous -10 °C, cette limite devient structurante. Il faut la regarder avant de choisir, pas après la première vague de froid.

Le fluide R410A est-il un problème pour l'avenir ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui pose surtout la question des recharges et des pièces à dix ou quinze ans. La machine fonctionne très bien aujourd'hui, mais la valeur résiduelle et la facilité de maintenance se dégradent avec le temps.

Si vous achetez pour revendre dans cinq ans, ce point compte moins. Si vous achetez pour vingt ans, il faut le peser face aux modèles au R32 ou au R290.

La consommation en veille de 55 W est-elle vraiment négligeable ?

55 W en continu, sur une année, cela représente environ 480 kWh rien qu'en veille, soit une part notable de la consommation totale d'une PAC. Ce n'est pas un chiffre énorme, mais ce n'est pas rien non plus.

Le plus simple est de couper l'alimentation hors saison de chauffe, ou d'utiliser une horloge. Sur une résidence secondaire, ça change vraiment l'addition annuelle.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)16 kW
SCOP a 35 °C2,88
Efficacite saisonniere W35112 %
Puissance de dimensionnement (W55)15 kW
SCOP a 55 °C3
Efficacite saisonniere W55117 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-5 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure71 dB(A)
Consommation en veille55 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesERRQ016AV1 / EKHBRD016ADV17, ERRQ016AY1 / EKHBRD016ADY17, ERSQ016AV1 / EKHBRD016ADV17, ERSQ016AY1 / EKHBRD016ADY17

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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