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Atlantic

Atlantic Alféa Excellia HP A.I. Tri 17 : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Atlantic Alféa Excellia HP A.I. Tri 17
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
4,11
plancher chauffant
SCOP W55
3,33
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
67 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Alféa Excellia HP A.I. Tri 17 est une pompe à chaleur air/eau triphasée de forte puissance, pensée pour les logements de grande surface à rénover ou à chauffer intégralement. Sa puissance de dimensionnement de 18 kW en régime 35 °C et de 16,5 kW en régime 55 °C la place dans la catégorie des machines capables d'alimenter un réseau de radiateurs existants sans tout casser. Son SCOP de 4,11 en plancher chauffant et de 3,33 en haute température la désigne comme une candidate sérieuse pour la rénovation, à condition d'accepter un raccordement électrique en triphasé et une unité extérieure assez sonore.

Le triphasé reste le premier filtre : cette machine ne se pose pas dans un pavillon raccordé en monophasé sans travaux sur le tableau et parfois sur la puissance souscrite. Une fois ce point réglé, l'Excellia Tri 17 vise les maisons de 150 à 250 m², plutôt mal isolées, où l'ancien générateur fioul ou gaz arrivait en bout de course. Le R410A et une température limite de fonctionnement à -10 °C sont les deux autres points à intégrer avant de signer.

Bruit de l'unité extérieure67 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1983, 210 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2023

Le triphasé a failli faire capoter le projet

Quand le devis est arrivé avec la mention triphasé, j'ai d'abord cru à une erreur. Mon tableau est en monophasé, comme la quasi-totalité des pavillons du quartier. L'installateur m'a expliqué que l'Excellia Tri 17 se raccorde en 400 V et qu'il fallait soit tirer une ligne depuis le compteur, soit faire passer l'installation en triphasé auprès du gestionnaire de réseau.

J'ai choisi la deuxième option, avec un passage en 12 kVA triphasé. Le délai a été de six semaines entre la demande et l'intervention, plus une matinée d'électricien pour rééquilibrer les phases. Ce n'est pas un détail : si j'avais su, j'aurais demandé un devis monophasé en parallèle dès le départ. La machine tourne bien depuis, mais la mise en service a coûté plus cher que prévu en amont.

Ce qui marche
  • Puissance de 18 kW en W35 qui couvre sans peine les 210 m²
  • Compatible avec un réseau de radiateurs existant en régime 55 °C
  • SCOP de 4,11 en plancher chauffant, intéressant si un jour je passe en basse température
Ce qui coince
  • Raccordement triphasé obligatoire, travaux et délais en plus
  • Puissance acoustique de 67 dB(A) qui impose de soigner l'implantation extérieure
  • Fluide R410A en sortie de marché, question à se poser sur le rechargement à dix ans
Longère rénovée de 1995, 180 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2022

Le SCOP annoncé et la réalité de janvier

On m'avait vendu un SCOP de 4,11, ce qui laissait espérer une facture divisée par trois par rapport au fioul. Dans les faits, sur un hiver breton classique, je suis plutôt autour de 3,5 en rendement moyen, ce qui reste correct mais pas miraculeux. La faute à personne : le SCOP est une moyenne annuelle normalisée, et janvier n'est pas une moyenne.

Ce qui m'a vraiment surpris, c'est la sensibilité à la température de départ d'eau. En baissant la loi d'eau de 5 °C, j'ai gagné presque 15 % sur la consommation de janvier sans perdre en confort. Le SCOP affiché est un bon indicateur de comparaison entre machines, pas une promesse de facture. Une fois ça compris, la machine tient ses promesses.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,11 en W35, cohérent avec une maison bien isolée et un plancher chauffant
  • Rendement réel qui tient la route même en hiver doux et humide
  • Bonne réactivité quand on ajuste la loi d'eau
Ce qui coince
  • Écart sensible entre le SCOP de laboratoire et le rendement constaté sur une saison
  • Consommation en veille de 19 W qui pèse sur une année complète
  • Aucune donnée COP à température donnée disponible pour ce modèle, impossible de vérifier finement le comportement par temps froid
Pavillon de 2001, 160 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2023

Remplacer une chaudière gaz qui marchait encore

Ma chaudière gaz à condensation avait onze ans et fonctionnait bien. J'ai longtemps hésité, parce que le calcul économique n'était pas évident au départ. Le SCOP de 3,33 en régime 55 °C m'a rassuré sur la capacité à alimenter mes radiateurs fonte sans les remplacer, ce qui était ma condition non négociable.

Après deux hivers, le verdict est plus nuancé que ce que le commercial laissait entendre. La facture de gaz a baissé, mais l'électricité a augmenté, et le gain net dépend beaucoup du prix du kWh. Ce qui a fait la différence, c'est le confort : plus de cycles de chaudière, une température plus stable, et un silence dans la maison qui change la vie. Si c'était à refaire, je referais le geste, mais sans imaginer des économies spectaculaires.

Ce qui marche
  • Conservation des radiateurs fonte grâce au régime 55 °C et à une température de départ max de 60 °C
  • SCOP de 3,33 en haute température, honnête pour une machine de cette puissance
  • Confort de chauffe plus régulier qu'avec une chaudière à cycles
Ce qui coince
  • Gain économique réel plus modeste que les promesses initiales
  • Appoint électrique de 4,1 kW intégré qui peut se déclencher les jours les plus froids
  • Puissance acoustique de 67 dB(A) à surveiller si le voisinage est proche
Maison de ville de 1930, 140 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2022

Les radiateurs fonte ont survécu au chantier

J'avais trois devis sur la table, dont deux qui exigeaient le remplacement des radiateurs fonte par des modèles basse température. Le troisième, avec l'Excellia Tri 17, proposait de les garder en s'appuyant sur le régime 55 °C et une température de départ maximale de 60 °C. J'ai choisi cette voie, principalement pour éviter un chantier de plomberie dans toute la maison.

Deux ans plus tard, le pari tient. Les radiateurs chauffent correctement, les pièces montent en température sans lenteur excessive, et je n'ai pas eu à refaire une seule canalisation. La contrepartie est une température de départ plus élevée qu'avec un plancher chauffant, donc un rendement saisonnier un peu moins bon. Mais le coût total du projet a été divisé par deux par rapport aux autres devis.

Ce qui marche
  • Conservation intégrale des radiateurs fonte existants
  • SCOP de 3,33 qui reste correct malgré le régime haute température
  • Économie importante sur le poste plomberie et second œuvre
Ce qui coince
  • Rendement moins bon qu'en plancher chauffant, où le SCOP monte à 4,11
  • Nécessite une loi d'eau bien réglée pour éviter les cycles courts
  • Machine puissante et sonore, à réserver aux logements avec un peu de recul extérieur
Ferme rénovée de 1975, 250 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs acier, posée en 2021

Dans une maison mal isolée, la puissance ne fait pas tout

250 m² de vieille ferme avec des murs en pierre, une isolation partielle et des fenêtres simples. J'ai pris l'Excellia Tri 17 parce que la puissance de 18 kW était la seule à couvrir le besoin selon les calculs. Le premier hiver a été correct, mais j'ai vite compris que la machine ne rattraperait jamais une enveloppe médiocre. Elle chauffe, elle consomme, et l'appoint électrique de 4,1 kW se déclenche dès que le mercure descend sous -5 °C.

Le vrai enseignement, c'est qu'aucune PAC, même dimensionnée large, ne compense un bâti qui fuit. J'ai investi ensuite dans des combles et des fenêtres, et la consommation a chuté de presque 30 % sans toucher à la machine. La PAC est bonne, mais elle n'est pas une baguette magique. Il faut d'abord traiter l'enveloppe.

Ce qui marche
  • Puissance de dimensionnement de 18 kW en W35 qui couvre une grande surface
  • Température de bivalence à -7 °C en W35, correcte pour la région
  • Capacité à alimenter un réseau de radiateurs acier sans modification
Ce qui coince
  • Appoint électrique qui prend le relais trop souvent dans une maison peu isolée
  • Température limite de fonctionnement à -10 °C, à surveiller en vague de froid
  • Consommation élevée si l'enveloppe n'est pas traitée en amont
Maison individuelle de 2010, 120 m², Grand Est, plancher chauffant, posée en 2024

L'entretien annuel, un budget à ne pas oublier

J'ai souscrit un contrat d'entretien dès la mise en service, à 240 euros par an, ce qui couvre la visite annuelle obligatoire, le contrôle d'étanchéité du circuit et un dépannage prioritaire. Franchement, je ne regrette pas. Le frigoriste passe une heure, vérifie les pressions, nettoie l'échangeur extérieur et repart. Sur une machine de cette puissance, le moindre encrassement se paie sur la facture.

Ce que j'aurais aimé savoir avant, c'est que le R410A commence à sortir du marché au titre du règlement F-Gas. Mon installateur m'a dit qu'il n'y aurait pas de problème de pièces avant longtemps, mais je garde le contrat justement pour avoir un interlocuteur si un jour il faut recharger. C'est un poste de dépense réel, environ 20 euros par mois sur l'année, à intégrer dans le calcul de rentabilité.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,11 en W35, cohérent avec le plancher chauffant de la maison
  • Contrat d'entretien qui sécurise le suivi d'une machine complexe
  • Bon comportement général sur deux hivers complets
Ce qui coince
  • Entretien annuel à budgéter, ce que beaucoup de devis oublient de mentionner
  • Fluide R410A en sortie de marché, incertitude sur le coût des recharges à long terme
  • Consommation de veille de 19 W, marginale mais réelle sur une année
Le verdict

Pour quel logement ?

Cette machine s'adresse à des logements de 150 à 250 m², plutôt anciens et mal isolés, équipés de radiateurs existants que l'on ne souhaite pas remplacer. Elle convient particulièrement aux foyers déjà raccordés en triphasé ou prêts à engager les travaux de mise en conformité électrique.

À éviter si

Le logement est raccordé en monophasé et le passage en triphasé n'est pas envisageable, ou si le voisinage est très proche et la puissance acoustique de 67 dB(A) pose problème. À éviter aussi si le logement est bien isolé et de petite surface, cas où une machine moins puissante et moins chère suffirait.

Questions fréquentes

Cette PAC est-elle compatible avec un raccordement monophasé ?

Non, la version Tri 17 est conçue pour un raccordement triphasé en 400 V. Si le logement est en monophasé, il faut soit demander un passage en triphasé auprès du gestionnaire de réseau, soit se tourner vers une version monophasée de la gamme. Le passage en triphasé implique des démarches, un délai et parfois une intervention sur le tableau électrique.

C'est un point à vérifier avant de signer le devis, car il peut représenter plusieurs semaines de retard sur le chantier et un surcoût non négligeable.

Peut-elle alimenter des radiateurs haute température sans les remplacer ?

Oui, c'est l'un de ses points forts. Avec une température maximale de départ d'eau de 60 °C et un SCOP de 3,33 en régime 55 °C, elle est conçue pour alimenter un réseau de radiateurs existants, y compris en fonte. Le rendement saisonnier est alors moins bon qu'avec un plancher chauffant, où le SCOP monte à 4,11, mais le coût global du projet est souvent réduit grâce à l'absence de travaux de plomberie.

Le réglage de la loi d'eau reste déterminant pour éviter les cycles courts et tirer le meilleur parti de la machine.

Que se passe-t-il quand la température descend sous -10 °C ?

La température limite de fonctionnement est fixée à -10 °C. En dessous de ce seuil, la pompe à chaleur s'arrête et c'est l'appoint électrique intégré de 4,1 kW qui prend le relais, éventuellement complété par un autre mode de chauffage si l'appoint ne suffit pas.

La température de bivalence en régime W35 est de -7 °C, ce qui signifie qu'à partir de cette température, l'appoint commence à s'activer. Dans les régions où les vagues de froid descendent régulièrement sous -10 °C, il faut prévoir une solution de repli.

Le fluide R410A est-il un problème pour l'avenir de la machine ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas européen, ce qui signifie que les machines neuves sont progressivement basculées vers le R32 ou le R290. Cela ne remet pas en cause le fonctionnement de l'Excellia Tri 17, mais pose la question de la disponibilité et du coût des recharges à dix ou quinze ans.

En pratique, les installateurs continuent d'entretenir ces machines et les pièces restent disponibles. Un contrat d'entretien annuel permet de garder un interlocuteur et de suivre l'état du circuit frigorifique.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)18 kW
SCOP a 35 °C4,11
Efficacite saisonniere W35161 %
Puissance de dimensionnement (W55)16,5 kW
SCOP a 55 °C3,33
Efficacite saisonniere W55130 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure67 dB(A)
Consommation en veille19 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesAlféa Excellia HP A.I. Tri 17, Alféa Excellia HP Duo A.I. Tri 17

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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