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Mitsubishi Electric

Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter 20 : l'avis complet

3,3/5sur 6 profils d'installation
Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter 20
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : climaled.fr
SCOP W35
4,14
plancher chauffant
SCOP W55
3,25
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
78 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Ecodan Power Inverter 20 est la grosse machine de la gamme Mitsubishi Electric, pensée pour les logements qui ont de vrais besoins de chauffage. Avec 17,3 kW de puissance de dimensionnement sur plancher chauffant et un SCOP de 4,14 à 35 °C, elle vise clairement les maisons spacieuses ou les bâtiments mal isolés à rénover.

Sur radiateurs haute température, la puissance tombe à 15,5 kW et le SCOP à 3,25, ce qui reste correct pour une machine de cette taille. Mais son point de bivalence à -7 °C et sa puissance acoustique de 78 dB(A) en disent long : ce n'est pas une machine à poser sur un balcon de copropriété, et en climat très froid l'appoint électrique de 2,5 kW prendra le relais.

Bruit de l'unité extérieure78 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de plain-pied des années 1980, 165 m², Occitanie, plancher chauffant existant, posée en 2021

Passage au plancher chauffant : le vrai coût était la chape

Le plancher chauffant était déjà là quand on a acheté, donc j'ai échappé au pire. Mais mon voisin a fait l'installation complète en même temps que sa PAC, et le devis plancher a doublé la facture. La machine en elle-même n'est pas le sujet visible.

Sur le papier, cette Ecodan 20 est faite pour ça : 17,3 kW de puissance de dimensionnement à 35 °C et un SCOP de 4,14, c'est le rendement annoncé par le constructeur dans les conditions du plancher chauffant. On sent vraiment la différence le matin, la dalle est tiède et la maison ne bouge plus.

Ce que je dirais à quelqu'un qui hésite : si le plancher est à refaire de toute façon, c'est le moment. Sinon, garder des émetteurs qui marchent et accepter un SCOP un peu moins bon n'est pas déshonorant.

Ce qui marche
  • Rendement saisonnier élevé sur plancher chauffant
  • Puissance confortable pour une maison de cette taille
Ce qui coince
  • Le coût du plancher chauffant dépasse largement celui de la PAC
  • Il faut accepter de casser si le sol n'est pas prêt
Maison RE2020, 130 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant basse température, posée en 2023

En RE2020, la machine fait le travail sans forcer

La maison est très bien isolée, donc je me suis demandé si une 20 kW était raisonnable. Le chauffagiste a insisté, il est toujours plus facile de vendre gros. À l'usage, on voit bien que la machine module, parce qu'une fois lancée elle ne tourne jamais à fond sauf en janvier.

Le SCOP de 4,14 à 35 °C est raccord avec ce qu'on vit, des cycles longs et une maison qui ne perd pas rapidement sa chaleur. La température de bivalence à -7 °C ne nous inquiète pas, dans cette région on y descend deux ou trois nuits par an.

Mon seul doute porte sur le surdimensionnement. La puissance de dimensionnement est de 17,3 kW à 35 °C, et à refaire, j'aurais demandé une étude thermique avant de signer. Sur une maison aussi bien isolée, une machine plus petite aurait probablement suffi.

Ce qui marche
  • Cycles longs et silencieux grâce à la modulation
  • Rendement conforme aux attentes sur plancher chauffant
Ce qui coince
  • Puissance probablement supérieure au besoin réel
  • L'installateur n'a pas proposé d'étude thermique
Maison de ville ancienne sur trois niveaux, 220 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2020

L'unité intérieure prend une pièce entière

Le vrai problème de cette machine, dans mon cas, n'est pas thermique, c'est la place. Le module intérieur est haut et large, on a dû lui consacrer un ancien cellier. Entre le ballon, les liaisons et la place de passage, on perd facilement trois mètres carrés.

J'avais lu beaucoup de choses avant de signer, surtout sur les raccordements. Côté chauffage, la machine fait le job, on est sur un SCOP de 3,25 à 55 °C avec les radiateurs fonte conservés, ce qui correspond bien à la réalité d'une maison ancienne.

Si c'était à refaire, j'aurais mieux mesuré l'encombrement avant de valider l'emplacement. Une cave, un garage, un local technique dédié : c'est là qu'il faut la mettre, pas dans un coin de cuisine.

Ce qui marche
  • SCOP correct en haute température pour de l'ancien
  • Rendement stable dans une maison peu isolée
Ce qui coince
  • Encombrement intérieur qui peut être pénalisant
  • Nécessite un local dédié si le logement est petit
Longère rénovée de 1850, 185 m², Bretagne, radiateurs fonte et quelques ventilo-convecteurs, posée en 2022

La loi d'eau change tout, personne ne la règle

Premier hiver, facture délirante. Deuxième hiver, après être passé moi-même dans le menu de la loi d'eau, baisse de presque un tiers. Le frigoriste qui a posé la machine n'avait touché aucun réglage, il a laissé la courbe d'usine.

Je suis parti du principe qu'avec des radiateurs fonte, je pouvais baisser franchement la température de départ et laisser la machine travailler plus longtemps. Le SCOP de 3,25 à 55 °C devient un mauvais chiffre si on envoie de l'eau à 55 °C toute la journée pour rien. En réalité on tourne souvent plus bas.

C'est le réglage le plus rentable de toute l'installation, et personne n'en parle au moment de la mise en service. Demandez à ce qu'on vous montre la loi d'eau, ou faites-vous expliquer le menu.

Ce qui marche
  • Gains très nets après ajustement de la courbe de chauffe
  • Machine qui module suffisamment pour suivre la loi d'eau
Ce qui coince
  • Réglage absent du paramétrage d'usine
  • Aucune aide documentaire claire pour le particulier
Maison de 1995, 110 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2019

En hiver continental, la réalité rattrape le SCOP

On nous a vendu une machine à 4,14 de SCOP, et on a fini avec des relevés qui ne collent pas à cette promesse. Ce n'est pas une arnaque, c'est juste qu'à -5 ou -8 °C la machine ne travaille plus dans les mêmes conditions qu'à +7.

Quand la température extérieure descend sous la bivalence de -7 °C, l'appoint électrique de 2,5 kW prend le relais, et ça se voit sur la facture de janvier. La saison annuelle reste convenable, mais il faut regarder les chiffres mois par mois, pas le SCOP global.

Le vrai indicateur, c'est la température limite de fonctionnement à -20 °C : la machine tient, mais consomme. Je conseille de garder un relevé de ses consommations, sinon on croit avoir mal choisi alors que le problème est ailleurs, dans l'isolation ou les réglages.

Ce qui marche
  • Machine qui continue de chauffer jusqu'à -20 °C
  • SCOP annuel correct si le logement est correctement isolé
Ce qui coince
  • Écart sensible entre SCOP annoncé et facture réelle en janvier
  • Appoint électrique visible dès que la bivalence est franchie
Maison de 2008, 150 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, radiateurs basse température, posée en 2024

Remplacer une chaudière gaz récente, le calcul qui hésite

Ma chaudière à condensation avait dix ans et fonctionnait bien. J'ai fait venir trois installateurs, et deux m'ont poussé à attendre encore. J'ai quand même signé, surtout pour sortir du gaz et anticiper les hausses.

Sur la première saison, je ne suis pas loin de l'équilibre par rapport au gaz, parce que la machine chauffe à basse température et que le SCOP de 4,14 à 35 °C tient à peu près. Avec des radiateurs acier haute température, l'affaire aurait été moins bonne, le SCOP retombe à 3,25.

Un point qu'on ne m'avait pas dit : la veille consomme 22 W en permanence. Sur l'année c'est modeste, mais ça s'ajoute. Si la chaudière gaz est récente et que les émetteurs sont en fonte, la vraie question est de savoir si on veut rester sur le gaz encore cinq ans.

Ce qui marche
  • Rendement comparable au gaz sur émetteurs basse température
  • Sortie du gaz et anticipation des hausses
Ce qui coince
  • Rentabilité fragile si la chaudière gaz est récente
  • Consommation de veille non nulle sur une année
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements spacieux, 150 m² et plus, correctement isolés ou en rénovation avec plancher chauffant. C'est aussi une candidate logique pour conserver des radiateurs existants, à condition d'accepter le SCOP de 3,25 en haute température.

À éviter si

Le logement est petit ou la place intérieure manque, ou si l'unité extérieure doit être posée en mitoyenneté : la puissance acoustique de 78 dB(A) est un vrai sujet. Et si l'on attend une machine qui tienne le grand froid sans appoint, la bivalence à -7 °C montre ses limites dans le Nord-Est.

Questions fréquentes

Faut-il refaire tout le chauffage quand on installe cette machine ?

Non, mais tout dépend des émetteurs existants. Sur plancher chauffant, la machine est dans son meilleur terrain avec un SCOP de 4,14 à 35 °C.

Sur radiateurs haute température, le SCOP tombe à 3,25 à 55 °C, ce qui reste exploitable. La question du changement d'émetteurs se pose surtout si les radiateurs sont sous-dimensionnés ou si la maison perd beaucoup de chaleur.

La machine peut-elle chauffer seule en plein hiver ?

Sa température limite de fonctionnement est de -20 °C, donc elle ne s'arrête pas facilement. Mais dès que la température extérieure descend sous sa bivalence de -7 °C, l'appoint électrique intégré de 2,5 kW vient compléter.

Dans les régions où l'on descend régulièrement sous -10 °C, il faut donc prévoir cette consommation additionnelle. Ailleurs, la machine travaille seule sans difficulté.

Y a-t-il un ballon tampon à prévoir ?

Ce n'est pas systématique, mais avec une puissance de dimensionnement de 17,3 kW sur plancher chauffant ou 15,5 kW sur radiateurs, le volume d'eau de l'installation compte. Sur un petit réseau, un ballon tampon aide à éviter les cycles courts.

C'est un point à trancher avec l'installateur au moment du dimensionnement, pas après. Un volume correct évite de fatiguer le compresseur et stabilise la température de départ.

La consommation en veille est-elle vraiment un sujet ?

À 22 W, ce n'est pas ce qui fera basculer la facture, mais sur une année complète cela reste une petite consommation permanente. Elle compte surtout si l'on compare au kWh près avec un autre système de chauffage.

C'est le genre de détail qu'on ne voit qu'en relevant ses consommations sur plusieurs mois. Cela ne remet pas en cause le rendement global de la machine.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)17,3 kW
SCOP a 35 °C4,14
Efficacite saisonniere W35163 %
Puissance de dimensionnement (W55)15,5 kW
SCOP a 55 °C3,25
Efficacite saisonniere W55127 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure78 dB(A)
Consommation en veille22 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesPUHZ-SW200YKA(-BS) + EHSE-*M*C, PUHZ-SW200YKA(-BS) + EHSE-*M*D, PUHZ-SW200YKA(-BS) + EHSE-M*C, PUHZ-SW200YKA(-BS) + EHSE-M*D, PUHZ-SW200YKA(-BS) + ERSE-*M*C, PUHZ-SW200YKA(-BS) + ERSE-*M*D, PUHZ-SW200YKA(-BS) + ERSE-M*C, PUHZ-SW200YKA(-BS) + ERSE-M*D

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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