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Atlantic · AHP70-50

Atlantic APTAE AHP70-50 : l'avis complet

3,3/5sur 6 profils d'installation
Atlantic APTAE AHP70-50
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : api.rexel.fr
SCOP W35
4,2
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
75 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic APTAE AHP70-50 est une grosse machine : 43 kW annoncés sur plancher chauffant, 44 kW sur radiateurs haute température. Ce n'est pas une pompe à chaleur de pavillon, c'est un groupe destiné à de l'habitat collectif, à une petite copropriété, à un bâtiment tertiaire ou à une très grande maison divisée.

Bruit de l'unité extérieure75 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de ville en pierre, 180 m², Alsace, radiateurs fonte, posée en 2022

Le gaz condensation tient encore la corde sur le papier

J'avais fait tourner les chiffres deux hivers de suite avec ma chaudière gaz. Le calcul hésitait, parce que le gaz reste bon marché au kWh rendu, mais le SCOP à 55 °C de la machine, 3,38, rendait la comparaison moins déséquilibrée que je le pensais. J'ai basculé quand même, en gardant les radiateurs fonte et sans toucher au réseau.

Ce qui a tranché, c'est la température de départ d'eau : 78 °C au maximum. Mes radiateurs sont dimensionnés pour du 70, donc j'ai de la marge. La machine ne peine pas à les alimenter même par temps sec et froid.

Deux hivers plus tard, la facture a baissé, mais pas dans les proportions qu'on m'avait vendues. Le confort, lui, est identique. Je ne regrette pas, je relativise.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,38 sur radiateurs haute température, correct pour une rénovation sans changer les émetteurs
  • Départ d'eau à 78 °C, ce qui laisse de la réserve sur un réseau fonte existant
  • R290, donc pas de sujet F-Gas à dix ans
Ce qui coince
  • L'écart économique avec une chaudière gaz récente reste plus mince qu'annoncé
  • Puissance acoustique de 75 dB(A), à traiter si le voisinage est proche
Immeuble de rapport, 240 m² répartis en trois logements, Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2021

Trois semaines sans carte électronique, et personne au courant

Panne en février, un défaut de sonde. Le frigoriste est venu vite, a diagnostiqué, puis a annoncé le délai : la carte n'était pas en stock France. Trois semaines. En pleine saison de chauffe, avec des locataires.

Ce qui m'a sauvé, c'est l'appoint électrique intégré, 9,3 kW. Il a tenu la maison, à un coût que je préfère ne pas détailler. Mais il a tenu. Sans lui, j'aurais mis des convecteurs d'appoint dans les couloirs.

Le retour d'expérience que je retiens : avant de signer, demander où sont les pièces détachées et quel est le stock du distributeur régional. Ce n'est pas écrit sur la fiche technique, et c'est ce qui décide de la sérénité d'un hiver.

Ce qui marche
  • Appoint électrique intégré de 9,3 kW qui assure le relais en cas de panne
  • Sonde et carte accessibles, pas besoin de déposer le groupe
Ce qui coince
  • Disponibilité des pièces aléatoire selon les régions
  • Aucune anticipation possible du délai au moment du devis
Maison de lotissement, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2023

Le SCOP de 4,2 tient, mais sur la bonne saison

Sur plancher chauffant, le SCOP annoncé est de 4,2. Sur une saison douce, je m'en approche. Sur une saison avec des semaines à moins cinq, je m'en éloigne clairement.

La bivalence à moins sept degrés explique tout. En dessous, l'appoint prend le relais, et à ce moment-là ce n'est plus la pompe qui chauffe, c'est le compteur. Janvier reste le mois où je regarde le linky avec attention.

Je ne dis pas que la machine est mauvaise, elle fait son travail. Je dis que le chiffre de 4,2 est une moyenne annuelle, pas une promesse de tous les jours. Une fois qu'on l'a compris, on vit très bien avec.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,2 en plancher chauffant, très bon sur la saison de chauffe principale
  • Rendement stable tant que la température reste au-dessus de la bivalence
Ce qui coince
  • Écart sensible entre SCOP annoncé et rendement perçu en janvier
  • Bivalence à moins sept degrés, atteinte facilement en hiver continental
Bâtiment tertiaire de plain-pied, 230 m², Occitanie, ventilo-convecteurs, posée en 2020

44 kW sur une machine qui n'en a jamais eu besoin

Le dimensionnement a été fait large, très large. 44 kW annoncés pour des locaux qui n'en appellent sans doute que 30. Résultat : en demi-saison, la machine fait des cycles courts. Elle démarre, chauffe, coupe, redémarre.

Ça ne se voit pas sur la facture, ça se voit sur le compresseur. On l'entend, à force. Le technicien m'a parlé du ballon tampon, que je n'avais pas pris. C'est là que j'aurais dû mettre le budget, pas sur la puissance.

La leçon, si vous avez des locaux qui ne sont pas tous occupés en même temps : le chiffre de puissance de dimensionnement n'est pas un objectif, c'est un plafond.

Ce qui marche
  • Puissance suffisante pour couvrir la pointe sans effort
  • Aucun appoint déclenché sur les deux premiers hivers
Ce qui coince
  • Surdimensionnement net qui provoque des cycles courts
  • Usure prématurée à craindre sur le compresseur
Villa à 300 m du rivage, 195 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2019

L'échangeur et l'air salin, un entretien qui n'est pas optionnel

À trois cents mètres de la mer, l'air porte du sel. L'ailette de l'échangeur extérieur, c'est la première chose qui souffre. Je la rince à l'eau claire deux fois par an, une fois au printemps, une fois à l'automne.

Depuis 2019, aucune corrosion perforante, juste un voile que j'enlève. Mais deux voisins équipés d'autres machines, un peu plus près de la côte, ont dû changer l'échangeur au bout de six et sept ans. Le sel ne pardonne pas l'absence d'entretien.

La machine elle-même tient bien. Le R290 et le circuit fermé ne craignent rien. Ce qui craignait, c'était l'aluminium exposé, et ça se surveille.

Ce qui marche
  • Machine robuste, aucun défaut lié à l'environnement littoral après cinq ans
  • Entretien simple, un rinçage à l'eau claire suffit
Ce qui coince
  • Échangeur extérieur à surveiller de près en bord de mer
  • Aucune protection anticorrosion renforcée prévue en série
Petite copropriété de quatre logements, 220 m², Centre-Val de Loire, radiateurs fonte, posée en 2021

Le jour où l'appoint a pris le relais sans prévenir

Vague de froid en février 2022, moins neuf pendant cinq jours. La température limite de fonctionnement est à moins dix, donc à moins neuf la machine tournait encore. Mais la bivalence à moins sept était franchie, et l'appoint s'est déclenché.

Personne ne s'en est aperçu avant la facture. L'appoint de 9,3 kW, quand il tourne en continu, ça se voit. On a découvert le réglage de la loi d'eau à ce moment-là, personne ne l'avait touché depuis la pose.

Ce qu'on referait : un contrat d'entretien qui inclut un contrôle des réglages avant l'hiver, pas seulement un nettoyage. Cinq minutes de vérification valent mieux qu'un mois de rattrapage.

Ce qui marche
  • La machine reste en fonctionnement jusqu'à moins dix degrés
  • Appoint intégré qui évite la coupure totale en vague de froid
Ce qui coince
  • Déclenchement de l'appoint invisible sans suivi des consommations
  • Loi d'eau jamais réglée, ce qui coûte cher
  • Aucune alerte de la part de la machine quand l'appoint prend le relais
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour du collectif, du tertiaire ou de très grandes surfaces déjà équipées d'émetteurs existants, avec un besoin de forte puissance et une volonté de rester sur des radiateurs haute température. Le R290 et le départ d'eau à 78 °C en font une candidate sérieuse pour une rénovation sans refonte des circuits.

À éviter si

Le logement est petit, ou si l'implantation de l'unité extérieure se fait près d'une limite de propriété : 75 dB(A) de puissance acoustique, ça s'entend. À éviter aussi si personne ne veut suivre les réglages : sans loi d'eau correctement paramétrée, l'appoint de 9,3 kW fait grimper la facture en silence.

Questions fréquentes

Faut-il garder ses radiateurs fonte avec cette machine ?

Oui, c'est même l'un de ses points forts. Le SCOP à 55 °C est de 3,38, et le départ d'eau peut monter à 78 °C. Sur un réseau fonte existant bien dimensionné, la machine alimente sans difficulté.

Il faut juste vérifier que le réseau a été rincé et que le volume d'eau est suffisant. Sur un petit réseau, un ballon tampon reste souvent utile pour éviter les cycles courts.

Que se passe-t-il quand il fait moins dix degrés ?

La machine s'arrête à moins dix degrés, c'est sa température limite de fonctionnement. Entre moins sept, seuil de bivalence, et moins dix, c'est l'appoint électrique intégré qui prend le relais, seul ou en complément.

En pratique, dans la plupart des régions françaises, ces températures ne durent pas. Mais sur une vague de froid de plusieurs jours, la consommation peut surprendre, surtout si la loi d'eau n'a jamais été réglée.

Le fluide R290, c'est un avantage ou une contrainte ?

C'est un avantage sur le long terme. Le R290 a un potentiel de réchauffement très faible, ce qui le met à l'abri des restrictions F-Gas qui touchent le R410A. Sur une machine qui doit tenir quinze ans, ça compte pour les recharges et la valeur résiduelle.

La contrainte est côté installation : le R290 est inflammable, donc les règles de mise en oeuvre sont plus strictes, en particulier en local fermé. Un installateur formé, c'est indispensable.

La consommation en veille est-elle un vrai sujet ?

22 W en veille, sur une machine de cette puissance, c'est marginal. Rapporté à l'année, cela représente une cinquantaine de kWh, ce qui reste très faible face à la consommation de chauffe.

Ce n'est pas un critère de choix sur cette gamme. C'est plutôt sur une petite machine résidentielle que la veille pèserait, et encore, à la marge.

Pourquoi la facture grimpe-t-elle en janvier ?

Parce que deux choses se cumulent : le rendement baisse quand la température extérieure chute, et sous moins sept degrés, l'appoint électrique prend le relais. L'appoint, lui, chauffe à un pour un, sans coefficient.

Une loi d'eau bien réglée et une programmation adaptée permettent de limiter la casse. Mais sur une vague de froid, une hausse est normale, ce n'est pas un signe de panne.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)43 kW
SCOP a 35 °C4,2
Efficacite saisonniere W35165 %
Puissance de dimensionnement (W55)44 kW
SCOP a 55 °C3,38
Efficacite saisonniere W55132 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure75 dB(A)
Consommation en veille22 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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