Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,56
plancher chauffant
SCOP W55
3,45
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Áurea+ HP60-04 est une pompe à chaleur air/eau monophasée de petite puissance, dimensionnée à 4 kW sur les deux régimes de température. C'est une machine taillée pour les logements bien isolés de 80 à 130 m², ou pour des surfaces plus grandes réparties sur plusieurs émetteurs basse température. Sa particularité tient au SCOP : 4,56 en plancher chauffant à 35 °C, et encore 3,45 en régime radiateurs à 55 °C. Peu de machines de cette puissance tiennent ce niveau en haute température.
Le fluide est du R32, la température de départ d'eau peut monter à 60 °C, et la machine descend jusqu'à -20 °C avant de s'arrêter, avec une bivalence annoncée à -7 °C en régime plancher. Le point de vigilance est ailleurs : 58 dB(A) de puissance acoustique extérieure, 19 W de consommation en veille, et aucun appoint électrique réellement utile puisque celui intégré ne fait que 0,1 kW. Ce n'est pas un défaut en soi, mais cela signifie que sous la température de bivalence, la résistance ne sauvera personne : il faut un appoint d'appoint, ou accepter la baisse de régime.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison mitoyenne de 1978, 96 m², Hauts-de-France, plancher chauffant sur dalle rapportée au rez-de-chaussée et radiateurs basse température à l'étage, posée en 2022
★★★★★
Le ballon tampon qu'on m'a vendu n'a rien changé
Mon installateur m'a poussé un ballon tampon de 100 litres en disant que sans ça la machine ferait des cycles courts. Trois hivers plus tard, je ne suis pas sûr que ça ait servi à grand-chose.
Avec 4 kW de puissance de dimensionnement pour 96 m², la machine tourne déjà à faible régime, et elle module. Le ballon amortit, forcément, mais j'aurais aimé qu'on m'explique le calcul avant de le facturer. Ce que je constate, c'est que la température de départ ne bouge pas d'un iota depuis qu'il est là, et que le confort était déjà correct avant sur la partie plancher.
Là où il sert vraiment, c'est sur l'étage. Les radiateurs basse température ont peu d'inertie, et le volume d'eau supplémentaire évite les à-coups quand une seule pièce appelle. Mais de là à dire que c'était indispensable, non.
Ce qui marche
+Bonne modulation en petite puissance
+Stabilité du départ d'eau dans les pièces de vie
Ce qui coince
−Ballon tampon facturé sans justification chiffrée
−Gain de confort difficile à mesurer
⌂Pavillon de 2004, 128 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs acier basse température, posée en 2023
★★★★★
La garantie constructeur, ce que personne ne lit avant la panne
J'ai signé pour une extension de garantie à 7 ans, en me disant que sur une machine à 4 kW ça ne coûterait pas cher. C'est le seul point sur lequel je referais la même chose.
La première année, rien. La deuxième, un capteur de pression à remplacer. La garantie constructeur de base couvrait deux ans pièces et main-d'œuvre, mais la petite ligne en bas du contrat excluait les déplacements et le diagnostic. Résultat, environ 200 euros restés à ma charge malgré la garantie étendue, parce que celle-ci couvrait la pièce et pas la location d'atelier du frigoriste.
Ce qu'il faut retenir, c'est que l'extension de garantie Atlantic est utile mais qu'elle se lit en détail. Demandez par écrit ce qui est pris en charge en cas de fuite de R32, parce que la recharge, elle, n'est presque jamais couverte, et là on parle de plusieurs centaines d'euros.
Ce qui marche
+Extension de garantie souscrite sans surcoût délirant
+Pièce remplacée sans discussion
Ce qui coince
−Déplacement et diagnostic hors garantie
−Recharge de fluide non couverte
⌂Maison de 1985, 110 m², Normandie, radiateurs fonte conservés, posée en 2021
★★★★★
La flaque sous l'unité extérieure, tous les hivers
Chez moi, il pleut souvent et la machine dégivre beaucoup. Ce n'est pas un défaut de la bécane, c'est le climat. Mais personne ne m'avait prévenu de ce que ça implique au sol.
Le dégivrage envoie de l'eau en dessous de l'unité, et en janvier cette eau regèle la nuit. Le premier hiver, je me suis retrouvé avec une plaque de glace sous la terrasse. Le deuxième, j'ai posé un bac de récupération et un drain vers le jardin. Depuis, ça va.
Ce qui m'étonne, c'est que l'installateur n'ait pas anticipé. La machine fonctionne très bien par ailleurs, mais l'implantation aurait dû inclure ce drain dès le départ. C'est un détail de 150 euros qui évite un vrai problème de sécurité.
Ce qui marche
+Machine stable même en hiver humide
+Montée en température correcte malgré les cycles de dégivrage
Ce qui coince
−Aucun drainage prévu à la pose
−Risque de verglas au pied de l'unité l'hiver
⌂Appartement en copropriété de 1988, 82 m², Île-de-France, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Triphasé refusé par le syndic, monophasé validé
L'histoire ne porte pas sur la machine mais sur le raccordement. Mon tableau était en triphasé, avec une seule phase réellement chargée. Le premier devis partait sur une PAC triphasée.
En copropriété, chaque passage de câble supplémentaire demande une autorisation, et le syndic m'a demandé un dossier avec schéma de raccordement. J'ai fini par choisir la version monophasée, qui existe bien dans la gamme à 4 kW, pour éviter de tirer un nouveau câble dans les parties communes.
Conséquence : j'ai fait rééquilibrer le tableau et ramené la puissance souscrite à un niveau cohérent. L'appareil consomme moins de 2 kW en pointe, il n'y avait aucun intérêt à rester sur une installation triphasée sous-utilisée.
Ce qui marche
+Version monophasée disponible
+Puissance appelée très compatible avec un abonnement standard
Ce qui coince
−Dossier syndic long à monter
−Frigoriste peu habitué aux dossiers de copropriété
⌂Longère de 1850 rénovée en 2010, 155 m², Bretagne, radiateurs fonte et un plancher chauffant à l'extension, posée en 2022
★★★★★
MaPrimeRénov, huit mois entre le devis et le versement
Le dossier a été déposé en mai, l'installation faite en juillet, le versement reçu en février. Ce délai est la réalité, et il faut le prévoir dans son budget.
Le point qui m'a le plus surpris : la demande de pièces complémentaires arrive après la pose. On m'a redemandé l'attestation de conformité de l'installateur RGE, alors qu'elle figurait dans le dossier initial. J'ai ressorti le devis, le chiffrage CEE, la fiche technique de l'appareil.
Deux conseils. Premièrement, gardez une copie scannée de tout, dans un dossier dédié, parce qu'on vous les redemandera. Deuxièmement, vérifiez la mention RGE de l'entreprise à la date du devis, pas à la date de la pose, parce que c'est cette date-là qui compte pour l'administration.
Ce qui marche
+Aide obtenue au final
+Dossier bien cadré par l'installateur au départ
Ce qui coince
−Huit mois de délai réel
−Pièces redemandées après la pose
⌂Ferme restaurée en 1996, 168 m², Occitanie, radiateurs fonte conservés, posée en 2023
★★★★★
Vieille maison mal isolée, ce que la machine sait faire
J'ai gardé mes radiateurs fonte parce que je ne voulais pas casser le sol. Je savais que la maison n'était pas bien isolée, murs en pierre, combles refaits mais pas le reste.
La machine tient la maison à 19,5 degrés sans difficulté, mais elle tourne beaucoup et à haut régime quand il fait froid. Le SCOP à 55 °C est de 3,45, ce qui reste tout à fait correct en rénovation, mais la consommation réelle dépend surtout de la déperdition, et là j'ai un plafond.
J'ai compris une chose : cette PAC est un très bon compromis si l'enveloppe a été un minimum traitée. Dans une maison en pierre sans isolation, elle marchera, mais elle ne fera pas de miracle. C'est dommage de lui demander ce qu'une chaudière faisait déjà mieux en pointe.
Ce qui marche
+Fonctionne avec radiateurs fonte existants
+Départ d'eau à 60 °C disponible si nécessaire
Ce qui coince
−Consommation élevée en pointe de froid
−Isolement à traiter en amont pour en profiter pleinement
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette machine convient à un logement bien isolé de 80 à 130 m² avec plancher chauffant, ou à une rénovation où les radiateurs à 55 °C sont conservés, grâce à son SCOP de 3,45 dans ce régime. Elle tire son épingle du jeu aussi en rénovation lourde quand l'appoint n'est pas indispensable, ce qui suppose un climat tempéré ou une maison reprise en isolation.
À éviter si
À éviter en logement très mal isolé où la bivalence à -7 °C serait atteinte régulièrement, car l'appoint intégré de 0,1 kW ne jouera aucun rôle et il faudra compter sur le système existant. À éviter aussi en installation exiguë près d'une chambre voisine, la puissance acoustique de 58 dB(A) rendant l'implantation délicate sans solution technique adaptée.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le SCOP à 35 °C et le SCOP à 55 °C ?
Le SCOP à 35 °C, ici 4,56, correspond à un fonctionnement avec des émetteurs basse température, typiquement un plancher chauffant. Moins la machine doit chauffer l'eau, moins elle consomme d'électricité pour la même chaleur livrée.
Le SCOP à 55 °C, 3,45, correspond aux radiateurs classiques. La baisse est normale, mais 3,45 en haute température reste un bon niveau. Votre choix d'émetteurs change donc directement votre facture annuelle.
Cette machine fonctionne-t-elle vraiment jusqu'à -20 °C ?
Oui, la température limite de fonctionnement est de -20 °C, en dessous de laquelle la PAC s'arrête. Mais il faut distinguer cette limite de la température de bivalence, fixée à -7 °C en régime 35 °C.
À partir de -7 °C, la machine ne fournit plus toute la puissance nécessaire, et un appoint doit prendre le relais. Avec 0,1 kW d'appoint intégré, ce relais sera votre ancien système ou un kit externe. C'est un point à valider avec l'installateur.
Le R32 est-il un bon choix pour l'avenir ?
Oui. Le R32 a un potentiel de réchauffement global inférieur à celui du R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela signifie que les recharges et les pièces seront plus faciles à trouver sur la durée de vie de l'appareil.
Cela joue aussi sur la valeur résiduelle en cas de revente du logement, un acquéreur regardant de près l'âge et le fluide de la PAC dans le diagnostic.
Pourquoi la consommation en veille est-elle mentionnée ?
Elle est de 19 W, ce qui paraît anecdotique mais représente, sur une année complète, l'équivalent d'une consommation continue. Elle concerne surtout les périodes hors chauffe, quand la machine reste sous tension pour son électronique.
Ce n'est pas un argument pour ou contre l'achat, mais cela justifie une coupure propre en résidence secondaire ou pendant les vacances prolongées. Sur ce point précis, un simple interrupteur dédié suffit.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
4 kW
SCOP a 35 °C
4,56
Efficacite saisonniere W35
179 %
Puissance de dimensionnement (W55)
4 kW
SCOP a 55 °C
3,45
Efficacite saisonniere W55
135 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-20 °C
Puissance acoustique exterieure
58 dB(A)
Consommation en veille
19 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.