Pacoscope
Atlantic · FUJITSU Waterstage High Power 11 3-phases

Atlantic FUJITSU Waterstage High Power 11 3-phases Integrated DHW : l'avis complet

3,3/5sur 6 profils d'installation
Atlantic FUJITSU Waterstage High Power 11 3-phases Integrated DHW
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fujitsu-airstage.be
SCOP W35
3,92
plancher chauffant
SCOP W55
2,88
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
68 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Waterstage High Power 11 en version triphasée intégrée ECS est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, pensée pour les logements qui ont besoin de beaucoup de chaleur et d'eau chaude sanitaire. Avec 11,3 kW en départ d'eau à 35 °C et 9,3 kW à 55 °C, elle vise les maisons mal isolées, ou les surfaces larges, avec des radiateurs qui demandent encore de l'eau chaude. Elle sort jusqu'à 60 °C en départ, ce qui lui permet d'alimenter des émetteurs haute température, même si son rendement y perd alors beaucoup de terrain.

Son vrai terrain de jeu, c'est le plancher chauffant ou les radiateurs basse température. Le SCOP grimpe à 3,92 en W35, mais tombe à 2,88 en W55. C'est cette bascule qui commande tout le reste : la facture d'hiver, la taille du ballon, et la question de l'appoint électrique. Trois profils ci-dessous sont signés triphasé et eau chaude intégrée, trois autres portent sur le quotidien, le bruit et le type d'émetteurs.

Bruit de l'unité extérieure68 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de plain-pied de 1978, 145 m², Poitou, radiateurs fonte, posée en 2023

On a sorti la cuve fioul, et personne n'a regretté le bruit

Avant, c'était une chaudière fioul de 1996. La cuve sentait dans le garage, il fallait la faire remplir en septembre, et l'hiver on entendait le brûleur depuis la chambre. La PAC a pris sa place dans le jardin, dégagée du mur de la cuisine. La première saison, on a chauffé à 19 °C comme avant, et la maison a mis un peu plus de temps à monter en température le matin. Sur les radiateurs fonte du salon, elle suit sans problème : la machine monte à 60 °C en départ, le circulateur pousse, et la fonte rayonne comme avant.

Ce qui change vraiment, c'est la lecture des chiffres. Le SCOP 2,88 en haute température, c'est le chiffre qui correspond à notre situation, pas le 3,92 du dépliant. On le sent sur les mois de janvier et février, facture plus haute que l'automne, mais toujours en dessous du fioul. On referait le choix, en demandant simplement un devis de mise en service du plancher chauffant en même temps.

Ce qui marche
  • Sortie d'eau à 60 °C qui alimente les radiateurs fonte sans les changer
  • Plus de cuve, plus de brûleur, plus de livraison de fioul
  • SCOP 2,88 en W55 reste cohérent pour un usage radiateurs
Ce qui coince
  • Montée en température plus lente que le fioul le matin
  • Facture qui grimpe nettement en janvier par rapport à l'automne
Maison de lotissement de 2005, 160 m², Alsace, radiateurs acier basse température, posée en 2024

Le R410A m'a fait hésiter, la triphasé a tranché

Quand on a comparé les devis, mon mari a sorti la fiche technique et s'est arrêté sur le fluide. R410A, on savait que ça ne se rechargerait pas comme avant dans dix ans. On a lu que le F-Gas pousse à sortir de ce fluide, que les bouteilles se raréfient, que le prix à la recharge pourrait grimper. On a failli basculer sur une autre machine, puis on a vu la contrainte triphasée : chez nous, le compteur était déjà en triphasé pour l'ancien atelier, donc pas de frais de raccordement.

Le frigoriste nous a dit que la machine a beau être fabriquée aujourd'hui, le circuit reste en R410A et qu'il faudra compter avec les recharges. On l'a signée quand même, parce qu'on n'avait pas envie de refaire l'installation électrique. Si le triphasé avait été à créer, on aurait pris autre chose. Une valeur résiduelle en revente, honnêtement, on n'y a pas pensé à ce moment-là.

Ce qui marche
  • Triphasé déjà présent, donc pas de frais de raccordement
  • Puissance de 11,3 kW cohérente pour la surface et l'isolation 2005
  • Rendement correct en basse température sur radiateurs acier
Ce qui coince
  • R410A en sortie de marché, question ouverte sur les recharges à dix ans
  • Choix contraint par l'électricité plus que par la performance
Longère rénovée de 1983, 190 m², Bretagne intérieure, plancher chauffant neuf, posée en 2022

Le SCOP de la brochure et le relevé de janvier ne racontent pas la même histoire

On a installé la PAC en même temps que le plancher chauffant, dans une maison qu'on venait de retaper, avec une isolation correcte mais pas parfaite. Le papier annonçait 3,92 de SCOP en W35, et sur les mois doux d'octobre et novembre, c'est à peu près ce qu'on a vu. Puis décembre est arrivé, humide, avec des nuits à 2 °C et des matins bouchés. La consommation a bondi, et là on a compris que le SCOP saisonnier n'est pas une promesse pour chaque semaine.

Rien d'anormal, la machine continue de chauffer, mais le rendement réel baisse quand il fait froid et humide. On a fini par régler la loi d'eau un peu plus bas, 20 °C dans les chambres au lieu de 21, et ça a suffi à faire redescendre la facture. Le SCOP reste un bon indicateur pour choisir, pas pour prédire le mois de janvier.

Ce qui marche
  • SCOP 3,92 en W35 tenu sur les demi-saisons avec plancher chauffant
  • Réglage de loi d'eau qui rattrape facilement la consommation
  • Bon confort dans une maison rénovée sans être parfaitement isolée
Ce qui coince
  • Écart sensible entre le SCOP annoncé et le relevé des semaines froides
  • Sensibilité à l'humidité hivernale, qui pèse plus que prévu
Maison de 2011, 120 m², Sud-Ouest, radiateurs acier, posée en 2023

Le passage au triphasé a coûté plus cher que la machine

Personne ne nous avait prévenus. La maison était en monophasé, la PAC est en triphasé, et il a fallu demander au gestionnaire de réseau de tirer une ligne. Délai, tranchée, compteur, tout ça pour brancher une machine qu'on avait déjà payée. On a aussi dû revoir la puissance souscrite à la hausse pour absorber l'appoint intégré de 1,2 kW en plus du reste de la maison, et ça a encore fait monter l'abonnement.

Résultat, la PAC chauffe bien, les 11,3 kW de dimensionnement tiennent la maison sans souci, mais le budget de départ a dérapé de plusieurs milliers d'euros, tout ça pour du raccordement. Si c'était à refaire, on regarderait d'abord la version monophasée, ou on négocierait la ligne dans le devis global. La machine n'est pas en cause, c'est l'électricité autour.

Ce qui marche
  • Puissance suffisante pour la surface, aucun appoint en dehors des grands froids
  • Bon confort thermique sur radiateurs acier
Ce qui coince
  • Passage au triphasé long et coûteux, mal anticipé dans le devis
  • Puissance souscrite relevée, abonnement annuel plus cher
Maison de bourg ancienne de 1952, 95 m², Normandie, radiateurs fonte, posée en 2024

La nuit, on l'entend depuis la chambre du fond

On a choisi cette machine pour la puissance et l'eau chaude intégrée, en se disant qu'une 11 kW n'était pas plus bruyante qu'une 8. À l'usage, 68 dB(A) de puissance acoustique, ça s'entend. La nuit, par temps calme, la machine au fond du jardin reste audible depuis la chambre du premier, et le voisin, à 6 mètres de la limite, nous en a parlé au printemps. On a activé le mode silence la nuit, et là, le bruit baisse vraiment, on dort.

Mais le mode silence pèse sur le rendement : la machine tourne plus bas en puissance, l'eau monte moins vite, et par grand froid elle a plus souvent recours à l'appoint. On a gagné en tranquillité, on a perdu en performance, sans regret parce que le voisinage comptait plus. Si c'était à refaire, on l'aurait implantée plus loin du mur mitoyen dès le départ.

Ce qui marche
  • Mode silence qui règle vraiment la gêne nocturne
  • Eau chaude intégrée qui évite un ballon séparé dans une petite maison
Ce qui coince
  • 68 dB(A) de puissance acoustique, implantations proches du voisin tendues
  • Mode silence qui pousse la machine à solliciter l'appoint plus souvent
Maison de 1994, 210 m², vallée du Rhône, plancher chauffant à rénover, posée en 2022

Le plancher chauffant a doublé le devis de la PAC

À la base, on voulait juste remplacer la vieille chaudière gaz par une PAC. La maison avait des radiateurs de 1994, qui montaient encore, mais le SCOP en W55 de 2,88 nous a refroidis. On a donc décidé de mettre un plancher chauffant partout, sauf le garage. Chape, tuyaux, collecteurs, ragréage, reprise des sols : la facture de travaux a dépassé celle de la machine, et on a vécu trois semaines sur un seul niveau.

Aujourd'hui, ça valait le coup. Le confort est sans commune mesure, la chaleur est douce, la maison chauffe à 20 °C sans effort, et le SCOP 3,92 en W35 commence à se sentir sur les factures. Mais il faut le savoir avant : la PAC à 11,3 kW, c'est la moitié de l'histoire, le plancher, c'est l'autre moitié. On ne referait pas autrement, on referait juste avec un planning plus réaliste.

Ce qui marche
  • Confort de chauffe très supérieur aux radiateurs de 1994
  • SCOP 3,92 en W35 qui devient la vraie référence avec un plancher neuf
Ce qui coince
  • Coût des travaux hydrauliques et de sol supérieur au prix de la PAC
  • Chantier long et logement partiellement inutilisable pendant trois semaines
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison large, mal isolée ou correctement isolée, avec un plancher chauffant ou des radiateurs basse température, en triphasé ou prêt à passer au triphasé, et un vrai besoin d'eau chaude sanitaire. C'est une machine de forte puissance, taillée pour 120 à 200 m², avec ou sans appoint électrique selon le froid.

À éviter si

Le logement est en monophasé et le raccordement triphasé serait lourd à financer, ou si l'implantation de l'unité extérieure est collée à une limite de propriété sans marge de recul. Et si les émetteurs restent des radiateurs haute température sans possibilité de les faire évoluer, le SCOP 2,88 en W55 mérite d'être regardé avant de signer.

Questions fréquentes

La Waterstage High Power 11 consomme-t-elle beaucoup en veille ?

Elle est donnée pour 17 W en veille, ce qui représente environ 150 kWh sur une année si elle reste alimentée en permanence. C'est peu face aux milliers de kWh de chauffe, mais ce n'est pas nul non plus.

Sur une résidence secondaire ou une maison inoccupée une partie de l'année, ce chiffre mérite d'être mis en balance avec le hors gel, qui impose de laisser la machine alimentée.

Le R410A de cette machine est-il un problème pour l'avenir ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Cela ne veut pas dire que la machine tombera en panne, mais cela veut dire que les recharges de fluide peuvent devenir plus chères et plus difficiles à trouver dans dix ou quinze ans.

Pour une machine posée aujourd'hui, c'est un point à intégrer dans le coût de possession, pas un motif de refus à lui seul. Le R32 et le R290 sont les fluides vers lesquels le marché bascule.

Quelle surface peut chauffer une PAC de 11,3 kW ?

En dimensionnement W35, 11,3 kW correspondent à une maison large, souvent 150 à 200 m² selon l'isolation, avec un départ d'eau à 35 °C. En W55, la puissance utile tombe à 9,3 kW, ce qui reste confortable sur des radiateurs mais ne couvre pas la même surface dans une maison mal isolée.

C'est pour cela que le chiffre de 11,3 kW ne suffit pas à lui seul : il faut le lire avec le type d'émetteurs et la qualité de l'enveloppe.

Que se passe-t-il quand la température descend sous -7 °C ?

La température de bivalence en W35 est de -7 °C. Au-dessous, l'appoint électrique intégré, de 1,2 kW, prend le relais pour compléter la puissance. C'est prévu, ce n'est pas une panne, et cela se voit surtout sur la facture de janvier.

La machine s'arrête complètement en dessous de -10 °C, sa température limite de fonctionnement. En zone de moyenne montagne ou dans les hivers continentaux très froids, ce seuil mérite d'être comparé aux minimales locales avant de choisir.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)11,3 kW
SCOP a 35 °C3,92
Efficacite saisonniere W35154 %
Puissance de dimensionnement (W55)9,3 kW
SCOP a 55 °C2,88
Efficacite saisonniere W55112 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure68 dB(A)
Consommation en veille17 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesFUJITSU Waterstage High Power 11 3-phases, FUJITSU Waterstage High Power 11 3-phases Integrated DHW

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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