Daikin ALTHERMA 3 H F+W 11kW (180L) : l'avis complet
★★★◐★3,3/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : daikintechnicaldatahub.eu
SCOP W35
4,38
plancher chauffant
SCOP W55
3,3
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
64 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
L'Altherma 3 H F+W 11 kW avec ballon intégré de 180 litres est une pompe à chaleur air/eau monobloc qui vise les logements de 120 à 200 m², en rénovation comme en construction. Elle affiche un SCOP de 4,38 sur plancher chauffant (W35) et de 3,3 sur radiateurs haute température (W55), avec une puissance de dimensionnement de 11 kW en W35 et 13 kW en W55. C'est une machine R32, fluide d'avenir au titre du règlement F-Gas, avec un appoint électrique intégré de 0 kW : autrement dit, pas de résistance d'appoint dans l'unité, ce qui change la donne en grand froid. Ce point est à surveiller de près, car la température de bivalence et la température limite de fonctionnement sont toutes deux annoncées à -10 °C.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1986, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2025
★★★★★
Le devis concurrent prévoyait un appoint, pas celui-ci
J'ai comparé deux devis avant de signer, et la différence s'est jouée sur un détail que je n'avais pas anticipé. Le modèle retenu affiche une température limite de fonctionnement à -10 °C et un appoint électrique intégré de 0 kW, ce qui veut dire qu'en dessous de -10 °C, la machine s'arrête. Chez moi, dans le Puy-de-Dôme, on descend quelques nuits sous ce seuil. Mon installateur m'a proposé un ballon tampon et un appoint séparé en secours, ce que l'autre devis n'avait pas prévu.
Le SCOP de 3,3 sur radiateurs haute température m'a rassuré sur le papier, mais la vraie question était : que se passe-t-il quand la machine coupe ? Le devis écarté proposait une PAC différente, je ne connais ni son SCOP ni sa puissance, je n'ai donc pas pu comparer les rendements. J'ai tranché sur la capacité à passer les pointes de froid sans repasser à 100 % électrique.
Ce qui marche
+SCOP W55 de 3,3 correct sur radiateurs existants
+Fluide R32, pas de contrainte F-Gas
+Compacité du ballon intégré 180 L
Ce qui coince
−Aucun appoint électrique intégré, coupure à -10 °C
−Pas de COP à basse température dans la fiche fournie
−Nécessite un appoint externe en zone froide
⌂Chalet de 1998, 110 m², Hautes-Alpes, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Résidence secondaire : le hors gel m'a coûté cher la première année
Je possède un chalet que j'occupe principalement en février et pendant les vacances scolaires. La PAC tourne en hors gel le reste de l'hiver. Avec une consommation en veille de 21 W, ce n'est pas la veille qui coûte, c'est le maintien hors gel de l'eau du circuit. En janvier, sans personne, la machine consomme quand même pour ne pas laisser le circuit descendre.
Le SCOP de 4,38 sur plancher chauffant est très bon en occupation pleine, mais il ne dit rien du régime hors gel où la PAC tourne par à-coups. J'ai fini par installer un thermostat connecté et programmer des relances deux jours avant mon arrivée. La facture de la première saison m'a servi de leçon.
Ce qui marche
+Bon SCOP sur plancher chauffant quand je suis là
+Consommation en veille mesurée, 21 W, marginale
+Pilotage à distance possible
Ce qui coince
−Hors gel coûteux en résidence secondaire
−Relance longue après absence
−Pas rentable en usage épisodique intensif
⌂Maison de ville de 1962, 130 m², Grand Est, radiateurs fonte, posée en 2024
★★★★★
Après le fioul, plus de cuve et plus de livraison
J'ai remplacé une chaudière fioul de 1994 par cette PAC. Le premier changement, c'est l'absence de cuve : je récupère un local de 6 m² que je vais transformer en buanderie. Le second, c'est la fin des livraisons en pleine saison et des chèques en début d'hiver. Le SCOP de 3,3 en W55 était suffisant pour mes radiateurs fonte, je n'ai pas touché aux émetteurs.
Il a fallu nettoyer les réseaux et ajouter un filtre, parce que la boue de fioul ne pardonne pas dans un échangeur de PAC. Le consommateur que je suis note surtout que la facture est désormais mensuelle au lieu d'être concentrée sur cinq mois. Ce n'est pas un gain brut, mais c'est un lissage qui change la gestion du budget.
Ce qui marche
+Plus de cuve ni de livraison de fioul
+Radiateurs fonte conservés, 3,3 de SCOP en W55
+Facture lissée sur l'année
Ce qui coince
−Nettoyage réseau obligatoire après fioul
−Rendement moindre qu'en plancher chauffant
−Local technique à repenser
⌂Maison de plain-pied de 2005, 165 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Triphasé imposé par la puissance, mais l'unité reste monophasée
Chez moi, tout était en monophasé, abonnement 12 kVA. Au moment de raccorder cette PAC de 11 kW de dimensionnement, l'électricien a exigé un passage en triphasé. Le compteur a été changé, l'abonnement revu. Dès lors, la question du réglage des phases s'est posée pour l'ensemble de la maison, parce que déséquilibrer une phase fait disjoncter le Linky.
Le SCOP de 4,38 sur plancher chauffant justifiait à mes yeux l'investissement, mais je n'avais pas budgété ce passage triphasé. C'est un coût supplémentaire qui ne figure jamais dans la plaquette du constructeur. À vérifier absolument lors du devis.
Ce qui marche
+Excellent SCOP sur plancher chauffant
+Machine adaptée à une maison de 165 m²
+Fluide R32 sans contrainte de recharge
Ce qui coince
−Passage triphasé à anticiper et à budgéter
−Rééquilibrage des phases nécessaire dans la maison
−Aucun appoint intégré
⌂Maison rénovée de 1975, 190 m², Bourgogne-Franche-Comté, radiateurs fonte et acier, posée en 2023
★★★★★
Deux jours bloqués à -13 °C, sans appoint dans l'unité
Je dois dire ce qui ne va pas. Cette machine affiche une température limite de fonctionnement à -10 °C et un appoint électrique intégré de 0 kW. En janvier 2024, on a eu deux jours à -13 °C. La PAC s'est arrêtée, et comme il n'y a pas de résistance dans l'unité, je suis passé sur un radiateur d'appoint mobile en attendant que la température remonte. 190 m² à chauffer comme ça, c'est inconfortable.
La fiche affiche aussi une température de bivalence à -10 °C, ce qui signifie que le seuil d'appoint aurait dû être anticipé dès la pose. Mon installateur avait posé un ballon tampon et un appoint séparé, mais pour une raison que je n'explique pas, le raccordement n'avait pas été testé. Il a fallu une intervention d'urgence un dimanche. La bivalence et la limite sont deux choses différentes, je l'ai appris à mes dépens.
Ce qui marche
+Bonne puissance en W55, 13 kW
+Fluide R32
+Machine silencieuse en temps normal
Ce qui coince
−Arrêt total à -10 °C, pas d'appoint intégré
−Appoint externe indispensable en zone froide
−Aucun COP à basse température dans la fiche
⌂Maison RT2012 de 2014, 125 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Relance après absence, trois heures avant de retrouver le confort
Je pars régulièrement en déplacement une semaine. Au retour, il faut environ trois heures pour retrouver 20 °C, parce que la machine module mais ne force pas non plus. Avec un SCOP de 4,38 sur plancher chauffant, la relance reste économique sur le papier, surtout comparé à une remise en chauffe complète à la résistance. Mais il faut anticiper et lancer le chauffage à distance depuis l'application.
Je n'ai pas de COP à -7 °C dans la fiche technique, je ne peux donc pas dire ce que la relance coûte en plein hiver. Ce que je constate, c'est que la consommation en veille de 21 W s'ajoute à ce compte si on ne coupe pas l'unité pendant les absences. Un détail, mais qui s'accumule sur l'année.
Ce qui marche
+Relance efficace en plancher chauffant
+SCOP 4,38 élevé
+Pilotage à distance pratique
Ce qui coince
−Trois heures avant de retrouver le confort
−Pas de COP à -7 °C dans la fiche
−Veille à 21 W sur une année
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements de 120 à 200 m² bien isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, situés dans des régions où le mercure ne descend pas durablement sous -10 °C. Le SCOP de 4,38 en W35 et le fluide R32 en font une machine cohérente pour une rénovation soignée.
À éviter si
Vous habitez une zone où les -10 °C sont fréquents et durables : la machine s'arrête et l'absence d'appoint électrique intégré vous laisse sans solution. Vous êtes aussi mal orienté si votre installation électrique est en monophasé juste, un passage en triphasé pouvant être nécessaire.
Questions fréquentes
Que se passe-t-il quand la température descend sous -10 °C ?
La machine s'arrête, car sa température limite de fonctionnement est de -10 °C. Comme elle n'a pas d'appoint électrique intégré (0 kW), il faut un appoint externe prévu dès l'installation pour passer ces pointes de froid.
Cette PAC convient-elle à des radiateurs fonte existants ?
Oui, avec un SCOP de 3,3 en W55, elle est dimensionnée pour alimenter des radiateurs haute température. C'est une solution courante en rénovation, mais le rendement reste inférieur à celui obtenu sur plancher chauffant, où le SCOP grimpe à 4,38.
Faut-il changer d'abonnement électrique pour l'installer ?
Avec une puissance de dimensionnement de 11 kW en W35 et 13 kW en W55, un passage en triphasé est fréquent en maison individuelle. C'est un poste de dépense à intégrer au devis et à anticiper avec l'électricien.
Le R32 pose-t-il un problème pour la recharge dans dix ans ?
Non, c'est au contraire un fluide d'avenir au titre du F-Gas, qui remplace progressivement le R410A. La disponibilité des pièces et du fluide devrait rester assurée sur la durée de vie de la machine.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.