Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
4,96
plancher chauffant
SCOP W55
3,48
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
52 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Atlantic ISILIA M 9 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de petite puissance, dimensionnée autour de 4,7 kW en régime plancher chauffant. Elle vise les logements de moins de 120 m², plutôt bien isolés, ou les rénovations où les besoins de chauffe restent modestes. Son SCOP de 4,96 à 35 °C la place parmi les machines efficaces sur plancher chauffant.
Sur radiateurs existants, la donne change : le SCOP tombe à 3,48 à 55 °C, ce qui reste correct mais suppose des émetteurs capables de tourner à température modérée. La température maximale de départ d'eau à 60 °C autorise toutefois de conserver des radiateurs fonte ou acier dimensionnés, à condition de ne pas viser une maison mal isolée de 180 m². Le point faible structurel de cette machine est la limite basse de fonctionnement à -10 °C, couplée à une bivalence annoncée à -7 °C en régime plancher.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Chalet ossature bois de 2004, 105 m², Savoie à 900 m d'altitude, plancher chauffant, posée en 2021
★★★★★
En altitude, la limite de fonctionnement pose question
La machine est donnée pour fonctionner jusqu'à -10 °C, et en dessous elle s'arrête. Chez moi, on descend régulièrement à -14, -16 °C pendant une à deux semaines en janvier. Résultat : l'appoint électrique de 0,8 kW intégré prend le relais, mais il ne suffit clairement pas.
J'ai gardé un poêle à bois en secours, et heureusement. La bivalence annoncée à -7 °C en régime plancher est cohérente avec ce que je constate : au-delà de -7, la facture de janvier décroche par rapport à décembre. Sur neuf mois de chauffe ça reste tenable, sur un hiver froid continu ce serait un problème.
Ce qui marche
+Bonne efficacité sur plancher chauffant le reste de l'année
+Fonctionne correctement jusqu'à -10 °C sans coupure
Ce qui coince
−Appoint de 0,8 kW insuffisant sous -10 °C en altitude
−Bivalence à -7 °C oblige à prévoir un secours si la zone descend plus bas
⌂Pavillon de 1988, 88 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier remplacés, posée en 2022
★★★★★
Ce que coûte une relance après une semaine d'absence
Je coupe le chauffage quand je pars dix jours chez mes enfants. Au retour, en février, la maison est à 11 °C. La relance me coûte environ deux jours de consommation normale pour repasser à 19,5 °C, soit l'équivalent de trois jours de chauffe habituelle. Sur une saison, deux absences de ce type, ça pèse peu mais ça se voit sur la facture.
Ce n'est pas la machine qui est en cause, c'est la masse à remettre en température. Un pavillon de 1988 mal isolé en toiture met du temps. Maintenant je programme une consigne à 15 °C pendant les absences plutôt que de tout couper : la relance est plus douce et la consommation totale diminue.
Ce qui marche
+Relance maîtrisée si on maintient une consigne basse plutôt que de couper
+Consommation de veille à 9 W, négligeable sur l'année
Ce qui coince
−Relance complète coûteuse sur logement peu isolé
−Aucun mode 'absence' intelligent sur la régulation d'origine, tout est manuel
⌂Maison de ville mitoyenne de 1975, 95 m², Bas-Rhin, plancher chauffant ajouté en rénovation, posée en 2023
★★★★★
52 dB(A), ça passe en mitoyenneté mais il faut soigner l'implantation
Notre unité extérieure est posée sur le mur mitoyen, côté cour. Le voisin a sa chambre juste derrière. Les 52 dB(A) annoncés, c'est la puissance acoustique, pas le niveau auquel on l'entend depuis chez lui. Dans notre cas, à mur mitoyen en pierre de 40 cm, il n'a jamais rien signalé, même la nuit à -5 °C quand la machine tourne à fond.
Cela dit, nous avons explicitement demandé un emplacement décalé par rapport à sa fenêtre et des plots antivibratiles. Sans ces précautions, avec 52 dB(A) en limite de propriété, un voisin susceptible peut invoquer l'arrêté de 2006. Ce n'est pas la machine le sujet, c'est l'endroit où on la met.
Ce qui marche
+Niveau acoustique raisonnable pour la gamme
+Pas de sifflement aigu côté compresseur
Ce qui coince
−Emplacement à négocier avec le voisinage en amont
−En mode silence la puissance disponible baisse, il faut l'accepter
⌂Maison de lotissement de 1998, 112 m², Haute-Garonne, radiateurs acier basse température, posée en 2022
★★★★★
Les vibrations dans le plancher de l'étage
On entendait un bourdonnement dans la chambre du haut, à l'aplomb de l'unité extérieure posée sur dalle béton. Pas fort, mais continu, et la nuit ça devenait pénible. Le frigoriste a repris la fixation avec des plots antivibratiles corrects et un léger découplage des liaisons. Le bruit a disparu.
Le point de vigilance, c'est que la machine d'origine avait été posée directement sur des silentblocs bas de gamme fournis dans le carton. Pour un coût marginal, on passe d'une nuisance à rien. Sur un pavillon avec dallage léger, ça vaut le coup de demander au devis un découplage soigné plutôt que de le subir après.
Ce qui marche
+Problème résolu par un découplage correct, pas par un changement de machine
+Compacteur bien équilibré, peu de vibrations propres
Ce qui coince
−Silentblocs d'origine insuffisants sur dalle légère
−Vibrations difficiles à anticiper avant la première mise en route
⌂Maison de bourg de 1962, 84 m², Puy-de-Dôme, radiateurs fonte conservés, posée en 2023
★★★★★
Ce que la machine a changé au DPE pour la revente
Nous avons vendu au printemps dernier. Le diagnostic initial classait la maison en F à cause du chauffage au fioul. Après la pose, avec isolation des combles entre-temps, le nouveau DPE est passé en D. Cette bascule a pesé, l'acheteur nous l'a dit, parce que louer ou vendre un logement classé F devient de plus en plus contraint.
La PAC n'a pas tout fait, soyons clairs : c'est l'ensemble fioul sorti, PAC posée, combles isolés qui a produit le résultat. Mais la machine a joué son rôle, notamment parce que son SCOP de 3,48 sur radiateurs haute température n'écroule pas la note énergétique. Un modèle moins efficace sur ce régime n'aurait pas donné le même DPE.
Ce qui marche
+Bascule de deux classes au DPE, argument concret à la revente
+SCOP correct sur émetteurs haute température, la note reste bonne
Ce qui coince
−La PAC seule n'aurait pas suffi, il fallait coupler avec l'isolation
−DPE dépend aussi de l'eau chaude, à traiter séparément
⌂Pavillon de 1979, 130 m², Manche, plancher chauffant au rez-de-chaussée, radiateurs à l'étage, posée en 2020
★★★★★
Le dégivrage qui laisse une plaque de glace au pied de l'unité
En hiver humide, sur le littoral normand, la machine dégivre deux à trois fois par nuit. L'eau part au sol, gèle, et on se retrouve avec une plaque de 1,5 m² glissante sous l'unité extérieure. Ce n'est pas dangereux chez nous parce que c'est sur une bande gravillonnée, mais si l'unité avait été posée sur une terrasse carrelée, ce serait une chute assurée.
C'est un point à anticiper à la conception : prévoir une évacuation correcte ou une surface drainante, sinon on le regrette. Pour le reste, le dégivrage lui-même est normal et plutôt bien géré, la machine ne fait pas de pause longue. Mais l'eau, il faut qu'elle parte quelque part.
Ce qui marche
+Dégivrage propre, pas de cycle interminable
+Fonctionne par temps humide et froid sans défaillir
Ce qui coince
−Écoulement d'eau à gérer dès la pose, sinon verglas au pied
−Sur littoral humide, cycles de dégivrage fréquents et un peu bruyants
Le verdict
Pour quel logement ?
Logements de moins de 120 m² bien isolés, ou rénovations sur radiateurs dimensionnés pour tourner à température modérée, avec un besoin de chauffe contenu. Convient particulièrement aux climats doux ou tempérés, où la température reste rarement sous -7 °C.
À éviter si
La maison est mal isolée, grande, ou située en zone de montagne où l'on descend régulièrement sous -10 °C : la machine s'arrête et l'appoint intégré de 0,8 kW ne tiendra pas. À éviter aussi en logement nécessitant un départ d'eau supérieur à 60 °C de façon permanente.
Questions fréquentes
Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?
Sur plancher chauffant, le volume d'eau de l'installation suffit généralement et un ballon tampon n'apporte rien. Sur une installation courte, avec peu de radiateurs et des liaisons courtes, un petit volume tampon peut éviter les cycles courts à mi-saison, quand la puissance disponible dépasse largement le besoin.
Le sujet n'est pas propre à cette machine : c'est un calcul à faire au cas par cas, en fonction du volume d'eau total du circuit et de la régulation retenue. À discuter avec l'installateur au moment du devis plutôt que de l'ajouter par principe.
Jusqu'à quelle température extérieure la machine fonctionne-t-elle ?
La fiche technique donne une température limite de fonctionnement de -10 °C. En dessous, la machine s'arrête et il faut un appoint pour continuer à chauffer. La bivalence annoncée à -7 °C en régime plancher signifie qu'à partir de ce seuil, l'appoint électrique prend le relais pour compléter.
Concrètement, dans une région où l'on descend rarement sous -5 °C, ce seuil n'est jamais atteint et la question ne se pose pas. En zone de moyenne montagne ou dans le quart nord-est, il faut prévoir un secours, poêle, insert, ou appoint électrique d'appoint correctement dimensionné.
Les radiateurs existants peuvent-ils être conservés ?
Oui, à condition qu'ils puissent chauffer la maison avec une eau à 55 °C ou moins. Le SCOP à 55 °C est de 3,48, ce qui reste correct, mais si vos radiateurs exigent 65 ou 70 °C pour maintenir la température, cette machine ne convient pas : sa température maximale de départ d'eau est de 60 °C.
La méthode simple consiste à faire calculer la puissance des radiateurs pièce par pièce à 50 °C de régime d'eau. Si le résultat couvre les besoins, on garde. Sinon, il faut soit remplacer quelques émetteurs, soit accepter des consignes plus basses compensées par une meilleure isolation.
Le R32 pose-t-il un problème pour l'avenir de la machine ?
Non. Le R32 a un potentiel de réchauffement global nettement plus faible que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Un équipement au R32 reste approvisionnable en fluide pour la maintenance et la recharge sur toute sa durée de vie prévisible.
C'est un argument de tranquillité pour l'acheteur, à la fois sur la disponibilité des recharges et sur la valeur résiduelle de la machine en cas de revente du logement dans dix ans.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
4,7 kW
SCOP a 35 °C
4,96
Efficacite saisonniere W35
195 %
Puissance de dimensionnement (W55)
4,4 kW
SCOP a 55 °C
3,48
Efficacite saisonniere W55
136 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
52 dB(A)
Consommation en veille
9 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.