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Atlantic

Atlantic THERCON THERMA TCD03X : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Atlantic THERCON THERMA TCD03X
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : thercon.be
SCOP W35
4,6
plancher chauffant
SCOP W55
3,23
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic Thercon Therma TCD03X est une pompe à chaleur air/eau de petite puissance, dimensionnée autour de 4,4 kW en régime plancher chauffant. Elle vise les logements compacts, bien isolés ou récemment rénovés, là où une grosse machine serait surdimensionnée. Son SCOP de 4,6 à 35 °C la place parmi les machines efficientes sur émetteurs basse température, tandis que le régime 55 °C la ramène à 3,23, ce qui reste correct mais change la donne sur radiateurs existants.

La machine plafonne à 55 °C de départ d'eau et s'arrête à -10 °C extérieurs, avec une bivalence annoncée à -7 °C en régime 35. Autrement dit, elle est taillée pour les hivers tempérés à moyennement froids, pas pour la montagne ni les vagues de froid prolongées. Les six retours ci-dessous portent sur des situations réelles de cette puissance, dans des logements et des régions variés.

Bruit de l'unité extérieure57 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1986, 95 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2021

La facture a suivi la douceur de l'hiver breton

J'avais un vieux convecteur électrique dans le salon et des panneaux rayonnants dans les chambres. La première saison avec la PAC m'a coûté à peu près 62 % de moins sur la période de chauffe. Je relève mon compteur tous les mois, ce n'est pas une impression.

Ce qui joue beaucoup, c'est le plancher chauffant. Le SCOP annoncé à 4,6 correspond au régime 35 °C, et comme je tourne à 32-35 °C de départ d'eau l'hiver, je suis dans la bonne zone. Les jours autour de 0 °C, on sent que la machine consomme plus, mais rien de comparable à avant. La consommation en veille à 8 W, sur une année, ça reste trois ou quatre euros, je ne vais pas m'en plaindre.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,6 cohérent avec un plancher chauffant basse température
  • Économie réelle constatée sur une saison complète
  • Veille à 8 W, impact annuel négligeable
Ce qui coince
  • Consommation qui monte nettement autour de 0 °C
  • Nécessite de rester en départ d'eau modéré pour tenir le rendement
Pavillon de 1979, 110 m², Auvergne, radiateurs acier, posée en 2022

L'appoint électrique se déclenche plus souvent que prévu

La température de bivalence est donnée à -7 °C en régime 35. Sauf que moi, avec des radiateurs acier, je tourne à 48-52 °C de départ d'eau. Dans ce régime, la bivalence réelle tombe plus haut, et l'appoint de 0,9 kW intégré prend le relais dès qu'on descend sous -2 ou -3 °C.

Ce n'est pas catastrophique, l'appoint reste petit et la maison tient sa température. Mais sur les mois de janvier et février, je vois bien les pointes de consommation liées aux résistances. J'ai fini par baisser la consigne de 1 °C et décaler le chauffage la nuit, ça a limité la casse. La leçon, c'est que le régime 35 et le régime 55 ne racontent pas la même histoire.

Ce qui marche
  • Appoint intégré de 0,9 kW, peu gourmand quand il tourne
  • Machine qui tient la maison même avec des radiateurs classiques
Ce qui coince
  • Appoint qui se déclenche plus tôt que la bivalence annoncée en régime 35
  • Facture qui grimpe vite sur les vagues de froid
Maison RE2020 de 2024, 130 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2024

En RE2020, la petite puissance suffit largement

Le logement est neuf, étanche, avec une VMC double flux et un plancher chauffant. Le dimensionnement à 4,4 kW en régime 35 correspond exactement à ce que le bureau d'études avait calculé. La machine ne force jamais, elle module tranquillement.

Ce qui m'a surpris, c'est le silence relatif. 57 dB(A) de puissance acoustique extérieure, en mitoyenneté c'est correct sans être inaudible. L'unité est posée contre le mur du garage, pas contre la chambre. Je n'ai jamais eu à pousser la consigne au-delà de 21 °C. En été, la machine ne fait pas de rafraîchissement, je le savais à l'achat, ce n'était pas un critère.

Ce qui marche
  • Puissance de 4,4 kW parfaitement calée sur les besoins d'un logement RE2020
  • Machine qui module sans à-coups sur plancher chauffant
  • 57 dB(A), raisonnable en zone construite
Ce qui coince
  • Pas de fonction rafraîchissement
  • Reste dépendante d'un bâti bien isolé pour donner son plein rendement
Maison de 2005, 150 m², Grand Est, plancher chauffant à l'étage et radiateurs au rez-de-chaussée, posée en 2022

Quand le dimensionnement colle, les cycles courts disparaissent

J'avais lu partout que le surdimensionnement était le fléau des PAC. Avant de signer, j'ai fait calculer la déperdition par un bureau d'études indépendant, résultat autour de 4 kW à -7 °C. La TCD03X avec ses 4,4 kW en régime 35 tombait juste.

À l'usage, la machine ne fait pas de cycles courts, elle module bas et longtemps. Le compresseur inverter tient des régimes doux. Les rares fois où elle a cyclé, c'était en mi-saison, quand les besoins tombent à 1 kW. C'est le défaut de toutes les PAC : entre deux saisons, soit elle module très bas, soit elle cycle. Ici, elle module plutôt bien.

Ce qui marche
  • Puissance dimensionnée au plus près de la déperdition réelle
  • Compresseur inverter qui module sans à-coups
  • Peu de cycles courts constatés en pleine saison
Ce qui coince
  • Quelques cycles en mi-saison, inévitables
  • Si la déperdition avait été sous-estimée, la machine aurait été juste
Maison de 1995, 105 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2023

MaPrimeRénov : dix mois pour boucler le dossier

Le chantier a duré quatre jours, le dossier administratif huit mois. J'ai déposé MaPrimeRénov' en février, l'accord est tombé en juin, le versement en octobre. Il a fallu fournir le devis signé, la fiche technique de la machine, l'attestation RT, le certificat de conformité de l'installateur RGE, et une photo de la plaque signalétique après pose.

Ce qui m'a valu un aller-retour, c'est la fiche technique : l'installateur avait transmis un document générique sans la référence exacte du modèle. Le conseiller a demandé la référence complète, TCD03X, avec le fluide R32 précisé. Sur les CEE, c'est la même chose, il faut la bonification basse température, et là encore, des chiffres de SCOP doivent figurer.

Ce qui marche
  • Dossier MaPrimeRénov' recevable pour une PAC air/eau
  • CEE bonifiés accessibles si la fiche est complète
  • Installateur RGE qui a su reprendre les pièces manquantes
Ce qui coince
  • Délais administratifs longs, jusqu'à huit mois
  • La moindre imprécision sur la fiche technique relance un aller-retour
Maison de 2010, 90 m², Hauts-de-France, plancher chauffant, posée en 2021

Après une absence de quinze jours, la relance coûte cher

Je pars régulièrement en déplacement deux semaines. La première fois, j'avais tout coupé, puis relancé à 19 °C d'un coup. La machine a tiré plein pot pendant une demi-journée, avec l'appoint qui s'est mis en route. La facture du mois a pris une claque.

Maintenant je fais autrement : je bascule en mode hors gel, consigne à 15-16 °C, et je remonte progressivement sur deux jours. La machine reprend sans forcer, la dalle n'a jamais vraiment refroidi. La limite de fonctionnement à -10 °C veut dire qu'en janvier, si je coupais complètement, il y avait un risque. Donc hors gel, jamais arrêt total.

Ce qui marche
  • Mode hors gel qui évite le refroidissement complet de la dalle
  • Reprise progressive qui évite les pointes et l'appoint
  • Machine qui reste dans sa plage de fonctionnement l'hiver
Ce qui coince
  • Une relance brutale coûte vite cher en consommation
  • Il faut accepter une consigne basse pendant l'absence
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements compacts et bien isolés, avec plancher chauffant ou émetteurs basse température, où 4,4 kW suffisent. Elle convient aussi aux rénovations avec radiateurs existants, à condition d'accepter que le rendement baisse en régime 55 et que l'appoint prenne le relais sur les gros coups de froid.

À éviter si

La maison dépasse 150 m² mal isolés, en zone de montagne ou de grand froid prolongé, avec des déperditions supérieures à 5 kW. Dans ces cas, la limite de -10 °C et la puissance de 4,4 kW deviennent limitantes, et une machine plus grosse serait plus adaptée.

Questions fréquentes

Cette PAC peut-elle alimenter des radiateurs en fonte ?

Oui, à condition de ne pas viser un départ d'eau trop élevé. La machine monte à 55 °C maximum, et son SCOP chute de 4,6 en régime 35 à 3,23 en régime 55. Avec des radiateurs fonte correctement dimensionnés, on tourne souvent entre 45 et 50 °C, ce qui reste dans la plage.

En revanche, la bivalence annoncée à -7 °C vaut pour le régime 35. En pratique, avec des radiateurs haute température, l'appoint de 0,9 kW prend le relais plus tôt, souvent autour de -2 ou -3 °C.

Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?

La machine s'arrête. C'est sa température limite de fonctionnement, en dessous, le compresseur ne tourne plus et tout repose sur l'appoint électrique intégré, qui ne fait que 0,9 kW. Sur une vague de froid marquée, ce n'est pas suffisant pour chauffer un logement entier.

C'est pour cette raison que la machine est déconseillée en zone de montagne ou dans les régions où l'on descend régulièrement sous -10 °C. Elle est taillée pour des hivers tempérés à moyennement froids.

Le fluide R32 pose-t-il un problème pour l'avenir ?

Non, le R32 fait partie des fluides d'avenir au titre du règlement F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. Cela signifie que les recharges et les pièces devraient rester disponibles dans les années à venir.

C'est un point rassurant pour la valeur résiduelle de la machine. Le R32 a un potentiel de réchauffement global plus faible que le R410A, ce qui limite aussi les contraintes réglementaires futures.

La consommation en veille de 8 W est-elle vraiment un sujet ?

Marginalement. Huit watts en continu sur une année représentent environ 70 kWh, soit quelques euros selon le tarif. Ce n'est pas un poste de dépense significatif à côté du chauffage.

Cela dit, si la machine est installée dans un logement peu occupé ou en résidence secondaire, cette consommation fixe existe quand même. Sur ce type de configuration, il peut être utile de prévoir une coupure hors gel plutôt qu'un maintien en veille permanent.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)4,4 kW
SCOP a 35 °C4,6
Efficacite saisonniere W35181 %
Puissance de dimensionnement (W55)4,2 kW
SCOP a 55 °C3,23
Efficacite saisonniere W55126 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure57 dB(A)
Consommation en veille8 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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