Pacoscope
Atlantic

Atlantic THERCON THERMA TCDM03X : l'avis complet

3,4/5sur 6 profils d'installation
Atlantic THERCON THERMA TCDM03X
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : thercon.be
SCOP W35
4,6
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic THERCON THERMA TCDM03X est une pompe à chaleur air/eau compacte, pensée pour des logements de taille modérée et des besoins de chauffage contenus. Avec 4,4 kW de puissance de dimensionnement à 35 °C et une température maximale de départ d'eau de 55 °C, elle s'adresse en priorité à des maisons bien isolées, équipées de plancher chauffant ou de radiateurs basse température.

Son SCOP de 4,6 à 35 °C la place parmi les machines efficaces sur les émetteurs doux, mais ce chiffre tombe à 3,2 lorsqu'on lui demande de l'eau à 55 °C. C'est la limite à garder en tête : elle peut alimenter des radiateurs classiques, sans être la meilleure candidate pour des émetteurs en fonte exigeants. Son fluide R32 et sa puissance acoustique de 57 dB(A) complètent un profil d'appareil récent, taillé pour la rénovation accessible.

Bruit de l'unité extérieure57 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1998, 110 m², Haute-Savoie, radiateurs acier basse température, posée en 2021

Deux mois sans carte électronique, et un hiver à l'appoint

La machine tourne bien, mais quand la carte de puissance a lâché en décembre, il a fallu attendre sept semaines. Le frigoriste local avait la référence, Atlantic non. On a passé janvier avec les appoints électriques et la cheminée, en priant pour que ça ne descende pas trop.

Ce qui m'a le plus gêné, c'est que personne ne pouvait me dire où en était la pièce. J'ai relancé l'installateur trois fois, lui-même n'avait pas de visibilité. Une fois la carte arrivée, la remise en route a pris une heure et la machine est repartie comme si de rien n'était.

Le SAV fonctionne, mais sur cette gamme les stocks de pièces ne sont visiblement pas dimensionnés pour la France. C'est le point que je regarderai avant de racheter une PAC, quelle que soit la marque.

Ce qui marche
  • Machine fiable une fois la pièce remplacée
  • Remise en route rapide après intervention
Ce qui coince
  • Délai d'obtention de la carte électronique
  • Aucun suivi de commande communiqué à l'installateur
Pavillon de 1985, 130 m², Gironde, plancher chauffant au rez-de-chaussée, radiateurs à l'étage, posée en 2020

Le contrat d'entretien, je le prends pour la garantie, pas pour le geste technique

Mon contrat annuel tourne autour de 180 euros, ce qui couvre la visite, le contrôle d'étanchéité et le nettoyage de l'unité extérieure. Honnêtement, le technicien passe une heure et repart. Ce que j'achète, c'est surtout le fait d'avoir un numéro à appeler en cas de panne.

La visite obligatoire, je la fais faire parce que c'est la loi et parce que ça évite les discussions en cas de sinistre. Mais je ne m'attends pas à ce qu'elle prolonge la durée de vie de la machine de façon spectaculaire.

Sur cette PAC en particulier, le filtre et l'échangeur extérieur demandent un coup d'œil régulier, surtout ici où les pins laissent tomber de la résine. Le technicien le fait en dix minutes, et je pourrais le faire moi-même si je voulais.

Ce qui marche
  • Visite rapide et sans surprise
  • Accès à un dépanneur prioritaire en cas de panne
Ce qui coince
  • Coût annuel qui grimpe plus vite que l'inflation
  • Prestation technique limitée pour le prix
Maison de village en pierre de 1900, 95 m², Cantal, radiateurs fonte d'origine, posée en 2019

Hors gel, mais pas hors facture

La maison sert de résidence secondaire, occupée surtout l'été et une dizaine de jours en hiver. Le mode hors gel fonctionne, la PAC maintient autour de 10 °C sans problème, même quand il fait -8 dehors.

Ce qui m'a surpris, c'est la consommation en veille. Huit watts en permanence, ça ne paraît rien, mais sur une année complète sans occupation ça finit par se voir sur la facture. Ajouté aux cycles de maintien en température, l'hiver me coûte quand même plus que je ne l'imaginais.

Je ne regrette pas la PAC, elle m'évite de retrouver la maison gelée à chaque arrivée. Mais pour un usage vraiment intermittent, une solution plus simple aurait peut-être suffi.

Ce qui marche
  • Mode hors gel efficace jusqu'à -8 °C
  • Aucune intervention nécessaire entre deux séjours
Ce qui coince
  • Consommation de veille non négligeable à l'année
  • Facture hivernale qui reste présente sans occupation
Maison RT2012 de 2015, 120 m², Loiret, plancher chauffant, posée en 2022

L'application fait le job, sans plus

Je pilote la PAC depuis le téléphone, principalement pour changer les plages horaires et surveiller la température de départ. Ça fonctionne, l'interface est lisible, mais ce n'est pas ce qui m'a fait choisir la machine.

Ce que j'ai trouvé le plus utile, c'est de voir l'historique de consommation par jour. Ça m'a permis de comprendre que la relance du matin me coûtait plus cher que de laisser la maison à température constante. J'ai ajusté la loi d'eau, et la facture a baissé.

En revanche, la connexion saute parfois, et il faut redémarrer l'application. Rien de dramatique, mais on est loin d'un pilotage fin. Pour une maison RT2012 où les besoins sont modestes, c'est amplement suffisant.

Ce qui marche
  • Historique de consommation lisible
  • Réglage de la loi d'eau accessible depuis l'application
Ce qui coince
  • Déconnexions ponctuelles de l'application
  • Fonctions de programmation limitées
Longère rénovée de 1975, 160 m², Ille-et-Vilaine, mix radiateurs acier et plancher chauffant, posée en 2023

Le triphasé, on a failli passer à côté

L'installateur avait prévu une liaison monophasée. Au moment du raccordement, le technicien Enedis a tiqué : le compteur était en triphasé avec une phase déjà bien chargée, et la PAC ne pouvait pas s'y brancher proprement.

On a fini par basculer l'installation en monophasé, ce qui a impliqué un passage du consuel et un peu de paperasse. Rien de rédhibitoire, mais ça a décalé la mise en service de trois semaines.

Avec 4,4 kW de puissance de dimensionnement, la machine reste modeste et ne justifie pas à elle seule un rééquilibrage complet. C'est l'existant qui a dicté la contrainte. Si c'était à refaire, j'aurais fait vérifier le tableau électrique avant même de signer le devis.

Ce qui marche
  • Puissance compatible avec une installation monophasée classique
  • Aucun problème de fonctionnement depuis la mise en service
Ce qui coince
  • Contrainte triphasée mal anticipée
  • Délai de mise en service décalé de plusieurs semaines
Maison de bourg de 1930, 140 m², Saône-et-Loire, radiateurs fonte conservés, posée en 2021

On a gardé la fonte, avec un SCOP qui le permet

On voulait absolument garder les radiateurs fonte, pour l'inertie et pour ne pas casser la maison. Le SCOP de 3,2 à 55 °C nous a rassurés : la machine peut alimenter ces émetteurs sans s'écrouler.

À l'usage, la montée en température est lente. Il faut accepter de ne pas chercher à chauffer vite, et de laisser la maison vivre sur son inertie. Une fois ce rythme compris, la PAC suit sans forcer, avec des départs d'eau autour de 50 °C en janvier.

C'est moins confortable qu'un plancher chauffant sur les pieds, mais on n'a rien changé à l'existant, ce qui était l'objectif. La facture a baissé d'environ un tiers par rapport au fioul.

Ce qui marche
  • Radiateurs fonte conservés sans travaux
  • SCOP de 3,2 à 55 °C qui soutient l'usage haute température
Ce qui coince
  • Inertie longue à monter en température
  • Départ d'eau à 50 °C en pointe hivernale
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour des logements bien isolés de 90 à 160 m², équipés de plancher chauffant ou de radiateurs qui acceptent de l'eau entre 45 et 55 °C. La machine convient aussi en rénovation quand on veut garder les émetteurs existants sans casser la maison.

À éviter si

On cherche une PAC capable de tenir des départs d'eau à 60 °C ou plus, ce que la TCDM03X ne sait pas faire. À éviter aussi si l'on dépend d'une phase triphasée déjà chargée, ou si l'on n'a pas de repli en cas d'immobilisation prolongée de la machine.

Questions fréquentes

Cette pompe à chaleur peut-elle alimenter des radiateurs en fonte ?

Oui, à condition que le réseau de fonte soit dimensionné pour de l'eau autour de 50 °C. La machine plafonne à 55 °C de départ d'eau, et son SCOP de 3,2 dans ces conditions montre qu'elle tient l'usage sans s'effondrer.

En pratique, cela suppose des radiateurs généreux et une maison qui accepte une montée en température lente. Si les émetteurs sont sous-dimensionnés, la PAC passera son temps en pointe et l'appoint électrique intégré prendra le relais plus souvent que souhaité.

Quelle est la différence entre les SCOP affichés à 35 et 55 °C ?

Le SCOP à 35 °C, ici de 4,6, correspond à une utilisation avec plancher chauffant ou émetteurs basse température. Le SCOP à 55 °C, de 3,2, correspond à des radiateurs qui demandent une eau plus chaude.

L'écart est normal : plus l'eau doit monter en température, plus la machine consomme pour fournir la même chaleur. C'est cette différence qui explique qu'un même appareil peut être excellent sur un plancher chauffant et simplement correct sur des radiateurs haute température.

Que se passe-t-il quand il fait très froid dehors ?

La température de bivalence est annoncée à -7 °C : en dessous de ce seuil, l'appoint électrique intégré de 0,9 kW prend le relais pour compléter la puissance. La machine s'arrête complètement en dessous de -10 °C.

Dans une région où les hivers descendent régulièrement sous -7 °C, il faut donc accepter que l'appoint fonctionne plusieurs nuits par an, avec l'impact correspondant sur la facture. Dans les régions tempérées, ce cas de figure reste marginal.

Le bruit de l'unité extérieure est-il un problème en mitoyenneté ?

Avec 57 dB(A) de puissance acoustique, la machine se situe dans la moyenne des PAC de cette puissance. Ce niveau reste acceptable si l'unité est placée à distance des chambres voisines et si elle ne fait pas face à un mur qui renvoie le son.

En mitoyenneté serrée, mieux vaut prévoir une implantation réfléchie : pas sous la fenêtre du voisin, si possible sur un support avec plots antivibratiles. Le bruit perceptible la nuit vient souvent plus des vibrations transmises au bâti que du ventilateur lui-même.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)4,4 kW
SCOP a 35 °C4,6
Efficacite saisonniere W35181 %
Puissance de dimensionnement (W55)4,2 kW
SCOP a 55 °C3,2
Efficacite saisonniere W55125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure57 dB(A)
Consommation en veille8 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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