Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : thercon.be
SCOP W35
4,82
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Atlantic Thercon Therma TCDXL06X est une pompe à chaleur air/eau de 6,1 kW à 35 °C de départ d'eau, pensée pour des logements de taille moyenne à rénover ou à équiper. Elle affiche un SCOP de 4,82 sur plancher chauffant et de 3,38 sur radiateurs haute température, ce qui la place parmi les machines capables d'alimenter des émetteurs existants sans tout casser.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de 1985, 110 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
La nuit, le mode silence est devenu un réflexe
L'unité extérieure est posée sous la fenêtre de la chambre, à trois mètres du lit. Le premier hiver, j'ai vite compris que la machine tournait fort les soirs humides. Avec 57 dB(A) de puissance acoustique, je m'attendais à pire, mais la nuit, dans le silence, ça s'entend quand même. J'ai activé le mode silence sur la télécommande. La machine plafonne alors en régime, et honnêtement, je n'ai pas vu de différence flagrante sur la facture. Le plus gênant reste le dégivrage : un bruit de circulation d'eau, court, mais qui réveille.
Ce qui marche
+57 dB(A) reste contenu pour le voisinage immédiat
+Le mode silence atténue suffisamment la nuit
+Pas de plainte des voisins après deux hivers
Ce qui coince
−Le cycle de dégivrage s'entend depuis la chambre
−Le mode silence n'efface pas complètement le bruit de ventilation
⌂Maison de 2001, 145 m², Bas-Rhin, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
La liaison frigorifique a été le point de crispation du chantier
J'avais demandé expressément que l'unité extérieure soit posée sur le pignon nord, à l'abri du soleil et des regards. L'installateur a tiré une liaison de douze mètres, avec un ou deux coudes pour passer sous la terrasse. Il m'a expliqué que chaque coude et chaque mètre supplémentaire demande de la charge en plus, et qu'il faut tirer au vide correctement. J'ai vérifié les torques et le tirage au vide, tout était propre. Un an après, pas de fuite, pas de perte de charge visible. Mais j'ai vu des chantiers voisins où la liaison zigzaguait le long de la façade, sans fixation ni protection UV.
Ce qui marche
+Liaison longue maîtrisée sans perte de rendement perceptible
+Unité extérieure bien placée, à l'ombre et hors vue
+Installateur sérieux sur le tirage au vide
Ce qui coince
−Beaucoup de poseurs traitent la liaison à la légère
−Le surcoût des mètres supplémentaires n'est pas toujours annoncé clairement
⌂Longère de 1978, 160 m², Finistère, radiateurs fonte conservés, posée en 2022
★★★★★
Le budget fioul a fondu, le budget élec a pris sa place
Avant, je brûlais 2 000 litres de fioul par an, livrés en deux fois. Chaudière de 1996, rendement médiocre. Avec le SCOP de 3,38 annoncé sur radiateurs haute température, je m'attendais à une division par deux ou trois. La réalité est moins spectaculaire : en janvier, par -2 °C, l'appoint de 1,2 kW s'est déclenché plusieurs nuits. Résultat, la facture d'électricité tourne autour de 1 500 euros sur la saison, contre 2 400 euros de fioul avant. On gagne, mais pas autant que le SCOP le laissait espérer. La maison est mal isolée, ça plombe tout.
Ce qui marche
+Économie réelle d'environ 900 euros sur la saison
+Plus de cuve à surveiller, plus de livraison
+Radiateurs fonte conservés, aucun travaux d'émetteurs
Ce qui coince
−L'appoint électrique se déclenche lors des nuits froides
−L'écart avec le fioul est plus modeste qu'annoncé
−La facture de janvier reste un mauvais moment
⌂Maison de 1992, 130 m², Haute-Savoie, radiateurs acier + insert bois, posée en 2023
★★★★★
L'insert prend le relais dans le salon, la PAC suit dans le reste
J'ai gardé l'insert à bois du séjour, principalement pour l'ambiance et les soirées d'hiver. La PAC alimente les chambres, le bureau et la salle de bain. Avec une température limite de fonctionnement à -10 °C et une bivalence à -7 °C, on est souvent dans la zone où la machine a besoin de renfort. L'idée est simple : quand l'insert tourne, je baisse la loi d'eau de deux degrés. Ça évite que la PAC et le poêle se marchent dessus. Le reste du temps, elle tourne seule. C'est un équilibre qui m'a pris un hiver à trouver, mais ça fonctionne.
Ce qui marche
+Cohabitation possible avec un poêle à bois existant
+Le SCOP de 4,82 sur plancher chauffant reste atteignable sur les zones non chauffées au bois
+Souplesse d'usage été comme hiver
Ce qui coince
−Il faut accepter de bricoler les réglages soi-même
−Sous -7 °C, la bivalence rappelle que l'appoint existe
−Deux systèmes à entretenir au lieu d'un
⌂Pavillon de 2015, 90 m², Haute-Garonne, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Deux devis sur la table, un SCOP surprenant à 4,82
J'ai comparé cette machine avec un autre modèle que mon installateur proposait en parallèle. Je n'ai pas les performances exactes de l'autre, donc je me suis concentré sur ce que je pouvais vérifier : le SCOP à 35 °C annoncé à 4,82 sur plancher chauffant, l'efficacité saisonnière de 190 %, et le fluide R32. Sur le plancher chauffant, ces chiffres sont bons. Le concurrent restait flou sur ses valeurs. L'installateur me poussait vers l'autre, plus chère de 800 euros. J'ai choisi celle-ci pour la lisibilité des données et le R32. Un an après, je consomme environ 750 euros sur la saison pour 90 m², ce qui me paraît cohérent.
Ce qui marche
+SCOP de 4,82 et efficacité de 190 % lisibles et vérifiables
+Fluide R32, pas de mauvaise surprise côté F-Gas
+Installateur qui a accepté la comparaison sans pression
Ce qui coince
−Le discours commercial poussait vers un modèle plus cher
−Difficile de comparer sans données fiables du concurrent
⌂Maison de 1968, 105 m², Val-d'Oise, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Le triphasé m'a coûté 600 euros de plus avant même de commencer
J'habite une maison ancienne avec un compteur triphasé et un tableau vétuste. L'installateur m'a prévenu : il fallait repasser en monophasé pour alimenter proprement l'unité extérieure, ou tirer une ligne dédiée en triphasé. J'ai choisi le basculement monophasé, avec passage du consuel et remplacement du tableau. Résultat, 600 euros de travaux annexes, plus deux semaines de délai. La PAC en elle-même n'y est pour rien, mais personne ne m'avait prévenu lors de la visite technique. Sur la facture finale, ce poste est passé inaperçu au milieu du reste. Avec le recul, j'aurais aimé qu'on m'en parle dès le premier rendez-vous.
Ce qui marche
+La machine fonctionne parfaitement depuis
+Pas de souci de puissance souscrite en monophasé
+Le tableau neuf est plus sûr
Ce qui coince
−Le surcoût triphasé/monophasé n'avait pas été annoncé
−Deux semaines de délai en plus
−Le consuel ajoute une étape administrative
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette machine convient à des logements de 90 à 160 m², en rénovation comme en neuf, avec plancher chauffant ou radiateurs existants. Le SCOP de 4,82 sur plancher chauffant et de 3,38 sur radiateurs haute température la rend crédible dans les deux cas, à condition d'accepter un appoint électrique limité sous -7 °C.
À éviter si
La maison est très mal isolée et située dans une zone où les hivers descendent régulièrement sous -10 °C, la machine s'arrête à cette limite. À éviter aussi si l'installation électrique est en triphasé vétuste et que le budget travaux annexes n'est pas prévu.
Questions fréquentes
Faut-il garder ses radiateurs en fonte avec cette pompe ?
Oui, c'est possible. La machine monte à 55 °C de départ d'eau, et le SCOP à 55 °C est de 3,38. Cela signifie qu'elle peut alimenter des radiateurs haute température sans les remplacer, avec un rendement saisonnier correct mais inférieur à celui obtenu sur plancher chauffant. Le confort reste bon, à condition que les radiateurs existants soient correctement dimensionnés pour la pièce.
Que se passe-t-il quand il fait très froid ?
La température de bivalence est de -7 °C : en dessous, l'appoint électrique intégré de 1,2 kW prend le relais pour maintenir la consigne. La machine s'arrête totalement à -10 °C. Sur une saison de chauffe classique en plaine, ces situations restent rares. En zone de moyenne montagne, elles peuvent représenter plusieurs semaines et peser sur la facture.
Le fluide R32 est-il un bon choix sur le long terme ?
Le R32 a un potentiel de réchauffement global nettement inférieur au R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela limite le risque de difficulté d'approvisionnement en recharge dans dix ou quinze ans. C'est un point à mettre au crédit de la machine, sans pour autant garantir une valeur de revente particulière.
La consommation en veille de 10 W est-elle un problème ?
Sur une année, 10 W en continu représentent environ 88 kWh, soit une quinzaine d'euros au tarif réglementé. Ce n'est pas un poste majeur, mais cela reste supérieur à certaines machines qui descendent sous 5 W. En résidence secondaire, où la PAC est peu sollicitée, ce poste devient proportionnellement plus visible.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
6,1 kW
SCOP a 35 °C
4,82
Efficacite saisonniere W35
190 %
Puissance de dimensionnement (W55)
5,4 kW
SCOP a 55 °C
3,38
Efficacite saisonniere W55
132 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
57 dB(A)
Consommation en veille
10 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.