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Atlantic THERMOR ALFEA EXCELLIA A.I. TRI 16 2024 : l'avis complet

3,9/5sur 6 profils d'installation
Atlantic THERMOR ALFEA EXCELLIA A.I. TRI 16 2024
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : groupsumi.fr
SCOP W35
3,95
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
67 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'ALFEA EXCELLIA A.I. TRI 16 est une pompe à chaleur air/eau triphasée annoncée pour 14 kW de dimensionnement en plancher chauffant et 13 kW en radiateurs haute température. Avec un SCOP de 3,95 en W35 et de 3,2 en W55, elle se présente comme une machine de rénovation capable de tenir des émetteurs existants, à condition d'accepter le triphasé. Sa température de départ d'eau plafonne à 60 °C.

Elle vise clairement les grandes surfaces, de 130 à 250 m², en maison individuelle. Deux points cadrent tout de suite l'usage : la température limite de fonctionnement descend à -10 °C et la bivalence est donnée à -7 °C, ce qui laisse une fenêtre d'appoint électrique assez large pour une bonne partie du nord-est et du Massif central. Le fluide R410A, en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, reste le troisième élément à garder en tête sur un projet à dix ou quinze ans.

Bruit de l'unité extérieure67 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1988, 165 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2024

Le local technique a dicté la moitié du chantier

J'avais une ancienne chaufferie fioul avec un mur libre, je pensais que ça passerait tout seul. En réalité, l'unité intérieure de la 16 demande un peu de place, et il faut garder les accès pour l'entretien et le ballon. J'ai fini par condamner une porte de placard et reprendre l'éclairage du local, ce que je n'avais pas budgété.

Ce qui m'a surpris, c'est que le vrai sujet n'est pas la largeur mais la profondeur de dégagement devant la machine. Le plombier m'a fait décaler la nourrice d'eau pour que tout reste lisible. Avec le recul, j'aurais fait un plan du local avant de signer, en notant chaque mur et chaque gaine.

Le reste est propre, la machine est silencieuse à l'intérieur, mais ce local a perdu sa fonction de rangement.

Ce qui marche
  • Encombrement intérieur maîtrisé une fois le local repensé
  • Accès entretien correct si on prévoit le dégagement
Ce qui coince
  • Emprise au sol qui mange un local déjà occupé
  • Réorganisation du local non anticipée au devis
Maison de village mitoyenne de 1901, 130 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2023

Sans ballon tampon, des courts cycles en mi-saison

J'ai posé la 16 sans ballon tampon, sur les conseils de l'installateur : petite installation, radiateurs fonte, ça devait passer. En décembre et janvier, effectivement, aucun souci. Le problème est arrivé en mars et en octobre, quand la demande est faible. La machine enchaîne les démarrages et je l'entends depuis la cuisine.

On a ajouté un ballon de 200 litres l'année suivante. Depuis, plus de cycles courts, et la modulation est bien plus douce. J'aurais dû faire poser ce volume dès le départ, quitte à décaler un peu le planning.

Sur une 14 kW de dimensionnement, le volume d'eau de l'installation compte autant que la puissance annoncée.

Ce qui marche
  • Fonctionnement stable en pleine saison de chauffe
  • Ajout du ballon tampon efficace et peu coûteux
Ce qui coince
  • Cycles courts en mi-saison sans volume tampon
  • Bruit de démarrage audible dans la pièce voisine
Pavillon de 2004, 190 m², Grand Est, plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2024

Longueur de liaison et position de l'unité extérieure, ce qui se paie

La pose a été soignée, je n'ai rien à redire sur les soudures ni sur les passages. Le point qui a coincé, c'est l'emplacement de l'unité extérieure. Le premier projet la mettait à 22 mètres de l'unité intérieure, sous prétexte d'éloigner le bruit du voisin. On a raccourci la liaison à 9 mètres en la déplaçant sur le pignon, et la facture technique a baissé.

Avec 67 dB(A) de puissance acoustique extérieure, il y a de quoi s'inquiéter, mais l'orientation et l'éloignement font le travail. À trois mètres de la limite de propriété, personne ne s'est plaint.

Ce que je retiens : la position de l'unité extérieure est le vrai poste de négociation, pas le modèle.

Ce qui marche
  • Pose propre, liaison maîtrisée à 9 mètres
  • Emplacement extérieur bien négocié avec l'installateur
Ce qui coince
  • Premier devis avec liaison trop longue et coûteuse
  • Emplacement initial mal pensé pour le voisinage
Maison ancienne rénovée de 1975, 145 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte conservés, posée en 2023

Trois devis, deux installateurs écartés pour des raisons simples

J'ai comparé trois propositions pour la même machine. Le premier installateur n'avait pas la mention RGE à jour sur le portail, ce qui bloquait tout dossier d'aide. Le deuxième proposait la même puissance mais sans calcul de déperdition sérieux, juste une estimation au mètre carré. J'ai demandé le calcul de chaque pièce, il n'a pas pu le fournir.

Le troisième a fait le relevé pièce par pièce et a justifié la 16 par la surface et la température de départ nécessaire sur mes radiateurs fonte. C'est celui-là que j'ai gardé.

Rien de spectaculaire, mais ces deux critères, RGE valide et déperdition calculée, ont suffi à trier.

Ce qui marche
  • Choix de l'installateur basé sur le RGE et l'étude
  • Machine correctement dimensionnée après calcul
Ce qui coince
  • Deux devis sans calcul de déperdition sérieux
  • Temps perdu à trier des propositions incomplètes
Ferme rénovée de 1925, 210 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte et insert bois, posée en 2024

Le poêle fait le travail au-delà de -10 °C

Avec une température limite de fonctionnement à -10 °C et une bivalence donnée à -7 °C en plancher chauffant, la PAC n'est pas faite pour les hivers les plus durs de ma vallée. C'est pour ça que j'ai gardé l'insert à bois dans le séjour : il prend le relais quand la machine coupe ou quand l'appoint électrique ne suffit pas à chauffer toute la maison.

En pratique, la PAC couvre la grande majorité de l'hiver, et le poêle tourne surtout en janvier et février le soir. On n'a jamais eu froid, mais la coordination des deux systèmes demande un peu de discipline : ne pas chauffer le poêle trop fort, sinon la loi d'eau de la PAC se trompe.

Le duo fonctionne, à condition d'accepter que ce soit le poêle qui porte les pointes.

Ce qui marche
  • Rapport efficace entre PAC et insert bois
  • Consommation électrique contenue sur l'année
Ce qui coince
  • Cohabitation à piloter à la main
  • Déperditions de la maison qui poussent l'appoint
Maison de plain-pied de 1998, 155 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2024

La loi d'eau par défaut n'était pas la bonne

Premier hiver, facture correcte mais maison parfois trop chaude en journée et tiède au réveil. J'ai fini par ouvrir la notice et regarder la loi d'eau. Les réglages d'usine envoyaient de l'eau trop chaude en journée et la machine coupait la nuit, ce qui donnait cet écart. En reprenant la pente et le pied de courbe sur deux semaines, tout s'est lissé.

Le SCOP de 3,95 en W35 est une valeur de laboratoire : en pratique, il dépend surtout de la température d'eau qu'on demande. Chaque degré gagné sur le départ se paie en consommation.

C'est le réglage que personne ne touche, et c'est celui qui a le plus d'effet chez moi.

Ce qui marche
  • Grande marge de réglage sur la loi d'eau
  • Confort homogène après ajustement
Ce qui coince
  • Réglages d'usine mal adaptés à la maison
  • Aucun accompagnement par l'installateur
Le verdict

Pour quel logement ?

Grandes surfaces de 150 à 220 m² en rénovation, avec un local technique disponible et une arrivée triphasée. Convient bien aux maisons à plancher chauffant ou à radiateurs fonte alimentés à 55 °C ou moins, dans des régions où l'hiver descend rarement sous -7 °C.

À éviter si

Le logement est en monophasé sans possibilité de raccordement triphasé, ou s'il est situé dans une zone où les -10 °C sont fréquents et durables. À éviter aussi si l'unité extérieure doit être posée à moins de trois mètres d'une limite de propriété sans traitement acoustique, vu les 67 dB(A) annoncés.

Questions fréquentes

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Ce n'est pas obligatoire, mais l'absence de volume tampon se remarque en mi-saison. Le dimensionnement de 14 kW en W35 sur une installation à faible contenu d'eau provoque des cycles courts, surtout en octobre et en mars.

Un ballon de 150 à 200 litres lisse le fonctionnement et limite les démarrages. À demander dès le devis plutôt qu'à ajouter après coup.

La puissance acoustique de 67 dB(A) est-elle un problème en lotissement ?

C'est une valeur à prendre au sérieux. En mitoyenneté serrée, l'emplacement de l'unité extérieure devient un sujet de voisinage, surtout la nuit en mode chauffage soutenu.

Orienter la machine vers une zone sans chambre voisine et respecter plusieurs mètres de distance limite l'impact. Sans cela, mieux vaut chercher une implantation différente ou prévoir un traitement acoustique.

Que change le fluide R410A sur un projet long terme ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Cela ne remet pas en cause le fonctionnement de la machine aujourd'hui, mais pose la question de la disponibilité des recharges et du prix du fluide à dix ou quinze ans.

À l'heure d'une intervention sur le circuit, mieux vaut anticiper ce point avec un frigoriste qui suit le sujet. C'est un critère à comparer sérieusement face à des machines en R32 ou R290.

La température limite de -10 °C suffit-elle en hiver continental ?

En plaine, oui, la machine couvre la très grande majorité des journées. En zone de moyenne montagne ou lors d'épisodes prolongés sous -10 °C, elle s'arrête et c'est l'appoint électrique intégré de 2,7 kW qui prend le relais, ou un autre chauffage d'appoint.

La bivalence annoncée à -7 °C en W35 donne la fenêtre où l'appoint commence à intervenir. Sur une maison mal isolée, cette fenêtre s'ouvre tôt dans la saison.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)14 kW
SCOP a 35 °C3,95
Efficacite saisonniere W35155 %
Puissance de dimensionnement (W55)13 kW
SCOP a 55 °C3,2
Efficacite saisonniere W55125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure67 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesTHERMOR ALFEA EXCELLIA A.I. TRI 16 2024, THERMOR ALFEA EXCELLIA DUO A.I. TRI 16 2024

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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