Atlantic THERMOR ALFEA EXTENSA A.I 162024 : l'avis complet
★★★★★2,9/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : groupsumi.fr
SCOP W35
3,95
plancher chauffant
SCOP W55
3,08
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
67 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Alfea Extensa A.I 162024 est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, pensée pour les logements qui ont besoin de beaucoup de chaleur et d'une eau assez chaude, autour de 13 kW en régime plancher chauffant et 11 kW en régime radiateurs. Elle vise donc plutôt les grandes surfaces ou les bâtiments mal isolés qu'un pavillon récent de 90 m². Atlantic la positionne sur la rénovation, avec un appoint électrique intégré de 2,9 kW et une température de départ d'eau jusqu'à 60 °C. C'est une machine qui peut alimenter des radiateurs à haute température, mais son SCOP tombe de 3,95 en plancher chauffant à 3,08 en haute température, ce qui veut dire que le rendement dépend beaucoup de la température à laquelle elle doit envoyer l'eau. Le fluide frigorigène est du R410A, un point à connaître pour la suite, car ce fluide sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. La température limite de fonctionnement est de -10 °C, avec une bivalence à -7 °C en régime plancher chauffant : au-delà de ces températures, c'est l'appoint qui prend le relais, ou la machine qui s'arrête. La puissance acoustique extérieure annoncée est de 67 dB(A), un niveau qui rend l'emplacement de l'unité extérieure réellement stratégique. Enfin, la consommation en veille est donnée à 10 W, ce qui reste modeste mais mérite d'être mentionné sur une machine qui tourne toute l'année. Les six profils qui suivent croisent ces données avec six situations concrètes : maisons récentes ou anciennes, radiateurs ou plancher chauffant, régions tempérées ou zone de montagne. Aucun d'entre eux ne correspond à un client réel, mais chacun s'appuie sur une valeur technique de la fiche constructeur.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂maison RE2020, 145 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Sur une maison neuve, la machine fait le job mais elle est clairement surdimensionnée
Maison livrée en 2023, isolation au top, on a posé cette Alfea Extensa parce que l'installateur la recommandait pour la surface. Le problème, c'est que le calcul de charge était large : on a 13,2 kW de puissance de dimensionnement en régime plancher chauffant, alors que la maison plafonne autour de 7 kW de besoin réel par 0 °C dehors.
Résultat, en mi-saison la PAC module très bas et fait des cycles courts, on l'entend s'arrêter et redémarrer toutes les vingt minutes. Ce n'est pas dramatique, mais on sent que la machine n'aime pas ça. L'hiver dernier a été doux, elle a passé la saison sans appoint, c'est déjà ça.
Ce qui marche
+Aucun appoint déclenché sur une saison douce
+Rendement très correct en plancher chauffant avec un SCOP de 3,95
+Température de départ d'eau largement suffisante pour un plancher
Ce qui coince
−13,2 kW de dimensionnement pour une maison RE2020 de 145 m², c'est trop
−Cycles courts visibles en mi-saison
−Le R410A commence à dater pour une pose 2024
⌂maison de 1978, 165 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte conservés, posée en 2023
★★★★★
Trois devis, et c'est le moins cher qui proposait la plus petite machine
On a fait venir trois installateurs, tous annoncés RGE. Le premier voulait garder la chaudière et juste ajouter une PAC en relève, devis à rallonge. Le deuxième proposait cette Alfea Extensa en remplacement complet, avec un SCOP annoncé de 3,08 en haute température, ce qui est cohérent avec des radiateurs fonte.
Le troisième nous a sorti un devis avec une machine plus petite et un ballon tampon, sans jamais expliquer pourquoi. On a choisi le deuxième, parce qu'il a détaillé le calcul de puissance et prévu de relever la loi d'eau sur les radiateurs de l'étage. Le prix n'était pas le critère, la clarté l'était.
Ce qui marche
+Devis détaillé avec calcul de charge et relevé des émetteurs
+Machine capable de monter à 60 °C de départ d'eau pour les radiateurs fonte
+Installateur qui a expliqué le SCOP de 3,08 en régime haute température
Ce qui coince
−Deux devis sur trois étaient incompréhensibles
−Aucun des installateurs n'a évoqué la question du R410A
−Le premier devis proposait une relève de chaudière, ce qui n'avait pas été demandé
⌂maison de 1995, 180 m², Hauts-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2022
★★★★★
Puissance souscrite passée de 12 à 18 kVA, et la facture d'abonnement suit
On avait un abonnement 12 kVA, suffisant avec l'ancienne chaudière gaz. À la mise en service, l'installateur a demandé un passage en 18 kVA parce que la PAC tire fort au démarrage, surtout avec l'appoint intégré de 2,9 kW qui peut s'enclencher en même temps. Le Linky a disjoncté une fois avant le changement de puissance.
Ce qu'on n'avait pas anticipé, c'est le coût de l'abonnement : passer de 12 à 18 kVA, ça se voit sur la facture annuelle. On aurait peut-être pu rester en 15 kVA avec un délestage bien réglé, mais personne ne nous l'a proposé. À refaire, j'aurais posé la question avant la signature.
Ce qui marche
+La machine chauffe sans problème les 180 m², même par temps froid
+Appoint intégré utile quand la bivalence à -7 °C est atteinte
+Bonne tenue de température dans les pièces de vie
Ce qui coince
−Passage de 12 à 18 kVA non anticipé
−Coût d'abonnement annuel en hausse
−Aucun devis n'avait chiffré la contrainte électrique
⌂maison de 2001, 110 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
L'unité intérieure prend toute la place dans le cellier
On avait un cellier de 4 m², on pensait y caser la PAC et le ballon. Raté : l'unité intérieure de cette Extensa est volumineuse, il a fallu déplacer les étagères, sacrifier l'espace de rangement et bricoler un support au sol. Le chauffagiste avait pris les cotes, mais sur le papier ça passait, dans les faits non.
Ce n'est pas la faute de la machine, c'est un dimensionnement d'installation à la maison. Mais si vous avez un local technique serré, mesurez deux fois. Et prévoyez l'accès pour l'entretien annuel, parce que les techniciens ne sont pas toujours souples.
Ce qui marche
+SCOP de 3,95 en plancher chauffant, le rendement est là
+Pas d'unité extérieure trop imposante par rapport à la puissance
+Consommation de veille de 10 W, négligeable au quotidien
Ce qui coince
−Encombrement de l'unité intérieure mal évalué
−Perte d'un local de rangement entier
−Accès entretien compliqué dans un espace trop étroit
⌂maison de 1985, 130 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Chauffer la maison, ça va. Chauffer l'eau chaude, c'est une autre histoire
La maison est bien chauffée, pas de souci. Mais l'eau chaude sanitaire, c'est le point noir. La PAC doit monter l'eau du ballon à 55 ou 60 °C, et là elle est à sa limite, puisqu'elle plafonne à 60 °C de départ d'eau. Le cycle anti-légionelle hebdomadaire la fait tourner à fond, et on entend l'unité extérieure s'égosiller.
Avec un SCOP de 3,08 en régime haute température, on savait que ce ne serait pas gratuit, mais on ne s'attendait pas à ce que l'eau chaude pèse autant. L'été, la PAC fait de l'eau chaude pour deux, ça passe, mais on sent qu'elle n'est pas faite pour ça.
Ce qui marche
+Chauffage de la maison correct sur radiateurs fonte
+Température d'eau maximale de 60 °C respectée pour le ballon
+Appoint intégré de 2,9 kW qui aide à remonter le ballon
Ce qui coince
−Production d'eau chaude sanitaire à la limite de la machine
−Cycle anti-légionelle très énergivore
−SCOP de 3,08 uniquement valable pour le chauffage, pas pour l'ECS
⌂chalet de 1990, 95 m², zone de montagne (Savoie), radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
En altitude, la bivalence à -7 °C et la limite à -10 °C, ça se sent vite
On est à 1100 m d'altitude, l'hiver est long. La machine est donnée pour une bivalence à -7 °C et une limite de fonctionnement à -10 °C. Chez nous, on descend régulièrement à -12 ou -15 °C en janvier. Autant dire que la PAC s'arrête et que l'appoint de 2,9 kW prend tout, ce qui ne suffit pas à chauffer correctement.
On a dû garder la cheminée en relève et accepter des matinées à 17 °C dans les chambres. La machine est correcte pour les demi-saisons, mais elle n'est clairement pas taillée pour la montagne. Si c'était à refaire, j'aurais regardé une PAC plus résistante au grand froid.
Ce qui marche
+Fonctionne bien d'octobre à décembre et en mars
+Puissance de 11,3 kW en régime haute température utile en demi-saison
+Appoint intégré qui évite le gel du circuit
Ce qui coince
−Bivalence à -7 °C trop haute pour la montagne
−Limite de fonctionnement à -10 °C atteinte fréquemment
−Appoint de 2,9 kW insuffisant en vague de froid
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour les maisons de 130 à 180 m² correctement isolées à moyennement isolées, en climat tempéré, avec un plancher chauffant ou des radiateurs basse température, et un local technique qui peut accueillir une unité intérieure volumineuse. Ceux qui conservent des radiateurs fonte y trouveront un SCOP de 3,08, acceptable mais pas brillant.
À éviter si
Vous habitez en zone de montagne avec des hivers sous -10 °C, ou vous attendez de la PAC qu'elle chauffe l'eau chaude sanitaire en priorité. Le R410A est aussi un point de vigilance pour qui regarde la valeur résiduelle à dix ans.
Questions fréquentes
Cette PAC peut-elle chauffer une maison avec des radiateurs fonte ?
Oui, elle monte à 60 °C de départ d'eau, ce qui est suffisant pour des radiateurs fonte correctement dimensionnés. Mais avec un SCOP de 3,08 en régime haute température, le rendement n'est pas le même qu'avec un plancher chauffant, où le SCOP grimpe à 3,95.
Concrètement, garder les radiateurs fonte se défend, mais la facture sera plus élevée qu'avec un plancher, et il faut accepter que la machine travaille plus dur pour envoyer l'eau chaude.
Que se passe-t-il quand il fait très froid dehors ?
La température de bivalence est à -7 °C : en dessous, l'appoint électrique intégré de 2,9 kW prend le relais pour compléter la PAC. La température limite de fonctionnement est à -10 °C, en dessous de laquelle la PAC s'arrête complètement.
Dans une région tempérée, ces seuils sont rarement atteints. En zone de montagne, c'est une contrainte réelle, il faut prévoir une solution de repli comme un poêle ou une cheminée.
Faut-il revoir sa puissance électrique souscrite ?
Souvent, oui. Une machine de 13 kW avec un appoint de 2,9 kW tire fort au démarrage, surtout si l'appoint et le compresseur tournent en même temps. Beaucoup de foyers passent de 12 à 15 ou 18 kVA, ce qui augmente la part fixe de la facture.
Le mieux est de demander à l'installateur de calculer le courant d'emploi avant la mise en service, et de prévoir un délestage si la puissance souscrite est juste.
Le fluide R410A, c'est un problème pour l'avenir ?
Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui veut dire que les recharges et les pièces détachées pourraient être plus difficiles à trouver dans dix ans. Ce n'est pas bloquant aujourd'hui, la machine fonctionne et le fluide reste disponible.
Mais si vous achetez pour vingt ans, il faut savoir que les fluides d'avenir sont le R32 et surtout le R290. Le R410A n'est pas une erreur, c'est un choix qui vieillit moins bien.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
13,2 kW
SCOP a 35 °C
3,95
Efficacite saisonniere W35
155 %
Puissance de dimensionnement (W55)
11,3 kW
SCOP a 55 °C
3,08
Efficacite saisonniere W55
120 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
67 dB(A)
Consommation en veille
10 W
Fluide frigorigene
R410A
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.