Atlantic THERMOR Alféa Extensa A.I. size 5 : l'avis complet
★★★◐★3,5/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : groupsumi.fr
SCOP W35
4,3
plancher chauffant
SCOP W55
2,95
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
63 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Atlantic THERMOR Alféa Extensa A.I. 5 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 4 kW de puissance de dimensionnement, pensée pour les logements bien isolés ou de surface modérée. Elle affiche un SCOP de 4,3 sur plancher chauffant et un SCOP de 2,95 sur radiateurs haute température, avec une température maximale de départ d'eau de 55 °C.
Son point de bivalence à -7 °C et sa limite de fonctionnement à -10 °C dessinent une machine à l'aise dans les hivers doux à tempérés, plus discrète que puissante quand le froid s'installe. L'unité extérieure annonce 63 dB(A) de puissance acoustique, un chiffre qui impose de réfléchir à l'implantation, surtout en mitoyenneté. Le fluide R410A et un appoint électrique intégré de 1,1 kW complètent le tableau.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de plain-pied des années 1980, 95 m², Provence, radiateurs acier basse température, posée en 2023
★★★★★
Le rafraîchissement d'été, la fonction qu'on oublie de vérifier
Sur le papier, la machine peut envoyer de l'eau froide dans les émetteurs. Dans les faits, avec des radiateurs acier, la sensation est très moyenne : l'air est brassé sans être vraiment refroidi, et il faut laisser tourner longtemps pour sentir une différence. En juillet, dans le Var, ça ne remplace pas un vrai climatiseur.
Le plancher chauffant aurait sans doute donné un meilleur résultat, mais je n'en ai pas. Ce n'est pas un défaut de la PAC, c'est une attente mal calibrée de ma part. La doc technique ne détaille pas le rafraîchissement, et l'installateur n'a pas insisté non plus.
Ce qui marche
+Fonction rafraîchissement disponible sans équipement supplémentaire
+Aucun surcoût à l'achat pour cette capacité
Ce qui coince
−Rendement très limité avec des radiateurs classiques
−Peu d'information technique sur les performances en froid
⌂Pavillon de lotissement de 2011, 118 m², Haute-Savoie, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
Le compteur a disjoncté une fois, puis j'ai revu la puissance souscrite
Avec l'appoint électrique de 1,1 kW qui peut s'enclencher en pointe, plus la PAC, plus le reste de la maison, mon abonnement 6 kVA n'a pas tenu une soirée de janvier. J'ai basculé sur 9 kVA. Le surcoût annuel reste modeste, une trentaine d'euros, mais la mise en service a été stoppée jusqu'à l'intervention d'Enedis.
Je conseille de faire le calcul avant la pose. Mon installateur ne m'avait pas alerté, et j'ai découvert le problème au premier vrai froid. Ce n'est pas la machine qui est en cause, c'est le dimensionnement électrique global du logement.
Ce qui marche
+Machine monophasée compatible avec un abonnement standard
+Appoint électrique intégré qui évite un raccordement lourd
Ce qui coince
−Puissance souscrite à revoir dans les logements tout électriques
−Aucune alerte de l'installateur en amont
⌂Maison ancienne en pierre de 1935, 142 m², Auvergne, radiateurs fonte conservés, posée en 2021
★★★★★
La facture de janvier reste le juge de paix
J'ai remplacé une chaudière fioul qui me coûtait environ 2 400 euros par an. Avec la PAC, sur la première saison complète, je suis autour de 1 500 euros d'électricité pour le chauffage et l'eau chaude. La baisse est réelle, mais moins spectaculaire que ce que laissait espérer le discours commercial.
La raison est simple : avec des radiateurs fonte et un SCOP à 55 °C de 2,95, la machine n'est pas dans sa zone de confort. Elle tient la maison chaude, mais chaque degré compte. Le vrai gain viendrait d'un meilleur réglage de la loi d'eau, pas d'un changement de machine.
Ce qui marche
+Baisse nette par rapport au fioul
+Pas de remplacement des émetteurs nécessaire
Ce qui coince
−SCOP de 2,95 en haute température, loin des 4,3 annoncés sur plancher
−Facture d'hiver sensible au réglage
⌂Maison RT2012 de 2016, 105 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2020
★★★★★
Trois ans après, la rentabilité recalculée avec les nouveaux tarifs
Au moment de signer, le kWh électrique était à un niveau qui rendait le calcul confortable. Depuis, les tarifs ont bougé, et j'ai refait le calcul : le point d'équilibre par rapport au gaz s'est éloigné. La PAC reste plus économique, mais l'écart s'est réduit.
Ce qui me rassure, c'est le SCOP de 4,3 sur plancher chauffant. Tant que la machine tourne dans cette zone, elle encaisse la hausse du kWh mieux qu'une chaudière. Si les prix continuent de grimper, la question se reposera dans dix ans, au moment du remplacement.
Ce qui marche
+Très bon rendement saisonnier sur plancher chauffant
+Rentabilité qui résiste à la hausse du kWh
Ce qui coince
−Sensibilité aux tarifs futurs difficile à anticiper
−Aucun chiffrage précis fourni par l'installateur à l'origine
⌂Maison de bourg des années 1970, 88 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
L'appoint se déclenche trop souvent, et ça se voit sur la facture
Avec une bivalence à -7 °C et une limite de fonctionnement à -10 °C, la machine passe la main à l'appoint électrique dès que le froid devient sérieux. Chez moi, ça représente plusieurs semaines par hiver. L'appoint intégré ne fait que 1,1 kW, mais sur une saison, ça pèse.
Je l'ai constaté en relevant le compteur chaque semaine. La courbe s'envole en janvier et février, exactement quand la bivalence est atteinte. La PAC n'est pas en cause : elle est simplement dimensionnée pour un climat plus doux que le mien.
Ce qui marche
+Appoint électrique intégré, pas de chauffage d'appoint externe à installer
+Fonctionnement correct au-dessus de -7 °C
Ce qui coince
−Bivalence à -7 °C fréquemment atteinte dans l'Est
−Consommation électrique qui grimpe fortement en pointe
⌂Maison de ville mitoyenne de 2003, 82 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2021
★★★★★
La loi d'eau, le réglage que j'aurais dû comprendre plus tôt
Pendant le premier hiver, j'ai laissé les réglages d'usine. La maison était chaude, mais la PAC tournait en permanence. Un technicien m'a expliqué comment ajuster la loi d'eau : baisser la température de départ de quelques degrés et laisser le plancher faire son inertie. Résultat, moins de cycles, une maison aussi confortable, et une consommation qui a baissé.
Le SCOP de 4,3 sur plancher chauffant n'est atteignable qu'avec un réglage correct. Avec les paramètres d'origine, on en est loin. C'est le conseil que je donnerais à tout le monde : lire la notice, ou payer quelqu'un pour le faire.
Ce qui marche
+Gain de consommation significatif après réglage
+Machine très réactive aux ajustements de loi d'eau
Ce qui coince
−Réglages d'usine peu adaptés au logement
−Peu d'accompagnement à la mise en service
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements bien isolés de 80 à 140 m² avec plancher chauffant, dans les régions où les hivers restent doux à tempérés. La machine donne son meilleur avec un SCOP de 4,3 et une bivalence à -7 °C qui couvre la majorité des besoins.
À éviter si
Vous êtes en zone de froid continental marqué, avec des radiateurs haute température à conserver. Le SCOP de 2,95 et la limite de fonctionnement à -10 °C font que l'appoint prendra souvent le relais, et la facture d'hiver s'en ressentira.
Questions fréquentes
Cette pompe à chaleur peut-elle chauffer une maison avec des radiateurs en fonte ?
Oui, à condition d'accepter un rendement saisonnier plus faible. La température maximale de départ d'eau est de 55 °C, ce qui suffit pour des radiateurs fonte correctement dimensionnés. Le SCOP à 55 °C est de 2,95, contre 4,3 sur plancher chauffant.
En pratique, la facture sera plus élevée qu'avec un plancher, et la machine devra travailler plus longtemps. Conserver la fonte est possible, mais ce n'est pas la configuration où elle brille le plus.
Jusqu'à quelle température extérieure la machine fonctionne-t-elle ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la PAC s'arrête et c'est l'appoint électrique intégré de 1,1 kW qui prend le relais. La température de bivalence, le seuil où l'appoint commence à aider, est de -7 °C.
Dans les régions où les hivers descendent régulièrement sous -7 °C, cette machine n'est pas la plus adaptée. Dans les zones tempérées, ces seuils sont rarement atteints.
L'unité extérieure est-elle bruyante pour le voisinage ?
La puissance acoustique extérieure est de 63 dB(A). C'est un niveau qui peut poser problème en mitoyenneté, surtout si l'unité est placée près d'une limite de propriété ou d'une chambre voisine. L'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage impose des limites qui varient selon le contexte.
Mieux vaut anticiper l'implantation dès le devis, avec une distance suffisante et si possible un support antivibratoire. La machine n'est pas exceptionnellement bruyante, mais elle n'est pas silencieuse non plus.
Le fluide R410A est-il un problème pour l'avenir ?
Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui pose la question de la disponibilité des pièces et des recharges dans dix ans. La machine est conçue pour ce fluide et fonctionne correctement aujourd'hui.
Ce point compte surtout si vous prévoyez de garder la PAC longtemps ou de revendre. Les fluides R32 et R290 sont les solutions d'avenir, mais cela ne remet pas en cause la machine pour l'instant.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.