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Daikin

Daikin ALTHERMA 3 R 7 ECH2O 04KW (500L) : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Daikin ALTHERMA 3 R 7 ECH2O 04KW (500L)
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : daikin.be
SCOP W35
4,96
plancher chauffant
SCOP W55
3,3
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Altherma 3 R 7 ECH2O 04kW est une pompe à chaleur air/eau monobloc compacte signée Daikin, vendue avec un ballon d'eau chaude sanitaire de 500 litres. Elle développe 6 kW de puissance de dimensionnement, aussi bien à 35 °C qu'à 55 °C de départ d'eau, ce qui la rend polyvalente en rénovation comme en construction neuve. Son fluide R32 et son SCOP de 4,96 sur plancher chauffant en font une machine efficace sur le papier.

Pour autant, sa température maximale de départ de 35 °C en fait une machine pensée pour les émetteurs basse température. Sur des radiateurs haute température, le SCOP tombe à 3,3 et l'efficacité saisonnière à 129 %. La bivalence est annoncée à -7 °C, la limite de fonctionnement à -10 °C, et l'appoint électrique intégré plafonne à 2 kW. C'est un profil de machine qui convient à des logements bien isolés ou équipés de plancher chauffant, dans des régions tempérées ou à hiver modéré.

Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon 1985, 110 m², Bretagne sud, plancher chauffant existant, posée en 2022

Un dimensionnement qui tient, sans cycle court

Quand le frigoriste a sorti les 6 kW de puissance de dimensionnement, j'ai trouvé ça un peu juste sur le papier. La maison fait 110 m², plancher chauffant au rez-de-chaussée, radiateurs à l'étage. Mais au final, la machine tourne en continu aux mi-saisons, sans s'arrêter et redémarrer toutes les cinq minutes.

Quand je compare avec ce que racontent mes voisins qui ont pris plus gros, je me dis qu'on a bien fait. Le SCOP de 4,96 à 35 °C est cohérent avec les relevés du compteur, à peu de chose près. Le compresseur ne fait pas de yoyo, il module tranquillement.

Aucun appoint déclenché depuis la pose. Même en janvier, deux degrés dehors, elle tourne seule.

Ce qui marche
  • 6 kW bien calibrés sur 110 m²
  • Compresseur qui module sans à-coups
  • SCOP réel proche de l'annoncé
Ce qui coince
  • Puissance un peu juste si agrandissement prévu
  • Pas de réserve visible pour l'hiver froid
Maison ancienne 1930 en pierre, 150 m², Périgord, radiateurs fonte conservés, posée en 2021

L'appoint électrique se déclenche trop souvent à mon goût

J'ai gardé mes radiateurs fonte, parce que le devis plancher chauffant partait trop haut pour le budget. La bivalence est donnée à -7 °C, et par chez moi on descend régulièrement en dessous en décembre et janvier. Résultat, l'appoint électrique de 2 kW prend le relais plus souvent que prévu.

Le SCOP de 3,3 à 55 °C reste correct, mais dès que l'appoint s'enclenche, la facture ne suit plus la même courbe. Ce n'est pas catastrophique, on n'est pas sur des résistances de 9 kW, mais c'est 2 kW qui tombent au pire moment.

Si c'était à refaire, j'aurais soit monté en puissance, soit revu l'isolation du grenier avant de poser la PAC.

Ce qui marche
  • SCOP 55 °C de 3,3 correct pour de la rénovation
  • Appoint limité à 2 kW donc pas d'explosion des factures
Ce qui coince
  • Appoint trop fréquent sous -7 °C
  • Radiateurs fonte mal adaptés au plafond de 35 °C
  • Température limite de -10 °C atteinte chaque hiver
Maison individuelle 1998, 130 m², Tarn-et-Garonne, plancher chauffant, posée en 2023

Le compteur a dû passer en 12 kVA, c'était prévu

On était en monophasé 9 kVA avec la vieille chaudière gaz. L'installateur m'avait prévenu, mais je ne m'attendais pas à ce que l'appoint intégré de 2 kW plus le ballon de 500 litres me fasse basculer. Enedis a proposé un passage en 12 kVA, facturé une centaine d'euros, plus le changement d'abonnement.

Ce n'est pas la PAC en elle-même qui consomme beaucoup, SCOP de 4,96 oblige. C'est la simultanéité : PAC, appoint, ballon, four, plaques. Le linky disjonctait dès qu'on lançait une lessive un soir de janvier.

Avec le recul, ce n'est pas grand-chose, mais c'était à anticiper dans le budget initial.

Ce qui marche
  • Puissance appelée raisonnable grâce au bon SCOP
  • Passage en 12 kVA rapide et sans travaux lourds
Ce qui coince
  • Aucune information claire au moment du devis
  • Ballon 500 L qui pèse sur les pointes du soir
Maison de ville mitoyenne 1975, 90 m², Alsace, radiateurs acier basse température, posée en 2023

La loi d'eau qu'il a fallu régler à la main

À la mise en service, l'installateur avait laissé la loi d'eau par défaut. Le premier mois, la maison était à 24 °C tout le temps, et la facture a grimpé sans raison. Personne ne m'avait expliqué qu'il fallait ajuster la pente et le parallèle en fonction de l'isolation et des émetteurs.

J'ai lu pas mal de forums, puis j'ai fait venir quelqu'un d'autre pour rerégler tout ça. On a baissé la température de départ d'eau de plusieurs degrés, réduit la pente, remonté le thermostat d'ambiance. Depuis, la machine tourne beaucoup moins, et le confort est identique.

Avec un SCOP annoncé à 3,3 en 55 °C, une loi d'eau mal réglée peut faire perdre facilement un demi-point de rendement. C'est le paramètre que personne ne touche, mais qui change tout.

Ce qui marche
  • Machine qui accepte de fonctionner en basse température
  • Réglage possible sans matériel supplémentaire
Ce qui coince
  • Aucun réglage fait à la mise en service
  • Deux passages d'installateurs nécessaires
  • Température de départ plafonnée à 35 °C mal comprise au départ
Longère rénovée 1850, 200 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant neuf, posée en 2022

Pas de ballon tampon, et je ne le regrette pas

L'installateur me proposait un ballon tampon de 100 litres, argument classique : volume d'eau, cycles plus longs, confort. J'ai demandé à voir le calcul de charge, parce que la maison a 200 m² de plancher chauffant, ça fait déjà un paquet de litres dans les tuyaux.

On a laissé tomber le tampon. La machine a 6 kW de puissance de dimensionnement, le plancher joue le rôle de volant thermique, et le compresseur ne cycle pas plus que ça. Le SCOP de 4,96 à 35 °C se retrouve à peu près sur la facture.

Je pense que le ballon tampon a du sens quand on garde des radiateurs, ou quand le volume d'eau est ridicule. Sur un plancher de 200 m², c'est de l'argent dépensé pour rien.

Ce qui marche
  • Économie de 800 à 1200 euros sur le devis
  • Plancher chauffant qui joue le rôle de volant
  • SCOP 35 °C de 4,96 tenu dans les faits
Ce qui coince
  • Décision prise un peu seul contre l'avis de l'installateur
  • Pas de marge si un jour on change d'émetteurs
Maison de plain-pied 2005, 120 m², Vendée littorale à 3 km de la mer, radiateurs acier, posée en 2019

Cinq ans plus tard, l'échangeur montre ses limites

Personne ne m'avait parlé de la corrosion saline au moment du devis. À 3 km de la côte, l'air est chargé en sel, et l'unité extérieure prend cher. Au bout de quatre ans, le technicien m'a montré l'échangeur : ailettes attaquées sur la moitié inférieure, à cause des embruns et des condensats.

Il a fallu changer l'échangeur, pris en garantie étendue heureusement. La puissance acoustique extérieure de 58 dB(A) n'a jamais posé de problème, mais l'implantation plein vent face à la mer, c'était l'erreur.

Si je devais refaire, je mettrais un abri ou je tournerais l'unité dos à la mer, même si ça rallongeait la liaison frigo. Le SCOP de 3,3 sur radiateurs n'a pas bougé, mais la longévité, c'est une autre histoire.

Ce qui marche
  • Rendement stable malgré l'environnement
  • Bruit extérieur contenu à 58 dB(A) pour le voisinage
Ce qui coince
  • Corrosion saline de l'échangeur en 4 ans
  • Aucune mise en garde au moment de la pose
  • Implantation plein vent face à la mer non anticipée
Le verdict

Pour quel logement ?

Cette machine est taillée pour des logements bien isolés, plutôt équipés de plancher chauffant, dans des régions à hiver modéré. Son SCOP de 4,96 à 35 °C et son fluide R32 en font une option sérieuse en rénovation comme en neuf.

À éviter si

Vous gardez des radiateurs haute température dans une région où le thermomètre descend régulièrement sous -7 °C, la bivalence et la limite de fonctionnement à -10 °C vont vous rattraper. À éviter aussi en bord de mer sans protection de l'unité extérieure, ou si vous n'avez pas la place et le budget pour revoir votre puissance souscrite.

Questions fréquentes

Faut-il prévoir un ballon tampon avec cette machine ?

Tout dépend du volume d'eau déjà présent dans l'installation. Sur un plancher chauffant de 150 m² ou plus, le circuit contient déjà plusieurs centaines de litres, le tampon devient superflu et coûte cher pour rien.

Sur une installation radiateurs courte en volume, ou après dépose d'un ancien ballon, il retrouve son intérêt pour limiter les cycles courts et stabiliser la loi d'eau.

L'appoint électrique intégré suffit-il en vague de froid ?

La machine est donnée pour une bivalence à -7 °C et une limite de fonctionnement à -10 °C. Entre les deux, l'appoint de 2 kW prend le relais, ce qui reste modeste et ne fait pas exploser la facture. En dessous de -10 °C, la PAC s'arrête et il faut un autre moyen de chauffage.

Dans une région où l'hiver descend régulièrement sous -10 °C plusieurs jours de suite, cette machine seule est insuffisante.

Quelle puissance souscrite prévoir au compteur ?

En monophasé, un passage en 12 kVA est fréquent, surtout avec un ballon de 500 litres et une cuisine électrique. La PAC en elle-même consomme peu grâce à son rendement, mais l'appoint et le ballon peuvent coïncider avec les autres usages du soir.

Le calcul dépend aussi du mode de chauffage de l'eau et des habitudes. Mieux vaut vérifier avec l'installateur avant la mise en service.

La machine convient-elle en bord de mer ?

L'air salin attaque l'échangeur extérieur, souvent par la base, à cause des condensats et des embruns. Il faut soit éloigner l'unité de la côte, soit la protéger, soit orienter les ailettes à l'abri des vents dominants.

Le reste de la machine, notamment le circuit R32, ne pose pas de problème particulier. C'est surtout l'implantation qui décide de la durée de vie de l'échangeur.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)6 kW
SCOP a 35 °C4,96
Efficacite saisonniere W35195 %
Puissance de dimensionnement (W55)6 kW
SCOP a 55 °C3,3
Efficacite saisonniere W55129 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesERGA04EV7 / EHSX(B)04P50E, ERGA04EV7 / EHSX04P50D3, ERGA04EV7 / EHSXB04P50D3

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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