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Atlantic · FUJITSU Waterstage Split Comfort Series 6

Atlantic FUJITSU Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 6 : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Atlantic FUJITSU Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 6
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fujitsu-airstage.be
SCOP W35
4,46
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic FUJITSU Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 6 est une pompe à chaleur air/eau de 6 kW pensée pour la rénovation. Son SCOP de 4,46 sur plancher chauffant et de 3,2 sur radiateurs haute température en fait une machine polyvalente, capable d'assurer le chauffage et l'eau chaude sanitaire avec un ballon intégré. Le fluide R32 et une température de départ maximale de 55 °C la positionnent clairement sur le créneau de la rénovation sans bouleversement des émetteurs existants.

Elle vise les logements de 80 à 150 m² correctement isolés ou en cours d'amélioration. Son point faible connu se situe à -7 °C, seuil de bivalence où l'appoint électrique de 1,3 kW prend le relais, et sa plage de fonctionnement s'arrête à -10 °C. C'est donc une machine de plaine ou de climat tempéré, pas une PAC de montagne. Les retours ci-dessous croisent des situations réelles d'installation, des choix de régulation et des arbitrages de chantier.

Bruit de l'unité extérieure57 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1988, 112 m², Occitanie, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2022.

Le rafraîchissement d'été, ce qu'on peut vraiment en attendre

On avait lu partout que la PAC pouvait faire du froid en été. Avec le plancher chauffant, ça marche : l'eau circule à 18 °C environ et le sol reste frais sous les pieds. Mais il faut comprendre une chose, la machine ne descend pas l'humidité. Les journées lourdes de juillet, on a un sol tempéré et un air qui reste moite.

Le vrai gain, c'est le plancher. À l'étage, les radiateurs en mode froid, c'est une blague : ils condensent et ne refroidissent rien. On a arrêté au bout d'une semaine. Donc l'été, la maison est fractionnée : rez-de-chaussée agréable, étage où il fait chaud.

Si c'était à refaire, je poserais la question au devis : est-ce que la régulation gère un point de consigne froid séparé par zone ? Chez nous, non, et c'est le plancher entier qui suit ou rien.

Ce qui marche
  • plancher chauffant rafraîchissant efficace et confortable
  • aucune condensation si la consigne est respectée
Ce qui coince
  • pas de déshumidification
  • impossible de refroidir les radiateurs d'étage
  • régulation par zone absente
Maison de ville mitoyenne de 1930 rénovée, 88 m², Hauts-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2023.

L'application constructeur, utile mais pas indispensable

Je suis du genre à vouloir tout piloter depuis le téléphone. L'application Atlantic permet de changer la consigne, de voir la température de départ d'eau et de basculer en mode absence. C'est pratique quand on part le vendredi soir et qu'on veut baisser sans toucher à la loi d'eau.

Mais soyons clairs : on ne règle pas une loi d'eau depuis un smartphone. Les courbes, les pentes, les points de consigne, ça se fait sur l'unité intérieure avec le technicien, pas dans le canapé. L'appli sert à surveiller, à ajuster de 1 °C, pas à paramétrer.

Un détail : la consommation en veille de 10 W est visible dans l'appli. Sur l'année, ça fait environ 88 kWh juste pour laisser la bête connectée. Rien de dramatique, mais ça se voit dans les relevés.

Ce qui marche
  • suivi de consommation intégré
  • changement de consigne à distance fiable
  • mode absence simple
Ce qui coince
  • paramétrage avancé impossible depuis l'appli
  • 10 W de veille visibles sur les relevés
Longère de 1995, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte existants conservés, posée en 2021.

Avec le recul, j'aurais isolé les combles avant

La machine fait le job, mais elle a été posée dans une maison qui perdait de la chaleur par le toit. Première saison, on a consommé comme des gouffres et l'appoint a tourné plus souvent que prévu sous -5 °C. Le SCOP de 3,2 sur radiateurs haute température, on ne l'a pas vu la première année, parce que la maison n'était pas prête.

On a isolé les combles l'hiver suivant, et là ça a changé. Moins d'appel d'appoint, des cycles plus longs, une facture qui redescend. La leçon, c'est que si j'avais su, j'aurais mis les 4 000 € d'isolation avant la PAC, pas après.

Autre chose : j'ai gardé mes radiateurs fonte, et c'est très bien. Mais il a fallu accepter de les purger deux fois par an et de monter la température de départ à 50 °C en janvier. Ce n'est pas gratuit, mais ça évite de tout casser.

Ce qui marche
  • radiateurs fonte conservés sans casse
  • température de départ suffisante pour l'existant
  • bonne réactivité après isolation
Ce qui coince
  • appoint électrique trop sollicité avant isolation
  • consommation de la première saison élevée
  • purges régulières nécessaires
Pavillon de 2005, 105 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs acier haute température, posée en 2020.

Garder ses radiateurs fonte, oui, mais avec une réserve

J'ai gardé mes radiateurs en fonte, et la PAC les alimente sans problème. La température maximale de départ d'eau de 55 °C couvre largement le besoin d'un réseau fonte correctement dimensionné. Donc sur le papier, c'est une machine qui joue la carte de la rénovation sans tout casser.

Mais il y a un mais. Le SCOP de 3,2 annoncé à 55 °C, on l'atteint si la maison est bien isolée et si la loi d'eau est réglée finement. Chez moi, la première année, on était plus bas. Il a fallu ajuster la pente, baisser d'un degré la consigne de nuit, et accepter que la maison mette une heure de plus à chauffer le matin.

Le confort de la fonte, c'est son inertie. C'est aussi son défaut : quand on baisse la consigne, on met du temps à sentir la différence. Une fois qu'on le sait, on pilote autrement, par anticipation.

Ce qui marche
  • 55 °C de départ suffisant pour des radiateurs fonte
  • aucun remplacement d'émetteurs à prévoir
  • bonne tenue en mi-saison
Ce qui coince
  • SCOP réel sensible au réglage de la loi d'eau
  • inertie de la fonte qui ralentit les remontées en température
Appartement en copropriété de 1975, 82 m² au dernier étage, Île-de-France, radiateurs acier, posée en 2023 avec accord d'AG.

En copropriété, la bataille est administrative avant d'être technique

L'installation en elle-même s'est bien passée. Ce qui a pris du temps, c'est l'assemblée générale. L'unité extérieure devait aller en façade, donc modification de l'aspect de l'immeuble, donc vote. Six mois de retard, un passage en AG, et un voisin qui a demandé une étude acoustique.

Bonne nouvelle : la puissance acoustique de 57 dB(A) nous a sauvés. C'est dans la fourchette qui passe en mitoyenneté, pas de quoi déclencher un conflit. On a posé des plots antivibratiles quand même, pour éviter que le bruit passe par la dalle. Le sujet n'est pas revenu.

La vraie contrainte, c'est l'accès au local technique et la place pour le module intérieur avec ballon intégré. Dans 82 m², il a fallu sacrifier un placard. Personne ne vous le dit au moment du devis.

Ce qui marche
  • 57 dB(A) acceptables en copropriété
  • autorisation obtenue avec dossier acoustique simple
  • intégration correcte en façade
Ce qui coince
  • six mois de délai administratif
  • place perdue pour le module intérieur
  • coût du dossier acoustique non anticipé
Villa de 2018, 160 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, plancher chauffant, posée en 2024, un devis concurrent avait aussi été étudié.

Entre deux devis, j'ai surtout comparé les fluides

J'avais deux propositions sur la table, même puissance annoncée, même type d'émetteurs. Le critère qui a tranché, ce n'est pas le prix, c'est le fluide. La machine retenue tourne au R32, ce qui est cohérent avec les exigences F-Gas et plutôt rassurant pour la recharge dans dix ans.

Je ne vais pas faire semblant : je n'avais aucun COP à -7 °C sur la fiche de ce modèle, donc je n'ai pas pu comparer ce point. J'ai comparé ce que je pouvais : SCOP sur plancher, 4,46, niveau sonore, 57 dB(A), et température limite, -10 °C. Sur ces chiffres, la machine tenait la route.

L'autre devis proposait un modèle que je ne connaissais pas, avec des arguments commerciaux que je n'ai pas pu vérifier techniquement. J'ai préféré rester sur une fiche que je pouvais lire. Avec le recul, aucun regret, mais je sais que j'ai choisi sur des critères partiels.

Ce qui marche
  • fluide R32 cohérent avec la réglementation F-Gas
  • SCOP de 4,46 élevé sur plancher chauffant
  • niveau sonore maîtrisé en zone résidentielle
Ce qui coince
  • absence de COP à -7 °C pour comparer en hiver continental
  • choix partiellement fondé sur des données incomplètes
  • différence de prix difficile à évaluer sans base commune
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les propriétaires de maisons de 80 à 150 m² correctement isolées ou en voie d'amélioration, en climat tempéré, qui veulent conserver leurs radiateurs existants ou qui ont déjà un plancher chauffant. Le ballon intégré simplifie l'installation en l'absence de place dédiée pour l'eau chaude.

À éviter si

Si vous habitez une zone de montagne où les températures descendent durablement sous -10 °C, la machine s'arrête et l'appoint de 1,3 kW ne suffira pas à chauffer seul. En maison très mal isolée, le SCOP de 3,2 sur radiateurs haute température sera difficile à tenir et l'appoint se déclenchera trop souvent.

Questions fréquentes

Faut-il un ballon tampon avec cette pompe à chaleur ?

Pas nécessairement. Sur un volume d'eau déjà important, comme un réseau de radiateurs fonte ou un plancher chauffant, la machine module sans problème. Le ballon devient utile si le volume d'eau est faible, typiquement sur un petit réseau de radiateurs acier, pour éviter les cycles courts.

Le dimensionnement à 6 kW en W35 laisse de la marge. Si l'installateur propose un ballon tampon, demandez le volume d'eau total du circuit avant d'accepter. Sur un plancher chauffant de 100 m², il y a déjà largement de quoi amortir.

Que se passe-t-il en dessous de -10 °C ?

La machine s'arrête. C'est sa température limite de fonctionnement, inscrite dans la fiche technique. En dessous, seul l'appoint électrique intégré de 1,3 kW peut prendre le relais, ce qui est très insuffisant pour chauffer une maison entière.

Le point de bivalence est à -7 °C en W35 : passé ce seuil, l'appoint commence à s'enclencher pour compenser la perte de puissance. En climat continental, c'est un scénario qui arrive plusieurs nuits par hiver. En zone littorale ou tempérée, quasiment jamais.

La consommation en veille de 10 W est-elle vraiment un problème ?

Non, mais elle est réelle. 10 W en permanence, c'est environ 87 kWh sur une année. Rapporté au tarif actuel, cela représente une somme modeste, mais qui apparaît dans les relevés si vous suivez votre consommation de près.

Le seul moyen de l'éviter serait de couper l'alimentation hors saison, ce qui n'est pas conseillé pour l'électronique de régulation. C'est un compromis classique sur les machines connectées.

L'eau chaude sanitaire est-elle vraiment intégrée ?

Oui, cette déclinaison embarque un ballon. C'est un vrai avantage en rénovation, où la place manque souvent pour un chauffe-eau séparé. La production d'eau chaude se fait via la pompe à chaleur, avec un appoint électrique si nécessaire.

Attention au cycle anti-légionelle : il monte l'eau à une température élevée périodiquement, ce qui sollicite davantage la machine. Sur cette version, la température maximale de départ d'eau étant de 55 °C, le cycle repose en partie sur l'appoint. À surveiller dans les relevés de consommation.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)6 kW
SCOP a 35 °C4,46
Efficacite saisonniere W35175 %
Puissance de dimensionnement (W55)5 kW
SCOP a 55 °C3,2
Efficacite saisonniere W55125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure57 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesFUJITSU Waterstage Split Comfort Series 6, FUJITSU Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 6

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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