Ferroli · Ferroli Omnia S 3.2 4-6 - Omnia ST 3.2 4-6
Ferroli Omnia S 3.2 4 : l'avis complet
★★★◐★3,7/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : cdn.groupsumi.com
SCOP W35
4,81
plancher chauffant
SCOP W55
3,3
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Omnia S 3.2 4 est une pompe à chaleur air/eau split de 5,5 kW en régime plancher chauffant, vendue autour de 4,4 kW quand il faut alimenter des radiateurs à 55 °C. Son SCOP de 4,81 en W35 la place clairement dans la catégorie des machines taillées pour les émetteurs basse température, tandis que le 3,3 en W55 indique qu'elle sait aussi chauffer des radiateurs, sans la même générosité.
Avec une température limite de fonctionnement à -10 °C et une bivalence à -7 °C en W35, elle vise les logements bien isolés ou correctement rénovés, du grand Ouest au couloir rhodanien. Sur des surfaces de 80 à 140 m², en configuration plancher chauffant ou radiateurs basse température, elle a de quoi tenir la saison sans appoint permanent. Le R32, une acoustique extérieure de 56 dB(A) et un appoint électrique intégré de 0,98 kW complètent un tableau cohérent, sans surprise majeure.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de lotissement de 2008, 105 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant hydraulique, posée en 2022
★★★★★
La loi d'eau change tout, et personne ne la règle
À la mise en service, l'installateur a laissé la loi d'eau en configuration d'usine. Première facture de janvier salée : la machine tournait sur une pente trop forte, avec une température de départ qui montait à 38 °C alors que le plancher n'avait besoin que de 30 °C par 5 °C dehors. En reprenant la courbe, départ abaissé de 6 °C, la consommation a chuté d'environ un quart.
Le SCOP de 4,81 en W35 n'est atteignable qu'à cette condition. Sur cette machine, la bivalence annoncée à -7 °C en W35 veut dire que l'appoint ne doit pas se déclencher avant, sinon c'est que la courbe est mal calée.
Ce que je referais : exiger un relevé de températures de départ et de retour à la livraison, avec la courbe affichée. Sans ce papier, on navigue à l'aveugle pendant une saison.
Ce qui marche
+SCOP W35 de 4,81 qui récompense un vrai réglage basse température
+Plage de modulation suffisante pour tenir sans appoint jusqu'à la bivalence
Ce qui coince
−Réglage d'usine trop haut en température, consommation inutile la première saison
−Peu d'installateurs prennent le temps de caler la pente et le parallèle
⌂Longère rénovée de 1985, 130 m², Cantal, radiateurs fonte conservés, posée en 2023
★★★★★
Poêle à bois en relais, la PAC suit sans broncher
On a gardé le poêle à bois du salon et la PAC alimente les huit radiateurs fonte du reste de la maison. Le départ d'eau est poussé à 55 °C, ce qui nous met sur le SCOP de 3,3 annoncé en W55, loin du 4,81 en plancher. Quand le poêle tourne, on coupe la zone salon et la machine module plus bas.
C'est là que la température de bivalence à -7 °C en W35 compte : par grand froid, si le poêle prend le relais sur le séjour, la PAC seule sur les chambres n'a plus besoin de forcer. Sans le poêle, l'appoint de 0,98 kW se serait déclenché plus souvent.
Avec du recul, garder la fonte était le bon calcul. On a évité 12 000 euros de plancher chauffant pour un confort correct, y compris par -5 °C.
Ce qui marche
+Température de départ à 60 °C qui permet de tenir la fonte sans surchauffe
+Bonne cohabitation avec un appoint bois, modulation automatique
Ce qui coince
−SCOP W55 de 3,3, nettement moins flatteur que le 4,81 en plancher
−Gestion des zones à la main pour tirer parti du poêle
⌂Pavillon de 1998, 90 m², Vaucluse, radiateurs acier basse température, posée en 2024
★★★★★
56 dB(A), la mitoyenneté impose de choisir son mur
Un voisin à 6 mètres de l'unité extérieure, c'est le critère qui a dicté l'implantation. L'étiquette annonce 56 dB(A) de puissance acoustique, ce qui reste confortable en mitoyenneté à condition de ne pas coller l'unité sous la fenêtre du voisin. On l'a posée sur le pignon nord, à 9 mètres de la limite.
En mode silence la nuit, la machine descend encore, mais on sent qu'elle module moins librement. Sur les nuits à 2 °C, on ne l'active pas, le bruit reste dans la norme.
Aucune remarque du voisin en un an. Je pense que le positionnement et les plots antivibratiles ont autant compté que la valeur annoncée.
Ce qui marche
+56 dB(A) compatible avec une parcelle mitoyenne correctement implantée
+Mode silence utilisable sans pénalité gênante aux températures douces
Ce qui coince
−Le mode silence bride la modulation, à doser selon la température
−L'implantation impose parfois une longueur de liaison plus importante
⌂Appartement en copropriété de 1975, 80 m², Bouches-du-Rhône, radiateurs fonte d'origine, posée en 2023
★★★★★
Deux assemblées générales pour obtenir l'autorisation
Le vrai frein n'a pas été technique. Il a fallu deux AG pour faire voter l'installation d'une unité extérieure en façade, avec un passage en travaux modificatifs de parties communes. Un copropriétaire a demandé une étude acoustique, alors que la machine annonce 56 dB(A). On l'a fournie, c'est passé.
La mise en service a ensuite été simple. Sur 80 m² avec de la fonte, le SCOP W55 de 3,3 reste la référence, pas le 4,81 en plancher. On est sur de la rénovation, pas sur du neuf.
Le conseil : monter le dossier six mois avant, avec le plan d'implantation, la fiche acoustique et la puissance. Sans ça, on perd une saison.
Ce qui marche
+Dossier technique propre qui a convaincu l'AG
+Fonctionnement en rénovation chaudière remplacée sans refonte des émetteurs
Ce qui coince
−Procédure copropriété longue, deux AG nécessaires
−SCOP W55 de 3,3, donc rendement moyen avec de la fonte
⌂Maison de 2011, 115 m², Haute-Garonne, plancher chauffant à eau, posée en 2024
★★★★★
Le plancher chauffant valait le surcoût, chiffres à l'appui
On partait d'une chaudière gaz et de radiateurs acier des années 2000. Le devis proposait deux options : garder les émetteurs et passer en W55, ou refaire le plancher chauffant au rez-de-chaussée. On a choisi le plancher, environ 9 000 euros de travaux en plus.
Le calcul tient sur le SCOP. Avec la machine en W35, on est à 4,81, contre 3,3 si on avait gardé les radiateurs à 55 °C. Sur une saison à 9 000 kWh de besoin, ça change le budget de plusieurs centaines d'euros par an.
Avec le recul, le plancher chauffant a transformé le confort, pas seulement la facture. On a aussi pu baisser la température de départ à 32 °C, ce qui laisse la PAC dans sa zone douce.
Ce qui marche
+SCOP W35 de 4,81 qui justifie économiquement la reprise des émetteurs
+Départ d'eau bas, machine peu sollicitée, appoint quasi jamais actif
Ce qui coince
−Investissement travaux important, à amortir sur huit à dix ans
−Chantier lourd, plancher refait sur une partie seulement du logement
⌂Maison de 1962 isolée en 2019, 95 m², Haute-Savoie, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Par -12 °C, la machine s'est arrêtée et l'appoint n'a pas suffi
Deux hivers corrects, puis une semaine à -13 °C en janvier. La température limite de fonctionnement est de -10 °C : en dessous, la PAC coupe. On le savait, mais on n'avait pas anticipé que l'appoint intégré de 0,98 kW ne couvrirait pas la déperdition par -12 °C avec une eau à 55 °C.
On a passé trois jours avec le poêle d'appoint électrique en relais. Pas de panne à proprement parler, mais la promesse d'autonomie s'arrête là. La bivalence à -7 °C en W35 annonçait déjà que la zone était tendue.
Pour une maison en zone de montagne, il faut le savoir avant de signer. Si c'était à refaire, j'aurais visé une machine avec une limite de fonctionnement plus basse, ou une résistance d'appoint dimensionnée plus large.
Ce qui marche
+Aucun incident par hiver normal, jusqu'à -8 °C sans problème
+Appoint intégré qui couvre les pointes courtes au-dessus de -10 °C
Ce qui coince
−Arrêt complet en dessous de -10 °C, à anticiper en zone de montagne
−Appoint de 0,98 kW insuffisant par grand froid sur logement mal isolé
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une maison de 80 à 140 m² correctement isolée, équipée d'un plancher chauffant ou de radiateurs basse température, dans une région où les hivers descendent rarement sous -8 °C. Le SCOP de 4,81 en W35 y fait vraiment la différence sur la facture.
À éviter si
Le logement est mal isolé, en zone de montagne, ou équipé uniquement de radiateurs haute température. La limite de fonctionnement à -10 °C et l'appoint de 0,98 kW deviennent limitants dès que les hivers sont rudes.
Questions fréquentes
Faut-il garder ses radiateurs fonte avec cette pompe ?
C'est possible, la température de départ maximale d'eau est de 60 °C, ce qui couvre la plupart des radiateurs fonte. En revanche, on passe alors sur le régime W55 et le SCOP tombe à 3,3, contre 4,81 en plancher chauffant.
Si la maison est bien isolée, le calcul tient. Sur une passoire thermique, la facture peut grimper vite et l'appoint se déclencher souvent.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La machine s'arrête, c'est la limite de fonctionnement annoncée. En dessous, seule la résistance d'appoint intégrée, de 0,98 kW, ou un chauffage d'appoint extérieur prend le relais.
Sur une maison mal isolée en zone froide, cela peut représenter plusieurs jours par hiver. C'est un point à regarder avant de choisir, pas après.
Le fluide R32, est-ce un bon choix pour la durée ?
Oui. Le R32 a un potentiel de réchauffement global nettement inférieur au R410A et n'est pas concerné par la sortie de marché prévue par le règlement F-Gas. Les recharges et pièces devraient rester disponibles sur la durée de vie de la machine.
C'est un point de sérénité de plus par rapport à une installation en R410A âgée de dix ans.
La consommation en veille de 14 W est-elle un problème ?
Sur l'année, 14 W en continu représentent environ 120 kWh, soit l'équivalent de quelques semaines de chauffage d'appoint. Ce n'est pas dramatique mais ce n'est pas neutre.
Si la maison dispose d'une coupure programmable ou d'un interrupteur dédié, couper la machine en intersaison est un geste simple qui élimine ce poste.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
5,5 kW
SCOP a 35 °C
4,81
Efficacite saisonniere W35
191 %
Puissance de dimensionnement (W55)
4,4 kW
SCOP a 55 °C
3,3
Efficacite saisonniere W55
129 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
56 dB(A)
Consommation en veille
14 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
OMNIA S 3.2 4, OMNIA ST 3.2 4
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.
Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Ferroli Omnia S 3.2 4. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.