Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : eneove.com
SCOP W35
4,78
plancher chauffant
SCOP W55
3,67
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
68 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Versati Monobloc G3 12 kW est une pompe à chaleur air/eau monobloc du fabricant Gree, conçue pour des logements de taille moyenne à grande. Elle affiche un SCOP de 4,78 sur plancher chauffant (régime 35 °C) et de 3,67 sur radiateurs haute température (régime 55 °C), ce qui la place parmi les machines sérieuses en rénovation comme en neuf. Elle comporte un appoint électrique intégré de 2,2 kW, fonctionne au fluide R32 et peut produire de l'eau à 65 °C au maximum.
Pour qui ce modèle est-il fait ? Il s'adresse à des logements de 100 à 200 m² plutôt bien isolés, ou à des maisons anciennes équipées de radiateurs dimensionnés, dans des zones climatiques tempérées à froides. Sa puissance acoustique de 68 dB(A) demande en revanche à réfléchir à l'emplacement de l'unité extérieure avant de signer, surtout en mitoyenneté.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison mitoyenne des années 1970, 110 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2021
★★★★★
Bilan après trois hivers dans une maison mitoyenne
Nous avons installé cette machine après une chaudière fioul fatiguée. Au départ, nous avions prévu un modèle plus silencieux mais le budget ne suivait pas. Aujourd'hui, le vrai sujet, ce n'est ni la facture ni le confort, c'est le bruit.
La puissance acoustique annoncée est de 68 dB(A). Dans notre rue, les maisons sont collées les unes aux autres, et notre voisin direct a sa chambre à l'aplomb de l'unité extérieure. Il ne s'est jamais plaint ouvertement, mais il a fait poser un double vitrage acoustique l'an dernier. Je le prends comme un message.
Nous avons fini par installer un écran acoustique en bois entre les deux propriétés, à nos frais. Le bruit a baissé, sans disparaître. Si c'était à refaire, j'aurais mis l'unité de l'autre côté de la maison, quitte à tirer quinze mètres de liaison.
Ce qui marche
+Bonne tenue en température même par temps humide
+Aucune panne en trois saisons
+Consommation électrique stable d'une année sur l'autre
Ce qui coince
−68 dB(A) de puissance acoustique, difficile en mitoyenneté
−Pas de mode silence vraiment efficace
−Emplacement à étudier sérieusement avant la pose
⌂Villa des années 2000, 165 m², Provence, plancher chauffant existant, posée en 2022
★★★★★
Le ballon tampon, on l'a mis, et on ne regrette pas
Notre installateur nous a proposé d'ajouter un ballon tampon de 100 litres sur le retour. Nous avions lu partout que ce n'était pas forcément utile sur une monobloc inverter, alors on a hésité. On a fini par dire oui, surtout parce qu'on avait un vieux ballon d'eau chaude à remplacer et que le combiné simplifiait le local technique.
Avec le recul, sur 165 m² entièrement en plancher chauffant et une maison bien isolée, je ne suis pas sûr que ce soit indispensable. La machine module déjà bien toute seule. Par contre, ça lisse clairement les cycles quand la demande est faible, en demi-saison. Le compresseur démarre moins souvent, et ça s'entend.
Est-ce que ça a changé la facture ? Franchement, non. Est-ce que ça a changé le confort acoustique et la stabilité de la température ? Oui, un peu. Pour 800 euros de plus, je referais le même choix, mais je comprendrais qu'on s'en passe.
Ce qui marche
+Cycles plus longs et moins de démarrages en demi-saison
+Volume d'eau supplémentaire utile en plancher chauffant
+Installation propre et simple
Ce qui coince
−Surcoût non négligeable pour un gain difficile à chiffrer
−Encombrement dans un petit local technique
−Pas indispensable sur une maison bien isolée
⌂Pavillon de lotissement de 2005, 130 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2020
★★★★★
Le devis, l'installateur, et ce qu'on a appris après
Nous avions trois devis. Le premier venait d'une enseigne nationale, cher et bâclé sur le papier. Le deuxième d'un plombier-chauffagiste local, sérieux mais qui ne connaissait pas la marque. Le troisième, celui qu'on a retenu, était un artisan RGE à trente kilomètres, spécialisé dans les PAC air/eau.
Ce qui a fait la différence, ce n'est pas le prix. C'est qu'il est venu deux fois avant de chiffrer, qu'il a regardé l'isolation, les radiateurs, la place disponible dehors. Il a même refusé de nous vendre un modèle plus puissant que nécessaire. Il disait que sur notre surface, 12 kW suffisaient largement.
Deux ans après, on a eu un petit souci de sonde extérieure en janvier. Il est venu en 48 heures. Ça, ça ne se voit pas sur un devis, mais ça compte plus que cinquante euros d'écart.
Ce qui marche
+Installateur RGE local, réactif et honnête sur le dimensionnement
+Deux visites avant chiffrage
+SAV rapide en pleine saison de chauffe
Ce qui coince
−Délai de deux mois entre signature et pose
−Compte rendu de mise en service succinct
−Pas de contrat d'entretien proposé d'emblée
⌂Maison de bourg des années 1930, 145 m², Bourgogne-Franche-Comté, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Ce que l'entretien annuel couvre vraiment
Le contrat d'entretien nous coûte 190 euros par an. Je l'ai pris la première année sans trop réfléchir, parce que l'installateur le proposait dans le devis. Avec le recul, je me demande si c'est vraiment utile chaque année sur une monobloc.
Le technicien vient, il vérifie l'étanchéité du circuit, l'état de l'échangeur, les pressions, il nettoie le filtre à tamis. Il repart en une heure. Sur une machine au R32, il n'y a pas de manipulation du fluide frigorigène à faire tant que le circuit est étanche, donc la partie réglementaire est légère.
Ce qui justifie vraiment le contrat, à mon sens, c'est le nettoyage de l'échangeur extérieur. Chez nous, entre les feuilles et le pollen, il se charge vite. Et quand il est sale, la machine consomme plus. Ça, on ne le voit pas sur la facture, mais ça se sent en fin de saison.
Ce qui marche
+Visite annuelle rapide, sans surprise
+Nettoyage de l'échangeur extérieur utile
+Petit entretien courant inclus
Ce qui coince
−Prix du contrat discutable sur une monobloc R32
−Peu de contrôles réellement obligatoires
−Aucune vérification poussée des performances
⌂Chalet rénové des années 1980, 120 m², zone de moyenne montagne, radiateurs acier et plancher chauffant partiel, posée en 2021
★★★★★
En altitude, la limite de fonctionnement se voit vite
Nous sommes à 900 mètres d'altitude, dans une zone où l'hiver est long. La machine est donnée pour fonctionner jusqu'à -10 °C, avec une température de bivalence à -7 °C en régime 35 °C. Ces chiffres, je les ai lus avant d'acheter, mais je ne les avais pas vraiment compris.
Concrètement, entre -7 et -10, l'appoint électrique intégré de 2,2 kW prend le relais assez souvent. Et en dessous de -10, la PAC s'arrête. Nous avons donc gardé un poêle à bois en secours, qu'on allume une dizaine de soirs par hiver. Sans lui, on serait en difficulté pendant les vagues de froid.
Le reste du temps, la machine est efficace et silencieuse. Mais si j'habitais 300 mètres plus haut, je ne l'aurais pas choisie. C'est une machine pour la plaine ou la basse altitude, pas pour la haute montagne.
Ce qui marche
+Bonne efficacité hors périodes de grand froid
+Appoint électrique intégré utile en relais
+Consommation maîtrisée sur la majorité de la saison
Ce qui coince
−Arrêt total en dessous de -10 °C
−Bivalence à -7 °C, l'appoint prend le relais souvent en altitude
−Nécessite un système de secours en zone froide
⌂Maison de village en pierre, 155 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2020
★★★★★
La loi d'eau, on l'a réglée nous-mêmes au bout d'un an
Personne ne nous avait expliqué la loi d'eau. L'installateur avait laissé les réglages d'usine, une pente assez raide, une température de départ élevée. On chauffait fort, on consommait beaucoup, et on ouvrait les fenêtres parce qu'il faisait trop chaud.
J'ai lu, j'ai cherché, j'ai baissé la pente de deux crans et la consigne de trois degrés. Le confort n'a pas bougé, mais la consommation a chuté d'environ 8 % sur la saison suivante. Le SCOP de 3,67 en régime 55 °C, on ne l'atteint que si la machine n'est pas obligée de tourner trop chaud en permanence.
Depuis, je vérifie une fois par an, au début de l'automne. C'est le geste le plus rentable de toute l'installation, et il ne coûte rien. Je ne comprends pas pourquoi ce n'est pas expliqué à la mise en service.
Ce qui marche
+Réglage de la loi d'eau simple à ajuster
+Gain de consommation sensible sans perte de confort
+Machine stable sur radiateurs fonte bien dimensionnés
Ce qui coince
−Réglages d'usine trop conservateurs
−Aucune explication donnée à la mise en service
−Il faut s'y intéresser soi-même
Le verdict
Pour quel logement ?
Une maison de 100 à 180 m² correctement isolée, en plaine ou en basse altitude, avec plancher chauffant ou radiateurs bien dimensionnés. Un logement où l'unité extérieure peut être implantée à distance des chambres voisines.
À éviter si
Vous vivez en zone de montagne au-dessus de 800 mètres, avec des hivers longs sous -10 °C. Ou si votre unité extérieure doit être posée contre une mitoyenneté, à cause des 68 dB(A) annoncés.
Questions fréquentes
Cette machine est-elle adaptée à des radiateurs fonte existants ?
Oui, à condition qu'ils soient correctement dimensionnés pour la surface à chauffer. Le SCOP en régime 55 °C est de 3,67, ce qui reste correct pour de la rénovation, et la température maximale de départ d'eau atteint 65 °C.
En pratique, il faut que la maison ne soit pas trop mal isolée, sinon la machine tourne en permanence à haute température et le rendement saisonnier s'éloigne de la valeur annoncée.
Que se passe-t-il en dessous de -10 °C ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la pompe s'arrête et il faut un appoint, électrique ou autre, pour chauffer le logement. La température de bivalence en régime 35 °C est de -7 °C : c'est le seuil à partir duquel l'appoint électrique intégré de 2,2 kW prend le relais.
En zone tempérée, ces situations restent rares et brèves. En altitude ou dans le nord-est, elles peuvent durer plusieurs jours et il vaut mieux prévoir un secours.
Faut-il prévoir un ballon tampon avec cette monobloc ?
Ce n'est pas obligatoire, mais ça peut aider en demi-saison, quand la demande de chaleur est faible et que la machine a tendance à enchaîner les cycles courts. Un ballon de 50 à 100 litres lisse ces cycles et réduit le nombre de démarrages du compresseur.
Sur une maison bien isolée avec plancher chauffant, le gain reste modeste. Sur une installation avec beaucoup de petits circuits ou un volume d'eau faible, l'apport est plus net.
La consommation en veille est-elle un vrai sujet ?
Elle est annoncée à 25 W. Sur une année complète, si on la compte en permanence, cela représente environ 220 kWh, soit l'équivalent de quelques semaines de chauffage en mi-saison.
Ce n'est pas dramatique, mais ce n'est pas rien non plus. Une coupure hors saison de chauffe, ou une programmation, permet de la réduire sans inconvénient.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.
Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Gree Versati Monobloc G3 12 kW. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.