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Hitachi

Hitachi Hi-Therma Split 8kW with 260L tank : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Hitachi Hi-Therma Split 8kW with 260L tank
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : assets.aldes.fr
SCOP W35
4,92
plancher chauffant
SCOP W55
3,42
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
64 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Hi-Therma Split 8 kW avec ballon de 260 litres est une pompe à chaleur air/eau monophasée pensée pour les logements qui gardent leurs radiateurs existants. Avec un SCOP de 3,42 à 55 °C et une température de départ maximale de 60 °C, elle ne prétend pas remplacer une chaudière en régime très haute température, mais elle couvre confortablement une maison correctement isolée dont les émetteurs sont dimensionnés au départ.

Le ballon intégré de 260 litres en fait une candidate naturelle pour une famille de quatre à cinq personnes. Le SCOP de 4,92 à 35 °C montre en revanche tout son intérêt si des travaux de plancher chauffant sont prévus, ou si les radiateurs sont déjà basse température. Reste un point à ne pas négliger : 64 dB(A) de puissance acoustique extérieure, c'est un vrai sujet d'implantation.

Bruit de l'unité extérieure64 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1984, 118 m², Alsace, radiateurs acier, posée en 2022

Le dégivrage qui transforme l'allée en patinoire

Premier hiver, dès que le brouillard du Rhin s'installe, la machine passe son temps à dégivrer. Ce n'est pas une panne, c'est la vie normale d'une PAC en air humide et froid, mais je ne m'y attendais pas. Chaque cycle envoie de l'eau qui ruisselle le long du mur et gèle sur le pavé. Deux chutes en janvier, dont une avec la poussette.

J'ai fini par poser une dalle de récupération sous l'unité, avec une évacuation vers le caniveau. Depuis, plus de verglas, mais il a fallu percer et couler, ce que l'installateur n'avait pas prévu au devis. Avec une limite de fonctionnement à -10 °C, la machine s'arrête de toute façon les nuits les plus rudes d'Alsace, et l'appoint reprend la main.

Le point positif : la température de bivalence annoncée à -7 °C s'est vérifiée, la relève se fait sans à-coup. Mais si c'était à refaire, j'aurais exigé l'évacuation des condensats dans le devis initial, avant la pose.

Ce qui marche
  • Bivalence à -7 °C conforme au comportement observé, la relève n'est pas brutale
  • Cycles de dégivrage efficaces, l'échangeur se rétablit vite
Ce qui coince
  • Évacuation des condensats non anticipée, verglas au pied de l'unité
  • Arrêt total en dessous de -10 °C, ce qui arrive plusieurs nuits en Alsace
Maison de 2007, 145 m², Normandie, plancher chauffant au rez-de-chaussée, posée en 2023

On part trois jours, on rentre dans une maison à 14 °C

On chauffe au plancher chauffant, donc l'inertie est énorme. Quand on part un week-end en hiver, je mets le mode absence, la consigne tombe à 15 °C. Au retour, il faut bien douze heures pour retrouver 20 °C dans le séjour. La machine a beau tourner plein pot, la dalle ne se réchauffe pas plus vite.

Sur une absence d'une semaine, ce mode est rentable, on consomme clairement moins. Sur deux jours, franchement, le jeu n'en vaut pas la chandelle : on brûle plus à la relance qu'on n'a économisé pendant l'absence, et on vit en polaire le dimanche soir.

Avec le SCOP de 4,92 en plancher chauffant, la relance reste raisonnable côté facture. Mais le vrai levier, ç'a été de baisser la loi d'eau de deux degrés en continu plutôt que de jouer au yo-yo avec la consigne. Depuis, la maison est plus régulière et la note a baissé sans qu'on s'en rende compte.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,92 en plancher chauffant, la relance coûte peu en énergie
  • Fonction absence bien gérée par le pilotage, pas de gaspillage sur longue absence
Ce qui coince
  • Inertie du plancher chauffant, aucune remontée rapide possible
  • Le mode absence sur deux jours fait perdre en confort sans gain réel
Pavillon de 1996, 132 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier d'origine, posée en 2023

Remplacer la chaudière gaz, le calcul qui m'a fait hésiter six mois

J'avais une chaudière gaz à condensation de 2011, encore vaillante. Le devis PAC était à cinq chiffres, primes déduites il restait à ma charge l'équivalent de huit ans de factures de gaz au tarif d'alors. Le calcul ne basculait pas tout de suite, il faut être honnête.

Ce qui m'a décidé, c'est le SCOP de 3,42 à 55 °C. Mes radiateurs acier tournent à 55, pas plus, et la machine y garde un rendement saisonnier correct. Si j'avais eu des radiateurs fonte dimensionnés pour 70 °C, j'aurais probablement renoncé ou changé les émetteurs d'abord.

Deux hivers plus tard, la facture a baissé d'environ un tiers par rapport au gaz, mais le prix du kWh électrique a monté en parallèle. Je ne regrette pas, surtout pour la fraîcheur l'été et la fin du contrat d'entretien gaz. Mais si le gaz n'avait pas augmenté, l'arbitrage aurait été bien plus serré.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,42 à 55 °C adapté à des radiateurs acier classiques
  • Fin du contrat gaz et plus de redevance d'abonnement gaz
Ce qui coince
  • Investissement de départ difficile à amortir si le gaz reste bon marché
  • Rentabilité très sensible à l'évolution du prix du kWh électrique
Maison de 1958 rénovée, 105 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2021

Les plots antivibratiles ont sauvé la cloison mitoyenne

L'unité extérieure est posée sur un mur mitoyen, côté voisin. À la mise en route, un bourdonnement sourd dans la chambre d'amis, juste derrière. Pas le bruit de l'air, la vibration transmise par le support mural. Mon voisin, compréhensif, m'en a parlé avant que ça ne s'envenime.

L'installateur est revenu poser des plots antivibratiles et a découplé les fixations. La différence est nette : on entend encore l'air, mais plus la structure. Avec 64 dB(A) de puissance acoustique annoncée, il fallait de toute façon soigner l'implantation, le chiffre ne laisse pas de marge en mitoyenneté.

Ce que je retiens : ces plots coûtent une misère, ils auraient dû être dans le devis de base. C'est le genre de détail qu'un installateur sérieux anticipe, et qu'il faut exiger par écrit quand on est en mur mitoyen.

Ce qui marche
  • Résolution simple et peu coûteuse du problème de vibration
  • Aucun impact sur les performances après découplage
Ce qui coince
  • Plots antivibratiles non prévus initialement, il a fallu réclamer
  • 64 dB(A) de puissance acoustique, l'implantation demande un vrai soin en mitoyenneté
Longère de 1992, 178 m², Bretagne, plancher chauffant étage et radiateurs au rez-de-chaussée, posée en 2022

Le ballon tampon, on me l'a vendu, je ne suis pas sûr qu'il serve

Mon installateur a ajouté un ballon tampon de 100 litres, parce que la maison a deux zones, plancher chauffant en haut et radiateurs en bas. Sur le papier, ça évite les cycles courts et ça lisse les appels de puissance. Avec 6,54 kW de puissance de dimensionnement en W35, la machine n'est pas énorme pour 178 m², donc le risque de surdimensionnement était limité.

Deux hivers plus tard, je n'ai pas constaté de différence flagrante par rapport à ce que j'imagine sans ballon. La machine module, elle ne fait pas de cycle court. Le ballon ajoute de l'inertie, ce qui est confortable, mais il prend de la place dans le garage et il faut le purger.

Si je devais refaire, je poserais la question autrement : est-ce que la maison a vraiment besoin de découpler les deux circuits ? Ici, je pense qu'un simple kit de mélange aurait suffi. Le ballon n'est pas inutile, mais il n'était pas indispensable, et on me l'a présenté comme tel.

Ce qui marche
  • Inertie supplémentaire utile pour une maison à deux circuits
  • Aucun cycle court constaté, mais le compresseur inverter module déjà bien seul
Ce qui coince
  • Encombrement au sol dans le local technique
  • Utilité contestable sur un dimensionnement de 6,54 kW déjà modeste
Pavillon de 2009, 158 m², Rhône, radiateurs basse température, posée en 2020

L'entretien annuel, ce qu'il couvre vraiment et ce qu'il ne couvre pas

Contrat d'entretien à 190 euros par an, signé avec l'installateur. Le technicien vient une fois, contrôle l'échangeur, vérifie la pression, resserre les raccords, regarde le filtre. Une heure sur place, deux heures facturées avec le déplacement.

Ce que personne ne m'avait dit : l'entretien annuel obligatoire ne couvre pas le fluide frigorigène. La machine est au R32, avec une charge faible, mais si un jour il y a une fuite, c'est une prestation séparée, et il faut un frigoriste habilité. Mon chauffagiste est honnête, il me l'a dit clairement quand je lui ai posé la question.

Est-ce que je resignerais ? Probablement, mais en négociant. La veille consomme 10 W, ce n'est pas ça qui justifie un contrat. Ce qui le justifie, c'est la traçabilité en cas de panne et la priorité d'intervention en hiver. Sans contrat, en pleine vague de froid, on attend.

Ce qui marche
  • Priorité d'intervention en cas de panne hivernale
  • Traçabilité utile pour la garantie et en cas de revente
Ce qui coince
  • 190 euros par an pour une heure de visite réelle
  • Le fluide frigorigène et les fuites restent hors contrat, facturés en plus
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour un logement de 100 à 180 m² correctement isolé, avec des radiateurs dimensionnés pour tourner à 55 °C ou un plancher chauffant, et une famille qui justifie le ballon de 260 litres. C'est aussi une bonne option quand on veut sortir du gaz sans refaire toute la distribution de chaleur.

À éviter si

Si les émetteurs exigent vraiment 70 °C, si l'unité extérieure doit être posée contre une limite de propriété sans marge acoustique, ou si le logement descend durablement sous -10 °C. Dans ces cas, le SCOP à 55 °C et la limite de fonctionnement basse deviennent des contraintes lourdes.

Questions fréquentes

Peut-on garder ses radiateurs haute température ?

Oui, à condition qu'ils soient dimensionnés pour un départ autour de 55 °C. La machine monte à 60 °C au maximum et affiche un SCOP de 3,42 dans cette plage, ce qui reste correct. Au-delà de 65 °C côté émetteurs, il faut soit changer les radiateurs, soit envisager une autre solution.

Le cas classique des radiateurs fonte de maison ancienne mal isolée est le plus délicat. Sans travaux d'isolation, la machine tournera en régime haut toute la saison et la facture ne suivra pas la promesse du devis.

Le ballon de 260 litres suffit-il pour une famille ?

Pour quatre personnes avec des douches le soir, oui, largement. Pour cinq avec des usages étalés, ça passe aussi. C'est le cycle anti-légionelle hebdomadaire qui consomme le plus, puisqu'il faut monter le ballon à haute température.

En résidence secondaire, ce ballon doit être maintenu hors gel, ce qui suppose de ne pas couper complètement la machine en hiver.

Que se passe-t-il en dessous de la température de bivalence ?

La température de bivalence annoncée est de -7 °C. En dessous, l'appoint électrique prend le relais pour maintenir la consigne. Il ne s'agit que d'un appoint de 0,2 kW, donc très limité : sur une vague de froid, l'essentiel du travail continue de reposer sur le compresseur, jusqu'à la limite de fonctionnement de -10 °C.

En dessous de -10 °C, la machine s'arrête. Il faut alors un appoint externe, poêle, cheminée ou convecteurs, sinon la maison perd en température.

Le R32 pose-t-il un problème à long terme ?

Non, c'est plutôt l'inverse. Le R32 est un fluide d'avenir au regard du règlement F-Gas, ce qui sécurise l'approvisionnement en recharge et la disponibilité des pièces à dix ans. C'est un point rassurant par rapport aux machines encore en R410A, dont la sortie de marché est actée.

Cela ne dispense pas de faire vérifier l'étanchéité du circuit lors de l'entretien annuel, mais le risque de se retrouver avec une machine non rechargeable est écarté.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)6,54 kW
SCOP a 35 °C4,92
Efficacite saisonniere W35194 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,88 kW
SCOP a 55 °C3,42
Efficacite saisonniere W55134 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure64 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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