Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : assets.aldes.fr
SCOP W35
4,92
plancher chauffant
SCOP W55
3,42
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
64 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Hi-Therma Split 8 kW est une pompe à chaleur air/eau que Hitachi positionne sur la rénovation, avec un vrai argument sur les deux régimes de température. Le SCOP annoncé est de 3,42 à 55 °C et de 4,92 à 35 °C, ce qui la rend crédible aussi bien sur des radiateurs existants que sur un plancher chauffant, à condition de dimensionner juste. Sa puissance de dimensionnement ressort à 5,88 kW en régime radiateurs et 6,54 kW en régime plancher, pour une température de départ d'eau plafonnée à 60 °C.
C'est une machine qui vise les logements de 100 à 180 m² correctement isolés ou en cours de rénovation, pas les passoires thermiques à radiateurs fonte surdimensionnés. La limite de fonctionnement à -10 °C et la bivalence à -7 °C en régime plancher dessinent clairement son terrain de jeu : la moitié nord et les zones de semi-montagne demandent un appoint, les hivers océaniques et méditerranéens passent sans souci. Le fluide R32 la place du bon côté de la réglementation F-Gas.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de 1985, 135 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
L'hiver où l'appoint a tourné trois semaines de suite
On m'avait vendu la machine comme autonome. Dans les faits, dès qu'on descend sous -7 °C, ce qui arrive régulièrement ici en janvier, la bivalence est atteinte et l'appoint prend le relais. Le problème n'est pas tant qu'il s'enclenche, c'est qu'il tourne longtemps et que ça se voit sur la facture. Là où je nuance, c'est que sur décembre et février, quand on reste entre 0 et 5 °C, la PAC fait tout le travail seule et la consommation est vraiment basse.
La limite de fonctionnement à -10 °C m'a aussi surpris la première année : par grand froid sec, la machine s'arrête complètement et on repasse sur le chauffage d'appoint. Il faut le savoir avant de signer. Avec le recul, j'aurais gardé un appoint plus puissant ou un poêle en relais.
Ce qui marche
+Aucun souci au-dessus de -5 °C, la maison reste à 20 °C sans forcer
+Consommation très raisonnable sur les mi-saisons
Ce qui coince
−Bivalence à -7 °C atteinte souvent en janvier, l'appoint prend le relais
−Arrêt total sous -10 °C, prévoir une solution de repli
⌂Maison de 2001, 150 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant existant, posée en 2022
★★★★★
La loi d'eau, ce réglage que l'installateur avait laissé d'usine
Première saison, facture correcte mais sans plus. En comparant avec un voisin qui a la même machine, j'ai compris que tout se jouait dans la loi d'eau. La courbe était restée sur le réglage d'usine, calée pour des départs à 45 °C alors que mon plancher chauffant tourne très bien à 32 °C. J'ai baissé la pente de deux crans, ajusté le parallèle, et la consommation a chuté sans que le confort bouge.
Ce que je retiens, c'est qu'aucun installateur ne prend une heure pour régler ça correctement, et que c'est pourtant là que se joue le rendement réel par rapport au SCOP annoncé. Un relevé de température intérieure sur trois jours suffit pour trouver le bon point. Depuis, la machine module beaucoup plus doucement et les cycles courts ont disparu.
Ce qui marche
+Gain réel de consommation après réglage manuel de la loi d'eau
+Machine très stable une fois la courbe ajustée
Ce qui coince
−Réglage d'usine inadapté au logement, à reprendre soi-même
−Peu d'installateurs prennent le temps de l'optimiser
⌂Villa de 1998, 165 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, radiateurs basse température, posée en 2024
★★★★★
Le rafraîchissement, à condition de ne pas y croire trop fort
J'ai acheté cette machine en pensant qu'elle rafraîchirait l'été. C'est vrai, mais partiellement. Sur le plancher chauffant, l'eau à 16 ou 18 °C en été donne une sensation de sol frais très agréable, sans climatiser la maison. En revanche, il ne faut pas attendre les 24 °C dans le salon en pleine canicule de juillet : ça tempère, ça ne refroidit pas.
Là où ça devient intéressant, c'est que ça ne consomme presque rien par rapport à des splits. Et l'absence de condensation est bien gérée par la régulation. Chez nous, avec 35 °C dehors, on gagne trois à quatre degrés à l'intérieur. C'est honnête, mais je préfère le dire clairement à ceux qui imaginent une clim.
Ce qui marche
+Rafraîchissement gratuit ou presque via le plancher existant
+Aucun problème de condensation constaté sur deux étés
Ce qui coince
−Ce n'est pas une climatisation, l'écart reste limité
−Inutilisable si les émetteurs sont des radiateurs classiques
⌂Maison de 1978, 110 m², Grand Est, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
Ce que je referais autrement sur le dimensionnement
Si je devais recommencer, je prendrais la même machine mais je ferais poser un ballon tampon. Pas parce qu'elle est mauvaise, mais parce qu'avec 11 radiateurs fonte sur un réseau d'environ 90 litres, elle fait beaucoup de cycles courts en mi-saison. La régulation essaie de suivre, mais la masse d'eau est trop faible.
Et surtout, j'insisterais pour un vrai bilan thermique. On m'a posé du 8 kW alors que ma déperdition réelle tourne autour de 6,5 kW. Résultat, la machine est trop souvent en limite basse de modulation et ça s'entend. Sur ce point, la puissance de dimensionnement à 5,88 kW en régime 55 °C aurait dû être calculée, pas devinée. Avec le recul, j'aurais aussi comparé plus sérieusement deux devis au lieu de signer au premier.
Ce qui marche
+Chauffe correctement la maison même par -5 °C
+Régulation plutôt fine une fois le réseau bien purgé
Ce qui coince
−Cycles courts en mi-saison sur petit volume d'eau
−Dimensionnement d'origine trop généreux pour la déperdition réelle
⌂Maison de 2015, 180 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Le plancher chauffant que j'ai fait couler en même temps
J'avais des radiateurs anciens mal placés, j'ai profité du remplacement de la chaudière pour faire couler un plancher chauffant au rez-de-chaussée, 95 m². Le coût du plancher a dépassé celui de la PAC elle-même, autour de 8 000 € de travaux, mais c'est ce qui a permis de vraiment profiter du régime 35 °C. La différence de confort est sans commune mesure, surtout sans inertie.
Ce que j'ai appris, c'est que le plancher et la PAC se pensent ensemble, pas l'un après l'autre. Un plancher mal isolé ou sur un support mal préparé casse tout le bénéfice. Et si c'était à refaire, j'aurais gardé un radiateur sèche-serviettes dans la salle de bain, parce que le plancher seul ne suffit pas pour les serviettes.
Ce qui marche
+Confort incomparable en régime basse température
+SCOP de 4,92 pleinement exploité avec le plancher
Ce qui coince
−Coût du plancher largement supérieur à celui de la PAC
−Chantier lourd, poussière et désagrément pendant trois semaines
⌂Maison de 1982, 125 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Après la cuve de fioul, la vraie surprise a été le bruit
On est passés du fioul à cette PAC après vingt ans de chaudière. Sur le confort, rien à redire, la maison chauffe mieux et plus régulièrement, et la cave ne sent plus le fuel. La facture a suivi, même si je n'ai pas de chiffres précis à donner, la cuve ne revient plus chaque automne.
Le point que personne ne m'avait dit, c'est la puissance acoustique à 64 dB(A). L'unité est sous la fenêtre de la cuisine, et en hiver humide, elle ronronne fort quand elle dégivre. On s'habitude, mais si j'avais su, je l'aurais décalée de trois mètres. Ah, et la consommation en veille de 10 W, ça paraît rien, mais ça tourne 8 760 heures par an.
Ce qui marche
+Fin du fioul, plus de cuve ni de livraison
+Confort constant, pas de montée en température brutale
Ce qui coince
−64 dB(A) en extérieur, à anticiper selon l'implantation
−10 W de veille qui s'accumulent sur l'année
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une maison de 100 à 180 m² correctement isolée, en rénovation avec radiateurs existants ou en construction avec plancher chauffant, dans une zone climatique qui ne descend pas durablement sous -7 °C. Le R32 et le SCOP à 35 °C de 4,92 en font une machine d'avenir sur le plan réglementaire.
À éviter si
Le logement est une passoire thermique avec de gros besoins à 55 °C, ou situé en zone de froid prolongé sous -10 °C sans appoint dimensionné. Sur petit volume d'eau, l'absence de ballon tampon peut aussi provoquer des cycles courts pénalisants.
Questions fréquentes
La machine peut-elle chauffer la maison sans appoint électrique ?
Oui, dans la plupart des cas, tant que la température extérieure reste au-dessus de la température de bivalence de -7 °C en régime plancher. Au-delà, l'appoint intégré prend le relais, mais sa puissance est limitée, donc il faut prévoir un complément si le logement est exposé au grand froid.
Sous -10 °C, la machine s'arrête complètement, c'est sa limite de fonctionnement. Ce n'est pas un défaut en soi, c'est un paramètre à connaître avant de choisir cette PAC pour une zone de montagne.
Faut-il garder les radiateurs existants ou passer au plancher chauffant ?
Le SCOP à 55 °C de 3,42 montre que la machine sait alimenter des radiateurs classiques sans trop perdre en rendement. C'est la configuration la plus simple, sans gros travaux. Ce n'est pas la plus performante, mais elle reste défendable sur une rénovation.
Le plancher chauffant, lui, fait grimper le SCOP à 4,92 et change le confort. Le coût des travaux de plancher est en revanche souvent supérieur au prix de la PAC, donc c'est un arbitrage à faire en conscience, pas un choix par défaut.
La puissance acoustique de 64 dB(A) est-elle un problème en lotissement ?
C'est une valeur à prendre au sérieux. En mitoyenneté proche, avec une chambre voisine à moins de dix mètres, c'est un point de vigilance et un motif classique de plainte en hiver humide, quand la machine dégivre. Mieux vaut anticiper l'implantation dès la conception.
Décaler l'unité de quelques mètres, la poser sur des plots antivibratiles et éviter la proximité immédiate des fenêtres de nuit suffisent souvent à neutraliser le sujet. Le mode silence existe sur beaucoup de machines, mais il pénalise le rendement.
Le R32 est-il un argument sur le long terme ?
Oui, c'est un fluide à faible PRG qui reste autorisé et qui a de l'avenir face aux restrictions F-Gas sur les fluides plus lourds. Cela limite le risque de galère pour une recharge ou une pièce détachée dans dix ou quinze ans.
Ce n'est pas un argument pour payer plus cher à l'achat, mais c'est un critère qui compte à la revente du logement et dans la valeur résiduelle de la machine. Le R410A, lui, est en sortie de marché, donc à éviter sur un investissement long.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
6,54 kW
SCOP a 35 °C
4,92
Efficacite saisonniere W35
194 %
Puissance de dimensionnement (W55)
5,88 kW
SCOP a 55 °C
3,42
Efficacite saisonniere W55
134 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
64 dB(A)
Consommation en veille
10 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.