Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : climaled.fr
SCOP W35
3,83
plancher chauffant
SCOP W55
3,12
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
59 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Yutaki S N1 en version 8.0HP triphasée, c'est un gros bloc extérieur annoncé pour 18 kW sur plancher chauffant et 16 kW sur radiateurs. Le SCOP suit la même pente : 3,83 à 35 °C contre 3,12 à 55 °C. Autrement dit, la machine est taillée pour du grand logement, mais elle est nettement plus à son aise quand l'eau part bas.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de lotissement de 1998, 145 m², Haute-Savoie, plancher chauffant étage et rez-de-chaussée, posée en 2021
★★★◐★
Le retour de week-end coûte plus cher que trois jours à température
On part souvent du vendredi au dimanche chez mes parents, alors j'avais pris l'habitude de tout couper. Au retour, la dalle met une bonne demi-journée à remonter et la machine tourne fort pendant des heures. Avec le recul, couper complètement n'a aucun sens sur un plancher chauffant.
Maintenant je laisse une consigne à 16 °C et je remonte à 20 °C la veille au soir par l'application. La relance reste visible sur le compteur, mais elle est étalée sur la nuit, au moment où il fait le plus froid dehors et où la machine travaille le plus. C'est là que le SCOP de 3,83 à 35 °C sert vraiment : une eau à 35 °C dans la dalle, ça remonte sans forcer.
Je surveille aussi la veille, ces 36 W permanents. Sur un an et à raison de six mois de chauffe, ça finit par compter à la marge, mais ce n'est pas ça qui change la facture.
Ce qui marche
+Le plancher chauffant encaisse bien une relance programmée la nuit
+Consigne réduite plutôt que coupure totale, gain net sur le confort au retour
+Le pilotage à distance évite d'être devant l'unité intérieure pour anticiper
Ce qui coince
−Une coupure franche se paie en plusieurs heures de fonctionnement soutenu
−Les 36 W de veille restent actifs toute l'année
−La relance reste dépendante de la température extérieure du moment
⌂Pavillon de 1986, 118 m², Loiret, radiateurs acier basse température, posée en 2019
★★★★★
Le contrat d'entretien, ce qu'il couvre et ce qu'il ne couvre pas
J'ai signé un contrat annuel chez l'installateur qui a posé la machine. Visite d'un technicien, contrôle du circuit, vérification de l'étanchéité et nettoyage de l'échangeur extérieur. Le prix tourne autour de ce qu'on paie pour une chaudière, sans surprise.
Ce que j'ai appris à la première visite, c'est que le contrat ne dit rien de la disponibilité des pièces. Le technicien m'a expliqué que la machine est en R410A, un fluide en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Il n'a pas dit que ça poserait problème demain, juste que le jour où il faudra recharger, il faudra trouver quelqu'un qui a encore la bouteille et l'habilitation.
Je renouvelle quand même. Sans entretien, je perds la traçabilité et le jour où il y a un litige sur la garantie constructeur, je n'ai rien à montrer.
Ce qui marche
+Visite annuelle qui sécurise la garantie et garde une trace écrite
+Prestation comparable en prix à l'entretien d'une chaudière
+Le technicien connaît le modèle et repère les dérives avant la panne
Ce qui coince
−Le contrat ne garantit ni le délai ni la disponibilité des pièces
−Le R410A rend la recharge de fluide dépendante des frigoristes équipés
−Aucune intervention sur la loi d'eau n'est prévue dans le forfait
⌂Maison de ville mitoyenne de 1935, 96 m², Bas-Rhin, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
La loi d'eau, ce réglage que personne n'ose toucher
J'ai lu beaucoup de choses avant de me lancer, et j'avais retenu que la loi d'eau était le paramètre qui décide de tout. La machine est posée pour 16 kW à 55 °C avec un SCOP de 3,12 dans cette configuration. Si je laisse la pente telle que l'installateur l'a réglée, l'eau part trop chaud trop souvent et je perds exactement là où le rendement se dégrade.
J'ai baissé la pente de deux crans, puis remonté d'un. Le compromis tient : les pièces du bas chauffent correctement et la machine ne reste plus collée à sa température maximale de départ de 55 °C en mi-saison. C'est bête à dire, mais c'est le seul réglage que j'ai fait qui a changé quelque chose au compteur.
Les jours de grand froid, la bivalence à -7 °C sur le régime 35 °C me dit où l'appoint prend le relais. J'accepte ce basculement plutôt que de pousser la loi d'eau plus haut toute l'année pour trois jours de janvier.
Ce qui marche
+La loi d'eau bien réglée exploite le SCOP de 3,12 à 55 °C sans matériel supplémentaire
+Le propriétaire peut ajuster lui-même, sans passer par le SAV
+Éviter de rester près de la limite de 55 °C en départ d'eau prolonge le confort
Ce qui coince
−Réglage livré souvent trop haut, calé sur le pire cas de l'hiver
−Aucune aide dans l'application pour savoir quel cran bouger
−Les radiateurs fonte du bas rendent le compromis plus étroit
⌂Longère de 1979, 180 m², Côtes-d'Armor, radiateurs fonte et deux sèche-serviettes, posée en 2020
★★★◐★
Après le fioul, la cuve vide et une facture qui change de forme
On est passés du fioul à cette machine. Le premier hiver, j'ai surtout remarqué que la facture ne ressemblait plus à ce qu'on connaissait : plus de commande groupée en septembre, des prélèvements mensuels réguliers. On ne sort plus 2 000 litres d'un coup, on paie tous les mois.
Ce qui a vraiment changé au quotidien, c'est la place. La cuve est partie, la chaufferie respire, et le bruit du brûleur a disparu. Côté confort, le passage est moins brutal qu'on nous l'avait annoncé, avec une puissance de 16 kW à 55 °C pour 180 m². Les radiateurs fonte chauffent plus doucement, mais chauffent.
La contrepartie, c'est la répartition. Deux hivers plus frais d'affilée et la consommation remonte nettement, là où la cuve lissait un peu. On est contents, mais je ne dirais pas qu'on a divisé la note par deux.
Ce qui marche
+Fin de la cuve et des commandes groupées avant l'hiver
+Disparition du bruit de brûleur dans la chaufferie
+Radiateurs fonte conservés, pas de travaux d'émetteurs
Ce qui coince
−Consommation électrique plus sensible aux hivers froids que ne l'était la cuve
−Aucune réserve de combustible pour passer une vague de froid
−Montée en température plus lente sur les grandes pièces
⌂Chalet de 2005, 132 m², Hautes-Alpes, plancher chauffant, posée en 2018
★★◐★★
La panne est tombée dans la semaine la plus froide
La machine s'est arrêtée un soir de janvier. Rien de spectaculaire, un défaut affiché et plus rien. Sauf que dehors, il faisait sous les -10 °C, la température limite de fonctionnement de l'appareil. Une fois en dessous, elle ne redémarre pas, même après réarmement.
On a passé deux jours avec des radiateurs d'appoint électriques d'urgence et la cheminée allumée en continu. Ce qui a pesé, ce n'est pas la panne en soi, c'est le délai : le frigoriste le plus proche n'était pas libre avant le surlendemain, et il fallait diagnostiquer d'abord.
Avec le recul, ce que je referais, c'est prévoir la solution de repli avant qu'elle serve. J'ai maintenant un radiateur mobile suffisant pour la pièce de vie et un poêle qui prend le relais sur le reste. La machine a été réparée, elle fonctionne, mais on ne se fait plus surprendre deux fois.
Ce qui marche
+Le plancher chauffant à 35 °C reste le régime le plus efficace une fois la machine en route
+La remise en service a été définitive après réparation
+La bivalence annoncée à -7 °C laissait présager un appoint, pas un arrêt
Ce qui coince
−Arrêt en dessous de -10 °C, en plein hiver alpin
−Délai d'intervention du frigoriste pendant la période la plus chargée
−Aucune alerte préventive n'aurait signalé la panne avant qu'elle survienne
⌂Maison de village en pierre de 1920, 210 m², Savoie, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
À 900 mètres, la bivalence n'est pas un détail théorique
Ici, on a des semaines entières entre -5 et -12 °C. La bivalence à -7 °C sur le régime 35 °C et la limite à -10 °C ne sont pas des lignes dans une brochure, ce sont des journées où l'appoint électrique intégré de 3,9 kW prend la main. Sur 210 m² de pierre, ça se voit sur les relevés.
Le point positif, c'est que la maison est équipée en fonte surdimensionnée depuis toujours, donc je peux descendre la loi d'eau et laisser la machine travailler plus bas sans perdre le confort. Le SCOP de 3,12 à 55 °C me dit à peu près où je me situe quand je pousse l'eau haut ; je n'ai pas intérêt à y rester.
À refaire, je prendrais la question de l'altitude au sérieux dès le devis, pas après le premier hiver. Ce n'est pas la machine qui est en cause, c'est mon dimensionnement qui était juste à la limite.
Ce qui marche
+Gros volume de fonte qui absorbe une eau moins chaude
+L'appoint intégré de 3,9 kW évite de rajouter un appareil séparé
+Machine capable de tenir une grande surface
Ce qui coince
−Semaines entières sous la bivalence à -7 °C
−L'appoint électrique tourne souvent en janvier
−Le dimensionnement mériterait une marge en altitude
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour des logements de 120 à 200 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou gros radiateurs fonte qui acceptent une eau à 40 ou 45 °C. Le SCOP de 3,83 à 35 °C est là pour ça, et il justifie la machine sur ce terrain.
À éviter si
Le logement est en altitude avec des semaines sous -7 °C, ou équipé de petits radiateurs qui obligent à rester près de 55 °C. Dans ces cas, la limite de -10 °C et le R410A en sortie de marché pèsent plus lourd que le reste.
Questions fréquentes
La machine peut-elle chauffer des radiateurs en fonte existants ?
Oui, à condition que la surface de chauffe suive. Le modèle atteint 16 kW de dimensionnement à 55 °C avec un SCOP de 3,12, ce qui reste exploitable sur de la fonte ancienne bien dimensionnée.
En revanche, si les radiateurs sont petits, la machine passera beaucoup de temps près de sa limite de 55 °C en départ d'eau, et le rendement se dégradera.
Que se passe-t-il quand il fait très froid ?
La bivalence est annoncée à -7 °C sur le régime 35 °C : en dessous, l'appoint électrique intégré de 3,9 kW prend le relais. La machine s'arrête complètement sous -10 °C, sa température limite de fonctionnement.
En zone de montagne, cela veut dire prévoir une solution de repli autonome, cheminée ou appareil d'apoint mobile, pour couvrir les journées sous cette limite.
Faut-il un ballon tampon avec ce modèle ?
Ce n'est pas systématique, mais sur une grande surface avec plusieurs zones et des émetteurs hétérogènes, le volume d'eau disponible compte. La machine est donnée pour 18 kW à 35 °C, ce qui est important si elle doit faire face à des petits volumes d'eau.
Le choix se décide au cas par cas avec l'installateur, en fonction du réseau et du nombre de circuits.
Le R410A pose-t-il un problème dans la durée ?
C'est un fluide en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Cela ne signifie pas que la machine tombe en panne plus vite, cela signifie qu'il faudra un frigoriste encore équipé pour intervenir sur le circuit les jours où ce sera nécessaire.
La valeur résiduelle de l'appareil à la revente peut en tenir compte, même si rien n'est écrit noir sur blanc de ce côté.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.