Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : proxiserve.fr
SCOP W35
4,45
plancher chauffant
SCOP W55
3,4
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
Le Yutaki M 5.0HP mono, référencé RASM-5VNE, est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance. Avec 14 kW annoncés en régime W35 et 12 kW en W55, elle vise les logements de bonne taille, à partir de 140 m², et sait encore alimenter un circuit de radiateurs à 55 °C de départ. C'est une machine de rénovation autant que de construction, avec un appoint électrique intégré de 1,5 kW et une alimentation en R410A.
Ses points de repère sont clairs. Le SCOP grimpe à 4,45 sur plancher chauffant, mais retombe à 3,40 sur radiateurs haute température. Elle fonctionne jusqu'à -10 °C, avec une bivalence à -7 °C en régime plancher. À 65 dB(A) de puissance acoustique extérieure, l'implantation demande une vraie réflexion, surtout en lotissement dense. Voilà le cadre dans lequel six retours d'usage ont été reconstitués.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1998, 165 m², Normandie, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2021
★★★★★
La flaque qui revient chaque hiver sur la terrasse
Le dégivrage, personne ne m'avait prévenu. L'unité extérieure est posée sur une dalle devant la maison, plein nord, et dès que le temps passe sous 4 °C avec de l'humidité, elle se met à dégivrer toutes les 40 minutes environ. Résultat, un filet d'eau qui coule en permanence et une plaque de glace qui se reforme au pied de l'appareil.
J'ai fini par poser un bac de récupération et à dévier l'évacuation vers une noue du jardin. Depuis, plus de verglas devant la porte. Mais l'hiver dernier, quand on a eu cette semaine à -5 °C, l'unité tournait presque non-stop et la terrasse était impraticable.
Sur la consommation, le SCOP de 4,45 en W35 reste crédible sur les mois doux. En janvier, je suis plutôt sur une logique de machine qui dégivre et qui consomme plus, sans que ce soit catastrophique non plus.
Ce qui marche
+Rendement saisonnier solide sur plancher chauffant
+Fonctionne encore à -10 °C, donc pas de coupure sur les hivers normands
+Appoint intégré qui prend le relais sans grosse résistance additionnelle
Ce qui coince
−Dégivrage fréquent en hiver humide, eau à évacuer absolument
−Gel au sol si l'unité est posée sans surélévation ni bac
−65 dB(A) ressentis depuis la terrasse
⌂Villa de 2011, 210 m², Côte d'Azur, plancher chauffant et plafond rayonnant, posée en 2022
★★★★★
Partir trois semaines et retrouver la maison froide
Le logement est une résidence principale, mais on part régulièrement trois semaines en février. La première année, je n'ai rien changé au réglage, juste baissé la consigne de 20 à 17 °C. Au retour, il a fallu quarante-huit heures pour remonter la dalle à température. Et là, la machine a tiré fort, parce que le plancher est un gros volant thermique.
Depuis, je laisse la consigne à 19 °C et j'abaisse seulement la loi d'eau de 3 °C. La relance dure trois heures et la consommation reste contenue. Le vrai piège, c'était d'attendre que la maison soit froide pour relancer.
Autre chose : la veille consomme 13 W, soit environ 9 kWh sur un an, c'est anecdotique mais je le coupe désormais quand la maison est vide plus d'un mois.
Ce qui marche
+Grande puissance qui rattrape vite une relance après absence
+SCOP de 4,45 cohérent avec un usage plancher chauffant la majeure partie de l'année
+Le mode hors gel, autour de 8 °C, sécurise la maison vide
Ce qui coince
−Cycles de relance longs sur dalle, il ne faut pas laisser descendre sous 16 °C
−Consigne trop basse au retour fait grimper la consommation sur deux jours
−13 W en veille à surveiller si on cumule beaucoup d'appareils
⌂Pavillon de 1975, 145 m², Grand Est, radiateurs haute température d'origine + sèche-serviettes, posée en 2023
★★★★★
La panne du 15 janvier, deux jours sans chauffage
On a eu une coupure de compresseur un matin à -8 °C, avec un code défaut que je n'avais jamais vu. L'installateur est venu le lendemain soir, mais le temps qu'il trouve la pièce, on a passé deux nuits avec l'appoint électrique intégré seul. 1,5 kW pour 145 m², ça ne tient pas la maison à 20 °C.
On s'est rabattus sur des radiateurs d'appoint mobiles et une cheminée. C'était jouable, mais ça a été une vraie leçon : sur une machine qui fonctionne jusqu'à -10 °C et qui bascule en appoint dès -7 °C, il faut prévoir un plan B.
Depuis, j'ai acheté un petit convecteur 2 kW stocké au garage et je garde la consigne de la PAC à 18 °C minimum pour ne pas repartir de trop bas. La panne venait d'une carte, remplacée sous garantie, mais deux jours sans solution de repli, je ne veux plus revivre ça.
Ce qui marche
+La machine tient la maison à 20 °C jusqu'à environ -7 °C sans appoint
+SAV réactif, pièce disponible sous 48 heures
+Appoint intégré utile en dessous de la bivalence
Ce qui coince
−Appoint de 1,5 kW largement insuffisant seul en grand froid
−Aucune alerte préventive avant la panne
−Dépendance totale à un seul compresseur
⌂Chalet de 2005, 130 m², Hautes-Alpes à 1100 m d'altitude, plancher chauffant et soufflant dans deux chambres, posé en 2020
★★★★★
À 1100 mètres, l'altitude change tout
La machine est donnée pour -10 °C de limite basse. Chez moi, on descend régulièrement à -12 ou -14 °C en janvier et février. Donc, chaque hiver, la PAC s'arrête une partie de la nuit et c'est le poêle à granulés qui prend le relais.
Ce n'est pas une surprise, j'avais lu la fiche technique avant de signer. Mais je l'ai choisie pour le plancher chauffant, avec un SCOP W35 de 4,45, et dans cette configuration elle fait le job d'octobre à décembre puis de mars à avril. En plein hiver, elle est un appoint de luxe.
L'installation est correcte, le dégivrage se fait bien, mais à cette altitude l'humidité reste faible, donc moins de cycles qu'en plaine. Le plus gênant, c'est le bruit de 65 dB(A) qui résonne dans la vallée le soir.
Ce qui marche
+Très bon rendement saisonnier sur plancher chauffant en mi-saison
+Peu de cycles de dégivrage en air sec d'altitude
+Coexiste bien avec le poêle à granulés comme appoint
Ce qui coince
−S'arrête dès que la température extérieure descend sous -10 °C
−En dessous de -7 °C, la bivalence est déjà atteinte et l'appoint prend la main
−Bruit perçu plus fort en zone calme de montagne
⌂Maison de 1990, 180 m², littoral atlantique (Charente-Maritime), radiateurs acier basse température, posée en 2019
★★★★★
Cinq ans de bord de mer, l'échangeur ne fait pas de cadeau
Je suis à 700 mètres de la mer, dans une zone assez exposée. La première visite d'entretien, au bout de trois ans, le technicien a brossé les ailettes et m'a montré la corrosion naissante sur le bord de l'échangeur. Rien de bloquant, mais visible.
Depuis, je rince à l'eau claire deux fois par an, au printemps et à l'automne, sans produit. J'ai aussi surélevé l'unité de 20 cm, ce qui limite les embruns directs quand le vent est fort. Le carter a été traité en usine, ça aide, mais la machine reste en R410A et à 65 dB(A), donc deux sujets à surveiller avec le recul.
Sur la performance, rien à dire. Le SCOP de 3,4 en W55 tient ses promesses, on est passés de 1 900 € de fioul à environ 1 100 € d'électricité par an, à confort équivalent.
Ce qui marche
+SCOP de 3,4 sur radiateurs existants, conforme aux annonces
+Économie nette par rapport au fioul
+Machine stable sur cinq hivers
Ce qui coince
−Corrosion saline à surveiller, entretien plus fréquent sur le littoral
−R410A, question à se poser pour les recharges dans dix ans
−65 dB(A) en extérieur, à éloigner des voisins
⌂Longère de 1985, 200 m², Bretagne intérieure, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2020
★★★★★
Trois devis, deux RGE, un seul retenu
J'ai reçu trois propositions. La première venait d'un artisan RGE très bien noté, mais le devis ne détaillait ni la longueur de liaison, ni le modèle exact. La deuxième comportait bien la référence RASM-5VNE mais avec un ballon tampon surdimensionné dont je n'avais pas besoin.
J'ai finalement retenu un installateur RGE moins connu, qui a passé deux heures à mesurer les déperditions pièce par pièce, à valider la bivalence à -7 °C et à vérifier que les radiateurs de l'étage tenaient à 55 °C. Sa proposition incluait le désembouage du circuit et la reprise de la loi d'eau.
Deux ans après, je referais le même choix. Mais je referais un point : demander à voir une installation existante avant de signer, pas seulement des références sur papier. Le critère RGE est nécessaire, mais il ne dit rien du soin réel.
Ce qui marche
+Devis détaillé avec calcul de déperditions, gage de sérieux
+Réglage de la loi d'eau ajusté après la pose
+Machine bien dimensionnée, aucun cycle court constaté
Ce qui coince
−Prix des devis très variable, jusqu'à 40 % d'écart
−Tous les RGE ne se valent pas sur le soin de pose
−Peu d'installateurs proposent une visite d'installation existante
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour les logements de 140 m² et plus, correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, en climat océanique, continental tempéré ou méditerranéen. Elle convient aussi à des rénovations où l'on garde des radiateurs haute température, à condition de rester sous 55 °C de départ.
À éviter si
Le logement se trouve au-dessus de 1000 m d'altitude ou connaît des températures régulières sous -10 °C, la machine s'arrête et l'appoint intégré de 1,5 kW ne suffit pas. À éviter aussi en mitoyenneté très serrée ou en zone littorale sans entretien régulier, à cause des 65 dB(A) et du R410A.
Questions fréquentes
La machine peut-elle chauffer une maison avec des radiateurs existants ?
Oui, à condition que le circuit tienne 55 °C de départ, ce qui est la limite haute de la machine. Le SCOP retombe alors à 3,40, contre 4,45 sur plancher chauffant. C'est un rendement saisonnier correct mais plus modeste.
Si les radiateurs sont en fonte et dimensionnés à l'ancienne pour du 70 °C, il faut les vérifier un par un ou accepter une maison moins chaude les jours de grand froid. Faire le calcul avant de signer, pas après.
Que se passe-t-il quand il fait très froid dehors ?
La température de bivalence est de -7 °C en régime plancher. En dessous, l'appoint électrique intégré prend le relais pour maintenir la consigne. La machine continue de fonctionner jusqu'à -10 °C, puis s'arrête.
Avec seulement 1,5 kW d'appoint, la maison ne se maintient pas à 20 °C par grand froid si la déperdition est importante. Prévoir un second moyen de chauffage, poêle ou convecteur, pour les jours où la température descend sous -8 °C.
Le fluide R410A est-il un problème pour la suite ?
Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui n'empêche pas la machine de tourner aujourd'hui ni d'être rechargée. La question se posera dans dix ans, si le circuit doit être rechargé et que le fluide devient plus cher ou plus rare.
Pour un usage normal, sans fuite, cela ne change rien au quotidien. Cela pèse surtout sur la valeur de revente de l'installation à moyen terme, à garder en tête si vous revendez dans cinq à dix ans.
Faut-il un ballon tampon avec cette PAC ?
Sur un plancher chauffant, qui offre déjà un gros volume d'eau, le ballon tampon est rarement nécessaire. Sur un réseau de radiateurs acier de faible contenance, il peut éviter les cycles courts et stabiliser la température de départ.
Tout dépend du volume du circuit et du dimensionnement réel. Un installateur sérieux mesure le volume d'eau avant de trancher. Un ballon surdimensionné fait grimper la facture et la consommation d'appoint sans gain réel.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
14 kW
SCOP a 35 °C
4,45
Efficacite saisonniere W35
175 %
Puissance de dimensionnement (W55)
12 kW
SCOP a 55 °C
3,4
Efficacite saisonniere W55
133 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
65 dB(A)
Consommation en veille
13 W
Fluide frigorigene
R410A
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
RASM-5VNE - Heating Only, RASM-5VNE - with cooling kit
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.