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LG

LG split mid temperature 12 14 16 kW 1 phase and 3 phases : l'avis complet

3,9/5sur 6 profils d'installation
LG split mid temperature 12 14 16 kW 1 phase and 3 phases
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,45
plancher chauffant
SCOP W55
3,33
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
66 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà

La gamme LG mid temperature 12, 14 et 16 kW existe en monophasé et en triphasé, avec des unités extérieures qui portent des références proches (HN1616, HN1636, HN1639) et des associations intérieures HU121 ou HU123. C'est une machine pensées pour les logements qui ont besoin de puissance : grandes surfaces, maisons mal isolées, remplacements de chaudière dans des bâtiments qui ne seront pas retouchés.

Le point à retenir tout de suite, c'est le couple SCOP 4,45 en plancher chauffant contre SCOP 3,33 sur radiateurs haute température. Les deux valeurs sortent du même étiquetage, la différence de plus d'un point n'est pas un détail marketing : elle sépare une installation confortable d'une installation juste. La température limite de fonctionnement est annoncée à -10 °C, et la température de bivalence aussi : au-delà, la machine s'arrête, et il n'y a pas d'appoint électrique intégré pour prendre le relais.

Bruit de l'unité extérieure66 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de village en pierre, 145 m², Auvergne, radiateurs fonte conservés, posée en 2021

Vieille maison mal isolée : la puissance est là, la facture suit

J'ai repris une maison de 1890 avec des murs de 60 cm, simple vitrage à l'étage, et personne pour me dire honnêtement ce que ça allait donner. Le dimensionnement W35 ressort à 9 kW, mais en W55 la machine est donnée à 9,9 kW, et c'est bien cette valeur qui compte chez moi parce que je chauffe sur radiateurs fonte. Le SCOP à 55 °C tombe à 3,33 contre 4,45 en plancher chauffant : c'est la réalité de la maison, pas la faute de la machine.

Concrètement, ça chauffe. Les pièces montent à 19, 20 °C sans forcer, sauf les deux chambres sous les toits où il fallait compléter avec un vieux radiateur électrique les soirs de grand vent. Ce que je n'avais pas anticipé, c'est le nombre d'heures où la machine tourne à fond : sur une maison comme la mienne, elle n'a jamais vraiment de répit entre novembre et mars, et ça s'entend sur la facture.

Avec le recul, je referais l'isolation des combles avant la PAC. La machine fait son travail, mais je lui demande quelque chose qu'aucune pompe à chaleur ne fait gratuitement.

Ce qui marche
  • Chauffe correctement une maison en pierre non isolée
  • Puissance de 9,9 kW en W55 qui couvre les grands volumes
  • Aucune coupure constatée au-dessus de -10 °C dans mon secteur
Ce qui coince
  • SCOP 3,33 en haute température, un point de moins qu'en plancher chauffant
  • Fonctionnement quasi continu en hiver
  • Chambres sous toiture difficiles à tenir sans appoint
Pavillon de 1985, 118 m², Centre-Val de Loire, radiateurs acier, posée en 2022

Le calcul de rentabilité refait après deux hivers

J'avais fait le calcul avant de signer, avec un prix du kWh qui me paraissait stable. Deux ans plus tard, le kWh a bougé, et j'ai repris les chiffres à froid. Ce qui m'aide, c'est d'avoir une valeur fixe à laquelle me raccrocher : le SCOP de 3,33 en régime 55 °C, qui correspond à peu près à mes radiateurs acier.

Sur la base de ce 3,33, chaque kilowattheure de chaleur me coûte grosso modo le tiers d'un kWh électrique. Tant que l'écart avec le gaz reste dans cet ordre de grandeur, ça vaut le coup. Si le kWh électrique rattrape le gaz, la question se rouvre, mais je ne vois pas ce qui remplacerait la PAC dans les dix ans qui viennent.

Ce que je regarde maintenant, c'est la consommation en veille : 5 W, ça n'a l'air de rien, mais sur une année entière à la campagne, ça finit par se voir sur une facture déjà tendue.

Ce qui marche
  • SCOP 3,33 exploitable pour recalculer la rentabilité soi-même
  • Rendement stable d'une saison à l'autre
  • Investissement qui reste défendable même avec un kWh plus cher
Ce qui coince
  • Rentabilité qui dépend entièrement du prix du kWh électrique
  • Veille à 5 W, faible mais pas nulle
  • Aucun gain possible sans retoucher l'installation
Maison mitoyenne de 1998, 96 m², Hauts-de-France, plancher chauffant au rez-de-chaussée, posée en 2023

Les vibrations dans le mur mitoyen, réglées par des plots

Personne ne m'avait prévenu de ça : la machine est posée sur un support mural, dos au mur mitoyen, et le voisin est venu me voir au bout de trois semaines. Pas pour le bruit de l'air, pour un bourdonnement sourd qui passait dans la structure. La puissance acoustique est donnée à 66 dB(A), ce qui n'est pas neutre en mitoyenneté, mais ce n'était pas le bruit direct le problème.

J'ai fait reprendre la pose : plots antivibratiles sous le support, et surtout décrochage du support du mur mitoyen pour le fixer sur le pignon. Le bourdonnement a disparu. La machine tourne toujours autant, mais elle ne transmet plus rien au bâti.

Leçon : sur une maison mitoyenne, la position de l'unité extérieure compte plus que la fiche technique. La mienne est bonne en régime, elle était mauvaise en implantation.

Ce qui marche
  • Bourdonnement totalement résolu par les plots et le déplacement du support
  • Rendement inchangé après reprise
  • Fonctionne bien avec le planc chauffant existant
Ce qui coince
  • 66 dB(A) de puissance acoustique, à ne pas poser n'importe où
  • Implantation initiale mal pensée par l'installateur
  • Reprise de pose à mes frais
Longère rénovée de 210 m², 2005, Bretagne, radiateurs basse température majoritaires, posée en 2024

Ballon tampon : je l'ai mis, je ne le regrette pas

Ma maison fait 210 m², et même si les radiateurs sont basse température, il y a beaucoup de volume à remuer. À la mise en route, la machine faisait des cycles courts : elle montait vite, coupait, redémarrait. Un frigoriste m'a conseillé un ballon tampon de 200 litres en série, sur le retour.

Depuis, la machine tourne par plages longues, sans à-coups. Je n'ai pas de relevé de consommation précis à vous donner, mais le comportement est beaucoup plus calme, et la température intérieure est plus stable. Avec une puissance de dimensionnement de 9 kW en W35, ce n'est pas une machine énorme rapportée à la surface, mais sur une installation existante aux émetteurs hétérogènes, le tampon évite de la faire fonctionner en tout ou rien.

Ce que je conseillerais : si vous avez plus de 180 m² et des circuits multiples, posez la question du tampon avant la mise en service, pas après.

Ce qui marche
  • Cycles courts supprimés par le ballon tampon
  • Température intérieure plus stable
  • Machine bien dimensionnée pour 210 m²
Ce qui coince
  • Volume et coût supplémentaires non anticipés
  • Place prise dans le local technique
Maison ossature bois de 2011, 132 m², Grand Est, plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2022

Le pilotage à distance : pratique, mais pas indispensable

J'ai acheté cette machine en partie pour l'application mobile. Je voulais pouvoir baisser la maison quand je pars en déplacement et la remonter avant de rentrer. Dans les faits, ça marche, mais c'est moins spectaculaire que ce que j'imaginais.

Le vrai réglage, c'est la loi d'eau, et là, l'application ne fait pas le travail à ma place. Il faut comprendre comment la température de départ suit la température extérieure, et ajuster soi-même. Au début je jouais sur le thermostat connecté, puis j'ai compris que je compensais un mauvais réglage de courbe. Une fois la courbe calée, l'application ne sert plus qu'à mettre en marche forcée avant d'arriver.

Avec un SCOP de 4,45 en plancher chauffant, j'ai intérêt à ne pas casser le rendement avec des relances brutales. Le pilotage à distance, bien utilisé, va dans ce sens. Mal utilisé, il fait l'inverse.

Ce qui marche
  • SCOP 4,45 bien exploitable avec un plancher chauffant
  • Application fonctionnelle pour les mises en route différées
  • Bonne stabilité de température une fois la courbe réglée
Ce qui coince
  • Pilotage à distance qui ne remplace pas un réglage de loi d'eau
  • Risque de dégrader le rendement avec des relances intempestives
Maison de plain-pied de 2003, 108 m², Provence, radiateurs acier, posée en 2020

Rafraîchissement l'été : ce qu'elle ne fera pas

J'ai lu partout que les pompes à chaleur air/eau rafraîchissent. Sur le papier, oui, si le circuit est un plancher chauffant et si on accepte une eau à 18 °C qui ne fait pas de condensation. Chez moi, j'ai des radiateurs acier : la machine ne me sert à rien en été, elle est éteinte de mai à septembre.

C'est une déception, mais elle est logique. La machine est conçue pour produire de la chaleur, avec une température de départ d'eau qui monte jusqu'à 57 °C. Elle sait faire ça, et elle le fait bien. Le rafraîchissement, ce serait un autre métier, avec un autre circuit.

Si c'était à refaire, je le referais à l'identique, mais en sachant dès le départ que l'été n'existe pas pour cette installation. Ce n'est pas un défaut, c'est une erreur de ma part au moment du choix.

Ce qui marche
  • Chauffage fiable sur radiateurs acier
  • Température de départ d'eau jusqu'à 57 °C
  • Aucun problème mécanique en quatre saisons
Ce qui coince
  • Aucun rafraîchissement possible sur émetteurs acier
  • Machine à l'arrêt complet une partie de l'année
  • Attente initiale mal calibrée
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les grandes surfaces qui ont besoin de 9 à 10 kW de puissance utile, avec un plancher chauffant ou des radiateurs basse température qui permettront d'approcher le SCOP de 4,45. Pour les remplacements de chaudière dans des maisons de 120 à 220 m² où l'on garde les émetteurs existants.

À éviter si

Si vous êtes sur radiateurs fonte haute température ou dans une maison très mal isolée : le SCOP tombe à 3,33 et la machine tournera en continu sans marge. Si vous êtes en zone de grand froid au-delà de -10 °C, la machine s'arrête et il n'y a pas d'appoint électrique intégré.

Questions fréquentes

Pourquoi une différence de plus d'un point entre les deux SCOP ?

Le SCOP à 35 °C est de 4,45, celui à 55 °C tombe à 3,33. C'est la température de l'eau produite qui fait tout : plus vous demandez chaud, plus le compresseur travaille dur pour le même confort dans la pièce.

Autrement dit, le même modèle peut être excellent en plancher chauffant et juste correct sur radiateurs haute température. La machine ne change pas, l'installation autour change tout.

Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?

La température limite de fonctionnement est annoncée à -10 °C, et la température de bivalence est aussi à -10 °C. En dessous, la machine s'arrête : il n'y a pas de fonctionnement dégradé prévu, et pas d'appoint électrique intégré pour prendre le relais.

Si vous habitez une zone où les -10 °C sont atteints plusieurs nuits par hiver, il faut prévoir une solution de repli indépendante, poêle ou convecteurs, et accepter que ces nuits coûtent cher.

Le R410A pose-t-il un problème à long terme ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. La machine fonctionne très bien aujourd'hui, mais à dix ans, la question de la recharge et des pièces détachées frigorifiques peut se poser plus difficilement qu'avec du R32 ou du R290.

Ce n'est pas un argument pour renoncer, surtout si l'installation est bien faite et étanche. C'est un point à garder en tête au moment de comparer les devis, pas un motif de refus à lui seul.

La consommation en veille de 5 W est-elle vraiment un sujet ?

5 W en continu, sur une année complète, représentent un peu moins de 44 kWh. Ce n'est pas ce qui va décider de la rentabilité de l'installation, mais c'est une consommation qui existe même quand la machine ne produit rien.

Si vous coupez l'alimentation hors saison de chauffe, vous l'éliminez entièrement. Sinon, elle reste marginale par rapport au reste de la facture, et il n'y a pas de raison de s'y attarder.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)9 kW
SCOP a 35 °C4,45
Efficacite saisonniere W35175 %
Puissance de dimensionnement (W55)9,9 kW
SCOP a 55 °C3,33
Efficacite saisonniere W55130 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-10 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure66 dB(A)
Consommation en veille5 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesHU121 U33 / HN1616M NK5, HU121 U33/ HN1616 NK3, HU123 U33 / HN1636M NK5, HU123 U33 / HN1639 NK3

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

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