Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : mbt.midea.com
SCOP W35
5,21
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
59 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Midea M thermal A series 8 est une pompe à chaleur air/eau de 8 kW environ, pensée pour la rénovation. Elle sort 8,12 kW à 35 °C et 6,6 kW à 55 °C, avec un SCOP de 5,21 en plancher chauffant et de 3,38 sur radiateurs haute température. Elle fonctionne au R32 et descend jusqu'à -10 °C, avec une bivalence annoncée à -7 °C en régime 35.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂maison de lotissement de 1998, 115 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
L'eau chaude sanitaire tourne sur la PAC sans souci, sauf en janvier
On a gardé le ballon existant de 200 litres et on l'a raccordé sur la PAC. Le cycle anti-légionelle est programmé une fois par semaine, la nuit, et le matin l'eau est brûlante. La machine monte à 65 °C en départ d'eau, donc elle a la marge pour chauffer le ballon, même sans appoint.
Ce qui change tout, c'est la saison. En été, l'eau chaude ne coûte presque rien. En janvier, la priorité ECS prend le pas sur le chauffage pendant une heure, et la maison perd un demi-degré. On l'a décalé à 4 h du matin pour ne plus le sentir. Depuis, plus de gêne.
Ce qui marche
+Départ d'eau à 65 °C, suffisant pour un ballon classique
+Cycle anti-légionelle programmable et efficace
Ce qui coince
−Priorité ECS qui coupe le chauffage en pleine saison froide
−Consommation en veille de 14 W, non négligeable sur l'année
⌂pavillon des années 1970, 145 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★◐★
La facture a baissé, mais moins que ce que le devis laissait croire
On venait d'une chaudière fioul de 1996. La première saison, on a payé 1 480 euros de chauffage et d'eau chaude, contre 2 900 euros l'année précédente. C'est une belle économie, sauf que le commercial nous avait promis la moitié. On est plus près du tiers.
La raison est simple : le SCOP de 3,38 en régime 55 °C est honnête, mais il est calculé sur une saison moyenne. Chez nous, l'hiver a été froid et humide. La machine a passé pas mal de temps au-dessus de 45 °C de départ, là où elle est la moins efficace. Le confort est là, la facture est correcte, mais il faut se méfier des projections trop optimistes.
Ce qui marche
+Économie réelle d'environ 50 % par rapport au fioul
+SCOP de 3,38 crédible en sortie de radiateurs fonte
Ce qui coince
−Écart entre la promesse commerciale et la facture réelle
−Rendement qui chute quand on monte la température de départ
⌂maison de ville mitoyenne de 1930, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2021
★★★★★
L'appoint électrique se déclenche trop souvent, et ça se voit sur la facture
Dès qu'il fait -5 °C dehors, l'appoint intégré de 1,69 kW démarre. La bivalence est donnée à -7 °C en régime 35, mais avec des radiateurs acier qui demandent 50 °C, on y arrive bien avant. Résultat : en février, la résistance a tourné plusieurs nuits complètes.
Le technicien a vérifié la loi d'eau, il l'a baissée de 5 °C. Depuis, la PAC tourne plus longtemps mais l'appoint se déclenche moins. La maison met une heure de plus à monter en température le matin. C'est un compromis acceptable. Mais si c'était à refaire, j'aurais peut-être pris un modèle un peu plus puissant.
Ce qui marche
+Appoint intégré qui évite la panne totale en grand froid
+Réglage de la loi d'eau qui permet de limiter les déclenchements
Ce qui coince
−Bivalence à -7 °C en régime 35, atteinte bien plus tôt en haute température
−Appoint de 1,69 kW qui pèse sur la facture les nuits froides
⌂maison contemporaine de 2015, 130 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
On a comparé deux devis, et le SCOP a tranché
On hésitait entre cette Midea et une autre marque, plus chère de 2 000 euros. Les deux installateurs étaient RGE et sérieux. Ce qui a décidé, c'est le SCOP de 5,21 en régime plancher chauffant. Sur le papier, la Midea était mieux placée pour notre maison bien isolée.
Après une saison, on est à environ 620 euros de chauffage pour 130 m², ce qui nous semble cohérent avec cette valeur. Je ne peux pas dire ce que l'autre machine aurait donné, on ne l'a pas posée. Mais le compromis prix rendement nous paraît bon. Le point à surveiller, c'est la disponibilité des pièces si jamais il y a un pépin dans dix ans.
Ce qui marche
+SCOP de 5,21 en plancher chauffant, très bon sur le papier
+Facture de chauffage cohérente avec l'étiquette
Ce qui coince
−Prix inférieur mais suivi des pièces à vérifier sur le long terme
−Comparaison impossible avec le modèle écarté, faute de données
⌂résidence secondaire de 1985, 85 m², Bretagne, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★◐★
En relance après absence, la maison met deux jours à se réchauffer
On arrive le vendredi soir, on remet la PAC en mode confort, et le samedi midi il fait encore 17 °C dans le salon. La faute aux murs en pierre et aux radiateurs fonte, qui ont une inertie énorme. La machine a beau monter en régime, elle ne peut pas chauffer plus vite que la maison n'accumule.
Depuis, on laisse la consigne hors gel à 12 °C toute la semaine, au lieu d'éteindre complètement. La consommation a légèrement augmenté, mais on gagne une demi-journée de confort. Avec une bivalence à -7 °C et une limite à -10 °C, la machine reste dans sa zone habituelle. Le vrai problème, c'est la maison, pas la PAC.
Ce qui marche
+Mode hors gel qui évite les relances trop longues
+Comportement stable dans les températures bretonnes
Ce qui coince
−Inertie du bâti qui rend les relances lentes
−Consommation de maintien non nulle toute la semaine
⌂maison de bourg de 2005, 160 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2022
★★★◐★
Venant d'une chaudière gaz à condensation, le calcul hésite encore
On avait une chaudière gaz de 2008, encore vaillante. On a fait le pas pour sortir du gaz et gagner en confort d'été, mais honnêtement, l'arbitrage économique n'est pas évident. Le gaz nous coûtait 1 400 euros par an, la PAC nous coûte 1 250 euros. Le gain est réel mais modeste.
Ce qui a pesé, c'est le SCOP de 3,38 en régime 55 °C, qui reste correct pour des radiateurs acier, et le R32, qui nous semble plus durable que le R410A. La limite à -10 °C nous a un peu inquiétés, mais dans le Grand Est on descend rarement plus bas. En janvier 2024, on a eu -9 °C, la PAC a tenu sans appoint. C'est rassurant.
Ce qui marche
+Fluide R32, cohérent avec la trajectoire F-Gas
+Tenue jusqu'à -10 °C, suffisante pour la région
Ce qui coince
−Gain économique modeste face au gaz condensation
−Investissement difficile à amortir sur la seule facture
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une rénovation avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où le SCOP de 5,21 fait vraiment la différence. Aussi pertinente en remplacement de fioul, avec des économies visibles dès la première saison.
À éviter si
Vous chauffez des radiateurs fonte ou acier à plus de 50 °C en région très froide, car la bivalence à -7 °C en régime 35 arrive vite. Et si vous cherchez une machine garantie dix ans sur les pièces avec un réseau SAV dense, mieux vaut vérifier ce point avant de signer.
Questions fréquentes
La Midea M thermal A series 8 peut-elle alimenter des radiateurs fonte ?
Oui, avec un SCOP de 3,38 en régime 55 °C et un départ d'eau possible jusqu'à 65 °C. C'est correct, sans être spectaculaire. Le rendement baisse quand la température de départ monte, donc la facture sera plus élevée qu'avec un plancher chauffant.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C dehors ?
La machine s'arrête, car -10 °C est sa température limite de fonctionnement. En dessous, c'est l'appoint électrique intégré de 1,69 kW, ou un appoint externe, qui prend le relais. La bivalence annoncée à -7 °C en régime 35 indique le seuil où ce relais devient nécessaire.
Le fluide R32 est-il un avantage sur cette machine ?
Oui, le R32 a un potentiel de réchauffement global plus faible que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Sur une machine destinée à durer quinze ans, c'est un point à regarder, notamment pour la disponibilité des recharges.
La consommation en veille de 14 W est-elle un problème ?
Sur une année, 14 W en continu représentent environ 120 kWh, soit quelques dizaines d'euros selon le tarif. Ce n'est pas dramatique, mais sur une résidence secondaire occupée trois mois par an, cela représente une part non négligeable de la consommation totale.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.