Midea M thermal A Series 8 10kW with 190L tank : l'avis complet
★★★★★3,2/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : mbt.midea.com
SCOP W35
5,21
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
59 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Midea M thermal A Series 8 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 8 kW, livrée avec un ballon d'eau chaude de 190 litres. Elle affiche un SCOP de 5,21 en régime 35 °C et de 3,38 en régime 55 °C, avec une température maximale de départ d'eau de 65 °C. C'est donc une machine à l'aise sur plancher chauffant, et capable de tenir des radiateurs haute température sans être taillée pour ça en priorité.
Le compresseur se coupe à -10 °C, et l'appoint électrique de 1,69 kW prend le relais dès -7 °C en régime 35 °C. La puissance acoustique annoncée est de 59 dB(A), ce qui reste dans la norme pour une unité extérieure de cette taille mais demande un emplacement bien pensé. Voici six profils d'installation, du local technique trop petit à la maison de montagne, avec ce que l'appareil donne vraiment une fois posé.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 2008, 112 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Le ballon de 190 litres mange la moitié du cellier
Notre cellier fait 4,5 m² au sol et on y rangeait les vélos, le lave-linge et un congélateur. Avec le module intérieur et son ballon de 190 litres, il ne reste plus un centimètre de libre. Je le savais sur le devis, je ne l'avais pas visualisé.
Côté bruit, rien à dire, on ne l'entend pas depuis la cuisine. Côté rendement, le SCOP de 5,21 annoncé en 35 °C se tient à peu près, on tourne autour de 4,8 sur la saison selon le suivi. Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir anticipé l'accès. La trappe de visite pour l'entretien oblige à sortir le congélateur à chaque passage. Un ballon séparé dans le garage aurait été plus bête à installer mais tellement plus simple au quotidien.
Ce qui marche
+Ballon intégré, pas de câblage supplémentaire à prévoir
+Rendement sur plancher chauffant proche du SCOP annoncé
Ce qui coince
−Encombrement réel difficile à se représenter sur un devis
−Accès entretien compliqué si la pièce est déjà chargée
⌂Pavillon de 1986, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Ce que je referais différemment après deux hivers
Si c'était à refaire, je commencerais par l'isolation des combles avant de signer pour une PAC. Avec un SCOP de 3,38 en 55 °C, la machine n'a pas de marge de rattrapage sur une maison qui fuit. On a gardé les radiateurs acier d'origine, ce qui était le bon choix économiquement, mais chaque degré perdu par les murs se paie deux fois.
Deuxième chose, j'aurais demandé à l'installateur d'écrire la loi d'eau dans le devis. On a tourné tout le premier hiver avec un réglage par défaut beaucoup trop haut. Le confort était là, la facture aussi. Le seul point sur lequel je ne reviendrais pas, c'est la marque. La machine fait ce qu'on lui demande, l'appoint de 1,69 kW n'a déclenché que quelques nuits vraiment froides.
Ce qui marche
+Machine fiable sur deux hivers complets
+Radiateurs acier conservés sans perte de confort visible
Ce qui coince
−Réglage d'usine de la loi d'eau beaucoup trop haut
−Aucune marge si l'enveloppe du bâti est médiocre
⌂Maison de 1979, 130 m², Occitanie, plancher chauffant et radiateurs à l'étage, posée en 2021
★★★★★
Le passage en triphasé qu'on n'avait pas vu venir
On avait un abonnement 9 kVA en monophasé avec une vieille chaudière gaz. L'installateur a demandé un passage en triphasé pour alimenter la bête correctement, avec l'appoint électrique et le ballon. Sauf que le compteur était en limite de propriété, et le raccordement a coûté bien plus que prévu.
On a fini par rester en monophasé avec un abonnement relevé à 12 kVA, ce qui passe, mais on serre les dents quand le four, le lave-linge et la PAC tournent ensemble. La leçon, c'est de faire venir l'électricien avant de signer, pas après. La machine en elle-même n'y est pour rien, et son rendement en 35 °C reste excellent.
Ce qui marche
+Rendement très bon quand le plancher chauffant est bien alimenté
+Consommation stable une fois l'abonnement dimensionné
Ce qui coince
−Passage triphasé parfois nécessaire et coûteux
−Puissance souscrite à revoir à la hausse dans les vieux logements
⌂Maison de 1994, 105 m², Grand Est, radiateurs fonte, posée en 2020
★★★★★
Le contrat d'entretien, entre obligation et vraie utilité
On paie 190 euros par an pour l'entretien annuel, obligatoire depuis 2020 pour les PAC de plus de 4 kW. Le technicien vient, contrôle l'échangeur, vérifie la pression du circuit, nettoie les filtres et repart en une heure. Franchement, ça ne me dérange pas, parce qu'il a attrapé une fuite de glycol au deuxième passage qu'on n'aurait jamais vue.
Ce qui m'agace, c'est l'attente. Le premier prestataire a mis trois semaines à venir, en pleine période de chauffe. On a changé pour un frigoriste local, c'est réglé. La machine elle-même ne demande rien de particulier, mais avec des radiateurs fonte et un SCOP de 3,38 en 55 °C, elle travaille dur en janvier, et un œil annuel dessus n'est pas du luxe.
Ce qui marche
+Entretien simple et rapide quand le technicien est disponible
+Détection de petites pannes avant qu'elles coûtent cher
Ce qui coince
−Délais longs si on ne choisit pas bien le prestataire
−Coût annuel non négligeable pour une petite installation
⌂Appartement en copropriété de 2011, 88 m², Île-de-France, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Le triphasé en appartement, un faux problème ou un vrai ?
Dans notre immeuble, le tableau de colonne est en triphasé mais chaque logement est en monophasé. Pour poser la PAC avec son appoint de 1,69 kW et le ballon de 190 litres, on a dû faire valider par le syndic, puis tirer une ligne dédiée depuis le local technique jusqu'à la terrasse. Le passage en triphasé n'était pas nécessaire, mais l'électricien a dû rééquilibrer les phases.
Résultat, ça fonctionne, et le SCOP de 5,21 en plancher chauffant est réel. Mais quiconque envisage ce type d'installation en copropriété doit prévoir six mois de démarches et un budget électricien à part. La PAC n'est pas en cause, c'est le contexte.
Ce qui marche
+Bon rendement en appartement bien isolé
+Fonctionne en monophasé avec une ligne dédiée
Ce qui coince
−Démarches en copropriété longues et incertaines
−Rééquilibrage des phases souvent nécessaire
⌂Maison de 1962, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte et plancher chauffant partiel, posée en 2023
★★★★★
Cinq mètres de liaison en trop et un hiver de bruit
L'unité extérieure a été posée sous la fenêtre de la chambre d'amis, parce que c'était le seul endroit où le mur portait. Cinq mètres de liaison plus tard, on entend un bourdonnement continu dans cette pièce. Le 59 dB(A) annoncé, sur le papier, ne veut rien dire quand l'unité est collée à une paroi de briques creuses.
On a fait poser des plots antivibratiles et refaire deux fixations, ça a bien réduit le bruit solidien, mais pas le bruit aérien. La machine chauffe bien, le SCOP en 55 °C avec les radiateurs fonte tient ses promesses, mais si je pouvais revenir en arrière, je décalerais l'unité de trois mètres, quitte à rallonger la liaison. Un rouleau de cuivre coûte moins cher qu'un hiver mal dormi.
Ce qui marche
+Bon rendement même avec des radiateurs fonte
+Pas de panne sur la première saison complète
Ce qui coince
−Bruit solidien important si l'unité est mal placée
−Longueur de liaison non anticipée au devis
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où le SCOP de 5,21 en régime 35 °C s'exprime vraiment. Et les projets où un ballon intégré de 190 litres simplifie l'installation, sans contrainte d'espace.
À éviter si
La maison est mal isolée avec des radiateurs fonte à haute température : le SCOP de 3,38 en 55 °C laisse peu de marge. Et si l'unité extérieure doit être posée contre une chambre ou un mur mitoyen sensible, le bruit devient vite un problème.
Questions fréquentes
La Midea M thermal A Series 8 chauffe-t-elle assez une maison avec des radiateurs classiques ?
Oui, jusqu'à un certain point. La température maximale de départ d'eau est de 65 °C, et le SCOP de 3,38 en régime 55 °C montre que la machine peut alimenter des radiateurs haute température sans s'écrouler. Mais elle consommera nettement plus qu'avec un plancher chauffant, où le SCOP grimpe à 5,21.
Si vos radiateurs sont dimensionnés pour de l'eau à 70 °C ou plus, la PAC devra tourner en permanence à sa limite, et l'appoint de 1,69 kW prendra souvent le relais. Dans ce cas, mieux vaut d'abord améliorer l'isolation ou remplacer deux ou trois radiateurs.
Jusqu'à quelle température extérieure peut-elle fonctionner ?
La machine s'arrête à -10 °C, c'est sa température limite de fonctionnement. En dessous, plus de chauffage par la PAC. À -7 °C, en régime plancher chauffant, elle atteint sa température de bivalence et l'appoint électrique intégré de 1,69 kW prend le relais.
En pratique, cela veut dire que dans une région où les hivers descendent régulièrement sous -10 °C, il faut prévoir une solution de secours, cheminée ou convecteurs, même si ces nuits restent rares.
Le ballon de 190 litres suffit-il pour une famille de quatre ?
Pour quatre personnes, 190 litres est un peu juste si tout le monde se douche le matin. Cela reste jouable avec une bonne organisation, mais attendez-vous à des baisses de température en fin de file d'attente.
L'avantage, c'est que le cycle anti-légionelle peut monter l'eau à 65 °C, ce que la machine sait faire. Cela dit, ce cycle pousse la PAC dans ses retranchements et consomme plus. Si l'eau chaude est un point critique, un ballon séparé plus grand se réfléchit avant l'achat, pas après.
Quelle est la puissance acoustique de l'unité extérieure et est-ce gênant en mitoyenneté ?
La puissance acoustique annoncée est de 59 dB(A). C'est dans la moyenne des unités extérieures de cette puissance, mais en mitoyenneté, cela peut suffire à créer des tensions si l'unité est mal placée.
Les retours d'installation montrent que le bruit solidien, transmis par le mur, est souvent plus gênant que le bruit aérien. Des plots antivibratiles et un décalage d'un ou deux mètres par rapport aux chambres changent la donne. À 59 dB(A), l'emplacement compte plus que la valeur elle-même.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
8,12 kW
SCOP a 35 °C
5,21
Efficacite saisonniere W35
205 %
Puissance de dimensionnement (W55)
6,6 kW
SCOP a 55 °C
3,38
Efficacite saisonniere W55
132 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
59 dB(A)
Consommation en veille
14 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.