Pacoscope
Midea · MHA Seriers

Midea MHA-V12WD2N8-E/HB-A160C****GN8-E : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHA-V12WD2N8-E/HB-A160C****GN8-E
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.bg
SCOP W35
5,19
plancher chauffant
SCOP W55
3,92
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
59 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHA-V12WD2N8-E/HB-A160C est une pompe à chaleur air/eau monophasée de 12 kW, certifiée NF PAC, pensée pour la maison individuelle. Son SCOP de 5,19 en départ 35 °C la destine d'abord au plancher chauffant ou aux émetteurs basse température, avec un rendement qui reste solide à -7 °C (COP 3,21). En relève de chaudière ou en installation neuve sur radiateurs, elle peut aussi alimenter des circuits à 55 °C, avec un SCOP de 3,92 qui suppose des émetteurs correctement dimensionnés.

0246810arrêtappoint dès -7 °C3,215,076,838,68-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure59 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de plain-pied de 1998, 118 m², Provence, plancher chauffant hydraulique existant, posée en 2023

Le plancher chauffant était déjà là, c'est ce qui a tout changé

Quand on a acheté la maison, le plancher chauffant était en place mais alimenté par une vieille chaudière gaz. On a gardé le réseau, changé le générateur. Le SCOP de 5,19 en départ 35 °C n'est pas un argument commercial creux : c'est exactement le régime auquel tourne la maison, et l'hiver a été franchement calme côté facture. Le seul poste qu'on n'avait pas anticipé, c'est la reprise du collecteur et le remplacement de deux boucles trop encrassées, environ 1 800 euros de plus que le devis initial.

Si le plancher n'avait pas existé, je ne suis pas sûr qu'on aurait fait les travaux. Couler une dalle, refaire les niveaux, déplacer les meubles, on parle de plusieurs semaines de chantier et d'un budget qui double presque la PAC.

Ce qui marche
  • SCOP de 5,19 parfaitement adapté au régime basse température d'un plancher existant
  • Rendement conservé à -7 °C (COP 3,21), utile quand la Provence descend ponctuellement bas
Ce qui coince
  • Le poste plancher chauffant lui-même reste le vrai coût caché si tout est à refaire
  • Reprise du collecteur et des boucles à prévoir, rarement chiffrée au premier devis
Longère de 1975 rénovée, 165 m², Bretagne intérieure, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

Les plots antivibratiles ont sauvé la pose sur dalle bois

L'unité extérieure est fixée sur un muret en béton qui longe une extension sur dalle bois. Au premier démarrage, on entendait un bourdonnement dans la chambre du haut, à l'aplomb. L'installateur est revenu poser des plots antivibratiles et des silentblocs sous le support mural, et le bruit a quasiment disparu. La puissance acoustique de 59 dB(A) est correcte, mais elle ne raconte pas la transmission solidienne, qui est un autre sujet.

Ce que je referais : faire préciser dans le devis la nature des supports et des plots, avant la pose et pas après. Sur une maison à ossature bois, ce détail change la vie nocturne.

Ce qui marche
  • Puissance acoustique extérieure contenue à 59 dB(A)
  • Bonne réactivité de l'installateur pour corriger la transmission des vibrations
Ce qui coince
  • La dalle bois transmet les vibrations si les supports ne sont pas soignés dès le départ
  • Le poste plots antivibratiles est souvent oublié au devis initial
Pavillon de 1988, 132 m², Occitanie, radiateurs acier basse température, posée en 2024

Trois devis, deux écartés, et pas pour une histoire de prix

J'ai fait venir trois installateurs RGE. Le premier m'a proposé une PAC sans faire de bilan thermique, en se basant sur la surface. Le deuxième a proposé la même puissance mais sans mentionner la température de bivalence ni la limite de fonctionnement à -10 °C, ce qui m'a paru léger pour un logement en piémont. Le troisième a sorti un relevé pièce par pièce, vérifié la longueur de liaison, et posé la question du triphasé avant même de parler de matériel.

C'est lui qui a eu le chantier. MaPrimeRénov a pris quatre mois, avec une avance de trésorerie à porter sur deux factures.

Ce qui marche
  • L'installateur retenu a fait un vrai bilan thermique avant de chiffrer
  • L'échange sur le triphasé a évité une mauvaise surprise au raccordement
Ce qui coince
  • Délai de quatre mois sur le dossier MaPrimeRénov, avec avance de trésorerie
  • Deux devis sur trois sans bilan thermique réel, ce qui rend la comparaison difficile
Maison de village mitoyenne, 96 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte, posée en 2021

Le triphasé sur le poteau, et le devis qui double sur ce poste

La machine est monophasée (230-1-50), mais le logement était en triphasé avec un déséquilibre historique. Le raccordement de l'unité extérieure a demandé de reprendre le tableau et de repartir l'ensemble proprement. Rien d'insurmontable, mais l'électricien a facturé à part, et personne ne m'avait prévenu que ce serait un poste séparé du devis PAC.

Après coup, j'aurais demandé à l'installateur de traiter l'électricité dans le même lot, quitte à payer un peu plus cher sur le papier. La coordination entre deux corps de métier m'a coûté deux semaines d'attente supplémentaires.

Ce qui marche
  • Machine monophasée, ce qui simplifie l'installation sur réseau standard
  • Le tableau a été remis à niveau, ce qui profite aussi au reste de la maison
Ce qui coince
  • Le raccordement électrique a été traité hors devis PAC, avec surcoût et délai
  • Sur triphasé existant, prévoir une reprise du tableau à chiffrer dès le départ
Maison de lotissement de 2015, 108 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2023

Pas de ballon tampon, et je ne le regrette pas

Le plancher chauffant a une inertie naturelle énorme. L'installateur m'a proposé un ballon tampon de 100 litres, j'ai demandé à quoi il servait exactement compte tenu du volume d'eau déjà présent dans les boucles. On a fini sans. La PAC module en Twin Rotary variable, elle ne fait pas de courts cycles, et le plancher absorbe les variations sans broncher.

Sur un réseau de radiateurs, en revanche, j'aurais probablement dit oui. Tout dépend du volume d'eau en circuit et du comportement de la machine en mi-saison.

Ce qui marche
  • Compresseur Twin Rotary à modulation variable, adapté à la marche sans tampon
  • Volume d'eau du plancher suffisant pour lisser les cycles
Ce qui coince
  • Sans plancher chauffant, un tampon reste souvent nécessaire, cas non couvert ici
  • Le raisonnement dépend vraiment du volume d'eau total, à vérifier au cas par cas
Maison de bourg de 1962, 142 m², Grand Est, radiateurs fonte conservés, posée en 2024

L'eau chaude sanitaire, le vrai point faible de mon installation

La PAC chauffe très bien la maison, mais l'eau chaude, c'est une autre histoire. Avec un SCOP de 3,92 en départ 55 °C, on est déjà en dessous de ce que la machine sait faire sur plancher, et le cycle anti-légionelle monte encore plus haut. Résultat : le ballon tourne souvent sur l'appoint électrique en hiver, et la facture de janvier s'en ressent.

J'aurais dû garder un chauffe-eau électrique séparé ou choisir un ballon thermodynamique dédié. Sur une famille de quatre, la charge ECS pèse plus qu'on ne le croit dans la consommation annuelle.

Ce qui marche
  • Chauffage de la maison performant, SCOP de 3,92 en régime radiateurs
  • Machine capable de monter à 55 °C, ce qui reste nécessaire en pointe
Ce qui coince
  • Cycle anti-légionelle qui fait grimper la consommation en hiver
  • L'appoint électrique sollicité trop souvent sur la production ECS
Le verdict

Pour quel logement ?

Cette PAC convient aux logements de 100 à 160 m² correctement isolés, avec un plancher chauffant ou des émetteurs basse température capables de tourner à 35 °C. Elle est aussi pertinente en relève de chaudière sur radiateurs, à condition d'accepter un SCOP plus modeste (3,92) et de soigner le réglage de la loi d'eau.

À éviter si

Le logement est mal isolé, avec des radiateurs fonte qui exigent un départ permanent à 60 °C ou plus, ou si l'eau chaude sanitaire doit être produite en priorité par la PAC en hiver. Dans ces cas, l'appoint électrique devient la norme et l'économie promise s'évapore.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le SCOP à 35 °C et celui à 55 °C ?

Le SCOP de 5,19 correspond au régime basse température, typique d'un plancher chauffant à 35 °C. Le SCOP de 3,92 correspond au régime haute température, pour des radiateurs alimentés à 55 °C.

L'écart n'est pas anecdotique : à puissance égale, la même machine consomme sensiblement plus pour alimenter des radiateurs classiques. Le choix des émetteurs pèse donc autant que le choix de la PAC elle-même.

La machine s'arrête-t-elle vraiment en dessous de -10 °C ?

Oui, la température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, le compresseur se met en sécurité et l'installation bascule sur l'appoint, si un appoint a été prévu.

La température de bivalence est de -7 °C : c'est à partir de ce seuil que l'appoint prend le relais pour compléter la puissance. Entre -7 et -10 °C, la PAC fonctionne encore, mais l'appoint peut s'activer selon la demande de chauffage.

Faut-il un ballon tampon avec cette pompe à chaleur ?

Tout dépend du volume d'eau du circuit et du type d'émetteurs. Sur un plancher chauffant, l'inertie naturelle suffit souvent à éviter les cycles courts, d'autant que le compresseur Twin Rotary module.

Sur un réseau de radiateurs avec peu d'eau en circuit, un ballon tampon reste recommandé pour lisser les démarrages. Le bon critère est le volume d'eau total, pas la puissance de la machine seule.

Pourquoi le cycle anti-légionelle pèse-t-il sur la facture ?

Le cycle anti-légionelle fait monter le ballon au-delà de 60 °C périodiquement, ce qui pousse la PAC dans une zone où son rendement chute fortement. En départ 55 °C, le COP à -7 °C n'est déjà que de 2,46.

Sur une famille nombreuse, la production d'eau chaude représente une part importante de la consommation annuelle. Un ballon thermodynamique dédié, ou un chauffe-eau électrique séparé pour l'appoint, est parfois plus cohérent.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)12 kW
SCOP a 35 °C5,19
Efficacite saisonniere W35204,6 %
Puissance de dimensionnement (W55)12 kW
SCOP a 55 °C3,92
Efficacite saisonniere W55153,7 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)3,21
Puissance restituee a -7 °C10,67 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)5,07
COP a +7 °C (depart 35 °C)6,83
COP a +12 °C (depart 35 °C)8,68
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,46
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure59 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation230-1-50
TypeSplit
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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