Pacoscope
Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V8WD2RN7-B*** : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V8WD2RN7-B***
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : cdn.idealo.com
SCOP W35
5,35
plancher chauffant
SCOP W55
4,07
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
53 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V8WD2RN7-B est une pompe à chaleur air/eau triphasée de 7,9 kW à 35 °C, certifiée NF PAC et Eurovent. Son atout tient dans un SCOP de 5,35 sur plancher chauffant et de 4,07 sur radiateurs à 55 °C, ce qui la place parmi les machines capables de tenir un réseau haute température sans s'effondrer.

Le fluide R290 et le compresseur Twin Rotary inverter confirment une machine récente, pensée pour l'après-F-Gas. L'alimentation 400 V triphasée et la puissance acoustique de 53 dB(A) orientent toutefois le choix : elle vise des logements déjà équipés en triphasé, avec un jardin ou une cour suffisamment large pour éloigner l'unité extérieure des voisins.

0246810arrêtappoint dès -7 °C3,35,36,879,03-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure53 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de lotissement de 2005, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2023

Garantie constructeur : ce que la lecture des petites lignes a changé

Avant de signer, j'ai demandé à voir la fiche de garantie Midea et pas seulement le bon de commande de l'installateur. La machine est couverte cinq ans pièces et main-d'œuvre sur le groupe, ce qui est correct dans la gamme, mais deux conditions m'ont marqué. L'entretien annuel doit être tracé, facture à l'appui, sinon la garantie saute. Et l'enregistrement du produit auprès du fabricant doit être fait dans le mois qui suit la mise en service, ce que beaucoup d'installateurs oublient.

L'extension de garantie proposée en option coûtait autour de dix pour cent du prix de la machine pour deux années supplémentaires. J'ai refusé : le compresseur Twin Rotary et le circuit R290 sont des technologies que je juge fiables, et la garantie légale de conformité reste en filet.

Ce que j'ai appris après coup : la garantie ne couvre pas les conséquences d'un défaut de réglage de la loi d'eau. Un appoint électrique qui tourne tout l'hiver parce que la courbe est mal calée, ce n'est pas un vice de la machine. C'est de la responsabilité de l'installateur et de l'utilisateur. Depuis, je relève mes consommations chaque mois.

Ce qui marche
  • Garantie cinq ans constructeur, cohérente avec la gamme
  • Procédure d'enregistrement produit claire une fois qu'on la connaît
Ce qui coince
  • Extension de garantie facturée en pourcentage du prix machine, sans lien avec le risque réel
  • Entretien non fait, garantie perdue, la sanction est brutale
Pavillon de 1988, 118 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs acier récents, posée en 2024

Un devis concurrent plus cher, une fiche technique qui a tranché

On m'a proposé en parallèle une autre marque, un peu plus connue dans le coin, sur un devis supérieur de quinze pour cent. Je n'ai aucune donnée chiffrée sur cette deuxième machine, je ne l'ai jamais eue entre les mains, et je me garde bien de dire qu'elle était moins bonne. Ce que je peux dire, c'est que la fiche certifiée Eurovent de la Midea affichait un SCOP de 4,07 à 55 °C, et que mon réseau est en radiateurs acier dimensionnés pour du 55 °C justement.

Sur ce critère précis, la machine tenait son rang. Le COP à -7 °C ressort à 2,46 départ 55 °C, ce qui veut dire que même au plus froid de la saison, la PAC continue de chauffer sans que l'appoint prenne tout le relais.

Le second devis proposait un meilleur délai de pose, deux semaines plus tôt. J'ai préféré attendre. Je ne regrette pas, mais je reconnais que la différence de réactivité entre les deux artisans était réelle, et que si le chantier avait été en novembre plutôt qu'en septembre, j'aurais peut-être choisi autrement.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,07 à 55 °C, suffisant pour des radiateurs acier standard
  • COP de 2,46 à -7 °C départ 55 °C, appoint rarement sollicité
Ce qui coince
  • Délai de pose plus long que la concurrence
  • Notoriété de la marque encore limitée en France, effet sur la revente incertain
Maison de bourg de 1975, 105 m², Bretagne, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

Le dégivrage, cette eau qui gèle sous l'unité chaque hiver

La Bretagne n'est pas froide, elle est humide, et c'est exactement le pire des cas pour une PAC. La machine dégivre souvent, plusieurs fois par jour entre décembre et février. Chaque cycle envoie de l'eau au sol, et comme l'unité extérieure est posée sur des plots au nord de la maison, cette eau ne sèche pas. Elle regèle la nuit.

J'ai retrouvé au printemps une dalle de béton fissurée en surface sous la machine, et de la mousse verte installée dans les rainures. Rien de grave mécaniquement, le socle était dimensionné large, mais l'aspect fait mauvais.

J'ai fini par poser un bac de récupération relié à une évacuation vers le gravier du jardin. Coût modeste, pose par moi-même un samedi matin. Depuis, plus de flaque, plus de verglas devant la porte de service. Si c'était à refaire, je demanderais au devis une gestion d'évacuation des condensats dès le départ. Ce n'est pas un défaut de la machine, c'est un manque d'anticipation de la pose.

Ce qui marche
  • Dégivrage efficace, la maison ne se refroidit pas pendant les cycles
  • Reprise de chauffe rapide après chaque dégivrage
Ce qui coince
  • Eau de dégivrage non évacuée au départ, dégâts esthétiques sur le socle
  • Fréquence des cycles élevée en climat océanique humide
Maison mitoyenne de 1996, 92 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2023

L'unité intérieure prend une place qu'on n'avait pas prévue

On m'avait vendu la discrétion du split : l'unité intérieure se pose contre un mur, elle ressemble à une chaudière murale. Sauf que le ballon d'eau chaude reste dehors ou dans une autre pièce, et que le module intérieur Midea, avec son hydrobloc et ses raccords, ressemble plutôt à une armoire de cinquante centimètres de large et presque un mètre de haut.

Dans mon cellier, c'est passé, mais j'ai perdu l'étagère à confitures et la place du congélateur a été revue à la baisse. Deux ans après, je m'y suis fait.

Si je devais conseiller quelqu'un, je lui dirais de mesurer au sol avant le devis définitif, avec le plan de la pièce technique en main. La question n'est pas la taille de l'unité extérieure, elle est là, dehors. C'est le module intérieur et ses dix centimètres de dégagement obligatoire autour qui décident souvent de la faisabilité. Personne ne m'en avait parlé, l'installateur avait supposé que le cellier était grand. Il l'était presque.

Ce qui marche
  • Module intérieur compact pour une machine de 8 kW
  • Bruit très faible en fonctionnement, le cellier est collé à la chambre
Ce qui coince
  • Encombrement réel supérieur à l'idée qu'on s'en fait
  • Dégagements obligatoires autour du module rarement expliqués en amont
Maison de famille de 1962, 180 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, radiateurs fonte et plancher chauffant, posée en 2022

Six mois par an à l'arrêt, cinq mois en hors gel

C'est une résidence secondaire. On y est en juillet et en août, plus quelques week-ends d'octobre. La question n'était pas de chauffer, mais de ne pas retrouver des tuyaux éclatés au printemps. La machine a un mode hors gel, on la laisse en veille active tout l'hiver, consigne basse, et elle ne démarre que si la température intérieure descend trop.

Sa consommation en veille annoncée est de onze watts, donc même sans compter le cycle de maintien, cela représente une charge continue. Sur quatre mois d'inactivité complète, le calcul reste modeste, disons quelques dizaines de kilowattheures, mais il faut savoir qu'une PAC en attente n'est jamais complètement éteinte.

Ce que je refuse de faire, c'est couper le disjoncteur tout l'hiver. Le circuit est plein d'eau, la dalle du plancher chauffant aussi, et un hiver à -6 °C dans l'arrière-pays, je ne le tente pas. L'avis du frigoriste a été clair : soit hors gel, soit vidange complète avec remise en service au printemps, ce qui coûte plus cher qu'un hiver de maintien.

Ce qui marche
  • Mode hors gel efficace, aucun dégât sur trois hivers
  • Consommation de veille de 11 W, faible à l'échelle annuelle
Ce qui coince
  • La machine ne s'éteint jamais vraiment, contraire à l'intuition
  • Circuit non vidangeable simplement, pas de solution d'arrêt total sans intervention
Chalet de 1994, 138 m², zone de moyenne montagne, Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant et radiateurs, posée en 2023

À 1 150 mètres, la limite de fonctionnement se rappelle à nous

La machine est donnée pour fonctionner jusqu'à -10 °C. Chez moi, on descend à -12 °C trois ou quatre nuits par hiver, parfois plus. Le seuil n'est pas théorique : quand on l'atteint, la PAC s'arrête, et il ne reste que l'appoint électrique, qui n'est pas prévu pour tenir toute la maison. La bivalence est annoncée à -7 °C en départ 35 comme en départ 55 °C.

Cela veut dire concrètement que sous -7 °C, l'appoint commence à travailler, et qu'entre -7 et -10, la proportion d'appoint augmente. Rien d'anormal, le dimensionnement tient, mais ma consommation de janvier intègre ces journées.

Ce que je ne fais pas : compter sur la machine pour les grands froids. J'ai gardé le poêle à bois comme solution de repli, et je l'allume ces nuits-là. Le COP à -7 °C départ 35 °C est de 3,3, ce qui reste bon, mais il ne vaut que jusqu'à -7. La question à se poser en montagne, c'est moins la puissance nominale que la fréquence des matins sous -10. Chez moi, deux à trois par an. Ailleurs, à 1 400 mètres, ce serait davantage, et le choix d'une machine plus spécifique se justifierait.

Ce qui marche
  • COP de 3,3 à -7 °C départ 35 °C, encore performant en altitude modérée
  • Bivalence annoncée de façon claire dans la fiche certifiée, ce qui permet d'anticiper
Ce qui coince
  • Arrêt total sous -10 °C, appoint obligatoire et insuffisant seul
  • Chalet en zone intermédiaire, un hiver sur cinq dépasse la limite basse
Le verdict

Pour quel logement ?

Un logement triphasé, de 90 à 200 m², équipé de plancher chauffant ou de radiateurs dimensionnés pour du 55 °C, dans une zone où le thermomètre descend rarement sous -10 °C. La machine convient bien à une rénovation de chaudière fioul ou gaz, y compris dans une maison mal isolée de plus de vingt ans.

À éviter si

Le logement est en monophasé et le passage en triphasé implique des travaux de compteur coûteux et lourds. Elle n'est pas non plus la bonne candidate en altitude supérieure à 1 200 mètres, où les nuits sous -10 °C sont trop fréquentes pour sa plage de fonctionnement certifiée.

Questions fréquentes

Le SCOP de 4,07 à 55 °C suffit-il vraiment pour des radiateurs anciens ?

Oui, c'est précisément le cas de figure visé par ce chiffre. Un SCOP de 4,07 sur émission à 55 °C signifie que la machine conserve un rendement saisonnier correct même en alimentant des radiateurs qui ne sont pas des émetteurs basse température.

Tout dépend toutefois du volume d'eau du réseau et de la température de départ nécessaire pour atteindre 20 °C dans les pièces. Si les radiateurs sont sous-dimensionnés et qu'il faut monter à 65 ou 70 °C, la machine n'est plus dans sa plage certifiée et le rendement décroche.

Pourquoi la machine ne porte-t-elle que -10 °C comme température limite ?

C'est une limite de conception, liée à la plage de fonctionnement du compresseur et du circuit frigorifique. En dessous, la machine s'arrête d'elle-même, et c'est l'appoint électrique qui prend le relais seul.

La bivalence est annoncée à -7 °C, en départ 35 comme en départ 55 °C. Entre -7 et -10, le système fonctionne mais avec une part croissante d'appoint. C'est la situation à bien évaluer selon la région : deux nuits sous -10 par an ne posent pas le même problème que deux semaines.

L'alimentation triphasée est-elle un frein à l'installation ?

C'est un frein réel pour un logement raccordé en monophasé. Un passage au triphasé implique une intervention du gestionnaire de réseau, une modification du tableau et parfois un renforcement de la ligne, avec un coût et des délais non négligeables.

À l'inverse, si le logement est déjà en triphasé, cette version 400 V devient un avantage : elle tire moins par phase et évite les déséquilibres, ce qui est plus confortable pour un équipement de cette puissance.

Le R290, est-ce que cela change quelque chose au quotidien ?

Hors incidents, non, le fluide ne change rien à la façon dont la PAC chauffe la maison. Ce qui change, c'est la perspective à long terme.

Le R290 n'est pas concerné par la sortie de marché qui frappe le R410A dans le cadre du règlement F-Gas. Cela signifie qu'à dix ans, une recharge et des pièces d'échange restent disponibles plus facilement. C'est un argument de valeur résiduelle et de sérénité, pas un argument de performance immédiate.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)7,9 kW
SCOP a 35 °C5,35
Efficacite saisonniere W35211 %
Puissance de dimensionnement (W55)8,2 kW
SCOP a 55 °C4,07
Efficacite saisonniere W55159,6 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)3,3
Puissance restituee a -7 °C6,99 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)5,3
COP a +7 °C (depart 35 °C)6,87
COP a +12 °C (depart 35 °C)9,03
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,46
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure53 dB(A)
Consommation en veille11 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation400-3-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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