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Mitsubishi Electric

Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter (TR) 14 + 300F AA : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter (TR) 14 + 300F AA
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : imtc.qccdn.fr
SCOP W35
4,51
plancher chauffant
SCOP W55
3,48
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Ecodan Power Inverter (TR) 14 avec module hydraulique 300F est une pompe à chaleur air/eau monobloc de forte puissance, 14 kW de dimensionnement, pensée pour des logements de belle taille ou mal isolés. Elle affiche un SCOP de 4,51 en régime 35 °C et de 3,48 en régime 55 °C, ce qui la place parmi les machines capables d'alimenter des radiateurs existants sans forcément tout casser.

Sa température de départ d'eau monte à 70 °C et son appoint électrique intégré de 3 kW lui permet de tenir les grands froids, avec une bivalence annoncée à -7 °C et un arrêt à -10 °C. Le fluide R32 et une puissance acoustique de 58 dB(A) complètent le tableau. Voici ce qu'en disent six situations d'installation différentes.

Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de ville en pierre, 1930, 140 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

Radiateurs fonte gardés, loi d'eau revue à la baisse

On avait neuf radiateurs fonte d'origine, bien dimensionnés pour l'ancienne chaudière fioul. L'installateur a calculé la puissance à 55 °C de départ et a conclu que la machine passait. Le SCOP affiché en 55 °C est de 3,48, loin des 4,51 annoncés pour un plancher chauffant, et il faut le savoir avant de signer.

En pratique, la maison chauffe correctement jusqu'à 0 °C, puis la loi d'eau est montée plus haut. La température max de départ de 70 °C rassure sur le papier, mais on n'y va jamais, ça consomme trop. On tourne autour de 50 °C en pointe. Facture d'hiver en baisse de 30 % par rapport au fioul, sans avoir touché aux émetteurs.

Ce qui marche
  • Aucun radiateur remplacé
  • SCOP 55 °C encore correct à 3,48
  • Départ d'eau possible jusqu'à 70 °C
Ce qui coince
  • Le rendement chute nettement par rapport au régime 35 °C
  • Réglage de loi d'eau indispensable pour éviter la surconsommation
Maison de plain-pied, 1998, 115 m², Bretagne littorale, plancher chauffant, posée en 2023

Deux hivers au bord de mer, l'échangeur tient

À 800 mètres de la côte, l'air chargé de sel attaque tout ce qui est métallique. J'avais lu des retours catastrophiques sur des unités rongées en trois ans. Ici, l'échangeur extérieur est traité, et après deux hivers complets, pas de trace de corrosion visible sur les ailettes.

Ce qui aide, c'est l'implantation : unité sur socle béton à 40 cm du mur, jamais dans le vent dominant, rinçage à l'eau claire deux fois par an. Le SCOP de 4,51 en plancher chauffant se vérifie à peu près sur ma consommation. La machine est monobloc, donc pas de liaison frigo à surveiller, un point de moins à entretenir en bord de mer.

Ce qui marche
  • Monobloc, pas de ligne frigo exposée au sel
  • Rendement conforme en plancher chauffant
  • Rinçage annuel suffit à protéger l'échangeur
Ce qui coince
  • Rinçage à ne pas oublier, sinon l'échangeur souffre
  • Puissance acoustique de 58 dB(A) à surveiller en voisinage dense
Longère rénovée, 1850, 210 m², Auvergne, radiateurs acier + fonte mixte, posée en 2021

Sortie du fioul, ce qui change vraiment

La cuve de fioul, la livraison annuelle, la chaudière de 28 ans à remplacer. On a basculé sur cette 14 kW en gardant les radiateurs. Le changement le plus visible, c'est la disparition du ballet des livreurs et de la odeur dans la cave.

Côté budget, la consommation électrique annuelle est inférieure au coût du fioul précédent, mais l'écart est moins spectaculaire que ce que la pub laissait croire, parce que la maison est grande et mal isolée par endroits. La température limite de fonctionnement de -10 °C est descendue deux fois en janvier, et la PAC s'est arrêtée, l'appoint de 3 kW a pris le relais. Tenable, mais on le sent sur la facture.

Ce qui marche
  • Plus de cuve ni de livraison
  • Radiateurs conservés
  • Appoint 3 kW intégré fait le job en relais
Ce qui coince
  • Arrêt à -10 °C, appoint obligatoire en dessous
  • Économies réelles décevantes en maison mal isolée
  • Grande surface = conso qui reste élevée
Maison de bourg, 1975, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2020

Mal isolée, la bivalence tombe vite

Combles refaits, murs pas touchés, simple vitrage partiel. Une passoire, quoi. La bivalence annoncée à -7 °C veut dire qu'à partir de cette température, l'appoint chauffe plus que la PAC. En janvier 2021, on a passé dix jours sous -5 °C, et la résistance de 3 kW a tourné quasi en continu la nuit.

Je surveille le compteur, et ces jours-là, la facture journalière double presque. La machine fait ce qu'elle peut, mais elle n'a pas été posée dans les bonnes conditions. Aujourd'hui je regarde les devis d'isolation avant de penser à quoi que ce soit d'autre, parce que le problème n'est pas la PAC.

Ce qui marche
  • Fonctionne même en grand froid grâce à l'appoint
  • SCOP 55 °C de 3,48 reste exploitable hors pointe
Ce qui coince
  • Appoint électrique trop sollicité en maison mal isolée
  • Facture de janvier qui dérape
  • Bivalence à -7 °C atteinte régulièrement dans le Nord
Maison individuelle, 2009, 155 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2022

Trois installateurs, deux devis écartés

J'ai fait venir trois entreprises RGE. La première ne s'est jamais déplacée pour voir le local technique. La deuxième proposait de mettre l'unité extérieure sous la fenêtre de la chambre, alors que la machine sort 58 dB(A) de puissance acoustique. La troisième a fait un relevé, calculé la puissance à 35 °C de départ et confirmé que les 14 kW étaient justes.

C'est ce dernier que j'ai gardé. Ce qui a fait la différence : une note écrite sur l'emplacement, un devis qui détaillait le socle, les plots et le désembouage. Le prix était au-dessus des deux autres, mais je n'ai pas eu à reprendre la pose. Le RGE ne garantit pas la qualité, il ouvre juste le droit à l'aide.

Ce qui marche
  • Installateur sérieux, pose soignée
  • Dimensionnement validé sur relevé réel
  • Emplacement pensé pour le bruit
Ce qui coince
  • Deux devis sur trois à écarter, du temps perdu
  • Le bon installateur est plus cher, sans surprise
Maison de lotissement, 2015, 125 m², Grand Est, plancher chauffant + radiateurs salle de bain, posée en 2023

Tampon ajouté après coup, verdict mitigé

Le plancher chauffant fait environ 90 m², et le reste est en radiateurs. Mon installateur avait prévu un ballon tampon de 100 litres, puis a finalement proposé de s'en passer, la machine étant inverter. Premier hiver, tout allait bien. Deuxième hiver, des cycles courts sont apparus sur les demi-saisons, quand la demande est faible.

J'ai fait ajouter un tampon de 50 litres en 2024. Depuis, plus de courts cycles, la machine module tranquillement. La consommation en veille de 15 W n'a rien à voir avec le sujet, mais elle me rappelle que la machine consomme même à l'arrêt. Verdict : utile seulement quand le volume d'eau est faible, sinon c'est un coût inutile.

Ce qui marche
  • Cycles courts réglés par le tampon
  • Rendement 35 °C confirmé sur plancher
Ce qui coince
  • Tampon absent à la pose initiale, à ajouter après
  • Frais supplémentaires non prévus au devis
  • Fonctionnement un peu moins stable en demi-saison
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les logements de 90 à 210 m² qui gardent leurs radiateurs existants, à condition que le réseau soit correctement dimensionné et la maison pas trop mal isolée. Convient aussi en plancher chauffant, où le SCOP de 4,51 est réellement exploitable.

À éviter si

La maison est mal isolée et la région cumule les hivers sous -5 °C, l'appoint électrique prendra trop souvent le relais et la facture suivra. À éviter également si l'unité extérieure doit être posée contre une mitoyenneté sans recul, 58 dB(A) en puissance acoustique ne se cachent pas.

Questions fréquentes

La machine peut-elle alimenter des radiateurs en fonte sans les remplacer ?

Oui, à condition que le réseau soit correctement dimensionné pour un régime 55 °C. Le SCOP annoncé à cette température est de 3,48, ce qui reste exploitable, et la température de départ peut monter jusqu'à 70 °C si besoin.

En pratique, on évite de monter aussi haut, car le rendement chute. Une loi d'eau bien réglée permet de tourner autour de 50 °C en pointe, ce qui suffit dans la plupart des maisons correctement isolées.

Que se passe-t-il quand la température descend sous -10 °C ?

La température limite de fonctionnement de la machine est fixée à -10 °C. En dessous, la PAC s'arrête et c'est l'appoint électrique intégré de 3 kW qui prend le relais seul.

La bivalence annoncée est à -7 °C, ce qui signifie qu'à partir de cette température, l'appoint commence à compléter la PAC. Dans une maison bien isolée, cette bascule reste marginale sur la saison. Dans une passoire thermique, elle pèse lourd sur la facture.

Faut-il prévoir un ballon tampon sur cette configuration ?

Tout dépend du volume d'eau du circuit. Si le réseau de radiateurs ou le plancher chauffant contient suffisamment d'eau, la machine inverter module sans problème et un tampon est inutile.

En revanche, sur les circuits courts, des cycles courts peuvent apparaître en demi-saison. Un tampon de 50 à 100 litres règle alors le souci, mais c'est un coût qu'il vaut mieux anticiper au devis plutôt que d'ajouter après.

Le fluide R32 pose-t-il un problème pour l'avenir ?

Non, le R32 fait partie des fluides d'avenir au titre du règlement F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. C'est un bon point pour la disponibilité des pièces et des recharges dans dix ans.

Le circuit est en monobloc, donc entièrement confiné dans l'unité extérieure, sans liaison frigorifique à surveiller entre l'extérieur et l'intérieur. Cela simplifie l'entretien et réduit les points de fuite potentiels.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)14 kW
SCOP a 35 °C4,51
Efficacite saisonniere W35178 %
Puissance de dimensionnement (W55)14 kW
SCOP a 55 °C3,48
Efficacite saisonniere W55136 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille15 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesPUZ-SWM140VAA + ERST30F-*M*E, PUZ-SWM140YAA + ERST30F-*M*E

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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