Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : geoplanete.fr
SCOP W35
4,96
plancher chauffant
SCOP W55
3,58
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
L'Aquarea Monobloc T-CAP 9 kW de Panasonic est une machine pensée pour la rénovation : elle monte à 55 °C de départ d'eau, ce qui lui permet d'alimenter des radiateurs existants sans tout casser. Avec un SCOP de 4,96 en régime plancher chauffant et 3,58 en régime radiateurs haute température, elle reste dans les clous des meilleures machines du marché sur le papier.
Pour qui ? Une maison individuelle de 100 à 180 m², en rénovation ou en construction récente, avec des radiateurs à eau ou un plancher chauffant, posée en métropole. Elle ne convient pas aux zones où le thermomètre descend sous -10 °C, puisque c'est là sa limite de fonctionnement.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de bourg ancienne, 1965, 130 m², Finistère littoral, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Bord de mer, trois ans et l'échangeur montre des signes
Le littoral, on le sait en signant, c'est pas le cadeau pour une PAC. L'unité extérieure prend les embruns plein ouest, à 400 mètres de la grève.
Au bout de deux hivers, les ailettes de l'échangeur commençaient à blanchir par endroits. Rien de méchant, mais un frigoriste m'a dit que c'était le début. Je rince au jet deux fois par an, sans pression, et je surveille. La machine elle-même tourne bien, le R32 n'a pas bougé.
Ce que je referais : un abri ouvert côté mer, pas une niche fermée, juste un pare-vent. Le SCOP de 3,58 en régime radiateurs, je le retrouve à peu près sur ma conso annuelle, à condition de ne pas laisser la loi d'eau piloter à 60.
Ce qui marche
+SCOP radiateurs 3,58 tenu sur deux hivers complets
+R32 stable, aucune recharge nécessaire
+Machine silencieuse malgré l'exposition au vent
Ce qui coince
−Corrosion saline de l'échangeur dès la deuxième année
−Nettoyage régulier obligatoire, non prévu dans le contrat d'entretien
−Départ d'eau limité à 55 °C, juste suffisant pour de la fonte peu isolée
Ce que coûte vraiment une remise en route après trois mois d'absence
La maison reste fermée de novembre à mars, sauf une semaine à Noël. Quand j'arrive, je mets le chauffage à 19 °C sur le plancher chauffant, et je pars. La première nuit, la machine tourne quasi en continu.
J'ai mesuré sur deux hivers : environ 40 à 55 kWh sur les 36 premières heures selon ce qu'il fait dehors. Le plancher chauffant met longtemps à monter, c'est une masse. Après, elle redescend à 15 à 20 kWh par jour en maintien.
Le truc qui a changé les choses, c'est le thermostat connecté. Je mets en route deux jours avant d'arriver depuis l'application. Le confort à l'arrivée n'a rien à voir, et la facture de remise en route a fondu de moitié.
Ce qui marche
+Remontée en température franche malgré l'inertie du plancher
+SCOP 4,96 cohérent avec la consommation en maintien
+Pilotage à distance fiable depuis le smartphone
Ce qui coince
−Trois jours avant d'arriver, il faut y penser
−Consommation de relance importante sur les premières 24 heures
−Pas de mode hors gel économique dédié, il faut bricoler une consigne basse
⌂Maison de lotissement, 2011, 110 m², Loiret, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Panne en février, cinq jours sans chauffage et une seule douche froide
Le 8 février, en pleine vague de froid, la carte de puissance a lâché. La PAC s'est arrêtée net. Le lendemain matin, 14 °C dans la maison, et moi qui appelle l'installateur.
Cinq jours entre le diagnostic et la remise en route. Le problème, ce n'est pas la machine, c'est le délai pièce. Panasonic France a mis trois jours à expédier. Mon installateur a fait ce qu'il a pu, mais il avait deux autres clients dans le même cas.
Heureusement que j'avais gardé les deux radiateurs électriques d'appoint de l'ancien système. Sans eux, on passait à l'hôtel. Ce que je retiens : ne pas jeter les vieux convecteurs quand on passe à la PAC. Ils valent une assurance.
Ce qui marche
+Diagnostic rapide par l'installateur, sous 24 heures
+Machine réparée au premier passage dès pièce reçue
+Aucun frais de pièce, garantie constructeur appliquée
Ce qui coince
−Cinq jours de coupure en pleine vague de froid
−Délai d'approvisionnement pièce supérieur à 72 heures
−Aucun appoint intégré pour relayer, il faut un plan B externe
⌂Maison de ville rénovée, 1930, 85 m², Alsace, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
L'unité intérieure n'a pas pris beaucoup de place, mais il fallait la caser
On m'avait annoncé un demi-mètre carré au sol, c'est à peu près ça, sauf que c'est dans le cellier, celui où on rangeait les conserves et la machine à laver. Il a fallu réorganiser.
Le module fait environ 90 cm de haut sur 50 de large, accroché au mur. Avec le ballon TD20 à côté, on perd quand même un bon mètre linéaire, plus la place de manœuvre devant pour l'entretien. C'est pas dramatique, mais dans 85 m², ça se sent.
Si c'était à refaire, j'aurais fait déplacer la machine à laver avant de valider l'emplacement. On a posé la PAC, puis on a cherché où mettre le lave-linge. Dans le mauvais ordre.
−Encombrement cumulé module plus ballon sous-estimé
−Nécessite une zone de dégagement d'environ 60 cm devant
−Dans un petit logement, l'arbitrage place est réel
⌂Maison de plain-pied, 1998, 155 m², Gironde, radiateurs basse température, posée en 2020
★★★★★
Le ballon tampon, mon installateur m'a dit de ne pas en mettre
J'avais lu partout qu'il fallait un ballon tampon avec une PAC. Mon installateur m'a soutenu le contraire, à condition que le volume d'eau des radiateurs soit suffisant. Chez moi, 155 m² en basse température, ça représente beaucoup de litres dans le circuit.
On a fait le calcul ensemble, environ 14 litres par kW de puissance, largement au-dessus du seuil où le tampon devient utile. Résultat : pas de tampon, et pas de courts cycles observés. La machine module tranquillement.
Je l'ai écoutée tourner pendant trois hivers. Le seul moment où elle a fait des cycles courts, c'était en octobre, avant que je règle la loi d'eau. Depuis, plus rien. Économie : un ballon en moins à acheter et à poser, et pas de perte de rendement liée au stockage.
Ce qui marche
+Pas de tampon nécessaire grâce au volume d'eau du circuit
+Aucun court cycle observé en trois saisons
+Économie nette sur le poste installation
Ce qui coince
−Décision dépendante du volume d'eau existant, à vérifier au cas par cas
−Un réglage de loi d'eau mal fait aurait suffi à créer des cycles courts
−Pas de réserve pour lisser une relance, il faut accepter la variabilité
⌂Maison de village mitoyenne, 1978, 105 m², Cantal, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
À la revente, le DPE a basculé mais l'acheteur a posé une question
On a vendu l'an dernier. Le DPE est passé de E à D, ce qui a compté dans la négociation, mais pas autant que je l'espérais. L'acheteur était au courant, il savait lire.
Ce qui l'a inquiété, c'est la question de la maintenance et de la durée de vie. Il a demandé combien de temps durerait la machine avant qu'on parle de remplacement. J'ai répondu honnêtement : dix à quinze ans avec entretien, sans garantie. Il a fait baisser de 5 000.
Le gain DPE est réel, mais dans une maison de village mal isolée, la PAC ne fait pas de miracle. Le DPE mesure aussi la qualité de l'enveloppe, et sur ce point, on ne bouge pas.
Ce qui marche
+Gain d'une classe DPE effectif
+Installation valorisable sur le marché local
+Aucun litige sur la conformité de la pose
Ce qui coince
−Gain DPE limité si l'isolation reste médiocre
−L'acheteur négocie sur la durée de vie résiduelle
−Pas de plus-value automatique, tout dépend du contexte local
Le verdict
Pour quel logement ?
Une maison individuelle de plaine, entre 90 et 170 m², avec des radiateurs à eau ou un plancher chauffant, dans une zone où l'hiver ne descend pas durablement sous -10 °C. La machine est particulièrement pertinente en rénovation avec conservation des émetteurs existants grâce à son SCOP de 3,58 à 55 °C.
À éviter si
Vous habitez une zone de montagne où les -15 °C sont fréquents, la température limite de fonctionnement à -10 °C rend la machine inadaptée. Vous vivez en bord de mer exposé aux embruns sans possibilité d'abriter l'unité extérieure, la corrosion saline de l'échangeur devient un sujet dès la troisième année.
Questions fréquentes
Faut-il obligatoirement un ballon tampon avec cette machine ?
Non, ce n'est pas systématique. Si votre circuit de radiateurs ou votre plancher chauffant contient suffisamment d'eau, le volume du réseau suffit à amortir les cycles et le tampon devient inutile.
Le calcul se fait sur place : au-delà d'environ 12 à 15 litres d'eau par kW de puissance, la plupart des installateurs considèrent qu'un tampon n'apporte rien. En dessous, il devient une sécurité contre les cycles courts. À vérifier au moment du devis, pas après.
Que se passe-t-il quand la température extérieure descend sous -10 °C ?
La machine s'arrête. La température limite de fonctionnement est de -10 °C, et la température de bivalence se situe au même niveau. Concrètement, à -10 °C et en dessous, il n'y a plus de production de chaleur.
Il faut donc prévoir une solution de relais : radiateurs électriques d'appoint, poêle à bois, ou cheminée. Cela ne concerne que quelques jours par an dans la majorité des régions françaises, mais en zone de moyenne montagne, ce n'est pas marginal.
Le SCOP de 3,58 en radiateurs, c'est tenable en vrai ?
C'est une valeur de laboratoire, calculée sur une saison de chauffe type et une température de départ d'eau de 55 °C. En pratique, votre consommation dépend de l'isolation, du volume d'eau du circuit, du réglage de la loi d'eau et de la rigueur du climat local.
Une PAC correctement dimensionnée et bien réglée s'approche de ce chiffre. Une PAC surdimensionnée ou mal pilotée peut perdre 15 à 25 % de rendement en conditions réelles. Le SCOP annonce le potentiel, pas la facture.
Consommation en veille de 9 W, est-ce que ça vaut la peine d'y penser ?
9 W en continu sur une année représentent environ 79 kWh. Selon le tarif, cela tourne autour de 15 à 20 euros annuels, donc ce n'est pas un poste budgétaire majeur.
En revanche, c'est un indicateur : une machine capable de tourner à 9 W en veille plutôt que 30 W témoigne d'une électronique sobre. Sur une résidence secondaire ou une longue absence, cela reste non négligeable à la marge, mais ne doit pas peser dans la décision d'achat.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.