Riello Beretta HYDRO UNIT M 18 22 26 30 kW : l'avis complet
★★★◐★3,6/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : climapower.it
SCOP W35
4,6
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
71 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La gamme Riello Beretta HYDRO UNIT M se décline en quatre puissances, 18, 22, 26 et 30 kW, mais c'est la version 18 qui sert de base à cette page, avec une puissance de dimensionnement de 17,99 kW à 35 °C. C'est une machine pensée pour de grands volumes, maisons de 150 m² et plus, petits collectifs, locaux mixtes, et elle conserve une plage de fonctionnement jusqu'à -10 °C, avec une bivalence à -7 °C en régime plancher chauffant. Son fluide est le R32, et elle affiche un SCOP de 4,6 en régime 35 °C contre 3,2 en régime 55 °C.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de bourg, construite en 1985, 165 m², Auvergne, radiateurs acier + ballon ECS séparé, posée en 2023
★★★★★
L'eau chaude l'été, personne n'en parle au moment du devis
On nous avait vendu la PAC pour le chauffage, et effectivement l'hiver se passe bien. Mais la production d'eau chaude, c'est une autre histoire. La machine monte à 60 °C maximum en départ d'eau, ce qui suffit tout juste pour un ballon, sans marge. Résultat, le cycle anti-légionelle, qui doit grimper au-delà de 60 °C, c'est l'appoint électrique de 2,64 kW qui le fait, et il tourne longtemps.
L'été, la PAC chauffe le ballon toute seule, sans soleil pour l'aider, et on voit la consommation remonter sur des mois où on ne chauffait pas avant. Ce n'est pas ruineux, mais c'est un poste qu'on n'avait pas chiffré. Si c'était à refaire, j'aurais demandé un ballon thermodynamique dédié, ou au moins un prix clair sur le coût annuel de l'ECS.
Ce qui marche
+Chauffage performant en mi-saison avec SCOP 4,6 en régime 35 °C
+Machine capable de couvrir l'ECS sans production séparée, même si c'est limite
Ce qui coince
−Départ d'eau limité à 60 °C, le cycle anti-légionelle repose sur l'appoint
−Consommation d'eau chaude sanitaire visible même hors saison de chauffe
⌂Longère rénovée, bâti ancien, 210 m², Bretagne intérieure, plancher chauffant au rez-de-chaussée, radiateurs à l'étage, posée en 2022
★★★★★
Deux hivers plus tard, le calcul de rentabilité a bougé
Quand on a signé, on comparait un kWh de fioul à un kWh électrique avec un SCOP de 3,2 en régime radiateurs. Ça tenait la route, la rentabilité était là sur dix ans. Sauf que le prix du kWh électrique a pris deux claques depuis, et le fioul a fait le contraire par moments. On est aujourd'hui dans une zone où l'écart se resserre, sans que la PAC devienne mauvaise.
Ce qui sauve la mise, c'est la partie plancher chauffant, qui tourne sur le régime 35 °C et son SCOP de 4,6. C'est là que la machine est vraiment chez elle. Sur les radiateurs du haut, le rendement est plus banal. Le vrai enseignement, c'est que la rentabilité d'une PAC dépend autant du prix futur du kWh que de la machine elle-même, et ça, aucun devis ne le dit.
Ce qui marche
+Très bon rendement sur la partie plancher chauffant, SCOP 4,6 en 35 °C
+Bascule fioul vers électrique reste gagnante, même si la marge se réduit
Ce qui coince
−SCOP 3,2 sur les radiateurs, donc sensibilité forte au prix du kWh
−Rentabilité recalculée moins confortable qu'à la signature du devis
⌂Maison mitoyenne des années 1970, 92 m², Nord, radiateurs fonte conservés, posée en 2021
★★★★★
L'unité extérieure posée trop près de la chambre du voisin
La machine en elle-même fait le travail, aucun souci de ce côté. Le problème, c'est l'emplacement de l'unité extérieure. Avec 71 dB(A) de puissance acoustique annoncée, il fallait la reculer, et l'installateur l'a collée contre le mur mitoyen, sous la fenêtre du voisin. La première nuit de grand froid, on a eu un message. La deuxième aussi.
On a fait déplacer l'unité six mois plus tard, à nos frais, sur un plot antivibratile et à cinq mètres. Depuis, plus rien, et la machine est pourtant la même. C'est le genre d'erreur qui ne coûte pas cher au moment de la pose et très cher après. La leçon : exiger un plan d'implantation écrit avant de signer.
Ce qui marche
+Machine fiable une fois correctement installée
+Bruit résiduel acceptable après repositionnement
Ce qui coince
−Puissance acoustique de 71 dB(A) qui ne pardonne pas une pose approximative
−Déplacement de l'unité extérieure entièrement à la charge du client
⌂Maison individuelle de 2003, 145 m², Provence, plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2024
★★★★★
Le triphasé, on ne nous l'avait pas dit
La maison est en triphasé depuis la construction, on n'y pensait plus. À l'arrivée du devis, on nous a expliqué qu'il fallait soit raccorder la PAC en triphasé, soit tirer une ligne monophasée dédiée. On a choisi le triphasé, c'était le plus logique sur cette puissance. Mais ça a imposé un passage de l'électricien, un contrôle du tableau, et une ligne supplémentaire à repasser dans le garage.
La machine fonctionne très bien depuis, et le SCOP de 4,6 en régime 35 °C est bien au rendez-vous sur le plancher chauffant. Le seul regret, c'est que cette contrainte de raccordement aurait dû apparaître dans le devis initial. Ce n'est pas le prix de la machine qui change, c'est l'enveloppe autour.
Ce qui marche
+Rendement conforme aux attentes sur plancher chauffant
+Raccordement triphasé finalement plus simple à l'usage
Ce qui coince
−Contrainte de phase mal anticipée par l'installateur
−Surcoût électricien non chiffré à la signature
⌂Pavillon de 1998, 180 m², Rhône-Alpes, radiateurs acier haute température, posée en 2022
★★★★★
Personne ne règle la loi d'eau, et ça se voit sur la facture
Premier hiver, on a trouvé que la maison chauffait fort et que la facture suivait. La machine tournait en régime radiateurs, avec un SCOP de 3,2 annoncé, et on était loin du compte. On a fait venir un frigoriste pour autre chose, il a regardé la courbe de loi d'eau et a juste dit : personne n'y a touché depuis la mise en service. Pente trop raide, consigne trop haute.
Il a repris la courbe en une heure, gratuitement parce qu'il était déjà là. La consommation a baissé, sans que le confort change, ce qui veut dire qu'on chauffait pour rien avant. Ce n'est pas propre à cette machine, mais avec une bivalence à -7 °C et un appoint de 2,64 kW, une loi d'eau mal réglée fait déclencher l'appoint bien plus souvent que nécessaire. C'est le premier geste à faire, avant de penser à changer quoi que ce soit.
Ce qui marche
+Gain de consommation immédiat après réglage de la courbe
+Machine suffisamment souple pour accepter une correction de loi d'eau
Ce qui coince
−Réglage d'usine inadapté au logement
−Appoint électrique sollicité inutilement le premier hiver
⌂Maison de plain-pied de 2010, 120 m², Occitanie, radiateurs basse température, posée en 2023
★★★★★
MaPrimeRénov, quatre mois et trois relances
Le dossier a été déposé par l'installateur, qui disait que c'était son métier et qu'on n'avait qu'à signer. On a signé. Il a manqué une pièce au moment du dépôt, puis une autre, et on a découvert au bout de deux mois que le dossier était en attente sans qu'on soit prévenus. On a relancé l'Anah nous-mêmes, puis l'installateur, puis de nouveau l'Anah.
Quatre mois plus tard, c'est passé, et l'aide est arrivée. Mais on a compris à ce moment-là que personne ne suit le dossier à notre place, même quand on délègue. La machine, elle, tourne parfaitement sur les radiateurs basse température, et le SCOP de 4,6 en régime 35 °C est là où on l'attendait. Le problème n'était pas la PAC, c'était l'administratif.
Ce qui marche
+Rendement conforme sur émetteurs basse température
+Aide finalement versée, sans perte
Ce qui coince
−Suivi de dossier insuffisant de la part de l'installateur
−Quatre mois de délai, avec relances à la charge du client
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour de grands logements de 150 m² et plus, bien isolés ou munis d'un plancher chauffant, où la puissance de dimensionnement de 17,99 kW à 35 °C et le SCOP de 4,6 trouvent leur terrain. Convient aussi aux rénovations avec radiateurs basse température, à condition d'accepter un SCOP de 3,2 en régime haute température.
À éviter si
L'unité extérieure ne peut pas être éloignée des voisins ou des chambres, compte tenu des 71 dB(A) de puissance acoustique. À éviter aussi si le logement est mal isolé, avec des radiateurs fonte exigeant un départ d'eau proche de la limite de 60 °C, ou si le chantier doit s'affranchir d'un dossier d'aide correctement suivi.
Questions fréquentes
La machine peut-elle alimenter un ballon d'eau chaude sanitaire sans appoint ?
Elle monte à 60 °C de départ d'eau, ce qui suffit en usage courant. En revanche, le cycle anti-légionelle doit grimper plus haut, et c'est l'appoint électrique intégré de 2,64 kW qui prend le relais. Ce n'est pas un défaut, c'est une conséquence de la limite de température.
Faut-il un plancher chauffant pour que la PAC soit rentable ?
C'est là qu'elle donne le meilleur d'elle-même, avec un SCOP de 4,6 en régime 35 °C. Sur des radiateurs haute température, le SCOP descend à 3,2, et la rentabilité reste possible mais plus sensible au prix du kWh. Conserver des radiateurs fonte existants est envisageable, à condition d'accepter ce rendement plus modeste.
Que se passe-t-il quand la température descend sous -7 °C ?
La bivalence est fixée à -7 °C en régime 35 °C : en dessous, l'appoint électrique de 2,64 kW peut prendre le relais pour maintenir la consigne. La machine continue de fonctionner jusqu'à -10 °C, sa température limite de fonctionnement. En dessous, elle s'arrête et l'appoint assure seul, ce qui se voit sur la facture.
Le fluide R32 est-il un choix durable ?
Oui, le R32 fait partie des fluides d'avenir avec le R290. Il n'est pas concerné par la sortie de marché qui touche le R410A au titre du règlement F-Gas, ce qui limite le risque sur la disponibilité des pièces et les recharges à dix ans. C'est un point à vérifier au moment du devis, il pèse sur la valeur résiduelle de la machine.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
17,99 kW
SCOP a 35 °C
4,6
Efficacite saisonniere W35
181 %
Puissance de dimensionnement (W55)
17,67 kW
SCOP a 55 °C
3,2
Efficacite saisonniere W55
125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
71 dB(A)
Consommation en veille
18 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.