Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : riello.it
SCOP W35
5,21
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
59 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Riello SPRINT 8 est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée à 8,12 kW sur plancher chauffant et 6,6 kW sur radiateurs haute température. Le SCOP grimpe à 5,21 en W35, ce qui la place parmi les machines les plus efficaces de sa catégorie sur les émetteurs basse température. En W55, il retombe à 3,38, une valeur correcte mais qui rappelle que la conservation de radiateurs fonte n'est pas gratuite en rendement.
Elle s'adresse à des logements bien isolés ou rénovés avec plancher chauffant, et peut dépanner en rénovation plus lourde à condition d'accepter un appoint. Sa température de départ maximale de 65 °C et le R32 la rendent compatible avec la plupart des installations existantes. Sa bivalence à -7 °C et sa limite de fonctionnement à -10 °C la destinent aux climats tempérés ou océaniques, pas aux hivers de montagne.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1985, 145 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
Ce que je referais autrement, trois ans après
Si c'était à refaire, je demanderais à l'installateur de tirer une ligne dédiée depuis le tableau plutôt que de repiquer sur un circuit existant. On a bricolé quelque chose qui fonctionne, mais je ne suis pas fier de l'intérieur du coffret. Le reste, je le referais à l'identique.
Sur le choix de la machine, rien à redire. Le SCOP de 5,21 en W35 correspond bien à ce que je constate : la maison tient à 20 °C sans que l'appoint se déclenche, sauf lors de la vague de froid de décembre 2022. La bivalence à -7 °C, je l'ai atteinte deux ou trois nuits, pas plus. Le plancher chauffant fait le reste.
Ce qui marche
+SCOP W35 de 5,21 cohérent avec les relevés réels
+Bivalence à -7 °C suffisante pour le climat ligérien
+Aucun appoint déclenché sur les hivers doux
Ce qui coince
−Raccordement électrique repiqué à l'arrache, à refaire proprement
−Consommation de veille de 14 W, inutile mais réelle sur l'année
⌂Pavillon de 2001, 110 m², Haute-Garonne, radiateurs acier basse température, posée en 2024
★★★★★
Le dossier MaPrimeRénov m'a pris plus de temps que la pose
J'ai déposé le dossier avant travaux, comme il faut, avec le devis signé et l'attestation RGE de l'installateur. Trois mois après l'installation, j'attendais encore le versement. Non pas que le dossier était incomplet : c'est le délai de traitement qui est long, et personne ne vous le dit franchement au moment de signer.
Il faut aussi penser aux photos avant et après, à la fiche technique de la machine et à l'attestation sur l'honneur. La machine est éligible sans discussion : le SCOP de 3,38 en W55 suffit largement aux critères. J'aurais juste aimé que le devis mentionne explicitement les pièces à fournir, plutôt que d'avoir à les redemander après coup.
Ce qui marche
+SCOP W55 de 3,38 largement au-dessus des seuils d'éligibilité
+Aucune contestation de l'administration sur le dossier technique
Ce qui coince
−Délai de versement de plusieurs mois
−Liste des pièces justificatives communiquée au compte-gouttes
⌂Maison de ville de 1930, 90 m², Bas-Rhin, radiateurs fonte conservés, posée en 2023
★★★★★
Une pose propre a sauvé la mise, le bâti n'a rien supporté
L'unité extérieure est fixée sur un mur mitoyen, et je redoutais les vibrations. L'installateur a posé des plots antivibratiles et une platine désolidarisée du mur, et franchement, on n'entend rien depuis la pièce voisine. Le vrai sujet, ç'a été la longueur de liaison : on a dû passer par le garage pour éviter un coude serré, et ça a rallongé la journée de pose d'une bonne demi-journée.
La position de l'unité compte autant que la machine. Ici, elle est à l'abri du vent dominant et dégagée sur trois côtés, ce qui aide au dégivrage. Avec 59 dB(A) de puissance acoustique, il ne fallait pas la coller sous la fenêtre du voisin, mais à cette distance, la question ne se pose plus.
Ce qui marche
+Plots antivibratiles et platine correctement posés
+Implantation dégagée qui facilite le dégivrage
+Puissance acoustique de 59 dB(A) sans gêne pour le voisinage
Ce qui coince
−Longueur de liaison imposée par la configuration, un coude évité de justesse
−Une demi-journée de pose supplémentaire non prévue
⌂Maison de lotissement de 1998, 130 m², Puy-de-Dôme, plancher chauffant, posée en 2021
★★★★★
L'appoint se déclenche, et ce n'est pas la machine qui est en cause
Je vois souvent des gens se plaindre que l'appoint électrique tourne trop. Chez moi, il tournait parce que la loi d'eau était réglée trop haut et que le plancher n'évacuait pas la chaleur assez vite. Une fois la courbe abaissée de quatre degrés, l'appoint ne s'est plus manifesté, même à l'approche de la bivalence.
La limite de fonctionnement de la machine est à -10 °C, et la bivalence à -7 °C. Dans le Puy-de-Dôme, on descend régulièrement en dessous la nuit. Quand c'est le cas, l'appoint de 1,69 kW prend le relais, et c'est normal. Je le vois sur la consommation, pas sur le confort : la maison ne bouge pas.
Ce qui marche
+Bivalence à -7 °C cohérente avec le climat local
+Appoint de 1,69 kW suffisant pour passer les pointes
+Aucune perte de confort lors des relais
Ce qui coince
−Réglage d'usine de la loi d'eau inadapté, à reprendre soi-même
−Fonctionnement coupé sous -10 °C, appoint seul en dessous
⌂Maison de village en pierre de 1850, 170 m², Cantal, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Le plancher chauffant, on y a renoncé, et on a bien fait
On avait chiffré la dépose des tomettes et la pose d'un plancher chauffant. Devis à faire pâlir, sans compter les problèmes de seuils et de portes. On a conservé les radiateurs fonte, qui montent sans difficulté à 60 °C, et la machine suit : la température maximale de départ d'eau est de 65 °C.
Le SCOP en W55 est de 3,38, contre 5,21 en W35. On perd donc en rendement, c'est indéniable, mais on a économisé un chantier de plusieurs mois et gardé le cachet de la maison. Avec le recul, je referais le même arbitrage. La facture a baissé par rapport au fioul, même si elle ne baisse pas autant qu'avec un plancher.
Ce qui marche
+Départ d'eau à 65 °C compatible avec les radiateurs fonte
+Chantier évité, économie substantielle sur les travaux
+Facture en baisse par rapport au fioul malgré le SCOP W55 plus bas
Ce qui coince
−SCOP de 3,38 en W55 contre 5,21 en W35, rendement sacrifié
−Confort plus lent à monter en température qu'avec un plancher
⌂Maison de 1975 rénovée en 2010, 200 m², Vaucluse, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Triphasé au tableau, monophasé à la machine : on a simplifié
La maison était en triphasé, ce qui est courant dans les maisons des années 1970 équipées d'un chauffage tout électrique. L'installateur m'a proposé deux options : garder le triphasé et raccorder la machine en tri, ou repasser une partie du tableau en monophasé pour l'alimentation de la PAC. On a choisi la seconde, plus simple pour la suite.
La puissance de dimensionnement est de 8,12 kW en W35, ce qui reste dans les cordes d'un abonnement monophasé standard une fois la chaudière fioul retirée. Je n'ai pas eu à augmenter la puissance souscrite, et c'est une bonne surprise. Le raccordement a pris une matinée, sans modification du compteur.
Ce qui marche
+Puissance de 8,12 kW compatible avec un abonnement monophasé standard
+Aucune augmentation de puissance souscrite nécessaire
+Tableau simplifié pour les interventions futures
Ce qui coince
−Choix initial du triphasé à reprendre, une matinée de travail
−Décision à prendre avant la pose, pas après
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour un logement correctement isolé, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, situé hors zone de montagne et hors climat continental rude. Le SCOP de 5,21 en W35 en fait une valeur sûre pour qui veut consommer peu sur une saison de chauffe.
À éviter si
Votre logement est mal isolé, en altitude, ou si vous êtes régulièrement sous -10 °C : la machine s'arrête et laisse l'appoint seul. Évitez aussi si vous ne pouvez pas passer en monophasé ou si vous comptez chauffer uniquement des radiateurs fonte à haute température sans accepter la perte de rendement du SCOP W55.
Questions fréquentes
La machine peut-elle alimenter des radiateurs fonte sans les remplacer ?
Oui, à condition d'accepter un rendement saisonnier inférieur. La température maximale de départ d'eau est de 65 °C, ce qui couvre le besoin de la plupart des radiateurs fonte. Mais le SCOP passe de 5,21 en W35 à 3,38 en W55, et cette différence se retrouve sur la facture.
Si vos radiateurs sont dimensionnés généreusement, vous pouvez aussi baisser la température de départ et vous rapprocher des conditions basse température. C'est le réglage qui compte le plus, bien plus que le choix du modèle.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La machine s'arrête : c'est sa température limite de fonctionnement. En dessous, seul l'appoint électrique intégré de 1,69 kW assure le chauffage, ce qui suffit rarement à tenir une maison entière au chaud. La bivalence est fixée à -7 °C, ce qui signifie qu'entre -7 et -10 °C, la machine fonctionne mais l'appoint prend le relais progressivement.
Dans un climat océanique ou méditerranéen, ces températures ne sont atteintes que quelques nuits par décennie. En zone de moyenne montagne, c'est un critère éliminatoire.
Le R32, est-ce un avantage ou une contrainte ?
C'est un avantage sur le plan réglementaire. Le R32 a un potentiel de réchauffement global nettement inférieur au R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela signifie que les recharges et les pièces détachées liées au circuit frigorifique devraient rester disponibles plus longtemps.
Sur le plan pratique, le R32 est un fluide légèrement inflammable, ce qui impose quelques règles de pose, mais rien qui change l'usage quotidien. C'est aujourd'hui le standard des machines neuves.
La consommation de veille de 14 W est-elle un vrai sujet ?
14 W en permanence, cela représente environ 120 kWh sur une année, soit l'équivalent de quelques dizaines d'euros selon le tarif. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas ce qui décide de la rentabilité d'une installation.
Le vrai poste de consommation reste le compresseur en saison de chauffe, et là, le SCOP de 5,21 en W35 fait le travail. La veille se remarque surtout en été, quand la machine ne produit ni chauffage ni eau chaude et continue de consommer pour son électronique.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
8,12 kW
SCOP a 35 °C
5,21
Efficacite saisonniere W35
205 %
Puissance de dimensionnement (W55)
6,6 kW
SCOP a 55 °C
3,38
Efficacite saisonniere W55
132 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
59 dB(A)
Consommation en veille
14 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.