Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,45
plancher chauffant
SCOP W55
3,25
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
64 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Samsung EHS R32 Split 9 kW est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, pensée pour des logements qui ont du volume à chauffer. Son SCOP de 4,45 en régime plancher chauffant la place parmi les machines efficaces sur les émetteurs basse température, et elle conserve un SCOP de 3,25 sur radiateurs haute température, ce qui lui permet de tenir face à une installation existante en fonte, sans tout casser.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1987, 145 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2019
★★★◐★
La garantie a tenu, mais le contrat d'entretien a été le vrai sujet
Quand le compresseur a commencé à faire un bruit cyclique à la cinquième saison, j'étais encore dans les clous de la garantie constructeur. Le dossier a été accepté, mais il a fallu fournir la preuve d'un entretien annuel par un professionnel, et c'est là que ça s'est tendu : je faisais faire l'entretien, mais pas toujours par le même frigoriste, et le constructeur voulait une traçabilité continue. J'ai récupéré les factures, ça est passé, mais j'ai perdu trois semaines.
Depuis, j'ai pris un contrat d'entretien chez un frigoriste qui connaît la machine. C'est 180 euros par an, ça couvre le contrôle d'étanchéité du circuit R32 et la vérification des paramètres. La garantie constructeur est de deux ans pièces et main-d'œuvre, extensible à cinq ans si on prend l'extension au moment de l'achat. Je ne l'avais pas prise, et je le regrette un peu.
Ce qui marche
+Garantie constructeur appliquée sans blocage une fois les justificatifs fournis
+Circuit R32 simple à contrôler pour un frigoriste formé
+Pièces disponibles rapidement chez le distributeur
Ce qui coince
−Exigence de traçabilité d'entretien stricte
−Extension de garantie à souscrire à l'achat, pas après
−Coût annuel du contrat d'entretien non négligeable
⌂Maison de village mitoyenne de 1930, 95 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
Le triphasé a failli faire capoter le projet
Le logement était en triphasé 12 kVA, avec une vieille installation. L'unité extérieure de la EHS 9 kW peut se raccorder en monophasé ou en triphasé, et mon électricien a d'abord voulu la brancher en monophasé sur une phase existante. Sauf que la puissance appelée en pointe, ajoutée au reste de la maison, faisait sauter l'abonnement. On est reparti sur un raccordement triphasé, ce qui a impliqué de tirer une ligne dédiée depuis le tableau et de refaire une partie du bornier.
Le surcoût a été de 600 euros environ, entre le câble, le disjoncteur tétrapolaire et la main-d'œuvre. Si c'était à refaire, j'aurais demandé au devis d'intégrer la question du type de raccordement dès le départ, parce que ce n'est pas neutre. La machine fonctionne très bien depuis, mais le poste électrique a pesé plus lourd que prévu.
Ce qui marche
+Possibilité de raccordement mono ou tri selon l'installation
+Fonctionnement stable une fois la ligne dédiée posée
+Appoint électrique intégré qui évite un second raccordement
Ce qui coince
−Surcoût de raccordement triphasé sous-estimé au devis
−Nécessité de vérifier la puissance souscrite avant achat
−Installation électrique ancienne à reprendre dans certains cas
⌂Maison individuelle de 2005, 180 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2020
★★◐★★
Trop puissante pour la maison, elle n'arrête pas de redémarrer
Sur le papier, 9 kW de puissance de dimensionnement W35 pour 180 m² avec plancher chauffant, ça semblait cohérent. À l'usage, la machine est nettement surdimensionnée par rapport aux déperditions réelles de la maison, qui est bien isolée. Résultat : elle monte vite en température, s'arrête, redémarre, et enchaîne les cycles courts toute la journée. Le compresseur inverter module, mais il a une plage basse de modulation en dessous de laquelle il ne descend pas, et on est en plein dedans.
Je l'ai constaté sur la consommation : des pics répétés, et une usure qui m'inquiète pour la durée de vie du compresseur. J'aurais dû demander un bilan thermique sérieux avant de valider la puissance. Avec le recul, une machine plus petite, 7 kW, aurait suffi, et elle aurait modulé plus proprement. Là, j'envisage de faire ajouter un ballon tampon pour lisser les cycles, ce qui représente encore un coût.
Ce qui marche
+Puissance de dimensionnement W35 suffisante pour les grands volumes
+Compresseur inverter qui module, même si la plage basse est limitée
+Température de départ d'eau jusqu'à 65 °C
Ce qui coince
−Surdimensionnement fréquent si le bilan thermique n'est pas fait sérieusement
−Cycles courts qui usent le compresseur prématurément
−Consommation en dents de scie difficile à lisser sans ballon tampon
⌂Maison mitoyenne de 1975, 110 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
64 dB(A), le voisin a posé la question avant moi
La puissance acoustique annoncée est de 64 dB(A). En mitoyenneté, ce n'est pas anodin. L'unité extérieure est posée contre le mur qui sépare mon garage du salon du voisin, et dès les premières nuits froides, il est venu me demander ce que c'était. Je ne l'avais pas anticipé, parce que le devis parlait de "fonctionnement silencieux" sans donner de chiffre. J'ai cherché la fiche technique et j'ai compris : 64 dB(A), c'est une machine qui s'entend.
On a déplacé l'unité de trois mètres, vers un angle plus éloigné de la limite de propriété, et j'ai activé le mode silence la nuit. Le mode silence réduit la vitesse du ventilateur et du compresseur, donc la puissance disponible baisse, mais dans mon cas ça ne se voit pas trop sur la facture. Le voisin n'a plus rien dit depuis. Si j'avais su, j'aurais fait poser l'unité sur un plot antivibratile et sur une façade non mitoyenne dès le départ.
Ce qui marche
+Mode silence efficace pour la nuit
+Puissance conservée malgré la réduction de vitesse en mode silence
+Installation possible en mitoyenneté avec un emplacement bien choisi
Ce qui coince
−Puissance acoustique de 64 dB(A) élevée, à anticiper en mitoyenneté
−Risque de conflit de voisinage si l'unité est mal placée
−Déplacement de l'unité après coup coûteux en temps et en argent
⌂Résidence secondaire de 1980, 85 m², Bretagne, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★◐★
La relance après absence coûte plus cher que de laisser tourner
On utilise la maison un week-end sur trois environ, et au début on coupait complètement la PAC entre deux séjours. À la reprise, la machine envoyait de l'eau à 55 °C pour remonter la maison de 12 à 19 °C, et elle tirait sur l'appoint électrique intégré de 3,1 kW. Sur les relevés, ces relances représentaient une part énorme de la consommation annuelle, bien plus que ce que j'imaginais.
On a changé de stratégie : on laisse la machine en régime réduit, consigne à 15 °C, et on remonte à 19 °C la veille de notre arrivée, à distance. La consommation a baissé, et le confort est meilleur à l'arrivée. La consommation en veille de 22 W ne pèse pas grand-chose sur l'année, mais c'est le cycle de relance qui comptait. Le vrai enseignement, c'est qu'une PAC ne se pilote pas comme une chaudière fioul : il vaut mieux maintenir une température de base que de tout couper.
Ce qui marche
+Pilotage à distance pratique pour une résidence secondaire
+Consommation en veille de 22 W négligeable à l'échelle annuelle
+Fonctionnement en régime réduit qui évite les relances brutales
Ce qui coince
−Relance après coupure complète coûteuse en appoint électrique
−Appoint intégré de 3,1 kW qui se déclenche vite si la consigne est haute
−Nécessite de changer ses habitudes par rapport à une chaudière
⌂Maison individuelle de 2012, 130 m², Grand Est, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Trois devis, un seul installateur qui avait lu la fiche technique
J'ai fait venir trois installateurs RGE. Le premier m'a proposé une machine sans jamais ouvrir la fiche technique, en me disant que "toutes les PAC se valent". Le deuxième m'a proposé une puissance supérieure à ce que demandait le bilan thermique, en insistant sur la marge de sécurité. Le troisième a sorti la fiche de la EHS, a regardé le SCOP à 35 °C de 4,45, la température de bivalence à -7 °C et la limite de fonctionnement à -10 °C, et m'a expliqué pourquoi c'était cohérent avec mon plancher chauffant et ma zone climatique.
J'ai signé avec le troisième, à un tarif un peu plus élevé, mais avec un vrai relevé de loi d'eau à la mise en service. Deux ans après, je ne le regrette pas. Les deux autres devis étaient moins chers sur le papier, mais aucun ne mentionnait le paramétrage, et c'est justement là que se joue la consommation réelle. Un installateur qui ne connaît pas la fiche technique de la machine qu'il pose, c'est un mauvais signe.
Ce qui marche
+SCOP à 35 °C de 4,45 bien exploité par un installateur qui connaît la machine
+Température limite de -10 °C cohérente avec le climat du Grand Est
+Paramétrage de la loi d'eau réalisé à la mise en service
Ce qui coince
−Écart de prix important entre installateurs pour la même machine
−Tous les RGE ne lisent pas les fiches techniques avant de proposer un modèle
−Le paramétrage n'est presque jamais inclus dans les devis bas de gamme
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette machine convient à des logements de 120 à 200 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, dans des régions où l'hiver descend rarement sous -10 °C. Elle peut aussi alimenter des radiateurs fonte existants, à condition d'accepter un SCOP plus modeste de 3,25.
À éviter si
Vous habitez en zone de montagne avec des températures prolongées sous -10 °C, car la machine s'arrête en dessous de cette limite et bascule sur l'appoint électrique de 3,1 kW. Vous êtes en mitoyenneté serrée avec une limite de propriété proche de l'emplacement prévu, car la puissance acoustique de 64 dB(A) demande une implantation réfléchie.
Questions fréquentes
Cette pompe à chaleur peut-elle alimenter des radiateurs fonte existants ?
Oui, avec un SCOP de 3,25 en régime 55 °C et une température maximale de départ d'eau de 65 °C, la machine est conçue pour alimenter des émetteurs haute température. C'est une configuration réaliste en rénovation, à condition que les radiateurs soient correctement dimensionnés et que la maison ne soit pas trop mal isolée.
Le rendement sera naturellement inférieur à celui obtenu sur plancher chauffant, où le SCOP monte à 4,45. La différence se voit sur la facture annuelle, mais elle reste acceptable par rapport au coût d'un remplacement complet des émetteurs.
Que se passe-t-il quand la température extérieure descend sous -7 °C ?
La température de bivalence est de -7 °C. En dessous de ce seuil, la pompe à chaleur ne fournit plus toute la puissance nécessaire et l'appoint électrique intégré de 3,1 kW prend le relais pour compléter. La machine continue de fonctionner, mais la consommation électrique augmente sensiblement pendant ces périodes.
La température limite de fonctionnement est de -10 °C : en dessous, la machine s'arrête et l'appoint assure seul le chauffage. C'est un point à vérifier si vous habitez une zone où les hivers descendent régulièrement sous cette valeur.
Le fluide R32 pose-t-il un problème pour l'avenir de la machine ?
Non, le R32 fait partie des fluides d'avenir au titre du règlement F-Gas, avec un potentiel de réchauffement global nettement inférieur à celui du R410A. Cela signifie que les recharges et les pièces détachées liées au circuit frigorifique resteront disponibles sans difficulté réglementaire dans les années à venir.
C'est un point rassurant pour la valeur résiduelle de l'installation, notamment en cas de revente du logement. Le R32 est également plus facile à manipuler pour un frigoriste formé, ce qui simplifie l'entretien annuel.
Faut-il prévoir un ballon tampon avec cette machine ?
Ce n'est pas obligatoire, mais cela devient utile si la machine est surdimensionnée par rapport aux déperditions réelles du logement. Un ballon tampon lisse les cycles de fonctionnement, réduit les redémarrages fréquents et limite l'usure du compresseur. Sur un plancher chauffant, le volume d'eau de l'installation joue déjà ce rôle en partie.
Si votre installateur a dimensionné la machine au plus juste après un vrai bilan thermique, le ballon tampon n'apporte pas grand-chose. Si la puissance a été choisie avec une marge importante, il vaut mieux l'envisager dès la pose plutôt que de le rajouter après coup.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
9 kW
SCOP a 35 °C
4,45
Efficacite saisonniere W35
175 %
Puissance de dimensionnement (W55)
8 kW
SCOP a 55 °C
3,25
Efficacite saisonniere W55
127 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
64 dB(A)
Consommation en veille
22 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
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Face à quelle autre machine ?
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