Samsung EHS TDM Plus R410A 4.4 kW : l'avis complet
★★★◐★3,4/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,41
plancher chauffant
SCOP W55
2,83
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
La Samsung EHS TDM Plus en 4,4 kW est une air/eau monobloc de petite puissance, pensée pour des logements de moins de 120 m² correctement isolés. Elle existe en version avec ballon d'eau chaude intégré de 200 litres, ce qui la rend autonome sur le chauffage comme sur l'ECS. Son intérêt principal tient dans un SCOP de 4,41 mesuré à 35 °C, autrement dit sur plancher chauffant ou radiateurs basse température.
À 55 °C, le SCOP tombe à 2,83, ce qui situe clairement la machine. Elle ne tient pas la comparaison avec un émetteur haute température en rénovation lourde. Ajoutez une température limite de fonctionnement à -10 °C et une bivalence identique, et vous obtenez un appareil qui veut de l'isolation, pas un château de pierre en altitude. Son fluide R410A est en sortie de marché, ce qui pèse sur le long terme.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de village en pierre, 90 m², Auvergne, radiateurs fonte, posée en 2023
★★◐★★
En altitude, la machine s'arrête avant le froid
On est à 850 mètres, les hivers descendent régulièrement à -12 °C la nuit. La fiche annonce une température limite de fonctionnement à -10 °C et une bivalence à -10 °C. Chez moi, ça veut dire concrètement que la PAC coupe en pleine nuit de janvier et que tout bascule sur le réseau, sans appoint intégré puisque la machine n'en a pas. Il a fallu bricoler un relais avec un vieux convecteur pour ne pas se retrouver à 14 °C au réveil.
Le reste du temps, de novembre à mars, elle tourne correctement sur les radiateurs fonte. Mais entre le SCOP de 2,83 à 55 °C et les coupures sous -10 °C, la saison de chauffe coûte plus cher que ce que le devis laissait croire. Le dimensionnement à 4 kW est juste pour la surface, mais dans ce contexte géographique, la limite basse est le vrai problème.
Ce qui marche
+Bonne tenue sur l'intersaison
+Volume de ballon ECS adapté à un foyer de deux personnes
Ce qui coince
−Coupure à -10 °C sans appoint intégré
−SCOP de 2,83 sur radiateurs fonte, rentabilité dégradée
−Aucune solution constructeur prévue en dessous de la bivalence
⌂Pavillon de lotissement, 105 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2021
★★★◐★
R410A : la question des pièces dans dix ans
J'ai signé en 2021 sans trop regarder le fluide. Aujourd'hui, trois ans après, je m'intéresse à ce qui se passera en 2032. Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, et le frigoriste qui est venu pour l'entretien m'a dit sans détour que les recharges deviendraient compliquées à terme. Pas impossibles, mais soumises à des quotas qui vont se raréfier.
La machine elle-même est correcte. Sur plancher chauffant, le SCOP de 4,41 se traduit par une facture d'électricité qui tient la route, autour de 750 euros sur la saison de chauffe. Mais je sais que si l'échangeur perce dans huit ans, la réparation pourrait coûter plus cher que la valeur résiduelle de l'appareil. Ce n'est pas un défaut de conception, c'est un contexte réglementaire qui évolue plus vite que l'installation.
Ce qui marche
+SCOP de 4,41 bien exploité sur plancher chauffant
+Consommation de chauffe maîtrisée
Ce qui coince
−Fluide R410A en sortie de marché
−Incertitude sur la disponibilité des recharges à dix ans
−Valeur de revente de l'installation potentiellement affectée
⌂Maison de plain-pied des années 1980, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2022
★★★★★
Le SAV m'a coûté deux semaines de chauffage
Panne de carte électronique en janvier 2024. Un mois de délai annoncé au téléphone, deux semaines effectives grâce à un installateur qui a bougé. La pièce est venue de l'étranger, il n'y avait pas de stock en France. Pendant ce temps, appui sur deux radiateurs électriques d'appoint, la facture a pris 180 euros en quinze jours.
Ce qui m'a le plus agacé, c'est que la plateforme du constructeur ne m'a donné aucune prise directe. Tout passe par l'installateur, qui lui-même dépend d'un distributeur. La chaîne est longue. Cela dit, la machine tourne depuis sans problème, et le technicien a reconnu que ce modèle avait peu de retours de panne en dehors des cartes. C'est un point rassurant à moitié seulement.
Ce qui marche
+Panne finalement résolue sous garantie
+Peu de retours de panne hors électronique
Ce qui coince
−Délai d'approvisionnement des pièces
−Aucune relation directe avec le fabricant
−Dépendance totale à la réactivité de l'installateur
⌂Maison rénovée de 1975, 115 m², Bretagne, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2020
★★★★◐
Sur plancher chauffant, la facture a réellement baissé
Je venais d'une chaudière fioul de 1998 qui consommait 1 800 litres par an. Avec la PAC posée en 2020, j'ai fait ma première saison complète sur facture réelle : 1 050 euros d'électricité pour l'ensemble chauffage et eau chaude. Le fioul m'aurait coûté autour de 2 200 euros sur la même période. Le gain est net, mais il faut préciser que j'ai un plancher chauffant au rez-de-chaussée, ce qui est exactement le terrain de jeu de cette machine.
À l'étage, les radiateurs tournent à 45 °C maximum, et la PAC tire un peu plus dur. J'ai posé des têtes thermostatiques que j'ouvre en grand, ce qui limite les cycles. À l'arrivée, le coefficient tient la route, mais je serais curieux de voir ce que ça donnerait si je n'avais que des radiateurs fonte.
Ce qui marche
+Facture réduite de moitié par rapport au fioul
+Plancher chauffant bien exploité
+Ballon ECS intégré qui évite une installation séparée
Le devis parlait d'un SCOP élevé, sans préciser la température de départ. En creusant, j'ai compris que le 4,41 était mesuré à 35 °C. Chez moi, avec des radiateurs fonte que j'ai gardés parce que le budget travaux ne suivait pas, la machine tourne à 55 °C en plein hiver. Le SCOP applicable est donc 2,83, soit une efficacité saisonnière de 110 %. Ce n'est plus la même histoire.
Concrètement, la consommation hivernale est environ 40 % plus élevée que ce que j'avais estimé. Ce n'est pas une arnaque, c'est une erreur de lecture de ma part, mais aussi un manque de clarté du discours commercial. Cette machine n'est pas faite pour alimenter des radiateurs fonte à haute température. Elle le fait, mais mal. Si c'était à refaire, j'aurais soit changé les émetteurs, soit choisi une autre PAC prévue pour ce régime.
Ce qui marche
+Fonctionne quand même sur radiateurs fonte
+Installation correcte techniquement
Ce qui coince
−SCOP de 2,83 en condition réelle, rentabilité faible
−Écart important entre rendement annoncé et rendement constaté
−Discours commercial flou sur la température de référence
⌂Maison des années 2000, 100 m², Grand Est, plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2023
★★★★◐
Passer au plancher chauffant a transformé la machine
Quand on a acheté en 2022, la maison avait des radiateurs acier branchés sur une chaudière gaz. On a fait le choix de tout casser et de couler un plancher chauffant hydraulique à l'étage et au rez-de-chaussée. Travaux : un peu plus de 9 000 euros, plus l'adaptation du réseau. C'était lourd, mais je ne voulais pas mettre une PAC dans des conditions où elle n'exprime pas son rendement.
Avec le plancher chauffant posé en 2023, la PAC tourne à 32 °C de départ d'eau en régime moyen. La consommation sur la première saison a été de 820 euros tout compris, eau chaude incluse. Le SCOP de 4,41 annoncé à 35 °C se vérifie finalement à peu près dans mon cas. Ce n'est pas de l'argent magique : c'est juste que j'ai fait le travail d'adaptation avant d'installer la machine. L'inverse n'aurait pas donné le même résultat.
Ce qui marche
+SCOP effectif conforme à la valeur annoncée
+Facture basse grâce à la température de départ réduite
+Ballon ECS intégré qui homogénéise l'installation
Ce qui coince
−Investissement travaux important
−Délai et poussière sur plusieurs semaines
−Sans ces travaux, la machine serait mal exploitée
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une maison bien isolée de moins de 120 m², sur plancher chauffant ou radiateurs basse température, dans une région où le thermomètre ne descend pas durablement sous -10 °C. Le SCOP de 4,41 y trouve son terrain.
À éviter si
Vous êtes en altitude ou dans un climat continental froid, ou si vous devez alimenter des radiateurs fonte à 55 °C et plus. Dans ces cas, la machine s'épuise, et le rendement s'effondre.
Questions fréquentes
Cette PAC peut-elle alimenter des radiateurs fonte haute température ?
Elle le peut techniquement, sa température maximale de départ d'eau étant de 55 °C. Mais le SCOP à cette température tombe à 2,83, soit une efficacité saisonnière de 110 %. Autrement dit, la machine fonctionne, mais sa rentabilité est compromise.
Si vous gardez des radiateurs fonte, il faut soit accepter une facture plus élevée, soit agrandir les surfaces d'échange en ajoutant des éléments. C'est un choix à faire avant l'achat, pas après.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La température limite de fonctionnement et la température de bivalence sont toutes deux fixées à -10 °C. En dessous, la machine s'arrête, et comme elle n'a pas d'appoint électrique intégré, il faut un relais extérieur pour assurer la continuité.
Dans une région où les -12 °C sont fréquents, cette machine n'est pas un choix raisonnable. Dans une région tempérée où le seuil n'est franchi qu'une ou deux nuits par an, c'est tolérable si une solution de repli existe.
Le fluide R410A est-il un problème ?
Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. La machine peut fonctionner normalement pendant des années, mais la question se pose à dix ans, quand une recharge ou un remplacement d'échangeur devient nécessaire.
Les quotas de fluides autorisés sur le marché européen diminuent chaque année. Cela peut affecter le coût d'une intervention et la disponibilité des bouteilles. Ce n'est pas un argument pour refuser la machine aujourd'hui, mais cela pèse dans le calcul de la valeur résiduelle.
Faut-il un plancher chauffant pour que cette PAC soit rentable ?
Le SCOP de 4,41 est annoncé à 35 °C, ce qui correspond aux planchers chauffants et aux radiateurs basse température. Sur un plancher, la facture baisse réellement par rapport à un chauffage fioul ou gaz ancien.
Le coût des travaux de passage au plancher chauffant peut dépasser 8 000 euros selon la surface. Il faut comparer ce montant au gain annuel sur la facture. Si le gain est de 400 euros par an, l'amortissement prend deux décennies, ce qui reste long.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
4 kW
SCOP a 35 °C
4,41
Efficacite saisonniere W35
173 %
Puissance de dimensionnement (W55)
4 kW
SCOP a 55 °C
2,83
Efficacite saisonniere W55
110 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-10 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
65 dB(A)
Consommation en veille
22 W
Fluide frigorigene
R410A
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.