Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : stiebel-eltron.ch
SCOP W35
4,5
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La WPL 13 ACS classic est une pompe à chaleur air/eau de 6,8 kW annoncée à 35 °C, taillée pour des logements de 120 à 180 m² plutôt bien isolés. Son SCOP de 4,5 sur plancher chauffant la place dans le haut du panier de sa catégorie, et le module hydraulique HSBC 200S apporte le ballon d'eau chaude dans le même ensemble.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1998, 145 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
MaPrimeRénov : un an de dossier pour 4 800 euros
Le dépôt s'est fait en mars, l'accord en octobre, le versement en février suivant. Entre-temps, l'installateur a réclamé la TVA et le solde, et j'ai avancé la trésorerie sans savoir quand le reste rentrerait. La pièce qui a bloqué le plus longtemps, c'était l'attestation de conformité du module hydraulique, que le fabricant a mis six semaines à produire.
Le montant obtenu, un peu plus de 4 800 euros, couvrait la prime et les CEE cumulés. Rien à redire sur le calcul, mais j'aurais aimé qu'on me dise dès le départ de prévoir dix mois de décalage et de ne pas compter dessus pour boucler le financement.
Ce qui marche
+Dossier accepté sans contestation sur le fond
+Cumul prime et CEE effectif
Ce qui coince
−Délai global proche d'un an
−Attestation fabricant longue à obtenir
⌂Maison de 2005, 155 m², Provence, plancher chauffant au rez-de-chaussée, posée en 2023
★★★★★
L'été, elle refroidit, mais sans plus
Je savais que la fonction rafraîchissement existait, je ne m'attendais pas à ce que ce soit si tiède. Sur les journées à 34 °C dehors, la pièce descend de deux ou trois degrés au mieux, et il faut laisser tourner tôt le matin pour sentir la différence. Ce n'est pas une clim, c'est une atténuation.
Le vrai souci, c'est la condensation sur le plancher. Aux premiers jours d'essai, on a retrouvé de l'humidité sous les meubles de la cuisine. Le frigoriste a revu le point de rosée et limité la température de départ d'eau, ça a réglé le problème, mais ça a encore réduit l'effet. Pour qui veut du froid réel, mieux vaut un split dédié.
Ce qui marche
+Fonction disponible sans surcoût matériel
+Silencieuse en mode froid
Ce qui coince
−Effet limité par forte chaleur
−Risque de condensation si mal réglée
⌂Pavillon de 1985, 130 m², Haute-Savoie, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Trois hivers après, le calcul s'est resserré
J'ai posé cette machine quand le kWh électrique était autour de 0,17 euro. Mon raisonnement tablait sur un SCOP de 3,2 en régime radiateurs, ce qui donnait un coût de chauffage nettement sous ce que je payais au fioul. Deux hausses plus tard, l'écart s'est réduit de moitié.
Ce qui m'a sauvé, c'est justement le 3,2 : sur des radiateurs qui demandent de l'eau à 55 °C, beaucoup de machines plafonnent plus bas et l'appoint prend le relais. Ici, non. Mais si le kWh reprend dix centimes, je repasse devant le gaz, et je le sais maintenant.
Ce qui marche
+SCOP de 3,2 tenu en régime 55 °C
+Pas d'appoint déclenché sur les hivers normaux
Ce qui coince
−Rentabilité très sensible au prix du kWh
−Écart avec le fioul désormais mince
⌂Maison RE2020 livrée en 2023, 165 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Sur une RE2020, la machine tourne au ralenti
Le logement est très étanche, les besoins sont faibles, et la PAC de 6,8 kW n'a jamais dépassé la moitié de sa puissance. Concrètement, la température de départ d'eau se tient autour de 30 °C en janvier, ce qui explique le SCOP de 4,5 sur ce régime. La consommation annuelle de chauffage tourne autour de 35 euros par mois lissés.
Le revers, c'est le nombre de démarrages. Sur des journées douces, elle s'arrête et redémarre souvent. Le réglage de l'hystérésis a bien calmé le jeu, mais le technicien a reconnu que la machine était un cran au-dessus du besoin. En RE2020, une puissance inférieure aurait suffi.
Ce qui marche
+Rendement saisonnier excellent en basse température
+Facture de chauffage dérisoire
Ce qui coince
−Nettement surdimensionnée pour l'enveloppe
−Cycles courts à mi-saison
⌂Ferme rénovée de 1975, 200 m², Cantal, radiateurs fonte et insert à bois, posée en 2021
★★★★★
Le poêle fait le gros hiver, la PAC fait le reste
On a gardé l'insert parce qu'on y tenait, et parce que la maison est vieille et mal isolée. En pratique, la PAC couvre l'automne, le printemps et les journées de redoux, l'insert prend le relais quand il fait vraiment froid. Ce partage fonctionne bien, à condition de ne pas lancer les deux en même temps sans réfléchir.
La loi d'eau a été descendue pour que le plancher du rez-de-chaussée ne chauffe pas inutilement quand le poêle tourne dans le séjour. Ça demande un peu de discipline au début. Le point limite, c'est que sous -10 °C la PAC s'arrête, donc en vague de froid, l'insert n'est plus un confort, c'est la survie.
Ce qui marche
+Complémentarité bois et PAC bien réglée
+Coup de chauffe rapide quand le bois prend le relais
Ce qui coince
−Aucun chauffage PAC sous -10 °C
−Réglage de loi d'eau à ajuster deux fois par an
⌂Maison de 1992, 180 m², Bas-Rhin, radiateurs fonte, posée en 2020
★★★★★
Trois devis écartés, et pourquoi
Le premier installateur proposait une machine plus petite en me certifiant qu'elle tiendrait, sans avoir fait de bilan thermique. Le deuxième n'a jamais répondu à ma demande de visite technique. Le troisième a mis deux mois à produire un devis chiffré, et le jour de la signature, il manquait le ballon d'ECS.
Celui que j'ai retenu a fait un relevé pièce par pièce, a mesuré les radiateurs et a calculé la puissance à 55 °C. C'est ce qui m'a décidé, pas la marque. Trois ans après, je pense que j'ai eu de la chance autant que du discernement.
Ce qui marche
+Installateur ayant fait un vrai bilan thermique
+Devis complet du premier coup
Ce qui coince
−Marché local peu dense en RGE sérieux
−Délais de réponse très inégaux selon les entreprises
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements de 120 à 180 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où le SCOP de 4,5 sur régime 35 °C fait vraiment la différence. La machine convient aussi en rénovation sur radiateurs existants à condition d'accepter le SCOP de 3,2 en régime 55 °C.
À éviter si
La maison est mal isolée avec des besoins très supérieurs à 8 kW, ou si l'on habite une zone où le thermomètre descend régulièrement sous -10 °C, seuil d'arrêt de la machine. Le fluide R410A, en sortie de marché, invite aussi à réfléchir à la disponibilité des pièces à dix ans.
Questions fréquentes
La machine chauffe-t-elle encore quand il fait très froid ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la PAC s'arrête et c'est l'appoint électrique intégré de 7,55 kW qui prend le relais, avec la facture qui suit.
La température de bivalence à 35 °C est de -7 °C : c'est le seuil où l'appoint commence à s'enclencher en régime plancher chauffant. Sur un hiver continental, cela veut dire plusieurs semaines de fonctionnement mixte.
Faut-il garder ses radiateurs en fonte ?
C'est possible : la machine monte à 60 °C de départ d'eau, ce qui couvre le besoin d'un réseau fonte correctement dimensionné. Le rendement saisonnier passe alors de 4,5 à 3,2, soit une consommation environ 40 % plus élevée pour la même chaleur livrée.
Le calcul vaut le coup si le réseau est déjà en place et en bon état. Si les radiateurs sont sous-dimensionnés ou entartrés, le remplacement partiel peut être plus rentable que de forcer la température de départ.
La consommation en veille est-elle un vrai sujet ?
17 W en veille, cela représente environ 150 kWh sur l'année, soit une trentaine d'euros au tarif actuel. C'est marginal face au chauffage, mais cela compte si la machine reste sous tension hors saison.
Sur une résidence secondaire inoccupée l'hiver, cette veille se cumule avec le maintien hors gel, et devient un poste à surveiller.
Quel est l'intérêt du ballon HSBC 200S par rapport au HSBC 200 ?
Les deux modules intègrent le ballon d'eau chaude sanitaire de 200 litres, la version S apportant le pilotage et les fonctions associées. Le cycle anti-légionelle est géré par la régulation, ce qui évite d'y penser.
Le choix entre les deux se joue surtout sur les fonctions de régulation et le confort de pilotage, pas sur la capacité de stockage.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.