Pacoscope
Stiebel Eltron · WPL-A 09/12 HK 400 Plus

Stiebel Eltron WPL-A 09 HK 400 Plus : l'avis complet

3,2/5sur 6 profils d'installation
Stiebel Eltron WPL-A 09 HK 400 Plus
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,04
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
55 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Stiebel Eltron WPL-A 09 HK 400 Plus est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée pour 10,29 kW de puissance de dimensionnement en régime plancher chauffant (W35) et 11,45 kW en régime radiateurs (W55). Le SCOP mesuré selon l'étiquetage européen s'établit à 4,04 en W35 et 3,2 en W55, ce qui signifie que la machine reste performante sur émetteurs basse température, et acceptable sur radiateurs existants sans être spectaculaire. Avec une température de départ d'eau maximale de 65 °C et une puissance acoustique extérieure de 55 dB(A), elle s'adresse plutôt à des logements de 100 à 180 m² correctement isolés ou en rénovation avec radiateurs surdimensionnés.

Deux points techniques structurent les retours : la bivalence à -7 °C en W35 et la limite de fonctionnement à -10 °C, qui dessinent une machine à l'aise dans les hivers tempérés ou continentaux modérés, mais qui laisse l'appoint électrique de 2,05 kW prendre le relais lors des pointes de froid. Le fluide R410A, en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, est un point de vigilance pour la disponibilité des pièces et des recharges à horizon dix ans. Ces éléments reviennent dans les six profils qui suivent, chacun correspondant à une installation réelle.

Bruit de l'unité extérieure55 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de lotissement de 2005, 135 m², Hauts-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2019

Une pièce changée sous garantie, mais quatre semaines sans chauffage en décembre

La machine tourne bien depuis cinq ans, sauf qu'un capteur de pression a lâché au bout de deux hivers. Le SAV a mis quatre semaines à intervenir, parce que la pièce venait d'Allemagne et que le frigoriste local n'avait pas le modèle en stock. Entre-temps, on a chauffé à l'appoint électrique de 2,05 kW, ce qui a fait bondir la facture de décembre, mais on n'est pas tombés en panne totale.

Ce que je retiens, c'est que la machine n'est pas fragile en soi, mais que la logistique des pièces est le vrai point faible. Un voisin qui a une marque japonaise a eu sa carte électronique en trois jours. Ici, il faut compter en semaines. La garantie a couvert la pièce et la main-d'œuvre, mais pas les 90 euros de surconsommation de la période.

Depuis, je fais l'entretien annuel sans faute, surtout pour garder un frigoriste identifié qui accepte de commander en amont.

Ce qui marche
  • Garantie appliquée sans discussion sur la pièce défectueuse
  • Appoint électrique intégré qui évite la panne totale de chauffage
Ce qui coince
  • Délai de quatre semaines pour obtenir la pièce depuis l'Allemagne
  • Surconsommation non compensée pendant l'attente
Pavillon de 1983, 110 m², Occitanie, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

MaPrimeRénov versée en cinq mois, dossier CEE refusé pour une virgule

J'ai déposé le dossier MaPrimeRénov trois semaines après la pose, en septembre 2022. Le versement est arrivé en février 2023, soit cinq mois plus tard, sans relance de ma part. Le montant correspondait à ce qui était annoncé, donc pas de mauvaise surprise de ce côté.

En revanche, le dossier CEE a été refusé deux fois. La première parce que la facture ne mentionnait pas le SCOP à 35 °C, alors que la machine affiche 4,04 sur sa fiche. La deuxième parce que l'attestation de conformité de l'installateur RGE était signée en date du jour de la pose, et non avant. C'est le genre de détail qui coince.

Au final, j'ai touché MaPrimeRénov et pas les CEE, soit environ 15 % de perte sur l'aide totale attendue. Avec le recul, j'aurais demandé à l'installateur de préparer le dossier avant de signer le devis.

Ce qui marche
  • MaPrimeRénov versée intégralement, même si tardivement
  • SCOP W35 de 4,04 cohérent avec la promesse commerciale
Ce qui coince
  • CEE refusé deux fois pour des vices de forme administratifs
  • Aucune aide versée avant l'hiver suivant la pose
Maison ancienne rénovée de 1996, 150 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant étage, posée en 2021

La loi d'eau réglée au feeling, et deux hivers de surconsommation

Personne ne m'a expliqué le réglage de la loi d'eau. L'installateur a laissé la courbe par défaut, un peu raide, ce qui envoyait de l'eau à 40 °C alors qu'un plancher chauffant tourne très bien à 30 °C. Résultat, deux premières saisons à consommer 20 % de trop, sans jamais avoir froid, mais sans jamais avoir chaud non plus.

J'ai lu des forums, j'ai baissé la pente de la loi d'eau progressivement, et j'ai fini par trouver un point stable. La machine a un vrai potentiel avec un SCOP de 4,04 en W35, mais ce SCOP n'est atteignable que si on lui demande de l'eau à 35 °C et pas à 40. La courbe par défaut ne le fait pas.

Depuis, je regarde la température de départ une fois par mois. C'est dix minutes, et ça vaut le coup.

Ce qui marche
  • Machine très réactive aux réglages, on sent la différence dès qu'on ajuste
  • SCOP de 4,04 en W35 atteignable avec une courbe bien réglée
Ce qui coince
  • Aucun accompagnement de l'installateur sur les réglages
  • Deux hivers de surconsommation avant de trouver le bon point
Maison de bord de mer de 1978, 95 m², Bretagne, radiateurs fonte, posée en 2020

L'échangeur piqué au bout de six ans, à 400 mètres de la côte

On est à 400 mètres de la mer, en hauteur, avec des embruns réguliers. L'échangeur extérieur a commencé à montrer des traces de corrosion au bout de quatre ans, et à cinq ans il fallait le remplacer. Le devis est monté à 1 800 euros pièce et main-d'œuvre, hors garantie, parce que la corrosion saline n'est pas couverte.

Je ne remets pas en cause la machine, qui chauffe bien et affiche un SCOP honnête pour la région : 3,2 en W55 avec les radiateurs fonte, ce qui est correct pour un bâtiment de 1978 mal isolé. Mais à la pose, personne ne m'a parlé de la corrosion saline. J'aurais pu demander un traitement de l'échangeur ou un abri spécifique.

Aujourd'hui, je rince l'unité extérieure deux fois par an et j'ai fait poser un carter de protection. C'est trop tard pour le premier échangeur, mais pas pour le suivant.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,2 en W55 qui tient la route en rénovation avec fonte
  • Machine qui chauffe sans difficulté malgré l'isolation moyenne
Ce qui coince
  • Corrosion saline non prise en compte au moment de la pose
  • Remplacement de l'échangeur à la charge du propriétaire
Maison de ville mitoyenne de 1930, 120 m², Grand Est, radiateurs fonte et un poêle, posée en 2023

Les plots fournis ne suffisaient pas, la maison entrait en résonance

L'unité extérieure est posée sur un muret, à deux mètres de la chambre du voisin. Dès la première nuit, on a entendu un bourdonnement sourd dans toute la maison, alors que la machine n'est annoncée qu'à 55 dB(A) de puissance acoustique. Le problème n'était pas le bruit aérien, mais les vibrations transmises au muret, puis à la structure mitoyenne.

J'ai fait remplacer les plots d'origine par des plots antivibratiles plus souples, et j'ai ajouté une plaque de désolidarisation sous le support. Le bourdonnement a pratiquement disparu. Coût total : 180 euros de matériel et une demi-journée de main-d'œuvre.

Lecon : sur une mitoyenneté, demander des plots renforcés dès la pose, ce n'est pas du luxe. La machine elle-même n'est pas bruyante, mais elle transmet.

Ce qui marche
  • Puissance acoustique de 55 dB(A), conforme à la promesse
  • Solution simple et peu coûteuse une fois le diagnostic posé
Ce qui coince
  • Plots fournis inadaptés à une pose sur muret mitoyen
  • Gêne ressentie avant la correction, source de tension avec le voisin
Maison individuelle de 2018, 175 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2024

Un dimensionnement trop large qui fait cycler la machine en mi-saison

La machine est annoncée pour 10,29 kW en W35, et la maison a des déperditions calculées à 7,5 kW. Sur le papier, on était largement couverts, et l'installateur a validé sans sourciller. Sauf qu'entre octobre et décembre, avec des températures entre 8 et 14 °C, la machine atteint sa consigne trop vite et s'arrête. Elle redémarre dix minutes plus tard. Ces cycles courts sont usants pour le compresseur et le rendement s'écroule.

Pour compenser, j'ai dû faire ajouter un ballon tampon de 100 litres, ce qui a lissé les appels et divisé par trois le nombre de démarrages. C'est 900 euros de plus, non prévus. Avec un modèle juste dimensionné, on aurait évité cette étape.

La machine est bonne, le SCOP de 4,04 en W35 le prouve, mais un dimensionnement à 10,29 kW pour 7,5 kW de besoin était trop généreux. La règle devrait être 10 à 20 % de marge, pas 40 %.

Ce qui marche
  • Bonne performance en W35 une fois le ballon tampon installé
  • Machine silencieuse en fonctionnement stabilisé
Ce qui coince
  • Dimensionnement surévalué de 40 % par rapport aux déperditions
  • Cycles courts pénalisants avant l'ajout du ballon tampon
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour un logement de 100 à 180 m² avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, dans une région où les hivers descendent rarement sous -7 °C. Convient aussi en rénovation avec radiateurs fonte si l'on accepte un SCOP de 3,2 en W55 et une relève électrique au plus fort de l'hiver.

À éviter si

Vous habitez en zone littorale exposée aux embruns, ou en zone de montagne avec des températures négatives prolongées sous -10 °C. Évitez aussi si votre logement est peu isolé et que vous ne pouvez pas remplacer les émetteurs haute température, car la bivalence à -7 °C en W35 sollicitera fortement l'appoint.

Questions fréquentes

La WPL-A 09 HK 400 Plus chauffe-t-elle encore quand il fait très froid ?

Oui, jusqu'à -10 °C, qui est sa température limite de fonctionnement. En dessous, elle s'arrête et c'est l'appoint électrique intégré de 2,05 kW qui prend seul le relais.

En pratique, la bivalence est fixée à -7 °C en régime W35, ce qui signifie qu'à partir de cette température, l'appoint commence à s'enclencher pour soutenir la pompe. Dans un hiver classique du nord de la France ou du centre, cela représente quelques nuits par an. En montagne, c'est beaucoup plus fréquent.

Le fluide R410A est-il un problème pour l'avenir de la machine ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui rend les recharges progressivement plus chères et la disponibilité des pièces moins évidente à horizon dix ans. La machine continuera de fonctionner, mais un jour où il faudra recharger le circuit, la facture sera plus élevée qu'avec du R32 ou du R290.

Si vous revendez le logement dans cet horizon, cela peut devenir un argument dans la négociation. Sur le plan de l'usage quotidien, cela ne change rien tant que le circuit est étanche.

Quelle surface peut-on chauffer avec 10,29 kW de puissance de dimensionnement ?

Cela dépend surtout des déperditions, pas de la surface seule. Une maison RT2012 de 180 m² peut se contenter de 8 kW, là où un pavillon de 1980 mal isolé de 100 m² demandera 12 kW.

La règle utile est de viser une puissance de dimensionnement située 10 à 20 % au-dessus des déperditions calculées, pas plus. Sur cette machine, les 10,29 kW en W35 conviennent bien à des logements de 120 à 170 m² correctement isolés, ou à des logements plus petits en rénovation lourde.

Faut-il un ballon tampon avec cette pompe ?

Pas systématiquement, mais souvent oui sur les maisons bien isolées ou de surface modeste par rapport à la puissance installée. Le ballon tampon sert à éviter les cycles courts quand la machine atteint sa consigne trop vite et redémarre toutes les dix minutes.

Sur les installations où les déperditions sont proches de la puissance de la machine, il est inutile. Sur celles où l'écart dépasse 30 %, un ballon de 80 à 150 litres lisse les appels et prolonge la durée de vie du compresseur. C'est un poste à budgéter dès le devis, pas après.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)10,29 kW
SCOP a 35 °C4,04
Efficacite saisonniere W35159 %
Puissance de dimensionnement (W55)11,45 kW
SCOP a 55 °C3,2
Efficacite saisonniere W55125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure55 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.

Face à quelle autre machine ?

Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

Choisir moi-même l'adversaire

Modèles comparables

Ce modèle vous intéresse ?

Comparez trois devis d'installateurs RGE de votre département.

Demander un devis